Lettres: Un débat de faux humiliés

Mme Odile Tremblay, Toutes les semaines, les journalistes de la communauté radiophonique de langue française nous parlent sur les ondes de Radio-Canada; ils n'ont pas besoin de sous-titres.

Chaque année, des professeurs suisses, belges, français et québécois tiennent des colloques et se comprennent, sans sous-titres. Les auteurs du Québec publiés à Paris ne le font pas en traduction. Pourquoi faudrait-il sous-titrer les films québécois diffusés en Europe? Parce que la majorité d'entre eux sont dialogués en dialecte familier. Ce niveau de langue est difficile à entendre hors de la famille. C'est un niveau de langue qui est en cause, pas une culture.

Si les cinéastes insistent pour que notre langue familière soit entendue à l'étranger, il leur faudra devenir pédagogues, accepter le sous-titrage. Il suffirait d'ailleurs d'un règlement de Téléfilm et de la SODEC pour mettre fin à un débat de faux humiliés. Le sous-titrage serait prévu au budget des films à l'exportation. Vous aviez raison au retour du Festival du film francophone de Namur, sous-titrer nos films permettrait de transformer un complexe d'infériorité en un désir d'affirmation nationale.