Lettres: Le meurtre, quelle banalité!

Télévision, radio et journaux ont-ils réussi à banaliser le meurtre? Alors que le président George W. Bush pense que «les citoyens qui respectent la loi ont le droit d'avoir des armes», on ne peut pas s'étonner qu'un psychopathe au casier vierge tel le tireur fou du Maryland ait facilement pu s'armer jusqu'aux dents et entreprendre une véritable chasse à l'homme.

Il suffit de s'attarder au surnom qu'on lui donne pour s'apercevoir qu'on nage en pleine fiction. Chaque détail de sa vie nous est dévoilé comme si nous nous trouvions dans un jeu de meurtre et mystère. Entre deux gorgées de vin, assis autour d'une table, nous tentons, à l'aide des indices que nous possédons, de découvrir qui est ce «célèbre» tueur fou.

Nous poursuivons notre petite vie en étant persuadés qu'au Québec nous sommes à l'abri de telles horreurs. Seulement, il ne faut pas oublier que la violence et le crime ne se soucient point de géographie. Souhaitons que le tireur fou du Maryland soit bientôt démasqué afin qu'il ne trouve pas de publicité dans la mort d'autres innocentes victimes.