Réplique à François Cardinal - La SSJB se dissocie du texte d'Yves Sabourin

Ce texte se veut une mise au point à un article intitulé «Les purs et durs veulent le départ des ministres "de droite"», publié hier dans Le Devoir.

Yves Sabourin, conseiller général et deuxième vice-président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, s'occupe, depuis mars dernier, de ce que nous appelons, dans notre jargon, «l'Observatoire politique». À ce titre, je lui ai demandé de suivre Internet et de me rapporter ce qui, au cours de l'été dernier, s'est dit et écrit sur notre société et, plus généralement, sur le mouvement indépendantiste.

Il en a tiré un texte qui s'appuierait sur des rencontres que celui-ci aurait eues au cours de l'été, qu'il a intitulé La mouvance souverainiste québécoise et la relance de la question nationale et qu'il a fait distribuer, en septembre dernier, à ses collègues du conseil général. S'il a été écrit par un membre du conseil général et adressé par lui à ses collègues, ce document ne constitue nullement un rapport du conseil général ni d'aucune de ses instances, comme l'écrit un quotidien ce matin.

Ni aux réunions statutaires du conseil, ni lors de la réunion spéciale de réflexion sur la politique générale tenue le 5 octobre dernier et ayant précisément porté sur la société et le mouvement indépendantiste à l'heure actuelle, ce document n'a fait l'objet d'aucune discussion, ni de la moindre analyse de sa méthodologie, de son contenu ou des pistes d'action proposées. Ce texte n'est pas de la société.

Je signalerai qu'il n'est ni dans le mandat, ni dans les habitudes de la SSJB de se prononcer sur la composition des gouvernements, et saluerai au passage les ministres dont les noms ont été cités ce matin, messieurs Boisclair, Facal et Legault, en me flattant que la société a mené avec chacun d'entre eux — je dis bien chacun — diverses activités, en particulier dans nos rapports avec les communautés culturelles. Cette collaboration a toujours été heureuse et fructueuse. Seules les personnes qui n'acceptent pas ce que fait la société sur ce plan pourraient avoir intérêt à ce que la discorde s'installe entre le gouvernement du Québec et la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.

Réponse du journaliste

À lire cette réplique, on croirait que le deuxième vice-président de la SSJB, Yves Sabourin, a glané son information à gauche et à droite sur Internet. Or il n'en est rien. Je cite le document: «Le présent rapport fait suite à une série de rencontres avec 147 militants et militantes souverainistes. Celles-ci se sont tenues entre les mois de mai et septembre 2002. [...] La première rencontre s'est tenue en présence du président général de la société.»

François Cardinal