Lettres: Abolition de la Commission du droit du Canada

Les citoyens soucieux de justice et d'égalité parmi nous au Québec (et ils sont nombreux) auront appris avec consternation que le premier ministre du Canada coupe les vivres à la Commission du droit du Canada et ampute de cinq millions de dollars le petit fonds fédéral qui fait vivre Condition féminine Canada, donc, les réseaux d'aide aux femmes victimes de violence, immigrantes, et qui s'assure surtout qu'aucun des ministères fédéraux, depuis la Main-d'oeuvre jusqu'au Revenu en passant par l'Immigration, n'oublie que la Charte canadienne des droits interdit la discrimination fondée sur le sexe ou le genre des citoyens.

Plusieurs autres organismes sont touchés par ces décisions qui ne surprennent guère de la part d'un parti qui ne cache pas ses intentions économiques, morales et politiques plus qu'inquiétantes.

Il se trouve qu'en tant que membre du conseil consultatif de la Commission du droit du Canada, je suis occupée à rédiger un rapport sur le crime pour cet organisme.

J'ai siégé quatre ans au comité consultatif des politiques de recherche sur l'égalité

des femmes à Condition féminine Ca-

nada, qui a subventionné quelque 60 études sur la situation des femmes au Canada. C'est moralement, politiquement et socialement que les décisions du premier ministre me touchent, comme femme, comme citoyenne et comme démocrate. Ce gouvernement me fait peur. Il faut réagir, et vite.

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