Lettres: La prière à Laval

Je suis sidérée par ce qui vient de survenir au conseil municipal de Laval.

Une femme athée se dit lésée parce que les autres membres du conseil disent une prière avant de commencer les débats. Qui est lésé, maintenant? Ceux qui disaient la prière, bien sûr. Et qu'y a-t-il donc d'offensant à ce qu'un groupe demande à un esprit supérieur de les imprégner de justice, de respect et de capacité de bien aider les gens pour qui ils travaillent?

Pourquoi la personne athée de Laval n'a-t-elle pas tout simplement omis de dire la prière? N'aurait-elle pas pu respecter les autres membres du conseil? Cette prière était-elle dangereuse? Jetait-elle un voile d'obscurantisme sur toute la ville de Laval? Pourquoi une seule personne avait-elle des droits contre les autres membres, et surtout pour lutter contre une prière qui, par définition, pour les catholiques, se veut la demande d'ouvrir leur coeur aux autres?

Je souhaite de tout coeur que ceux qui ont l'habitude de dire une prière protestent contre cette décision de la cour.[...]

LE COURRIER DES IDÉES

Recevez chaque fin de semaine nos meilleurs textes d’opinion de la semaine par courriel. Inscrivez-vous, c’est gratuit!


En vous inscrivant, vous acceptez de recevoir les communications du Devoir par courriel. Les envois débuteront la fin de semaine du 19 janvier 2019.