L'invitation au repli

Dans son éditorial du 21 septembre, Bernard Descôteaux reprochait à juste titre à la vice-reine du Canada, Michaëlle Jean, de manquer à son devoir de réserve dans le dossier de la participation canadienne à la lutte contre-insurrectionnelle en Afghanistan.

Enhardie par ses déclarations de la semaine dernière et rejetant dédaigneusement les sages conseils de l'éditorialiste du Devoir, Mme Jean récidive. Dans une dépêche publiée samedi par la Presse canadienne, elle reproche aux Québécois d'être «très déconnectés du reste du Canada» et les incite à cesser de se tourner vers le reste du monde pour mieux explorer son «plusse meilleur pays au monde», pour reprendre l'expression popularisée par Jean Chrétien. L'unité canadienne par le tourisme... Je me souviens d'avoir entendu ça quelque part!

Son Excellence nous recommande aussi de troquer notre soif d'ouverture pour une saine introspection typiquement canadian. Il faut, dit-elle, «sortir de l'atomisation» et «rassembler nos forces et faire front commun». Comme lors de la «nuit des longs couteaux», du «beau risque»? Ou du plus récent fiasco du Conseil de la fédération?

Je crois qu'à l'instar de Guy Fournier, Mme Jean serait plus heureuse si elle se «libérait» des lourdes contraintes de sa fonction. Si elle veut intervenir dans l'arène politique, elle peut légitimement le faire dans le cadre de l'élection partielle qui se tiendra prochainement dans Repentigny. Aura-t-elle le courage de ses convictions?

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