Lettres: L'ouverture au monde

La porte-parole de la reine d'Angleterre au Canada reproche aux Québécois de s'être ouverts davantage au monde qu'au Canada. C'est son métier de le faire: elle est payée pour ça. La même semaine, Jan Wong parle des Québécois repliés sur eux-mêmes, responsables de la folie d'un individu. De quoi devenir schizoïde! Laissons Mme Wong et ses complices à leurs élucubrations, qui entretiennent malheureusement les préjugés et l'ignorance. C'est le lot des minorités de se voir attribuer les mauvais rôles.

Pour ma part, je n'ai jamais pensé que se restreindre au Canada constituait une ouverture au monde. Le monde est bien plus grand que le Canada. Il faut savoir dépasser le mur des Rocheuses et les brouillards de Terre-Neuve! D'autant plus que le Canada interdit au Québec cette ouverture au monde. Il faut plus qu'un strapontin à l'UNESCO, soumis au veto du Canada, pour parler aux autres nations.

Le Québec est désormais à l'heure de ce choix: s'en remettre au gouvernement des autres pour exister ou faire connaître ses valeurs au monde de son propre siège, sans demander à personne la permission de le faire.

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