Lettres: Faux sentiment de sécurité

J'ai été très bouleversé lorsque j'ai ouvert le petit écran le 13 septembre 2006. Néanmoins, je refuse d'appuyer des politiques qui ne font que créer un faux sentiment de sécurité en puisant dans l'émoi collectif. Est-ce que punir une minorité de personnes qui s'adonnent au tir sportif va éradiquer les fusillades et les tueries? Est-ce que qu'on va vivre plus en sécurité en circonscrivant un type d'armes en particulier et en s'exclamant «Voici le coupable»?

Je ne suis pas convaincu qu'un contrôle plus serré des armes à autorisation restreinte va empêcher un désaxé de causer l'irréparable. Je suis un adepte de la chasse et des sports de tir et je vous assure que les armes utilisées pour la chasse sont, pour la plupart, plus puissantes et plus meurtrières que les armes à autorisation restreinte que l'on met sur le banc des accusés à la suite de la fusillade du collège Dawson.

Je crois que, la plupart du temps, les politiciens sautent sur les occasions de profiter de la situation en montrant du doigt un type d'armes en particulier. La méconnaissance des armes à feu du public est facilement exploitable. Sous le coup de l'émotion, on est porté à adhérer à n'importe quelle politique qui nous procure un sentiment de sécurité. Certaines de ces politiques sont discutables.

Cela me rappelle Paul Martin qui, à la suite des tragiques événements de Toronto qui ont coûté une vie innocente, voulait régler le problème des gangs de rue en bannissant les armes de poing, alors que la plupart des armes servant à perpétrer le crime proviennent de la contrebande. Tout cela juste avant les élections.

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