Lettres: À mort l'auto, vive l'auto!

J'aurais tellement aimé participer à cette journée sans automobile au centre-ville de Montréal.

Depuis quelques semaines, l'autobus numéro 5 du Groupe Gaudreault pour le CRT Lanaudière, reliant Joliette à la station de métro Berri, n'existe plus. Un nouvel horaire et une nouvelle destination ont été pensés par un incompétent. Les autres circuits nous amenant de Joliette à la station de métro Radisson nous déposent maintenant au Centre d'échange de Repentigny (AMT) au milieu de nulle part. Une attente de 20 à 35 minutes dans un désert d'asphalte nous permet ensuite de faire le tour de la ville de Repentigny sans guide avant de nous laisser au métro Radisson.

Ce qui me prenait une heure et quarante-cinq minutes, en heure de pointe, va maintenant me voler tout près de trois heures le matin avec continuellement des retards au bureau. Je devrais passer trois autres heures le soir, bien souvent debout à jouer du coude pour préserver ma place avec ma valise de documents. Si je dois faire des heures supplémentaires, il me faudra réserver une calèche du Vieux-Montréal. Joliette vient tout simplement de s'éloigner du grand centre. À éviter si votre emploi est à Montréal.

Pour l'instant, vivement le pont de la 25! Nous penserons au transport en commun lorsqu'il existera. Le jour où la volonté des élus municipaux, ceux de Québec et d'Ottawa emprunteront un chemin commun, nous pourrons joyeusement faire de même dans nos trains de banlieue. En attendant, nous n'avons pas les moyens de rêver au transport en commun des grandes villes européennes et américaines. Assumons nos votes et prenons l'automobile.

trna

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