Lettres: Et la radio, bordel !

Y a-t-il encore quelqu'un qui aime la radio à Radio-Canada? La société d'État a décidé de pratiquer, à sa manière, la convergence médiatique. Elle se sert de sa radio pour faire mousser sa télé. Ce qui fait en sorte qu'il ne suffit plus d'éteindre son téléviseur pour se soustraire à une programmation qui sert de tube au gavage publicitaire, il faut maintenant éteindre aussi sa radio qui en fait la promo. Une désolation!

On fait maintenant de la métatélé en ressassant ad nauseam les émissions télé de la veille. On interviewe l'animateur ou les acteurs, le réalisateur et le producteur, ceux qui ont aimé ou qui n'ont pas aimé. On retourne dans les coulisses voir si on ne pourrait pas étirer encore un peu la sauce. Mais enfin, qui cherche-t-on à intéresser? Ceux qui ont regardé l'émission n'ont pas besoin de se la faire raconter, et les autres, ceux qui ne l'ont pas écoutée, par choix, ont encore moins envie de subir cette pollution des ondes radio.

En ce mardi matin pluvieux de septembre, tout ce qu'on pouvait entendre à la Première Chaîne de Radio-Canada entre 9h et 10h pourrait se résumer en ces quelques mots: hors de la communauté téléphage, point de salut! Guy A., C.A. et Radio-Canada, même blabla!

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