Lettres: Raël et le réel amour...

J'ai écouté à la télévision les différentes conceptions de l'amour proposées par Raël. Les mots «liberté» et «respect» étaient employés à toutes les sauces... Raël est un «gourou» qui fait miroiter un semblant de valeurs démocratiques dans ses définitions de l'amour.

Il faut un haut degré de naïveté ou de candeur puérile pour s'en remettre à une pareille doctrine... Une concubine de ses disciples a témoigné de Raël en sachant que dans leurs relations amoureuses, il exigeait d'elle une fidélité absolue qu'il n'exigeait pas de lui-même (de sa part à lui). Lui, il avait le droit et la liberté d'être infidèle...

L'amour sans la fidélité, sans la réciprocité, ce n'est pas de l'amour, c'est de l'exploitation.

Le véritable amour évolue vers une forme de fidélité et de réciprocité. J'irais jusqu'à dire que même l'amour de Dieu n'est pas gratuit dans un sens... Dieu nous a aimés le premier, c'est bien, mais si je ne réponds pas à cet amour de Dieu, je n'ai pas le salut. Si je dis non à l'amour de Dieu, je brise la possibilité de fidélité et de réciprocité qui définit le véritable amour (Jean, 15, 12): «Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés.» L'amour (même de Dieu) dans une seule direction, dans un sens unique, ça n'a pas d'avenir, ça ne mène nulle part!

Le Dieu vivant propose un amour fidèle au peuple d'Israël, il exige la réciprocité et la fidélité... En bon pédagogue, Yahvé instruit son peuple (même si ce peuple est souvent infidèle)... Sans la réciprocité et sans la fidélité, même l'amour de Dieu est stérile.

En tant qu'être humain, j'ai la liberté de répondre négativement ou positivement à l'initiative du Dieu vivant!

L'amour chrétien ou le salut chrétien, c'est la réponse aujourd'hui, à l'initiative et à l'appel du Dieu trinitaire; le salut chrétien consiste à établir une relation «continue» dans le temps et l'espace avec Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu. Cette relation s'actualise par un processus de purification (ou de libération de toute forme d'esclavage ou de péché) et de transformation graduelle de mon «être» dans le Christ par l'Esprit Saint, qui s'achèvera totalement auprès du «Père» après la mort physique, c'est-à-dire dans l'éternité.

Si j'additionne l'initiative amoureuse du Dieu (de Jésus-Christ) trinitaire à la réponse affirmative et amoureuse de l'homme et de la femme, j'obtiens le salut chrétien ou le véritable amour.

Il n'y a pas d'amour véritable sans la réciprocité et la fidélité... L'amour dans un sens unique ne mène nulle part!