Lettres: Rajeunir et revaloriser la SAQ

Lettre adressée à J.-R. Sansfaçon

Les chiffres de base contenus dans votre article intitulé «Privatiser la SAQ?» en page éditoriale du 25 février dans Le Devoir démontrent que les Québécois seraient perdants à la suite d'une privatisation du réseau actuel de la SAQ. Il serait intéressant de pouvoir comparer vos chiffres avec leur équivalent préparé par les chantres de la privatisation.

Ceux qui disent que le gouvernement du Québec n'a rien à voir avec le commerce de détail des vins et alcools n'ont pas compris qu'une société comme la nôtre doit privilégier le bien commun et ses nécessaires ressources, comme les taxes et dividendes de la SAQ, avant le bien privé, contenu dans les avantages d'une saine concurrence et de la libre entreprise.

Certains se permettent de comparer la SAQ avec ce qui se fait en Alberta. Permettez-moi de proposer une comparaison avec des succursales visitées en Californie et en Nouvelle-Angleterre. Sur trois magasins visités en Californie dans les villes de San Francisco, Los Angeles et Hemet, deux de ces commerces avaient l'apparence d'une binerie avec des prix écrits au gros crayon feutre noir sans présentation visuelle propre et de qualité et aucun conseil disponible. En Nouvelle-Angleterre, c'est le New-Hampshire qu'on doit citer en exemple pour ses prix imbattables parce que peu ou pas taxés et pour la qualité visuelle de ses magasins.

Après avoir visité quelques commerces de différentes villes d'Europe, je demeure convaincu que l'apparence actuelle des magasins de la SAQ et le choix de vins et d'alcools sont supérieurs à ce qui se fait là-bas. Pour un pays du Nouveau-Monde, on est bien servi.