Lettres: Laissons donc la SAQ tranquille...

Laissons notre vache à vin nationale engranger les profits. Gardons-la dans le giron de l'État. Les milliards qu'elle verse au fond consolidé ont au moins la vertu de ralentir l'augmentation des impôts. Il n'y a aucune honte à faire des bénéfices, surtout quand ils profitent à l'ensemble de la collectivité.

Que je sache, les produits que distribue la SAQ ne sont pas de première nécessité. Ce sont des produits de luxe. Il n'est que juste et équitable que les personnes qui ont les moyens de se les offrir (j'en suis) contribuent par leurs achats à la charge commune.

Que sa direction continue de faire preuve d'«entrepreneurship agressif» est parfaitement louable. Si certains de ses membres ont plongé un peu trop allègrement dans l'assiette au beurre, qu'on leur tape sur les doigts et qu'on établisse des paramètres précis en ce qui a trait à leur rémunération. Au pire, qu'on les remplace, mais par d'autres qui ont un même sens des affaires.

Qu'il y ait des façons plus «cachères» de faire des affaires est probable. Un problème facile à régler. Et surtout que l'État, et aussi les médias, se concentrent sur les vrais questions. En tête de liste: l'éducation, la santé et l'environnement.

Le tollé actuel contre la SAQ est parfaitement ridicule. Ministres et journalistes, occupez-vous donc «des vraies affaires».