Lettres: Suicide, assister ou prévenir?

Mme Houle reçoit une peine amoindrie pour avoir tué son fils dépressif et atteint de sclérose en plaques parce qu'elle aurait agi à la demande de celui-ci. Qui peut prouver que cette demande a vraiment été faite?

Restera-t-il un facteur dissuasif pour éviter que les soignants exaspérés se débarrassent des personnes à leur merci? Pourquoi la victime n'aurait-elle pas eu droit à un traitement de la dépression au lieu d'un meurtre (c'est la mère qui a commis le geste) finement rebaptisé «suicide assisté»? Allons-nous tuer toutes les personnes qui le demandent parce qu'elles sont suicidaires et dépressives?

Si on dit oui pour une catégorie de gens, on ne peut pas dire non aux autres! Une personne sur dix au Québec a déjà eu des pensées suicidaires... Pourquoi consentons-nous à nous débarrasser volontiers des personnes malades ou handicapées, comme si elles étaient des citoyens de seconde classe, un fardeau inacceptable? Avec le traitement de la douleur et les avancées extraordinaires de la médecine, tous ont la possibilité de vivre une vie valable, malade ou non. Quel message envoyons-nous aux personnes malades ou handicapées qui considèrent que leur vie vaut la peine d'être vécue?

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