Lettres: Mon jeune arbre est mort

Planté au coin de ma rue en 2004, le jeune arbre que j'avais commencé à chouchouter l'été dernier a été assassiné, victime d'une chenillette folle ou aux facultés affaiblies. Il n'est pas le seul: en effet, en me promenant dans mon quartier et dans les quartiers avoisinants, j'ai pu constater que depuis le début de l'hiver, plusieurs d'entre eux ont subi le même sort. J'en ai recensé au moins six jusqu'à présent.

À 700 $ l'arbre, j'espère seulement que ce ne sont pas des centaines de ces jeunes arbres qui ont été sauvagement fauchés de la sorte. Cet incident et tous les autres auraient-ils pu être évités? Oui, mais tant et aussi longtemps qu'on aura au volant de ces chenillettes des cow-boys blasés et peu soucieux, il ne sera pas possible d'éliminer ou de diminuer la mortalité de ces jeunes arbres. Au moins dix ans avaient passé avant qu'un arbre ne soit planté dans ce carré vacant. Le plaisir de voir un peu de verdure sur le coin de ma rue aura donc été de bien courte durée. Combien d'années passeront-elles avant qu'on replante un arbre à cet endroit? J'ai le temps de mourir avant que ça se fasse.

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