Lettres: Quelle dignité !

Comme des centaines de milliers de téléspectateur j'en suis certain, j'ai été ému et privilégié d'entendre les propos de Jean-Hugues Boisvenu lors de son passage à l'émission Tout le monde en parle. En quelques minutes, avec éloquence et sobriété, cet homme qui, par deux fois, a subi ce que la vie peut réserver de plus cruel à un être humain, soit la mort de deux enfants, en a fait davantage pour une réforme équitable de la justice que tous les juristes, politiciens et intellectuels réunis.

Cet homme ne craint rien. Il dit ce que des millions d'entre nous croyons: la justice est une industrie dont les travailleurs se nourrissent de longues procédures de remise de peines et où les victimes ont souvent moins de droits que les criminels qui, grâce à la complicité d'avocats, ne servent souvent qu'un sixième des peines auxquelles les tribunaux les ont condamnés.

M. Boisvenu a clairement montré du doigt le laxisme de la Commission des libérations conditionnelles ainsi que la négligence des autorités municipales de Sherbrooke qui, si elles avaient adéquatement utilisé les caméras de surveillance dont elles disposent, auraient rapidement pu agir afin de sauver la vie de sa fille Julie.

Cet homme se bat pour les autres parents de victimes, celles d'hier et celles de demain, et ce, malgré sa peine, qu'aucun de nous ne peut même commencer à comprendre. [...]

M. Boisvenu, merci. Le travail que vous accomplissez est le plus bel hommage que vous puissiez rendre à vos deux filles qui ont eu la grande chance de vous avoir comme père.

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