Lettres: Déficit fiscal

Le gouvernement du Québec est à la recherche de solutions pour corriger son déficit fiscal. L'arrivée au pouvoir à Ottawa des conservateurs de Stephen Harper offre deux nouvelles occasions de corriger en partie ce déficit.

M. Harper a promis de réduire la taxe sur les produits et services (TPS) de 7 % à 6 %, puis à 5 % au cours des cinq prochaines années. Comme c'est souvent le cas lors de baisses de taxes, les marchands en profitent pour augmenter leurs prix d'autant.

Je suggère donc à Jean Charest d'augmenter la taxe de vente du Québec (TVQ) du montant de la diminution de la TPS. Ainsi, nous paierons toujours 15 % de taxes au total, mais une plus grande portion reviendra au Québec.

D'autre part, M. Harper a promis de verser 100 $ par mois directement aux familles pour chaque enfant de moins de six ans afin de payer les coûts des services de garde ou pour aider un parent qui veut garder son enfant. Il a aussi mentionné qu'il respecterait cette année seulement l'entente du gouvernement Martin relatif aux services de garde.

Le gouvernement du Québec supportera par la suite son service de garde à lui seul, ce qui fragilisera davantage l'équilibre de ses finances.

Je suggère donc à Jean Charest d'augmenter de 7 à 12 $ la portion que paient les parent pour les frais de garde quotidiens. Il n'y aura pas vraiment d'augmentation de frais pour les parents puisqu'ils recevront un chèque de 100 $ chaque mois, ce qui équivaut à près de 5 $ par jour ouvrable.

La part que le gouvernement du Québec paiera alors passera d'environ 38 à 33 $ par jour par enfant.

Comme j'ai quatre petits-enfants en âge d'aller à la garderie dans ma famille, j'ai testé ma suggestion auprès de mes enfants.

Ils sont d'accord puisque leur déboursé sera le même.

Voilà donc des suggestions, de gérant d'estrade peut-être, mais il s'agit me semble-t-il de solutions simples qui pourraient améliorer la situation financière du Québec.

LE COURRIER DES IDÉES

Recevez chaque fin de semaine nos meilleurs textes d’opinion de la semaine par courriel. Inscrivez-vous, c’est gratuit!


En vous inscrivant, vous acceptez de recevoir les communications du Devoir par courriel.