La parole est à Joe Biden — et à Kamala Harris

Joe Biden, rupture salutaire, c’est « l’adulte dans la pièce » après quatre ans d’infantilisme et d’ignorance trumpiens. Un adulte qui en aura beaucoup sur les épaules. Sa présidence trébuchera forcément, compte tenu de l’ampleur des crises conjuguées que son gouvernement doit juguler — sanitaire, économique, politique, climatique… On ne voudra pas seulement qu’il « forge des compromis », comme il l’a beaucoup martelé en campagne au nom de l’apaisement de la vie politique américaine, mais qu’il soit également capable de clairvoyance et de progrès durable. La démocratie américaine — mais pas qu’elle — en a bien besoin.

Il était donc là, mercredi midi au Capitole, entouré des Bush fils, Clinton et Obama, ex-présidents masqués, en tableau rassurant d’un retour à une certaine normalité, de la réaffirmation de la norme démocratique, alors qu’en fait rien n’est vraiment normal en ces temps de pandémie — M. Biden prêtant serment dans une capitale libérée de la présence malsaine de Trump, en même temps que toujours assiégée, du moins symboliquement, par la nébuleuse de l’extrême droite.

À 78 ans, M. Biden a la tête et le verbe formaté d’un politicien d’une autre époque, avec 50 ans de carrière et de casseroles dans ses valises. Mais le voici, en fin de parcours, dans le rôle d’un président dont on attend qu’il soit celui d’un modernisateur. Dont on attend qu’il contribue à transformer cette Amérique en noir et blanc en Amérique en couleurs — ce que deviennent les États-Unis de toute façon, que les suprémacistes le veuillent ou non. Il ne lui suffira pas de vouloir réparer, il l’a bien dit dans son discours d’assermentation, il faudra également qu’il fasse avancer.

Dixit l’Irlandais Oscar Wilde, irlandais comme l’est d’origine la famille Biden : « Le progrès n’est que l’accomplissement des utopies .»

Les prochaines années mesureront sa détermination — et sa propre évolution. Il a dans ses cartons des projets ambitieux, notamment en santé et en immigration. L’homme a du cœur, ce qui est déjà beaucoup, vu celui qui s’en va. Ceci dit, sans lunettes roses. Pour les hommes et les femmes dont il s’est entouré jusqu’à maintenant, à commencer par Kamala Harris à la vice-présidence, il affiche en tout cas le projet d’être un président plus progressiste, lui qui a pourtant grandi au sein de l’aile droite du Parti démocrate. S’il s’agit évidemment de défaire le mal fait par Donald Trump (en environnement, en relations internationales…) et de « reconstruire en mieux », conformément à son slogan, M. Biden donne aussi des signes encourageants de vouloir rompre, ce que n’a pas fait Barack Obama, avec l’affairisme qui mine le Parti démocrate depuis Bill Clinton.

À partir de maintenant, la parole est à lui. Et au Congrès où les démocrates disposent pour deux ans d’une petite majorité. Et à l’aile gauche du parti, qui a enfin voix au chapitre. Et à Mme Harris, évidemment, car c’est beaucoup à elle qu’on va s’intéresser, première femme tout court et première femme métissée à devenir vice-présidente, partant de la probabilité qu’elle sera candidate à la présidence en 2024.

Les choses vont devoir aller vite. Le nouveau président devait signer dans l’immédiat une série de décrets emblématiques : réintégration de l’Accord de Paris, abrogation de l’infâme décret migratoire anti-musulman adopté par Trump en 2016… Rien n’est évidemment plus urgent que d’endiguer la pandémie, que Trump n’aura cessé de minimiser, et de faire voter un troisième plan d’aide économique (à hauteur stratosphérique de 1900 milliards $US). Le nouveau président n’aura pas trop des cent jours qu’il se donne pour ce faire.

Donald Trump était, lui, par ce beau mercredi ensoleillé, l’éléphant dans la pièce. Enveloppé dans un discours typiquement américain, dégoulinant de religiosité et d’appels à l’unité patriotique, M. Biden n’en a pas moins pris acte de façon appuyée de la menace que représente le cancer du suprémaciste blanc. La tentative de « Coup Klux Klan » au Capitole, pour reprendre le titre d’un journal indien, aura peut-être servi à cela, comme le meurtre de George Floyd n’a apparemment pas suffi. À faire en sorte que la classe politique et l’opinion publique blanche sortent enfin la tête du sable. À faire en sorte que le président Biden fasse clairement sienne la « cause » de la justice raciale.

Il y aura procès au Sénat pour juger M. Trump pour « incitation à l’insurrection ». Certains suggèrent que, plutôt que d’en faire une expédition punitive, vu les chances qu’il y ait insuffisamment de votes républicains pour le condamner, on en fasse un large exercice d’introspection sous la forme d’une commission « vérité et réconciliation ». La proposition mérite réflexion. La « guérison » des Américains, à laquelle appelle M. Biden, pourrait utilement passer par pareille démarche.

31 commentaires
  • Serge Trudel - Inscrit 21 janvier 2021 00 h 53

    Un article dénué de toute objectivité!

    Eh bien voilà, encore une fois, M. Taillefer s'enfonce et s'engonce bien confortablement dans le manteau et les oripeaux de la bien-pensance ambiante.

    « Ouf! Il est enfin parti le méchant Trump! Vive G.I. Joe! », peut-on lire entre les lignes.

    Derechef on s'acharne à mettre en exergue les défauts de Trump - mais qui n'en a pas? - et ses erreurs - mais qui n'en a jamais fait?

    Aucune mention n'est ainsi faite des records et des sommets jusque-là inégalés que le Dow Jones a atteints sous la présidence Trump. Idem du taux de chômage historiquement bas... avant que le virus chinois ne vienne détruire ce glorieux édifice élevé et érigé de main de maître par l'ex-commandant en chef.

    Car si les changements climatiques peuvent constituer une menace à moyen et long terme pour l'humanité, pour ce qui est du court terme, ne vous y trompez pas, c'est la Chine qu'il faut craindre!

    Parlez-en aux habitants de Hong Kong qui ont vu le régime de Xi Jinping renier sans la moindre gêne sa parole donnée en 1997 qu'il respecterait le régime distinct de la ville jusqu'à l'échéance prévue de 2047. Et cela sans parler des Ouïghours incarcérés dans ce qu'on doit bien appeler des camps de concentration.

    Je vous prédis que c'est sous la présidence usurpée de Joe Biden que le régime communiste chinois va enfin faire son "move" et envahir militairement Taiwan. La division interne extrême qui affaiblit actuellement les États-Unis et la vieillesse de Biden constituent l'occasion rêvée qu'attendent depuis toujours Xi et ses collègues.

    Lorsque cela se produira, beaucoup regretteront amèrement la poigne de fer de Donald Trump qui avait su résister à la poussée chinoise mondiale, entre autres en n'hésitant pas à demander au gouvernement du Canada l'arrestation d'une importante dirigeante de la grande firme technologique chinoise Huawei, Meng Wanzhou.

    Demandez aussi aux Albertains s'ils sont contents de l'arrivée de Joe Biden dans le Bureau Ovale!

    • Michel Lebel - Abonné 21 janvier 2021 08 h 54

      Enfin un trumpiste au Devoir qui nous parle de ''virus chinois'' et de ''présidence usurpée''pour Biden!! Liberté d'expression oblige! Passons!

      M.L.

    • Pierre Desautels - Abonné 21 janvier 2021 09 h 47


      Bien sûr, pour vous, ce qui est important dans la vie, c'est le Dow Jones et de plaire aux Albertains. Misère.

    • Jean-Paul Carrier - Abonné 21 janvier 2021 10 h 14

      Les humains n’ont pas de défauts, ils ont des limites. Mais certains humains ont des défauts sans limites. Dans ce cas on est confronté à une tare. Une tare ne se corrige pas grâce à une réussite ou ascension sociale, elle devient de plus en plus gâteuse et se nourrit des autres tares de ce monde. Mais tôt ou tard cette petitesse de cœur, cette défaillance d’esprit, de pensée logique et constructive finit par s’autodétruire. La petitesse de cet homme politique tarit les fondations mêmes de la décence humaine, l’oblitération du respet d’autrui et centralise l’action sur les besoins primaires de sa tare. Monsieur Taillefer n’a pas tort. Il faut vraiment tordre la vérité la plus manifeste pour encenser cette personne qui n’a jamais mérité les honneurs qu’est le titre de Président. Personne n’est parfait, mais certains frisent l’imperfection totale. Le Donald en est l’incarnation. Heureusement, aujourd’hui nous pouvons revenir à la normalité des forces et des limites humaines. Détruire est facile, reconstruire est une tâche monumentale que seule une personne éclairée et entourée de solides partenaires peut espérer réussir. À première vue, nous pouvons espérer à un avenir meilleur.

    • Christian Dion - Abonné 21 janvier 2021 10 h 28

      Et bien M.Trudel, je tiens à vous rappeler que l'embellie économique avait commencé durand la dernière année au pouvoir de Barak Obama et Trump s'est limité à en récolter les fruits.
      Quant à la pendémie qui sévit, pouvez-vous m'expliquer de quelle façon ce total incompétent
      a fait preuve de leadership pour l'endiguer ou à tout le moins en diminuer les effets. Durand les 200 derniers jours de sa foutue présidence, il a préféré jouer au golf plutôt que d'orchestrer avec les états un plan de vaccination qui se tienne. Il y a eu pendant ce temps 4000 morts par jours, soit donc plus que le total des morts lors des attaques du Wold Trade Center. Faut le faire. Quant à la menace d'un déclenchement d'une guerre sous le règne de Trump, je ne vois pas en quoi le peuple américain aurait été avantagé considérand que ce dernier est un poltron. Et je n'aurais pas été surpris que tous les généraux aient donné en bloc leur démission parce que plus capable de travailler avec lui. C'est peut-être Jared Kushner qui aurait pris leur place!!!
      Christian Dion

    • Claude Gélinas - Abonné 21 janvier 2021 11 h 20

      À moins que l'objectif poursuivi par Monsieur Trudel soit de vouloir provoquer, sa défense des années Trump démontre à l'évidence qu'il ne fait pas partie des personnes qui considèrent qu'il n'y a jamais rien eu d'aussi humainement pauvre que Trump. Ignorant du Gouvernement, de l'histoire, de la philsophopie et des arts.

      Voyou narcissique sans morale ni éthique doté d'un vocabulaire de 77 mots plus proche de la débilité que de l'anglais, menteur pathologique, dépourvu d'humanité et de compassion dont le seul intérêt dans la vie est de défendre la marque Trumps, ses intérêts financiers, ceux de sa famille et de de ses semblables. Une maison Blanche composée de bandits et de profiteurs qui, à la suite de ces 4 années de carnage, ont besoin d'être protégés aux frais des contribuables 24 heures sur 24.

      Devenus des parias rejetés par les New Yorkais retranchés pour le patriache dans son fief floridient avec un trésor de guerre de 200 Millions acquis par un stratagéme portant sur le paiement des honoraires de ses avocats ayant contesté les résultats électoraux,

      Quant à sa fille préférée et son gendre au service d'Israël qui a méprisés les malades newyorkais atteints du virus, ils couleront des jours pas nécessairement sereins sur une île protégée réservée aux biens nantis qui si l'information est avérée les exclueront comme des pestiférés de leurs clubs privés.

      Vivement le dépôt d'accusations, la faillite et la déchéance en prison. Voilà le sort peur reluisant que mérite votre idole devenu la honte de l'Amérique qui restera dans l'Histoire comme le pire de ses Présidents qui faut-il le rappeler a également été rejeté du club sélect formé par les anciens Présidents

      Dans ce contexte de surpreante admiration et de défense de Trump, il est surprenant que Monsieur Trudel n'ait pas déjà déposé une demande pour devenir citoyen américain. Ce qui lui permettrait de se joindre à cette horde d'admirateurs enragés qui ont saccagé le Capitole.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 21 janvier 2021 12 h 17

      M. Trudel, pourriez-vous expliquer, sur ce fil, ce que vous voulez dire par: "sous la présidence usurpée de Joe Biden".

      Merci! A ce que je sache tous les tribunaux, même là où il y avait des juges nommés par Trump, ont rejeté l'argument de l'élection volée. Même la Cour suprême, dominée par des juges conservateurs, a refusé d'embarquer dans cette joute-là.

    • Marc Drouin - Abonné 21 janvier 2021 14 h 00

      Tout n'est pas perdu M. Trudel.

      100M.$ pour la santé mentale.
      https://www.ledevoir.com/politique/quebec/588934/annonce-en-sante-mentale-de-lionel-carmant.

      Il est vraiment temps de consulter maintenant.
      Courage!

    • Pierre Fortin - Abonné 21 janvier 2021 14 h 07

      On a tellement voulu le départ de Trump que le réveil risque d'être brutal.

      La nouvelle Directrice nationale du renseignement, Avril Haines, et le candidat au poste de Secrétaire d’État, Antony Blinken, ont déjà comparu devant le Sénat. Il en ressort que la politique étrangère US ne changera fondamentalement en rien, seul l’emballage médiatique s'affichera comme démocrate. Ce qu'on a appris :

      Iran — On consultera Israël, les alliés du Golfe et le Congrès en vue d’un accord « à plus long terme et plus fort » pour contraindre l’Iran où une fatwa de 2003 interdit déjà la « production, le stockage et l'utilisation d'armes nucléaire;

      Yemen — la désignation d'organisation terroriste des Houthis sera seulement réévaluée même si l'ONU prévoit que cela entraînera encore plus de famine et de mortalité;

      Afghanistan, Irak et Syrie — Joe Biden a nommé Brett McGurk,opposé au départ des troupes US, coordinateur du Moyen-Orient au Conseil national de sécurité;

      Israël — on maintiendra l'ambassade américaine à Jérusalem, reconnue comme capitale de l'État, ainsi que la posture concernant la colonisation;

      Russie — on devrait prolonger le traité START avec la Russie, mais on maintiendra l’hostilité contre le pays;

      Europe — on fera pression pour augmenter les ventes d’armes aux membres de l’OTAN et contre la politique énergétique allemande (Nord Stream 2);

      Chine — l’hostilité persistera : « La Chine est un défi à notre sécurité, à notre prospérité, à nos valeurs à travers une gamme de questions et je soutiens une position agressive » — Avril Haines;

      Venezuela — on continuera de reconnaître le chef de l’opposition Juan Guaido en tant que président et on cherchera à « cibler plus efficacement » les sanctions pour évincer le président Nicolas Maduro;

      L'hostilité enves les autres « mauvais » États que sont Cuba, la Bolivie et la Corée du Nord persistera tout autant.

      Il ne faudra donc pas se surprendre quand le Prince charmant Joe Biden redeviendra une grenouille !

    • Claude Bariteau - Abonné 21 janvier 2021 18 h 13

      M. Fortin, vos constats ne m'étonnent pas.

      Le tandem Biden-Harris a choisi de travailler les États-Unis de l'intérieur sans soulever au cours des prochains mois, peut-être lors de la première années, des remous causés par des changements importants dans les relations internationales, sauf un retour à l'Accord de Paris et à sa participation aux activités des organismes de l'ONU.

      C'est un choix politique qui n'implique pas aucun réménagement conjoncturel, mais se veut un travail pour lutter contre la pandémie et apporter un support aux Américains les moins nantis. Rien ne dit qu'après cette période, le président Biden se fera grenouille.

    • Pierre Fortin - Abonné 21 janvier 2021 19 h 45

      Monsieur Bariteau,

      Je ne tire aucune conclusion à propos de ce que je présente, ce n'est que ce que je lis des audiences du Sénat US. Je crois cependant que ce qu'on a pu espérer voir en Biden s'avère finalement la même politique extérieure qui progresse sans discontinuer depuis au moins Bill Clinton et qui n'a jamais été présentée ni assumée clairement en campagne électorale.

      Après tout, Biden ne peut être que lui-même et son mandat nous montrera de quoi il se chauffe.

  • Bertrand Larocque - Abonné 21 janvier 2021 06 h 42

    Retour de l'espoir

    Bravo et merci M. Taillefer. Ce que vous écrivez bien! En depit de son âge, le président Biden me semble bien s'entourer, de Hans capables et compétents. Il me donne espérance en des temps meilleurs. J'ai aussi ressenti un tel sentiment à l'élection de Barack Obama en 2008. Malheureusement, il a eu a se battre avec un Congrès républicain qui lui a mis les bâtons dans les roues durant les 8 ans de sa présidence. Voilà pourquoi cette fois-ci j'ai vraiment espoir d'un monde meilleur.

    • Claude Bariteau - Abonné 21 janvier 2021 10 h 14

      À M. Trudel.

      Vous utilisez le mot «usurpée» qui signifie s’approprier sans droit, par la violence ou la fraude pour qualifier l’élection du 3 novembre 2020. Ça vous campe dans les vues du président battu.

      Vous avancez même que Trump a relancé l’économie américaine alors qu’il a surfé sur les politiques du président Obama après 2016. Il y eut plus pertinent d’écrire que le président Trump a enrichi les plus riches et les entreprises qu’ils contrôlent en leur assurant une main-d’œuvre sous-payé, sous-formé et sans une politique de santé adéquate.

      Bien sûr, il a cherché à neutraliser l’expansion de la Chine et d’autres pays en haussant les barrières tarifaires, accentuant le coût de produits achetés par les gens les moins nantis. Alors, votre réplique à M. Taillefer m’est apparu plus un pied-de-nez inspiré d’un aveuglement trumpiste qu’une analyse sérieuse.

      À M. Larocque,

      Le président Obama, entrée en fonction, dut faire face à la crise des «subprimes». Il a alors cherché à relancer l’économie en misant sur un renforcement du système bancaire et financier sans contrepartie équivalente pour les petits propriétaires alors qu’il avait une majorité démocrate au Sénat et à la Chambre des représentants. Ce fut son erreur.

      En 2010, à mi-mandat, le Congrès devient républicain en grande partie à cause du mécontentement des petits propriétaires. Alors, l’Obamacare adopté en 2009, fut revue en 2010 puis, promulguée, fut attaquée sur la base constitutionnelle de l’autonomie des États. Il en résulta un rejet subséquent de la Chambre des représentants devenus républicaine. Le président annonça son véto si le Sénat votait contre. La version 2010 fut maintenue.

      Comme vous le dites, la donne a changé. Les Démocrates contrôlent le Congrès grâce à leur percée en début de janvier en Géorgie et le tendem Biden-Harris, qui entend gouverner pour tous les Américains, devrait éviter l’erreur d’Obama.

  • Alain Roy - Abonné 21 janvier 2021 08 h 38

    Ayoye

    La secte trumpienne a traversé la frontière, le demi-dieu vengeur, raciste, mysogine, ignorant, inculte, abominable a aussi ses thuriféraires dans la Belle Province. Pour paraphraser les lamentations des Francs à l'époque des raids vikings, Dieu nous protège des hommes du Sud.

    • Bertrand Larocque - Abonné 21 janvier 2021 10 h 37

      Merci pour les précisions M. Roy. Vous confirmez donc que le président Obama n'a eu que 2 années sur 8 avec une majorité démocrate durant sa présidence. Ces 2 premières années ont été monopolisées par le sauvetage de l'économie que lui avait laissé la crise et le règne des 8 années républicaines précédentes. N'oublions pas que des socitétés "too big to fail" comme GM par exemple était en faillite. Un grand nombre de sociétés ne pouvaient tout simplement pas trouver les liquidités pour payer leurs employés. Les taux des bons du trésor 3 mois étaient négatifs! Il ne faut pas oublier le contexte de crise financière qui aurait pu dégénérer en dépression comparable à 1930, sans l'intervention de l'État (M. Obama) et de la Réserve fédérale. Vous savez aussi certainement que les américains ont la réputation de nettoyer l'ardoise en situations économiques difficiles. Les Républicains n'auraient pas fait mieux, il faut bien le reconnaître. Je crois en l'occurence qu'il est exagéré d'attribuer à des erreurs du président Obama, le retour à la majorité républicaine. L'insatisfaction compréhensible en temps difficiles qui a conduit à l'élection d'un Congrès républicain, ironiquement, revenait plutôt aux années précédentes de la spéculation immobilière et de l'avidité des marchés financiers pour des rendements élevés. Gageons M. Roy que l'exubérance actuelle du secteur des technologies et de certains titres boursiers finira mal ... pour les petits investisseurs qui, encore une fois, seront les victimes collatérales de cette euphorie.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 21 janvier 2021 14 h 28

      Ayoye, en effet! Dans une chronique récent, dans la revue L’Actualité, la professeure Fanny Chouinard nous informe que :

      -Selon un sondage Léger, en octobre dernier: 41% des conservateurs canadiens auraient voté pour Trump.

      -Selon un sondage Angus Reid, en novembre dernier, 41% des conservateurs canadiens disaient partager l’opinion de Trump sur les élections volées. https://lactualite.com/politique/les-insurges-du-capitole-et-le-guepier-derin-otoole/

    • Françoise Labelle - Abonnée 21 janvier 2021 14 h 41

      En effet, M.Larocque
      L'historien économiste Adam Tooze (Crashed) montre que l'équipe d'Obama a su relancer l'économie mieux que les autres pays occidentaux, devancée seulement par la Chine qui a pu compter sur son immense marché intérieur. Obama n'est pas tombé dans le piège de l'austérité en période de stagnation, comme la GB, la Grèce, le Portugal et surtout l'Espagne qui a vu ses revenus fondre au point qu'elle a dû emprunter pour fonctionner (The Economist, Stimulus vs Austerity Sovereign Doubts). Le Québec est tombé dans le même piège avec Leitao.
      Le programme de stimulation modérée d'Obama a évidemment augmenté le déficit. L'équipe d'Obama était devant une tâche impossible: ils ont sauvé AIG mais ont dû laisser couler Lehman Brothers. Les républicains ont nui au sauvetage en insistant pour des mesures de ruissellement vers le bas (enrichissement des riches), mesure d'économie vaudou qui n'a jamais fait ses preuves et sur laquelle l'ignorant Trump a misé, avec l'effet prévisible: le rachat improductif d'actions pour en gonfler la valeur.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 21 janvier 2021 15 h 42

      Article très intéressant https://quebec.huffingtonpost.ca/entry/theorie-complot-qanon-investiture-joe-biden_qc_60089b2bc5b6df63a91c9d4c

  • Benoit Samson - Abonné 21 janvier 2021 09 h 11

    Remerciements à la COVID-19

    Qui aurait cru que l'on puisse considérer un coté positif au désastre de la pandémie de la COVID-19?
    Considérant les 74 millions de votes recueillis par l'autocrate américainen en novembre dernier, il est permis de craindre la victoire qu'il aurait pu emporter sans le désastre de sa gestion de la pandémie et les dommages causés à son économie. Le virus pourrait effectivement avoir sauvé le Monde de l'esprit destructeur de cet énergumène en permettant à Biden d'encaisser 8 millions de votes de plus que lui. Remerciements aussi à Twitter et ses semblables d'avoir fermé la trappe à ses mensonges quotidiens.
    Quant aux Canadiens qui commencent déjà à s'ennuyer de son racisme, sa xénohobie et de sa poigne de fer contre la Chine, il serait plus prudent de se réjouir de son départ car cette poigne de fer eût pu se retourner un jour contre le petit voisin du Nord dont les richesses naturelles pourraient le rendre attrayant aux yeux et envies d'un autocrate mégalomane. Il n'aurait peut-être pas résister un jour à inclure dans son royaume devenu ainsi '' le plus grand du monde'' ses voisins du Nord. Les Canadiens qui pleurent son départ l'auraient possiblement accueilli à bras ouverts.

    • Cyril Dionne - Abonné 21 janvier 2021 12 h 09

      Oui, vous remercierez aussi les 9 273 familles québécoises qui ont perdu un être cher à cause de la COVID-19. Disons qu'on ne pense pas qu'ils partagent votre point de vue sur ce fléau sanitaire. Misère.

    • Benoit Samson - Abonné 21 janvier 2021 14 h 07

      Bravo monsieur Dionne, j'ai fis là un argument boomerang.Ouuch

  • Jean Desjardins - Inscrit 21 janvier 2021 09 h 14

    Objectif, M. Trudel ?

    Monsieur Trudel, la seule petite phrase de votre commentaire relative à "...la présidence usurpée de Joe Biden" est suffisante pour disqualifier l'ensemble de votre propos prétendûment objectif !