Rien ne va plus

Les Jeux olympiques de Tokyo, qui devaient se dérouler du 24 juillet au 9 août, ont été reportés au plus tard à l’été 2021, tout comme les Jeux paralympiques qui devaient avoir lieu un mois plus tard. La décision s’imposait et on peut se demander pourquoi elle a tant tardé.

C’est le Canada, par l’entremise de ses comités olympique et paralympique, qui fut le premier pays à annoncer qu’il n’enverrait pas d’athlètes aux Jeux de 2020. L’Australie a rapidement fait de même, suivie, entre autres, de l’Allemagne et de la Grande-Bretagne.

Encore dimanche, le Comité international olympique (CIO) se donnait quatre semaines pour prendre sa décision. Mais devant les désistements, le premier ministre japonais, Shinzo Abe, a finalement proposé au CIO le report des Jeux.

Le Comité olympique canadien a justifié sa décision par le fait que ses athlètes ne pouvaient s’entraîner de façon sécuritaire que ce soit au pays ou à l’étranger en préparation des Jeux. Le risque était réel, mais aussi celui de réunir 11 000 athlètes provenant des quatre coins du monde ainsi que des centaines de milliers de spectateurs à Tokyo dès la fin du mois de juillet. Même si la pandémie se résorbait, ce qui est loin d’être assuré, les risques de contagion demeuraient élevés.

Pour le Japon, qui a investi 12 milliards $US pour la tenue des Jeux, les pertes économiques sont énormes. Selon certaines évaluations, le pays sera privé de retombées de l’ordre de 4,5 milliards $US. Mais la santé publique — et celle des athlètes — doit évidemment primer sur ces considérations économiques.

Pendant ce temps, un président inconscient envisage de mettre fin aux mesures de confinement aux États-Unis le 12 avril prochain, à Pâques, tandis que l’État de New York, dont le réseau de la santé n’arrive plus à fournir les soins requis, demande désespérément de l’aide de Washington. « Nous sommes votre futur ! », a prévenu le gouverneur Andrew Cuomo, en s’adressant aux Américains des autres États. Le gouverneur n’a fait que rappeler que l’épidémie a éclaté en premier lieu dans son État : ce qui s’y déroule, c’est ce qui risque d’arriver dans quatre, six ou huit semaines ailleurs aux États-Unis.

Plus près de nous, ce sont les organisateurs du Grand Prix du Canada qui font montre d’un optimisme déplacé. Ils espèrent toujours tenir cette épreuve de Formule 1 comme prévu le 14 juin, bien qu’ils n’écartent pas qu’elle soit reportée à la fin de l’été ou à l’automne. Laissons-leur leurs illusions.


 
7 commentaires
  • Jean Hamelin - Abonné 25 mars 2020 08 h 13

    Égalité

    Le fédéral donne 192 millions pour la recherche d' un vaccin contre le coronavirus est ce suffisant, il est capable de financer 100 milliards pour navires de guerres,avions pour faire des guerres dites à pertes Afghanistan juste cette guerre nous à couté 128 morts,1200 blessés 15 milliards ,suicides, divorcés ,à la commission Charbonneau les milliards qui ont volés par les compagnies d' ingénéries,subventions aux minières vous savez le plan Nord qui à perdu le nord de Charest,les fraudes du CHUM avec le chum de couillard,bibeau cie,fava cie ,mais pour sauver la population un maigre 192 millions les priorités ne sont jamais à la bonne place avec trudeau pour lui c' est seulement l' image et les copains libéraux à ne pas oublier dans notre démocratie nous ne votons pas pour un parti nous votons pour en défaire un la cigale trudeau ayant fait beaucoup de déficits en période économique très forte fut fort dépourvu en période de crise et voilà

  • Claude Saint-Jarre - Abonné 25 mars 2020 09 h 35

    COP

    ET la COP 26 à Glasgow sur les changements climatiques.Il faut y penser, penser aux alternatives, car le clilmat il faut de toutes façons s'en occuper, lui, s'occupant de nous.

  • Yves Corbeil - Inscrit 25 mars 2020 10 h 05

    On ne peut remettre la pâte dans le tube mais on peut penser à la suite

    Oui, il y aura une suite. Quand, dans trois mois, six mois, un an, deux ans ça va finir par finir tout cela en attendant le suivant. Et c'est aujourd'hui qu'on se doit de réfléchir à la façon qu'on veut l'affronter celui-là.

    Tous les gens qui travaillent dans le domaine de la recherche préviennent les dirigeants mondiaux qu'un jour nous devrons faire face au «Big One» la bibitte qui laissera une désolation impossible à imaginer dans nos petites têtes de libérés individuels sans peur sauf quand ça frappe.

    Nous au Québec, comment est-ce qu'on veut se préparer, comment est-ce qu'on veut avoir l'autonomie nécessaire d'y faire face. Comment est-ce qu'on veut s'assurer que nos institutions seront à la hauteur du défi quand il nous frappera.

    Bien c'est à partir d'aujourd'hui qu'il faut y réfléchir et j'espère de tout mon coeur que quelqu'un quelque part formera le parti qui saura relevé le plus grand défi que requiert une république pour émerger dans ce monde malade et déconnecté de l'essentiel. Et depuis un certain temps ils nous parle juste de cela l'essentiel et personne s'entends sur ce que c'est vraiment, ce qui conduit à des pertes de vies et des pertes d'espour pour plusieurs.

    Il est temps d'y penser à notre Pays, plus que jamais auparavent.

  • Yves Corbeil - Inscrit 25 mars 2020 10 h 36

    Non rien ne va plus quand tu commence ton marathon avec des années de retard

    Hallucinant de constater qu'on cherche des appareils respiratoires, des ventillateurs, différentes sortent de masques, des gants pis quoi d'autres.

    T'es inscrit au marathon de Boston et le matin de la course tu es chez Dick's Sporting Goods pour te trouver des souliers de courses pis des shorts, une chance qu fournissent le chandail.

    On payent des taxes pis des impôts pour ceux-là qui gouvernent. C'est quoi le problème, on paye pas encore assez, ont-ils besoin d'une prime jacquette, j'sais pas dites nous le crime on va se cotiser. On est pas à une enveloppe brune de plus ou de moins pour vous faire gouverner, gouverner c'est quoi la éfinition dans le Larousse 2020, ça va-tu être modifier comme les autres niaiseries d'autrices de notre société d'autruches.

  • Raymond Labelle - Abonné 25 mars 2020 16 h 52

    Il ne devrait pas y avoir de Grand Prix à Montréal....

    ...virus ou pas.

    C'est débile ces vroums vroums. Et ça amène des mauvais touristes, et ça encourage l'acquisition de logements pour accueillir ces mauvais touristes par BnB, ce qui fait monter les loyers locaux, et ça lance un mauvais message à propos des grosses cylindrées.