Popularité, quand tu nous tiens

Un peu plus d’un an après son élection, la popularité de François Legault et de son gouvernement ne se dément pas. Le premier ministre se targue d’avoir stimulé la fierté des Québécois, dont une majorité semble apprécier sa façon de gouverner, malgré les bavures, ainsi que sa volonté de défendre leurs aspirations nationales.

Selon un sondage Léger-Le Devoir publié la semaine dernière, plus de 60 % des répondants ont une bonne opinion de François Legault et il se retrouve aussi, à 37 points, au deuxième rang pour le « score d’appréciation », fait de la différence entre les pourcentages de bonne opinion et de mauvaise opinion, tout juste derrière l’ancienne vedette de la télévision Marguerite Blais, la ministre responsable des Aînés. N’en déplaise aux millénariaux et aux tenants du mouvement d’origine néo-zélandaise OK boomer, il semble que les « mononcles » et les « matantes » ont toujours la cote. Il y a évidemment de notables exceptions, dont Gaétan Barrette, qui jouit d’une grande notoriété, mais sur le score duquel il serait plus charitable de ne pas revenir.

Le bureau du premier ministre a aussi pris le pouls de la population, et les indicateurs sont au beau fixe. Le taux de satisfaction envers le gouvernement, à plus de 60 %, soit trois francophones sur quatre, est toujours aussi élevé, et les deux tiers des répondants croient que le Québec va dans la bonne direction.

Il faut dire que, depuis la victoire d’octobre 2018, le gouvernement Legault s’est attelé à remplir scrupuleusement les promesses électorales de la Coalition avenir Québec dans lesquelles ne figurent pas l’amincissement de l’État et les coupes dans les services publics qu’avait programmés le Parti libéral de Jean Charest et l’austérité, dont n’avait pas soufflé mot en campagne électorale son successeur, Philippe Couillard, mais qui fut sa marque de commerce. Il n’y a pas de mouvement « Je n’ai jamais voté pour ça » contre le gouvernement caquiste. On lui sait gré de ne pas préparer en catimini un assaut néolibéral sur l’État québécois.

Ainsi, le gouvernement caquiste fut sans grande surprise en 2019, mettant en oeuvre son programme électoral et devançant certaines de ses promesses d’ordre financier. Il n’y a que pour la réforme du mode de scrutin qu’il a décidé d’atermoyer, en la rendant conditionnelle à un référendum positif.

Être à l’écoute de la population est certes un des mots d’ordre du gouvernement. La réforme de l’immigration, qui passe par de meilleurs services de francisation, correspond à une préoccupation de l’électorat. Malgré la controverse qu’elle suscite, la Loi sur la laïcité se veut, elle aussi, une réponse au voeu de la majorité, ce que François Legault a répété sans expliquer plus avant pourquoi l’interdiction des signes religieux pour les employés de l’État en position d’autorité serait souhaitable. Ce ne sont toutefois pas les sujets de prédilection du chef caquiste, lui qui ramène souvent tous les enjeux à son obsession économique.

Certains taxeront de populiste ce respect de François Legault pour la volonté populaire, c’est-à-dire la volonté de la majorité, ainsi que le nationalisme décomplexé qu’il incarne. Or comme l’explique le politologue Frédéric Boily, dans son livre La Coalition avenir Québec. Une idéologie à la recherche du pouvoir (publié tout juste avant les dernières élections québécoises), la CAQ ne pratique ni l’une ni l’autre des formes de populisme qui ont cours. La première de ces formes, le populisme protestataire, s’en prend aux élites en place et cherche à détruire l’ordre établi par les progressistes, comme Trump l’incarne aux États-Unis. L’autre courant, c’est celui du populisme identitaire, ou « national-populisme » — Trump s’y abreuve également —, qui fustige non seulement les élites, mais aussi les « autres » en dénonçant l’immigration. Il n’y a aucun parti au Québec, y compris la CAQ, qui s’oppose à l’immigration ou qui prône le démantèlement des politiques sociales-démocrates québécoises.

Mais il y a une limite à gouverner en fonction de promesses électorales, conçues pour plaire et se faire élire. Et on ne peut pas toujours se fier à la boussole de l’opinion publique. Comme l’a énoncé Richelieu, la politique est l’art de rendre possible le nécessaire. Et ce qui est nécessaire n’est pas toujours populaire, ou même évoqué dans des enquêtes d’opinion.

Que ce soit à la santé, à la protection de la jeunesse, en éducation ou sur le plan économique, le gouvernement caquiste devra accomplir en 2020 des tâches dont les résultats ne seront pas aussi visibles, du moins à court terme, qu’une hausse de l’allocation famille ou l’abolition de la contribution additionnelle sur les tarifs des services de garde. Et c’est sans parler de la nécessaire et inlassable défense des intérêts du Québec au sein de la fédération.

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33 commentaires
  • Mario Jodoin - Abonné 30 décembre 2019 01 h 10

    Scrupuleusement?

    «Il faut dire que, depuis la victoire d’octobre 2018, le gouvernement Legault s’est attelé à remplir scrupuleusement les promesses électorales de la Coalition avenir Québec »

    C'est quand même bizarre de lire cela quand un article du Devoir d'aujoud'hui fait justement le tour des promesses non tenues par ce gouvernement. On n'y parle pas seulement de la réforme du mode de scrutin, qui, à elle seule, devrait nous questionner sur l'utilisation de l'adverbe «scupuleusement», mais aussi des maternelles quatre ans, de la rémunération des médecins spécialistes, du remboursement aux Québécois de 1,5 milliard de dollars en trop-perçus d’Hydro-Québec et de l'égalisation du nombre de semaines de congés parentaux aux familles adoptantes et biologiques. Scrupuleusement, vraiment?

    • Pierre Grandchamp - Abonné 30 décembre 2019 07 h 39

      @M. Jodoin

      L'article du DEVOIR oublie de mentionner que, dans son programme électoral, la CAQ ne promettait pas d'exempter les écoles privées de la loi 21.

      L'article aurait pu,aussi, rappeler les 2 reculs du gouvernement sur la question des coupures en immigration. Le recul du gouvernement sur le "bonjour Hi". Et le ridicule test des valeurs, uniquement pour les immigrants économiques, pouvant être passé à distance: à des années-lumière du programme électoral.

      Le génie de la CAQ: d'avoir adopté la loi 21 en partant. Cela a écrér l'effet d'aura qui dure encor, auprès d ela majorité des francophones..

      Si un gouvernement péquiste ou libéral avait fait autant de gaffes, en si peu de temps, Mme Bombardier aurait pondu une chronique solide là-dessus...

      IL faut ajouter, aussi, que les libéraux avaient laissé les coffres de l'état remplis.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 30 décembre 2019 08 h 17

      Ce qui m'inquiète: le fait que la CAQ s'apprête à faire passer à toute vitesse, encore une fois, comme Jolin Barrette en immigration, un projet de loi qui comporte plus de 300 articles concernant l'organisation etb la gouvernance scolaire: ler projet de loi 40.

    • Christian Montmarquette - Abonné 30 décembre 2019 09 h 33

      @ Mario Jodoin,

      Il semble que Robert Dustrisac soit surtout "scrupuleusement" caquiste. ..lol!!..

      Mais qui s'en étonnerait, hein?

      Comme dit l'expression..

      On empêche pas un coeur d'aimer !

      Ni l'amour de rendre aveugle d'ailleurs.

    • Jacques Patenaude - Abonné 30 décembre 2019 09 h 43

      `A lire ces commentaires sur les "promesses non tenues" je me dis tant mieux s'ils ne tiennent pas toutes leurs promesses. Cette fameuse mantra des promesses tenues ou pas ne mène à rien. Un gouvernement lorsqu'il arrive au pouvoir est placé devant des choix qui ne sont pas toujours ceux qu'il envisageait. D'autre part il doit tenir compte aussi des opposants, il est donc normal et souhaitable qu'il ne tienne pas toute ses promesses et les opposants devrait devraient se réjouir de ce qu'on appelle des "promesses non tenues". Le retrait de la loi sur l'immigration en est un bon exemple. Au moins on sait qu'ils peuvent parfois écouter.
      Dans une démocratie je préfère un gouvernement et une opposition qui s'écoute plutôt que de les voir marteler leurs promesses. Là-dessus la CAQ a du chemin à faire et ses opposants aussi.

    • Cyril Dionne - Abonné 30 décembre 2019 10 h 07

      Bon, les apôtres de Québec solidaire qui critiquent tout ce que le gouvernement fait ou ne fait pas. Pour la réforme du mode de scrutin, ils vont de l'avant sans se faire les prometteurs de celle-ci. Et la proportionnelle mixte est une autre fausse de bonne idée qui ne fera que donner plus de pouvoirs aux extrémistes de gauche (voir QS) et de droite (voir PLQ). Les maternelles quatre ans est une autre de fausse de bonne idée.

      Pour la rémunération des médecins spécialistes, un pas a été fait dans la bonne direction. Idem pour l'égalisation du nombre de semaines de congés parentaux aux familles adoptantes et biologiques. Pour le 1,5 milliard de dollars en trop-perçus d’Hydro-Québec, ceci ne fait aucun sens. Tous les profits d’Hydro-Québec sont remis au gouvernement pour payer les services du filet social. S’ils remettent ces argents, le gouvernement ira le chercher ailleurs en fait d’impôts, taxes et cotisations. Misère.

      Mais parlons des promesses de Québec solidaire. Le salaire minimum à 15$ de l'heure diminuerait le nombre d’emplois au Québec. La gratuité scolaire du CPE à l'université coûterait des milliards en plus d’abaisser la qualité de l’éducation comme on le voit dans les pays qui ont adopté cette position. L'augmentation des prestations d'aide sociale coûterait aussi des milliards. Idem pour la réduction des tarifs de transport en commun de 50%, une assurance dentaire pour tout le monde, un régime de pension universel, la construction de 12,000 logements sociaux et j’en passe. Qui va payer pour tout cela?

      Vous pouvez être assuré qu’avec QS, il y aurait une décroissance économique qui diminuerait la cote de crédit de la province et donc les coûts d’emprunt augmenteraient, l’inflation s’accroîtrait de facon fulgurante, ils feraient fuir tous les investissements étrangers et ce serait la fin du filet social et des services publics. Avec leur démagogie de deux siècles passés, eh bien, ils retourneraient le Québec au Moyen Âge.

      Bravo les champions.

    • Christian Montmarquette - Abonné 30 décembre 2019 10 h 28

      @ Cyril Dionne

      À elle seule, le maintien délibéré de la pauvreté nous coûte collectivement plus de 17 milliards par année en soins de santé et en services sociaux.

      Difficile d'être plus deux de pique en affaire que la droite économique.

      Quant au financement des engagements de Québec solidaire il est connu depuis la campagne électorale.

      https://api-wp.quebecsolidaire.net/wp-content/uploads/2018/09/qs_financements11.pdf

    • Pierre Desautels - Abonné 30 décembre 2019 10 h 32


      Cyril Dionne qui traite les autres d'extrémistes, elle est bonne celle-là...

    • Pierre Grandchamp - Abonné 30 décembre 2019 11 h 02

      @M. Jacques Patenaude

      Cette fois-ci, je ne vous suis pas. Écoutez, la CAQ et Legault se se sont entendus avec 3 autre spartis sur le fait que la proportionnelle serait là en 2022.Je ne dis pas que c'est la bonne formule: je dis à la CAQ de respecter sa parole.Quand devra-t-on se fier à leur parole?

      Idem en immgration. Ils ont dû reculer après avoir voulu "scrapper" 18 000 dossiers.Ensuite, s'attaquer au programme PEQ des étudiants: nos meilleurs immigrants: autre recul. "Amateurisme navrant" a écrit, avec politesse, Michel David.

      Moi, je trouve que ce parti gouverne sans vision, par essais et erreurs.Et le ridicule test de valeurs pour les immigrants économiques seulement, pis à distance: franchement.

      Legault est un opportuniste: le pouvoir avant tout, au prix du reniement de ses promesses.

      Allez relire leur programme politique, comme je l'ai fait; vous allez comprendre.

      Au plan constitutionnel, quoi attendre de ces gens qui changent d'idée trop souvent?

    • Pierre Grandchamp - Abonné 30 décembre 2019 11 h 33

      M. Dionne écrit: "Pour la réforme du mode de scrutin, ils vont de l'avant sans se faire les prometteurs de celle-ci. Et la proportionnelle mixte est une autre fausse de bonne idée qui ne fera que donner plus de pouvoirs aux extrémistes de gauche (voir QS) et de droite (voir PLQ). Les maternelles quatre ans est une autre de fausse de bonne idée."

      Voici la réponse du non Qsiste que je suis. J'Ignore si la proportionnelle c'est la bonne solution. Ce que je sais: j'ai vu et lu Legault et la CAQ le promettre en compagnie de 3 autres chefs politiques.

      Quant aux maternelles 4 ans. D'abord, cela avait été initié par le PLQ dans des milieux défavorisés. Ce qu'on peut reprocher à la CAQ, cependant: ça va coûter au moins 6 fois plus cher que ce qu'Ils nous promettaient.

      Gouverner par essais et erreurs!

    • Christian Montmarquette - Abonné 30 décembre 2019 12 h 58

      @ Cyril Dionne ,

      "Le salaire minimum à 15$ de l'heure diminuerait le nombre d’emplois au Québec. - Cyril Dionne

      C'est faux . Jean-François Landry, 3e vice-président du SPGQ, renchérit : « D’ailleurs, les prévisions de pertes d’emploi lancées par les anti-hausse ne se sont jamais concrétisées ailleurs. L’Institut Fraser prévoyait des pertes de plus de 50 000 emplois en Colombie-Britannique à la suite d’une hausse de 28% du salaire minimum, il y en a plutôt eu 3600, tous récupérés en très peu de temps par la suite »

      https://www.csn.qc.ca/actualites/la-mobilisation-pour-un-salaire-minimum-a-15-se-poursuit/

      La gratuité scolaire du CPE à l'université coûterait des milliards en plus d’abaisser la qualité de l’éducation - CD

      Plus d'étudiants qui graduent, rapportent plus de taxes et d'impôts à l'État.

      L'augmentation des prestations d'aide sociale coûterait aussi des milliards. - CD

      Le maintien de la pauvreté coûte plus de 17 milliards par année au Québec - (IRIS)

      https://iris-recherche.qc.ca/blogue/le-cout-de-la-pauvrete-au-quebec-17-milliards-de

      Idem pour la réduction des tarifs de transport en commun de 50%. - CD

      Plus de gens utiliseront le transport en commun et la mesure s'auto-financera.

      Une assurance dentaire pour tout le monde - CD

      La santé ne s'arrête pas aux gencives et devrait faire partie de l'assurance médicale comme le reste.

      Un régime de pension universel. - CD

      Le système de retraite payé au privé sera simplement réassigné au public pour assurer la continuité du service, contrairement au système privé qui fait perdre leur retraite aux travailleurs quand les entreprises ferment leurs portes.

      La construction de 12,000 logements sociaux - CD

      Vous mêlez le budget d'opération et les dépenses d'investissements, alors que ces derniers sont rentables et s'autofinancent à moyen terme. Les locataires payent leur loyers même dans les logements sociaux et fiancent l'investissement.

    • Cyril Dionne - Abonné 30 décembre 2019 16 h 55

      @ Montmarquette

      L'Ontario a augmenté le salaire minimum et celui-ci a été un échec complet. Non seulement plusieurs ont perdu leur emploi, mais pour les autres qui restaient, ceci s'est soldé en une perte d'avantages sociaux. Et tout ceci, en période de croissance économique.

      Plus d'étudiants qui graduent et qui ne travaillent pas ou bien au salaire minimum et dans des emplois non connexes à leurs champs d’études, rapportent quoi en taxes et d'impôts à l'État? Le Mexique a aussi la gratuité scolaire pour les études postsecondaires. En France, ils ont aussi la gratuité scolaire et leurs universités sont devenus minables, tellement, que tous les Français veulent venir étudier ici.

      L’augmentation des prestations d'aide sociale coûterait une fortune à la classe moyenne, puisque c’est bien cela qu’il s’agit, et ne ferait qu’encourager certains à ne pas travailler. Aujourd’hui, avec le plein emploi partout, les prestataires n’ont aucune raison valable (à moins d’anomalies médicales ou autres évidemment) de ne pas travailler. Est-ce que quelqu’un peut expliquer aux contribuables pourquoi ses taxes devraient augmenter pour payer des gens à rien faire?

      La réduction des tarifs de transport en commun de 50%, c’est beau pour les gens qui habitent Montréal, mais pour les autres, on fait quoi? Et pour Montréal, ce serait un milliard de manque à gagner.

      L’assurance dentaire coûterait au bas mot, au moins un milliard pour débuter. Présentement, les gens qui reçoivent de l’aide sociale depuis au moins 12 mois l’ont gratuitement. Idem pour les enfants de 9 ans et moins.

      Donc, où allez-vous puiser ces argents pour payer pour tous ces programmes? Où allez-vous touver ce 50 milliards additionnels? Où? Et lâchez-nous avec la rengaine de faire payer les riches. Ils partiront aussitôt qu’ils devront payer des impôts. La richesse procure une grande mobilité que les autres n’ont pas.

      C’est pour cela que les gens ne veulent rien savoir des communistes.

    • Jacques Patenaude - Abonné 30 décembre 2019 18 h 04

      @ Pierre Grandchamp vous dites
      "Ce qui m'inquiète: le fait que la CAQ s'apprête à faire passer à toute vitesse, encore une fois, comme Jolin Barrette en immigration, un projet de loi qui comporte plus de 300 articles concernant l'organisation etb la gouvernance scolaire: ler projet de loi 40."
      et "idem en immgration. Ils ont dû reculer après avoir voulu "scrapper" 18 000 dossiers.Ensuite, s'attaquer au programme PEQ des étudiants: nos meilleurs immigrants: autre recul. "

      À mon tour de ne pas vous comprendre puisse que sur le fond je crois que nous sommes d'accord.. Ce qui me réjouis (je pense tout comme vous) qu'ils aient changés d'idée et espérons qu'ils le feront encore. Rendu au pouvoir les élus constatent qu'il faut gouverner pour tous, L’opposition est là pour le rappeler au gouvernement. Donc il faut parfois se réjouir que le gouvernement ne remplisse pas tous ses projets et leur en être cré. C'est aussi ça la démocratie.

    • Christian Montmarquette - Abonné 30 décembre 2019 19 h 31

      "C’est pour cela que les gens ne veulent rien savoir des communistes." - Cyril Dionne

      C'est pour ça que vous avez l'air d'un extrémiste de droite et que ça ne vaut même pas la peine de vous répondre,

      Je vous ai déjà donné toutes les réponses et vous faites l'idiot quoi ne veut pas comprendre.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 30 décembre 2019 20 h 01

      @ M. Patenaude

      Un leader doit avoir une vision. Qu'une fois, à l'occasion, il y ait recul, ok.m Mais pas tant que que ça en 15 mois? Mon père avait une expression pour décrire quelqu'un qui changeait continuellement d'idées; moi, je dirai poliment manque de vision.

      On a cru Legault su le budget de l'an 1 d'un Québec indépendant, sur la proportionnelle, sur le millliard à récupérer des spécialistes, sur la fin des élections scolaires( les Anglophones vont le conserver).....etc...

      Sur le dossier de l'immigration, Jolin Barrette a eu l'air d'un pee wee: pas trop rassurant pcq c'est lui qui défend le dossier de la langue.

      Gros plus pour la ministre de la Santé et la ministre Blais. Aussi la vice première ministre.

    • Christian Montmarquette - Abonné 31 décembre 2019 10 h 01

      @ Cyril Dionne,

      "La réduction des tarifs de transport en commun de 50%, c’est beau pour les gens qui habitent Montréal, mais pour les autres, on fait quoi?" - Cyril Dionne

      Si vous vous cessiez de jouer les innocents avant de dire n'importe quoi.

      Je vous ai déjà répondu que Québec solidaire entend nationaliser le transport interurbain pour offrir un système efficace partout au Québec, puisque le privé est incapable de le faire.

      Extrait de "Maintenant ou jamais" :

      3. Nationalisation des transports interurbains et augmentation de l’offre :

      L’offre de transport interurbain a considérablement diminué durant les dernières années, les entreprises qui opèrent ce service s’étant montrées incapables de s’adapter aux besoins des populations desservies et aux changements technologiques.

      Afin de remédier à cette situation, nous procéderons dès le premier mandat à la nationalisation du réseau de transport interurbain. Grâce à l’amélioration de la fréquence des liaisons, le transport collectif deviendra une solution de remplacement attrayante à l’automobile.

      https://api-wp.quebecsolidaire.net/wp-content/uploads/2018/09/maintenant_ou_jamais.pdf

  • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 30 décembre 2019 05 h 09

    … PRIONS ?!?

    « le gouvernement caquiste devra accomplir en 2020 des tâches dont les résultats ne seront pas aussi visibles (… .). Et c’est sans parler de la nécessaire et inlassable défense des intérêts du Québec au sein de la fédération. » (Robert Dutrisac, Le Devoir)

    Bien sûr que certes, mais double bémol :

    A : De ces tâches possibles, la Gouvernance caquiste pourrait être invitée, dans ses représentations politiques, à s’exprimer en québécois-français tant au Canada (Ce pays si loin et si proche de nulle part) qu’à l’extérieur du Québec (A) ;

    B Bien qu’il appartient au BQ de promouvoir et défendre le Québec, l’actuelle Gouvernance, d’esprit-volonté d’ouverture collégiale, pourrait KOM amorcer quelques idées-actions sur ou concernant des questions d’Indépendance éventuelle du Québec.

    De ce bémol double ou …

    … PRIONS ?!? - 30 déc 2019 -

    A : https://www.msn.com/fr-ca/actualites/quebec-canada/françois-legault-crée-un-malaise-en-californie-et-les-québécois-sont-gênés/ar-AAK3WIs .

    Note : Si ce Premier ministre pense, parle, agit ou semble représenter le Québec en « canadian-french », c’est son choix, mais, de grâce, pas au nom du Peuple québécois qui l’a vu naître !

  • Christian Montmarquette - Abonné 30 décembre 2019 09 h 13

    Le gouvernement Legault s’est attelé à remplir scrupuleusement les promesses ?

    "Le gouvernement Legault s’est attelé à remplir scrupuleusement les promesses électorales..." ..nous dit sans rire Robert Dutrisac

    Une vraie farce.

    Une farce, certainement.

    Car ne faut pas craindre le ridicule de publier ça le même jour qu'un article qui dément point par point cet état de fait:

    Le gouvernement caquiste face à ses promesses - Le Devoir

    https://www.ledevoir.com/politique/quebec/569929/des-promesses-de-la-coalition-avenir-quebec-plus-ou-moins-tenues

    Ajoutons à cela que la promesse de la CAQ de réduire l'immigration ne tiendra que jusqu'en 2022 et que la loi 21 n'attend que l'échéance de 5 ans de la clause dérogatoire pour devenir obsolète.

    Immigration: un retour aux seuils antérieurs en 2022 - Journal de Québec

    "La baisse des seuils d’immigration aura été de courte durée : le gouvernement Legault prévoit rehausser les seuils d’immigration dès l’an prochain pour revenir à plus de 50,000 en 2022." - JDQ

    https://www.journaldequebec.com/2019/06/07/immigration-un-retour-a-52-500-immigrants-prevu-en-2022

    Notons aussi que lorsque les caquistes ils étaient dans l'opposition, avaient appuyé la plupart des politiques d'austérité des libéraux. Et qu'ils cherchent aujourd'hui à imposer plus d'austérité en santé et en éducation que le gouvernement Couillard, et ce, même avec des records de surplus budgétaires:

    https://pbs.twimg.com/media/EMfqBH5X0AIWy8b?format=jpg&name=large

    .

  • Michel Lebel - Abonné 30 décembre 2019 09 h 17

    Ça vole bas!

    Bref les Québécois francophones aiment les ''mononcles'' et les ''matantes''. Ça ne vole pas haut au plan de la pensée, mais c'est ainsi! Le tout baigne dans une inculture profonde. Mais comme la culture, on s'en fout! Et vogue la galère!

    M.L.

    • Jean-Pierre Grisé - Abonné 30 décembre 2019 14 h 16

      M,Lebel je suis d'accord avec vos 3 lignes. L'inculture est un fléau généralisé et pour ma part je tends à le rendre responsable aussi de

      votes fédéralistes chez les francophones québécois se rangeant du coté anti-québécois des nos anglo-québécois et donc voter

      contre nous et quémandant à genoux sans résultat depuis toujours ......Lord Durham .....

  • Richard Maltais Desjardins - Abonné 30 décembre 2019 09 h 40

    De l'austérité.


    Évidemment que le gouvernement Couillard n'en avait pas « soufflé mot » : ce sont les adversaires qui ont coiffé la réalisation des engagements du PLQ de cet anathème, alors que seule distinguait le programme des trois partis la manière dont chacun aurait visé l'atteinte du déficit zéro. Que le PLQ y soit allé plus rondement que l'état de l'économie d'alors le commandait, c'est fort possible. Cette impression est encore plus forte au vu de l'accroissement de la prospérité subséquente, qui n'était pas prévue ni prévisible. On ne récrira pas l'histoire en commentaire à un nouvel éditorial complaisant de monsieur Dutrisac, mais peut-on suggérer ici que les libéraux ont peut-être surtout rendu possible le nécessaire et que c'est en grande partie à sa gestion que le gouvernement actuel doit la faveur dont il jouit dans le public. Non....

    • Marc Pelletier - Abonné 30 décembre 2019 12 h 35

      Il faut retenir que suite à la rigueur libérale plutôt que l'austérité de M.Bouchard et Cie, que les membres du PQ tentent d'oublier, on se doit de constater que le " je me souviens " tend à se faire oublier lorsqu'on y voit son profit.

      Les libéraux, pour leur part, regretteront encore longtemps leur acharnement à la rigueur, lors de la dernière année de leur mandat, alors qu'ils ont préféré laisser à la CAQ un coffre bien rempli.

      M. Dutrisac manque d'objectivité en louangeant les demi-promesses réalisées par la CAQ et en ne disant mot sur les bourdes de notre gouvernement actuel. De plus, silence radio sur les promesses irréalisables en vue, ni sur la loi sur l'éducation qui risque elle aussi de passer sous le baillon, car le ministre de l'éducation a une attitude suffisante, à l'image de celle M. Julien Barrette dont la crédibilité a pris une triste chute.

      Les québécois achètent, la bouche ouverte, la bonne bouille de M. Legault : une large majorité sont ignorants concernant la politique, ils se contentent de capter les images, ils lisent les gros titres, incluant les sondages. J'ose croire cependant, s'ils ont un quelconque intérêt pour leurs enfants, qu'ils sauront se réveiller avant que le ministre de l'éducation leur en passe une petite vite entre les dents, au début de 2020.

      Enfin, l'indifférence collective des francophones représente encore un plus grand danger pour la nation que certaines actions douteuses du gouvernement de la CAQ !