Québec solidaire: l’avenir ou le passé?

Depuis que les Québécois ont appris à mieux connaître la co-porte-parole de Québec solidaire (QS), Mme Manon Massé, les préjugés à son endroit ont fait place à l’estime, et le parti a connu une montée sans précédent dans les sondages.

Pour QS, le succès devient un couteau à deux tranchants : d’un côté, il lui fournit plus de visibilité ; de l’autre, cela force ses porte-parole à défendre certains articles du programme jugés fondamentaux par les militants, mais qui sont loin d’avoir prouvé leur efficacité historique et encore moins leur popularité auprès des classes populaires.

Dans le programme daté d’août 2018, QS reconnaît quatre acteurs appelés à se partager la responsabilité du développement de l’économie du Québec de demain : le social et le communautaire à but non lucratif ; le secteur domestique (travail ménager) ; le secteur public (gouvernement) ; et le secteur privé auquel on entend laisser tout au plus « une certaine place, surtout aux PME ». Comme si le Québec pouvait survivre dans le monde d’aujourd’hui sans l’apport des grandes entreprises privées, moins nombreuses que les PME, certes, mais qui sont à l’origine de la plus grande partie des investissements, de l’innovation, des échanges internationaux et des emplois les mieux rémunérés.

QS présente encore aujourd’hui, en 2018, la nationalisation comme étant une solution d’avenir. Pourtant, l’histoire encore nous apprend qu’on ne peut pas attendre de la bureaucratie étatique qu’elle développe d’elle-même des sociétés performantes et innovatrices en dehors des secteurs monopolistiques, comme la production hydroélectrique chez nous.

Au chapitre de la vie personnelle et familiale, QS propose une foule de mesures généreuses en tenant pour acquis qu’elles seront financées en taxant la seule quatrième roue du coche, celle du secteur privé, puisque les trois autres ne paient pas d’impôt. Car le militant de QS se méfie de tout ce qui est privé, qu’il perçoit comme un exploiteur sans autre utilité que celle de payer des impôts et des charges sociales, en attendant de disparaître.

Parmi les mesures qu’il faudra financer avec l’argent du privé et des gens riches, mentionnons le transport en commun gratuit pour tous, la création d’un régime universel d’assistance juridique et un autre d’assurance médicaments, l’assurance parentale étendue même aux gens qui n’ont pas cotisé, l’éducation gratuite de la garderie à l’université, le remplacement du système actuel des retraites par un régime universel auquel même les personnes qui n’ont pas contribué auraient droit, le rapatriement du CELI et l’utilisation de deux tiers de l’épargne personnelle accumulée pour financer des projets verts choisis par l’État… Comme si Ottawa allait abandonner les REER et les CELI tout en maintenant sa propre partie de l’exonération fiscale !

Constatons d’ailleurs au passage que plusieurs des mesures proposées par QS ne sont envisageables que dans la République d’un Québec indépendant. Ce qui laisse un peu de temps pour voir venir.

Pour réaliser tous ces grands chantiers, encore faudra-t-il que le Québec attire et retienne les individus les plus entreprenants et les entreprises les plus dynamiques. Or, il n’y a rien en ce sens dans le programme. En fait, Québec solidaire se contente de reconnaître l’existence du secteur privé dans ce monde capitaliste et s’engage à lui soutirer le plus d’argent possible tout en lui plaçant le plus de bâtons dans les roues possible. De toute façon, à long terme, QS « vise la socialisation des activités économiques », version soft du bon vieux communisme chinois.

Autre caricature de l’interventionnisme des solidaires : on promet d’augmenter le taux des taxes foncières pour chaque maison supplémentaire possédée par un particulier, et on lui interdira carrément de détenir « trop » de maisons. La recette parfaite pour inciter ceux qui en ont les moyens à investir ailleurs, voire à déménager.

Québec solidaire, c’est aussi, bien sûr, une tonne de bonnes intentions plus réalistes sur le travail, l’égalité des sexes ou l’environnement. Des mesures mieux connues souvent empruntées aux autres formations politiques, dont le Parti québécois, qui possède déjà une longue feuille de route en matière de protection des travailleurs et des consommateurs.

Au cours du dernier mandat libéral, le PQ et QS ont joué un rôle complémentaire très positif dans la critique du gouvernement. Pour ces raisons, il est regrettable de constater que ce sont les deux partis du centre droit qui se disputent la première place pour le pouvoir alors que QS et le PQ s’entredéchirent sur la place publique.

96 commentaires
  • Yolande Chagnon - Inscrite 25 septembre 2018 00 h 28

    LE PQ de 1970 vs QS de 2018

    Lors des élections générales de 1970, les péquistes de l'époque se faisent traiter de terroristes, de révolutionnaires, de communistes, de castristes, de poseurs de bombes, de felquistes et tutti quanti.

    Et en plus, ils voulaient proclamer l'indépendance par un simple vote de l'Assemblée nationale.

    Il faudra attendre la victoire de 1976 pour qu'il acquière ses lettres de noblesse et encore !

    C'est avec stupéfaction qu'à la présente élection, ce soit justement le chef du PQ, Jean-François Lisée, qui, en faisant les adaptations nécessaires, tient à peu près le même langage à l'égard de Québec solidaire.

    Quand on n'étudie pas l'histoire, on répète ses mêmes erreurs.

    Actuellement nous assistons à une rencontre des courbes de popularité du PQ et de QS.

    Le fait est cependant que le PQ atteint ce point de rencontre alors qu'il est en chute libre et que QS y parvient en pleine ascension.

    Manifestement, QS verra sa députation sortir de l'île de Montréal; les circonscriptions de Taschereau, Jean-Lesage et Sherbrooke sont à portée de main.

    Le gain d'une ou de plusieurs de ces circonscriptions permettra à QS de frotter son programme à la diversité québécoise et de l'adapter à une conjoncture à multiple facettes.

    Elles et ils seront 6 ou 7 à l'Assemblée nationale, peu importe; l'essentiel est que les député.e.s de QS représenteront la seule alternative à un gouvernement caquiste ou libéral en ayant un programme progressiste.

    Un programme à polir et à édulcorer, mais un solide travail de terrain d'effectué.

    Quant au chef du PQ, il pourra remplir une dernière fois ses fonctions en présidant aux obsèques de ce qui fut naguère et jusqu'à Jacques Parizeau le plus grand espoir de la nation québécoise et qui s'est transformé par osmose politique en Bloc québécois provincial.

    • André Joyal - Abonné 25 septembre 2018 07 h 24

      Mme Vachon : puisque votre mémoire vous permet de comparer la campagne électorale de 1970 à celle d'aujourd'hui, je vous invite à reconnaitre que le programme du PQ était alors beaucoup plus réaliste et acceptable que celui que nous présente ici notre éditorialiste.

      Je vous réfère à l'élection de Mitterrand de mai 81 suivie de celle de son parti le PS: qu'est-il arrivé de son programme? En moins de 3 ans il fut forcé de remplacer son premier ministre par une jeune vedette montante (Fabius) qui a reconnu immédiatement le rôle positif de l'entreprise privée ( et ainsi du profit). Les plus fidèles militants du PS en ont pris pour leur rhume. Imaginons qu'une bonne fée donne d'ici peu le pouvoir à QS, vous croyez vraiment Manon et Gabriel feraient mieux? Vous croyez que l'aurait le socialisme dans un pays tel que déjà théorisé par Boukanine?

    • Gilbert Turp - Abonné 25 septembre 2018 07 h 55

      Vous devriez lire l'éditorial de Jean-Robert Sansfaçon.

    • Marguerite Paradis - Abonnée 25 septembre 2018 08 h 34

      Je signe madame Chagnon. Merci.

    • Raynald Collard - Abonné 25 septembre 2018 08 h 47

      " QS « vise la socialisation des activités économiques », version soft du bon vieux communisme chinois." Voilà ce que l'analyse du programme de ce parti révèle enfin!! Sous les patates pilées du pâté chinois que rappellent bien les longs cheveux platine de Mme Massé, la sympathique madone des rues, se cache un programme pas mal plus chinois qu'il n'y paraissait avant qu'on commence à s'y intéresser.

      Manon Massé fait le pari que les électeurs ne vont voir que la couche-patate. Jean-François Lisée avait le devoir de renverser le pâté chinois pour en montrer les dessous. C'est sans doute tardif, mais le vote, c'est dans 6 jours seulement.

    • Claude Bariteau - Abonné 25 septembre 2018 09 h 12

      Mme Chagnon, le portrait que vous tracez fait le vide sur les contextes économiques internationaux, ce qui fausse votre comparaison entre le PQ et QS.

      1. Le PQ de 1970 est une suite de la Révolution tranquille lors des « Trente Glorieuses » de l’après Deuxième Guerre mondiale et conduisit à l’affirmation des ex-Canadiens français en Québécois dans un univers opposant le communisme et le capitalisme dans lequel des pays en périphérie adoptèrent des mesures socio-démocrates et de nouveaux pays apparurent dans des régimes coloniaux.
      2. Ce contexte explique la déclaration du général de Gaule en 1967. Elle cadra la question du Québec avec les indépendances en cours et propulsa une démarche d’affirmation nationale dans un univers ouvert aux nationalisations et à la création de sociétés d’État. Ce sursaut fut contré par le Canada, mais reprit vie avec Jacques Parizeau. L’échec de 1995 s’est produit après la Chute du mur de Berlin et la dislocation de l’URSS. En découla un recul des politiques socio-démocrates sous attaque par les forces néolibérales cherchant à subordonner les démocraties et à valoriser des déplacements de population pour assurer leurs ancrages.
      3. C’est dans cet univers que se joue l’élection actuelle. Le PLQ est aligné sur le néo-libéralisme. La CAQ, qui y aspire, cherche à redéployer un repli comme celui après l’écrasement des Patriotes en 1838. QS présente un programme conforme aux vues de l’après Deuxième Guerre dans le monde communiste, que M. Sansfaçon a critiqué en éditorial. Le PQ, recentré sur ses assises de 1976, présente un programme qui relance l’approche de Parizeau, ce qui est aux antipodes de votre lecture.

      En fait, vous avez une lecture linéaire du marxisme-léninisme dans un univers où il n’a plus d’ancrage. Elle a tout d’un repli avec un rêve opposé à ceux du PLQ et de la CAQ. Aussi m’apparaît-elle enfermé dans un modèle dépassé loin de l’approche du PQ actuel.

    • Jean-François Trottier - Abonné 25 septembre 2018 09 h 37

      Madame Chagnon, à l'époque de René Lévesque, les ancêtres de QS se nommaient En lutte et le PCCML.

      Dans des discussions ouvertes que j'ai eues avec plusieurs des membres de ces groupes auour d'une bière, je me suis fait traité de social-traître à plusieurs reprises.

      Il y a quelques mois c'est le même mot que GND a utilisé pour parler de tout ce qui l'a prédécé en poltique. Traître.

      Il n'a pas ajouté "social" parce que QS se prétend, très faussement, social-édémocrate.

      Madame Chagnon, QS est socialiste pur, avec toute la dureté et l'intolérance morale que ça signifie. La grande nouveauté est,,,, le sourire-à-Manon.

      Hé! Ils ne supportent pas la moindre critique!! Qu'est-ce que ce sera s'ils ont un jour de vraies responsabilités?
      Quand des gens qui sont persuadés d'être "moralement bons" prennent le pouvoir, topute opposition devient ennemie de la patrie, ou folle.

      Au moment où nous nous parlons, Maduro remplit les prisons et les asiles de son pays à pleine capacité. C'est ça, le parti tant vanté par QS il y a quelques années.

      On est extrêmement loin du PQ de quelqu'époque que ce soit.

    • Nadia Alexan - Abonnée 25 septembre 2018 09 h 51

      Je suis d'accord avec vous, madame Yolande Chagnon. Ceux et celles qui critiquent QS ne comprennent pas que l'histoire se répète, car on a traité le Parti Québécois de communiste et de toutes les dérives de la terre, avant que ce parti atteigne le pouvoir. On a fait la même chose avec le mouvement féministe et le mouvement écologiste au début de ses luttes contre le patriarcat et contre l'exploitation effrénée de la nature.
      La lutte pour la justice sociale n'est jamais facile. Les maîtres du monde ne veulent jamais partager le gâteau avec les gens ordinaires. Ils veulent garder leurs privilèges à tout prix. On a accusé le mouvement socialiste de Tommy Douglas de la Saskatchewan de ces mêmes dérives, quand il a voulu socialiser la médecine, aujourd'hui, si chère aux Canadiens!
      Arrêtons de faire de l'alarmisme chaque fois que l'on veut apporter des corrections aux dérives du système capitaliste qui nous donnent de la prospérité pour le 1% au dépend des 99%. Un système capitaliste sauvage et débridé qui veut tout accaparer et ne rien laisser pour le bon peuple.
      Vouloir réglementer les excès des multinationales qui ne payent pas leur juste part d'impôt, qui empoisonnent l'agriculture et qui magannent l'environnement ne veut pas dire «lui mettre des bâtons dans les roues,» comme le dit monsieur Sansfaçon. C'est-à-dire reprendre notre démocratie déjà volée par les minières et les pétrolières.
      D'ailleurs, les plus célèbres économistes du siècle, les prix Nobels, Joseph Stiglitz, Paul Krugman, Thomas Piketty et notre économiste québécois estimé de l'Université McGill, Henry Mintzberg, tous disent que le système capitaliste ne marche plus, et qu'il faut réglementer les excès de ces grandes entreprises récalcitrantes. Alors, arrêtons de démoniser les partis progressistes qui luttent pour la justice sociale.

    • Jacques Patenaude - Abonné 25 septembre 2018 10 h 09

      Il est remarquable de constater que QS ne reconnaît pas les syndicats comme faisant partie des acteurs "appelés à se partager la responsabilité du développement de l’économie du Québec de demain". Est-ce un oubli ?

    • Jean Jacques Roy - Abonné 25 septembre 2018 13 h 43

      @ Nadia Alexan. Votre commentaire est très à propos et je ne saurais mieux dire.

      @ Claude Bariteau. Vous reprochez à QS de ne pas tenir compte du contexte “international”...
      Par là, j’imagine que vous faites références à la dominance des grandes transnationales qui se partagent le marché et qui structurent l’exploitation et la transformation des ressources naturelles ( agriculture, élevage, secteurs miniers, pétrolier et énergétique)?
      Faites-vous référence au pouvoir transnational du capital bancaire et financier concentré dans quelques grandes institutions et qui de plus, régularise les “économies” des pays émergents ou “dépendants” via le FMI et la Banque Mondiale?

      Et bien, vous trompez Monsieur Bariteau. C’est parce que QS ne tient de la “DÉPENDANCE” économique, étatique et culturelle du Québec à l’économie canadienne et de l’économie capitaliste... qu’il propose dans sa plateforme des mesures pour contrer ces différents niveaux de dépendance.

      Les adversaires trouvent irréalistes de s’attaquer de façon frontale aux conséquences des changements climatiques.... Nos adversaires politiques oublient que les déréglements que nous connaissons au niveau de la planète et de “notre” environnement ne naissent pas d’abord de nos habitudes de consommer mais des “servitudes” acceptées par nos gouvernements aux capitaux privés et à l’industrie pour exploiter nos ressources et “organiser” et “disposer” de notre territoire pour des fins privées. Dans les conditions actuelles d’innégalités sociales et du mur devant nous concernant notre dépendance, en particulier du pétrole, Quelle est la solution “réaliste” qui tient compte d’un contexte internationale?
      Nos adversaires disent: attention ne faites pas peur à nos maîtres qui sont à Ottawa, de nos maîtres qui négocient pour nous l’Aléna, de nos maîtres qui vident nos fôrets, de nos maîtres qui poluent nos rivières et les sols où ils abandonnent leurs déchets, etc.

      Le réalisme est-ce la peur et la soumission? O

    • André Joyal - Abonné 25 septembre 2018 16 h 18

      @A tous les Solidaires : À 14:45 sur 98,5 on nous a appris que Manon ne sait pas ce qu’est le marxisme...
      Ayoiye, elle a un bac en sc. religieuses et prétend ne pas savoir ce qu’est le marxisme. Si elle dit la vérité à votre place je serais inquiet. Ce n’est pas à Nantel qu’elle a dit ca, mais à CJAd. C’est gros.
      Cout donc plus on y pense plus Lisée a eu raison de lui soutirer le masque au beau sourire de madone.

    • Claude Bariteau - Abonné 25 septembre 2018 16 h 48

      M. Roy, il n'uy en 2018 que cinq États communistes : Chine, Cuba, Laos, Viêt Nam et Corée du Nord, ce dernier étant le seul à opérer selon une économie planifiée. Les quatre autres recourent à l’entreprise privée et aux capitaux, dont la Chine devenue une superpuissance économique avec de nombreux miliardaires.

      Des États communistes avant 1989-1992, la majorité s’est mutée en régime démocratique et les partis communistes, après des résistances, ont perdu le pourvoir et leur influence s’est effritée.

      QS, comme la majorité des partis communistes dans les démocraties, ne pourra pas changer cet état de fait. L’Albanie, un pays communiste qui reçut l’appui de la Chine, a développé un modèle autarcique qui l’isola de l’Europe et s'est muté en une république démocratique qui a fait sa demande pour faire partie de l’UE.

      Je tiens compte de ces faits dans mon commentaire. Vous me répliquez que je néglige le contexte international. Au contraire, je signale la dérive néolibérale, les attaques sur les démocraties pour les assujettir au néolibéralisme ultracapitaliste et le recours à une immigration pour nourrir les multinationales d’une main-d’œuvre.

      Vous poursuivez en disant que QS, parce qu’il ne tient pas compte des dépendances du Québec, peut proposer des mesures pour les contrer. Soit. Se pose une première question: comment entend-il procéder dans un système démocratique pour ne pas être élaguer du pouvoir comme tous les partis communistes dans des systèmes démocratiques ? Va-t-il faire abstraction du cadre économique et politique du Québec comme il l’a fait pour construire son programme ?

      Si ce n'est pas le cas, ce qui m'apparaît un incontournable, se pose d'autres questions : comment va-t-il pouvoir éviter que le Québec s’isole et avec quel pays démocratique entend-il s'allier pour lutter contre contre le néolibéralisme ?

      C’est ça que vous devriez préciser plutôt que de me dire que je me trompe en faisant écho à ce que vous signalez autrement.

    • Jean Jacques Roy - Abonné 25 septembre 2018 18 h 20

      @ Monsieur Bariteau. Le débat qui s’amorce, même s’il a été ouvert de façon démagogique et pernisieuse par le chef du PQ, a l’intérêt de poser des questions de fonds concernant la méthode ou l’approche politique que le Québec devra adopter pour son émancipation de différents niveau de dépendances (constitutionnelle du Canada, d’un cadre canadien au niveau économique et de commerces, et enfin au niveau culturel).
      Mettre sur le même plan l’approche de QS ( au niveau politique, économique et des droits démocratique) à celles de Cuba, Corée du Nord ou de l’Albanie est présenter une carricature bien éloignée des propositions de QS.

      1- Tout d’abord, contrairement à la situation des pays mentionnés, le Québec est une société “développée et industrialisée” qui possède une technologie avancée, un savoir scientifique de haut niveau et une main-d’oeuvre qualifiée dans différents champs sociaux, économiques etc...
      2- De plus, malgré plusieurs carences, le Québec compte sur une tradition et culture pour le respect des droits démocratiques. De sorte que notre tradition politique, appuyée par la charte des droits et libertés, ne tolèrerait pas l’implantation d’un régime dictatorial du style Corée du Nord, ou de toute autre société régit par une caste qui se prétend communiste ou socialiste.
      3- Quant à la plateforme de QS, elle est cohérente avec le programme ou la vision générale de Québec Solidaire. Ce qui caractérise cette plateforme, c’est d’amorcer un mouvement pour affronter les défits de l’heure. Premièrement, que le gouvernement rétablisse une plus grande justice fiscale pour exiger une plus grande contribution fiscale de la grande entreprise et d’établir différentes mesures pour augmenter les revenus afin de financer les retards en Santé, en Éducation et amorcer le virage vert qui s’impose.

      Il n’y a rien “d’épeurant” là-dedans, advenant le cas que QS serait au pouvoir, entouré de trois partis de droite qui vont jouer de la démagogie pour bloquer toutes mesures q

    • Claude Bariteau - Abonné 25 septembre 2018 21 h 29

      M. Roy, vous faites un effort pour de ne pas lire ce que j'écris.

      Je n'ai aucunement souligné que la situation des cinq pays communistes serait celle sous QS car le Québec est politiquement une démocratie représentatice. J'ai mis par contre en relief l'état de la situation dans les pays communistes devenus des démocraties au sein desquels les partis communistes ont été élagués pour montrer qu'en démocratie représentative QS devra composer avec cette réalité, ce que vous reconnaissez.

      Mais, à vous lire, j'aurais dit le contraire. Peut-être l'avancez-vous pour éviter de répondre aux deux questions que je vous ai posées.

      Si vous me lisez correctement, je vous ai demandé comment QS procéderait dans un système démocratique. Votre réponse consiste à dire qu'il ferait ce que veut faire le PQ. Alors, pourquoi QS charge-t-il le PQ ?

      Je n'ai pas la réponse à cette question. Je me demande seulement pourquoi QS ne précise pas ce qu'il entend par l'indépendance du Québec qui n'est peut-être pas associée à un État selon les règles reconnues dans le droit international.

    • Jean Jacques Roy - Abonné 25 septembre 2018 23 h 23

      Monsieur Bariteau, il semblerait que vous ne voulez entendre que ce qui fait votre affaire.
      1- Vous avez compris que QS est un parti qui entend opérer en respectant les règles de la démocratie. C’est bien. Mais avez-vous compris que Québec Solidaire, dans son fonctionnement interne est “démocratique” et que ses orientations sont définis par ses membres et non par un establishment au-dessus du parti... ou par les chefs de passage? Ce qui le distingue du fonctionnement hiérarchique ou ce sont les chefs qui décident. Exemple: la CAQ, le PLQ et le Parti Québécois.

      2- Vous concluez de mon commentaire antérieur que QS veut faire ce que veut le PQ. Qui sait ce que veut faire MAINTENANT le PQ de Lisée? QS veut mettre fin aux politiques d’austérité néolibérales qui ont pris force depuis le gouvernement Bouchard, modifier les règles fiscales et chercher des revenus additionnels pour financer les réformes qui s’imposent notamment en santé et en éducation. Ajoutons à ses propositions, le virage vert et pour protéger l’environnement et pour développer une économie verte et durable. Enfin, si QS forme un gouvernement il convoquera une AC où les délégué.es définiront le “comment” on veut vivre et fonctionner dans un Québec indépendant.
      QS propose une approche, la même depuis de nombreuses années... Une approche à l’opposée du budget d’austérité de l’ex ministre Marceau ou encore de l’approche identitaire nationnaliste de l’ex ministre Drainville ou encore des politiques pétrolière du gouvernement Marois! Et tout à coup, vous croyez comprendre que QS veut faire ce que dit Lisée?

      Quant à votre crainte à l’effet que les adversaires économiques et politiques d’un gouvernement QS bloquent les projets de réformes et d’indépendance du Québec. C'est certain qu’ils vont tenter d’empêcher que se réalisent ce qui va contre leurs intérêts. Mais ce qui encore plus certain, si on ne fait rien... ils vont continuer à nous exploiter et gouverner.

  • Patrick Boulanger - Abonné 25 septembre 2018 01 h 33

    « Autre caricature de l’interventionnisme des solidaires »?

    Libre à vous de soutenir le capitalisme tel qu'on le connaît actuellement, M. Sansfaçons. Cela dit, pour ma part, quand on en est rendu à pouvoir compter le nombre de mainsons que l'on a sur notre territoire nationale, il me semble raisonnable d'interdire d'en avoir « trop » quand nous savons que la question de l'itinérance n'est pas encore réglée au Québec (va-t-elle l'être un jour?).

    • Jean-François Trottier - Abonné 25 septembre 2018 09 h 44

      Si vous croyez ainsi défendre QS, M. Boulanger, vous êtes dans le champs pas à moitié.

      QS est socialiste, pas social-démocrate.

      Quand Marois a pris le pouvor, elle a tout de suite voulu augmenter les impôts des plus riches, de faĉpon raisonnalbe parce qu'elle a une certaine expéreicne.
      Ekke a reçu un "petit" coup de fil des banquiers, qui lui ont démontré que le soir-même des centaines de millions allaient sortir du Québec pour ne jamais revenir.
      Elle a reculé à regret.

      Maintenant QS, qui connaît parfairtement cet épisode et s'en est servi pour traiter Marois de néolibérale (!!!! Calv...), veut faire dix fois pire. Et vous croyez vraiment uqe QS est une évolution vers quelque chose de bien ?

      Mise à part la haine et la stupidité, je ne vois pas ce que QS apporte au Québec.

      Prenez-en ma parole de social-démocrate convaincu qui a suivi Parizeau depuis les années soixante, QS est un ensemble massif de mensonges éhontés qui se sert des pauvres comme d'otages.

    • Cyril Dionne - Abonné 25 septembre 2018 11 h 58

      Un petit retour en arrière SVP. Bob Rae avait été élu en 1990 comme premier ministre de l’Ontario sous la bannière NPD. Aussitôt en fonction, les investissements, surtout étrangers, se sont asséchés et l’Ontario est entrée dans une grave récession. La cote de crédit a baissé et les coûts des emprunts ont grimpé en flèche. Le gouvernement de Bob Rae a plongé l’Ontario dans une période d’austérité qui ferait pâlir celle d’un certain Philippe Couillard. On coupait les journées scolaires afin de sauver de l’argent. Tous les services de la fonction publique fonctionnaient à demi-vitesse parce que le gouvernement ne pouvait pas payer pour les services. Et on ne parlera pas des hausses d’impôts et de taxation de toutes sortes.

      Voilà le scénario qui attend le Québec si nos communistes ont la balance du pouvoir. Ce serait un très dangereux précédent de bloquer le budget parce qu’il ne répond pas aux aspirations d’un parti pris dans une faille spatio-temporelle d’il y a deux siècles. Vous pouvez être certain que la cote de crédit va s’affaiblir si le Québec élit une dizaine de députés marxistes. Le Québec paiera plus cher pour ses emprunts, devra augmenter les taxes et impôts et coupera dans les services à la population. Et on verra partir vers l’Ontario et ailleurs, les gens de la classe moyenne et riche parce qu’ils ne voudront plus payer pour les autres et « tannés » de vivre dans une société socialiste/communiste.

      La nationalisation des industries et la création de banque étatique est une autre fausse bonne idée. Regardez partout sur la planète et les pays qui ont fait de même, ont conduit leur population vers des crises politiques et économiques sans précédent. Les exemples pleuvent de partout.

      L’opposition au capitalisme ne devrait pas reposer sur une prémisse idéologique et dogmatique du passé. N’en déplaise à plusieurs, le capitalisme est le mouvement d’où découle le progrès. Sans richesse, la liberté est nulle parce qu’on ne peut pas la cultiver.

    • Christian Montmarquette - Abonné 25 septembre 2018 12 h 03

      @ Jean-François Trottier,

      Le PQ n'est pas social-démocrate

      Le PQ n'est pas social-démocrate il est clairement néolibérai quand on sait que PQ =

      4000 coupures dans les chèques d’aide sociale en 2013; déduction des pensions alimentaires aux enfants des prestations d'aide sociale; désinstitutionnalisation et mise à la rue des malades mentaux sans services et sans suivi; 10 milliards par année de cadeaux aux banques et aux multinationales; 800 millions en cadeaux pour les multinationales minières étrangères en 2013; appui au passage du pétrole sale bitumineux d'Enbrige*; rejet de Pharma-Québec; éternels louvoiements sur la question nationale; augmentations records des tarifs d'électricité; libre-échange néolibéral; dogme du déficit zéro et politiques d'austérité; attaques aux services publics par le retrait de 37,000 employés.es de la fonction publique dont 18,000 en Santé et en Éducation; attaques aux syndicats et coupures de 20% salaires de la fonction publique par René Lévesque ; développement du gaz de schiste à Anticosti; construction d'une centrale électrique à Val-Jalbert ; 5.6 millions de fraudes électorales; système de prête-noms avec SNS-Lavalin; deux arrestations par l'UPAC dont l'attaché politique de Pauline Marois; rejet du scrutin proportionnel en 2011; trahisons d’engagements électoraux : Maintien de la taxe-santé; augmentation des frais de scolarité..

      * Référence :

      "Le PQ et le grand projet canadien, le pétrole" - Le Devoir, 23 février 2013

    • Raymond Labelle - Abonné 25 septembre 2018 14 h 01

      Sur la question spécifique des maisons, QS a raison - avec toutes les autres personnes qui réfléchissent au défi environnemental de notre monde. Plus généralement, il y a les transports comme cause des GES, mais aussi l'aménagement urbain et développement du territoire qui y sont intimement liés. Les citoyens devront abandonner l'idée d'avoir un tas de maison. Même l'idée de maison en banlieue devrait être remise en question.

      Plutôt que sa maison privée en banlieue avec son petit terrain - une ville-centre largement libérée de l'automobile et pleine de parcs qui permettent d'aller dehors à l'aise. Occupant moins d'espace et demandant moins de consommation de matière et d'énergie.

      Et il y a le défi social, comme l'évoque M. Boulanger.

    • Nadia Alexan - Abonnée 25 septembre 2018 15 h 26

      À Monsieur Montmarquette: Peut-être que le Parti Québécois a reconnu ses fautes et qu'il retourne maintenant à ses origines progressistes, socialistes du père de la Révolution tranquille, René Lévesque!
      Il faillait leur donner une chance d'accéder au pouvoir, si l'on avait cédé à leur main tendue pour un rapprochement électoraliste. On a raté une occasion en or pour enfin, se débarrasser des partis néolibéraux et pour assurer le bien commun.

    • Cyril Dionne - Abonné 25 septembre 2018 15 h 29

      Bon. M Labelle, la biodiversité ne peut pas soutenir plus d'un milliard d'humain sur la Terre.

      Ceci étant dit, vous pouvez faire tous les aménagements urbains que vous voulez, si on augmente la population surtout dû à l’immigration, tous vos espaces verts vont partir en fumée. Le réchauffement de la planète va intensifier le dégel par convection des sols pergélisols de l’Arctique qui contiennent entre autre, plus de 1 668 milliards de tonnes de CO2. Les villes sont déjà surpeuplées et vous voulez en rajouter. Pardieu, vous ne priez pas à la même église que David Suzuki. C’est le concept d’avoir des villes qui doit être révisé. Montréal ne produit rien mais accapare presque toutes les ressources des régions.

      Les changements climatiques sont surtout dû à quelques pays seulement, dont la Chine, les États-Unis et l'Inde. La tornade de force 3, qui est tombée sur l’Outaouais, est une de ses conséquences indirectes même si cela n’est pas mesurable. Les changements climatiques encouragent l’amplification des résultantes climatiques, ce qui veut dire qu’il n’y aura pas plus de tempêtes, mais celles-ci seront plus intensives. Les solutions urbaines à la gauche salon de QS ne résoudront aucun des problèmes climatiques.

    • Cyril Dionne - Abonné 25 septembre 2018 15 h 53

      @ Christian Montmarquette

      QS n’est pas social-démocrate, il est clairement marxiste-léniniste. QS ne vit pas sur la même planète que nous. QS ne comprend pas que les gouvernements ne produisent aucune richesse. QS ne comprend pas que l’argent des chèques d’aide sociale provient des contribuables. QS n’a pas reçu le dernier courriel parce que le Parti québécois est contre les pipelines qui transportent le pétrole le plus sale de la planète. QS ne comprend pas que le Québec possède parmi les taux d’électricité les plus bas au Canada, en Amérique du Nord et dans le monde. QS ne comprend pas que les frais de scolarité sont les plus bas au Canada et les argents en moins, encouragent la décrépitude du système postsecondaire. QS ne comprend pas que plus de 40% des gens ne paient aucun impôt au Québec et que ce sont ceux qui travaillent, la classe moyenne déjà saignée à blanc et qui ne vote pas pour eux, qui paie pour tout. QS ne comprend pas que son parti fait et ferait fuir tous les investissements au Québec et que les intérêts sur la dette augmenteraient de façon prodigieuse pour ne pas dire exponentielle à cause d’une décote de crédit. QS ne comprend pas que son approche économique nous lancerait dans une récession. QS ne comprend pas qu’il y aurait une migration massive des gens de la classe moyenne et riche vers d’autres cieux socioéconomiques si ceux-ci occuperaient plus d’espace politique.

      Enfin, QS ne comprend pas que sans les contribuables, il n’y a pas de gouvernement.

    • Raymond Labelle - Abonné 25 septembre 2018 16 h 20

      M. Dionne, les gens qui vivent en banlieue travaillent en ville - ce ne sont pas des fermiers - c'est ceux-là qu'on vise. Ce qui est ici évoqué par moi est un aspect, vous en soulevez d'autres, tout à fait pertinents. Quand je dis qu'il faut faire quelque chose quant à l'étalement urbain, je ne veux pas dire qu'il ne faille rien faire quant aux autres aspects. La bataille se fait sur plusieurs fronts.

      Quelques autres aspects: développement de l'agriculture urbaine, entre autres en serre - avec un aspect communautaire et aussi, éducatif. Quant à vider les villes pour envoyer les gens cultiver à la campagne - bonne chance! Les Khmers rouges ont essayé ça. Par contre, oui l'agriculture locale et biologique doit effectivement être encouragée. Si le résultat de cet encouragement est un déplacement d'une partie de la population vers ces activités, tant mieux - mais il ne faut pas trop compter que ça fasse un transfert massif de population.

      Surpopulation: il est vrai qu'il faudrait limiter l'immigration économique, qu'aucune raison humanitaire ne motive. D'autant plus que, par habitant en Occident, on consomme sensiblement plus qu'en d'autres endroits et que l'immigration est une des principales sources de la croissance de la population en Occident. Ceci dit, l'Occident devra adopter une certaine frugalité pour rendre moins indécente cette fermeture. Mais il faudra alors faire face aux problèmes que l'on tente de résoudre par l'immigration - pénurie de main-d’œuvre par exemple. Par contre il est faux que l'immigration soit une solution supérieure aux politiques natalistes pour contrer le vieillissement de la population: la science démographique fait consensus à ce sujet - il est hallucinant que la proposition contraire soit crue. Par contre, si on veut combattre la surpopulation, il faut accepter qu'elle vieillisse, ce qui cause d'autres problèmes. Pas si facile.

    • Jacques Patenaude - Abonné 25 septembre 2018 17 h 15

      @Montmarquette.
      Vous négligez que le PQ a durant son passage au pouvoir sous le gouvernement Parizeau et Bouchard a aussi créé les CPE, l'assurance médicaments, la réforme de la formation professionnelle, une politique de plein emploi et de développement local, une politique de régionalisation comprenant entre autre des outils de développement local comme les CLD. Le soutien à la création du Chantier de 'l'économie sociale. Le PQ n'est pas parfait, avec la chasse aux sorcières que fait Lisée je vais voter probablement QS mais comme toujours vous y allez "fort aux toast". Le PQ néolibéral? non mais un gouvernement de compromis comme tous les gouvernement sociaux-démocrates c'est vrai.

      Personnellement votre commentaire me fait douter sur l'utilité de voter pour QS même si actuellement je penche dans ce sens .

    • Patrick Boulanger - Abonné 26 septembre 2018 00 h 03

      Prise 2 : Excusez-moi, M. Sansfaçons. Mon commentaire précédent était digne d'un chroniqueur de mauvaise foi.

    • Christian Montmarquette - Abonné 26 septembre 2018 10 h 35

      @ Cyril Dionne,

      « Les gouvernements ne produisent aucune richesse» - Cyril Dionne

      « L'État du Québec produit donc plus de 30 milliards de revenus par année »

      Hydro-Québec: 3 milliards de revenus par année.

      La SAQ : 2,4 milliards revenus par année.

      La SAAQ : 1.1 milliard de surplus.

      Loto-Québec : 2,76 milliards en 2017.

      Caisse de dépôt et de placements 24 milliards de rendement.

      Pharma-Québec de QS : 3,5 milliards par année (potentiels).

      L'État du Québec produit donc plus de 30 milliards de revenus par année, sans compter les redevances sur les ressources naturelles, les ventes prochaines de cannabis et la création d'une banque d'État comme le propose QS.

      - CQFD

      Christian Montmarquette

  • Gilles Bonin - Abonné 25 septembre 2018 04 h 23

    C'est bien cela

    le miroitement de la magie du Grand Pogo égalitaire (le socialisme à la sauce soviétique déjà essayé: tout le monde pauvre, sauf les privilégiés du régime qui marchent dans le sens décidé par la direction du parti). Le réalisme n'est pas passé par QS mais le miroitement fait son effet... d'autant que l'on est persuadé que se «faire plaisir» sans risque, c'est pas grave... Cela amène de drôle de déconvenues parfois. Tenez - ce qui est presque passé inaperçu: RDN le co-porte-parole a dit que QS au pouvoir nommerait un «commissaire civil» à l'UPAC... la resurgence du Commissaire politique qui régentait tout au nom du parti communiste dans l'ex-URSS? On n'en est pas loin; ce n'est qu'un début...

    Et avec cela, on garde les libéraux en place? Il y a un risque; pas que la CAQ me facine, mais elle ne fera pas pire et avec un mandat pas trop fort, elle fera peut-être un peu mieux... du moins au début.

  • Gabriel Claveau - Inscrit 25 septembre 2018 06 h 20

    QS socialiste de gauche ou malthusien de droite?

    Un des gros problèmes de Québec Solidaire est sont attachement sans réserve a toute les propositions de l'écologie politique européenne quel soit de droite ou de gauche, sérieuse ou loufoque. QS considère tellement vertueuse l'écologie politique qu'elle n'en perd son sens critique et met toute les propositions au même niveau.

    Le parti mélange donc allégrement des concepts foncièrement malthusien très a droite comme l'emprunte écologique avec des concept de justice social de la gauche traditionnelle. Il en résulte des contradiction aberrante.

    QS soutient que son but économique premier est de servir les écosystèmes... Ils disent vouloir diminuer l'emprunte écologique de chaque québécois et même de diminuer la consommation au Québec. Je veux bien croire que la simplicité volontaire soit vertueuse au niveau individuelle, mais elle l'est beaucoup moins si elle est mener par l'autorité d'un état.

    Ques qui fait le plus augmenter l'emprunte écologique d'une nation?
    -l'augmentation du salaire minimum
    -l'immigration en provenance de pays a faible emprunte écologique comme l'Afrique subsaharienne
    -les soin de sante gratuit (médecine et dentiste)
    -l'augmentation de l'espérance de vie

    • Raymond Labelle - Abonné 25 septembre 2018 14 h 19

      M. François Beaulé, dans une autre intervention à un autre article, avait abordé ces questions:

      "(...) les pays occidentaux pourraient réduire de façon radicale leur quotas d'immigration. Et alors la dénatalité ou la faible natalité occidentale permettrait une réduction des populations occidentales, celles qui produisent le plus de GES per capita. Voilà quelque chose qui est à notre portée, sans gouvernement mondial.

      Cependant, cette mesure nous placerait rapidement devant le problème numéro 1, l'incapacité du système capitaliste à se passer de la croissance économique, tant au niveau national qu'occidental ou mondial. Ce qu'une décroissance de la population ne manquerait pas d'entraîner.

      La solution aux problèmes de dégradation environnementale nécessite une forme de révolution économique et politique puisque le capitalisme ne peut se passer de croissance. Je ne connais pas la solution et il ne sera pas facile de la formuler."

      Dans la suite de cette excellente réflexion de M. Beaulé, on peut se demander: Serait-il possible d'allier croissance économique, que l'on accepterait modérée, voire se contenter d'un maintien, avec diminution de la consommation d'hydrocarbures - développement de technologies et implantation d'infrastructures moins consommatrices allant dans ce sens?

      Ça prend de la techno et ça fait des choses à produire par exemple, produire et installer des panneaux solaires, implanter un réseau de transport en commun, création de matériaux efficaces (amélioration du recyclage), réaménagement urbain, etc...

      D'autre part, si on veut accroître le niveau de vie des pays plus pauvres ou émergents, en situation de rattrapage par rapport à nous, ceci risque aussi de vouloir dire plus de consommation d'énergie globalement - mais on peut se développer en étant économe - les pays émergents pourraient croître avec un excellent transport en commun au lieu d'encourager la voiture individuelle par exemple

      Juste pour illustrer que: pas évident.

  • André Joyal - Abonné 25 septembre 2018 07 h 11

    «Être Canadien»

    Étant impossible (encore une fois) de commenter le texte de Michel David de ce matin, c'est donc ici que je dois le faire.
    Il écrit 2 fois en critiquant l'immobilisme de Philippe Couillard face à Ottawa : «Robert Bourassa, qui revendiquait la « souveraineté culturelle» a dû se retourner dans sa tombe ». Bien qu'il ne s'agisse pas d'un éditorial, si on ajoute le présent éditorial de M Sansfaçon qui ne laisse aucune équivoque, est-ce à dire que Le Devoir élimine QS et le PLQ? Je ne peux que l'espérer. La suite demain?

    • Raymond Labelle - Abonné 25 septembre 2018 14 h 22

      Le Devoir attendra probablement samedi pour faire sa recommandation officielle pour le suffrage - cette édition étant celle qui devrait avoir le plus d'impact - la plus proche de la date du scrutin - et aussi, édition du samedi, plus lue. 10 contre 1 qu'il va recommander PQ - vous avez décelé de bons indices.

    • David Cormier - Abonné 26 septembre 2018 15 h 48

      M. Labelle, si votre pronostic s'avère, attendez-vous à lire nombre de communistes de QS venir geindre ici qu'ils mettront un terme à leur abonnement. Or de la doctrine solidaire, camarades, point de salut!