«Combien tu paies?»

Le débat sur la hausse du salaire minimum se poursuit partout en Amérique du Nord avec la décision de certains États, provinces et villes de le porter rapidement à 15 $. Le gouvernement Couillard a fait son nid, mais gageons qu’il pourrait changer d’idée.

À la question d’un travailleur à un employeur potentiel : « Combien tu paies ? », ce dernier répondra par sa propre question : « Combien tu vaux ? » Et l’issue de l’entretien dépendra de plusieurs facteurs tels que les compétences du candidat et l’abondance de main-d’oeuvre, voire le genre majoritaire dans cette catégorie d’emplois.

Pourquoi une associée d’un Walmart est-elle moins bien rémunérée qu’un commis à la Société des alcools, sinon parce que ce dernier est syndiqué dans une société d’État alors que la première n’est pas prête à risquer son emploi pour affronter une multinationale antisyndicale.

En d’autres mots, pourquoi tant de gens acceptent-ils de travailler pour seulement 11,25 $ l’heure, sinon parce qu’ils n’ont pas le choix ? Et c’est précisément pour protéger ces gens que les gouvernements imposent des conditions minimales de travail, plus ou moins généreuses selon l’idéologie des partis au pouvoir et les rapports de force sociaux du moment.

Car il n’existe pas de vérité économique incontestable en matière de protection sociale. Pourquoi 15 $ l’heure et non pas 20 $ ou 10 $ comme dans certains États américains ?

En Ontario, le gouvernement de Kathleen Wynne, qui était opposé à une hausse rapide du salaire minimum, a changé d’avis à quelques mois d’une élection qui s’annonce désastreuse. Depuis le 1er janvier, le salaire minimum est de 14 $/h et il passera à 15 $ l’année prochaine. Une hausse de 32 % en 18 mois. À moins, bien sûr, que Mme Wynne ne perde son pari électoral.

En Alberta, le gouvernement NPD a porté le salaire minimum à 13,60 $ en octobre dernier et s’engage à l’augmenter à 15 $ en octobre 2018. Il équivaudra alors à 50 % du salaire horaire moyen dans cette province. Un ratio considéré par plusieurs, dont l’économiste Pierre Fortin, comme étant optimal.

 

Au Québec, le salaire minimum atteint 47 % du salaire moyen à 11,25 $ et devrait rejoindre le ratio de 50 % d’ici 2020 alors qu’il sera de 12,45 $. Personne ne niera que 500 $ par semaine, c’est nettement insuffisant pour faire vivre une famille.

Cela dit, la grande différence avec l’Ontario, c’est que le coût de la vie est moins élevé au Québec et que l’aide gouvernementale aux familles et aux travailleurs à faible revenu est de loin plus généreuse.

Selon une étude de la Chaire en fiscalité de l’Université de Sherbrooke, grâce aux prestations et aux crédits d’impôt des gouvernements, le revenu disponible d’une famille québécoise avec deux enfants, dont l’un des deux conjoints travaille au salaire minimum, équivalait à 118 % de la Mesure du panier de consommation en 2016, comparativement à 95 % seulement en Ontario. Même après l’augmentation du salaire minimum à 15 $/h, l’avance du Québec sur l’Ontario se maintiendra.

En d’autres mots, tout libéral qu’il soit, le gouvernement du Québec a fait le choix de collectiviser le sort des salariés du bas de l’échelle au lieu de le faire porter sur les épaules des entreprises. C’est un choix qui se tient en social-démocratie.

On peut certes le critiquer en soulignant que ce n’est pas aux contribuables de subventionner le commerce de détail, encore moins la restauration rapide. Mais on peut aussi tenir un autre discours en rappelant qu’une hausse trop rapide du salaire minimum aurait pour conséquences de fragiliser l’emploi non seulement des salariés au salaire minimum, mais de tous ceux qui les devancent de quelques dollars et qui subiront ainsi une dévaluation relative de leur travail.

En Ontario, le Bureau de la responsabilité financière, l’équivalent du Directeur parlementaire du budget à Ottawa, a évalué que la hausse à 15 $/h allait mener à la perte de 50 000 emplois, faire grimper l’indice des prix de 0,5 % et faire passer le nombre de salariés au salaire minimum de 500 000 à 1,6 million d’un coup. Plusieurs PME, comme ce franchisé Tim Hortons de Cobourg, tenteront aussi de réduire leurs coûts en sabrant les avantages sociaux déjà peu généreux.

En tenant compte de ces différents facteurs, la meilleure stratégie économique pour le Québec consiste à poursuivre le redressement du salaire minimum à un rythme supérieur à l’inflation tout en bonifiant les programmes publics de soutien aux travailleurs à faibles revenus sans tenter de battre les provinces riches sur leur propre terrain. Mais de grâce, qu’on fasse taire le lobby des propriétaires de PME qui se plaignent sans cesse de payer trop d’impôt !

Et qui sait, des élections étant prévues chez nous aussi en 2018, peut-être les partis suivront-ils l’exemple de Mme Wynne… si elle est réélue.

17 commentaires
  • Serge Pelletier - Abonné 9 janvier 2018 03 h 47

    Comparaison très boiteuse entre SAQ et Walmart

    Comparaison très boiteuse entre SAQ et Walmart

    Vous comparez les salaires des commis de la SAQ et ceux de Walmart, mais omettez un petit bout fort important: les employés de la SAQ sont des employés d'une société péri-gouvernementale possédant le monopole de l'importation (tous doivent passer par eux), et la distribution des vins et spiritueux. Le gouvernement refusant toute réelle concurrence.

    Ainsi les salaires payés y sont-ils pratiquement près de trois fois supérieurs à ce qui se paie dans le secteur de l'alimentation en général (excluant Costco). Sans parler des avantages sociaux et des coûts sur la masse salariale.

    Quant à eux, Walmat et les commerces similaires sont en concurrence directe les uns avec les autres... Donnez un monopole à n'importe quel commerce (peut importe le type), vous verrez exploser les prix et le gonflement des salaires. Mais aussitôt qu'il n'y a plus monopole, la faillite est proche. Souvenez-vous Télé-globe Canada: privatisation et monopole maintenu pour 5 ans... à la septième année (soit 2 ans après la fin du monopole) ce fut la faillite...

    • Jean-Yves Arès - Abonné 9 janvier 2018 10 h 38

      Pour donner une idée du fossé entre les employés du monopole de la SAQ et ceux du commerce de détails, le haut de l'échelle salariale d'un commis dépasse les 60,000$ annuel.

      Et cela ce n'est que le salaire apparent. Dans ce genre d'emploi para-public les avantages sociaux (expression qui affiche sans complexe son innégalité sociale..) débouche sur des coûts salarialaux 50% plus élevée que le salaire.

      On se retrouve donc avec une facture salariale dans les 90,000$.

      Et là on n'a pas encore ramener cela sur le nombre de jour effectif de travail. Tout comme nous n'avons encore donner aucune valeur a la sécurité d'emploi...

    • Nadia Alexan - Abonnée 9 janvier 2018 10 h 39

      Vous avez tort, monsieur Serge Pelletier. Votre argument ne tient pas la route. Même sans monopole, les entreprises privées vont exploser les prix, mais pas les salaires. Les milliardaires, propriétaires de Wallmart, ont les moyens de payer des salaires décents à leurs employés. Le fait qu'ils refusent témoigne de leur cupidité. Les entreprises qui se plaignent du salaire minimum se comportent avec mesquinerie envers leurs employés. Monsieur Sansfaçon a raison. Les pays qui sont plus égalitaires, tel que les pays scandinaves ont un très haut taux de syndicalisation.

    • Serge Pelletier - Abonné 9 janvier 2018 12 h 50

      Madame Alexan, Walmart est un magasin de pauvres pour les pauvres. Tout comme d'ailleurs les Magasins à 1$, et autres du même style. Walmart est détestable parce qu'il emploi plus de personnel sur une base temporaire que toute autre entreprise, mais cela est un choix de la compagnie: sortir un peu tout le monde de la misère noire qu'uniquement une certaine quantité. Ici, plusieurs oublient ou ne connaissent pas le système américain - système où les "services et supports sociaux étatiques" sont pratiquement inexistants dans plusieurs états. Or, avoir une jobine au salaire minimum pour quelques heures semaines en l'État du Mississipi permet de manger un peu...
      En fait, Walmart applique ici, comme ailleurs, les mêmes pratiques que les entreprises concurrentes. Allez faire des vérifications aux Magasins 1$, aux concessions IGÉA, aux Métro, aux concessions Pharmacies Jean Coutu, aux concessions Tim Horton, etc. Tous en bas de l'échelle (normes minimales) et majorité des employés à temps partiel...
      Quand aux pays scandinaves, le taux d'imposition frise les 75%... et là aussi les boss des grandes entreprises et des grands syndicats s'en mettent plein les poches... avec bien entendu la délocalisation des productions et des pofits (la suédoise IKÉA en est l'exemple flagrant pour les biens de grande consommation, et la finlandaise Nokia ayant perdu son monopole étatique était au bord de la faillite - racheter à fil prix par une américaine). Il y a des mythes pour les pays scandinaves... Mais ce ne sont que des mythes.

    • Marguerite Paradis - Abonnée 9 janvier 2018 13 h 20

      Mode solution: la création de coopératives de travail.

      Les travailleurEs ont les idées, malheureusement elles-ils n'ont pas les ressources. Ces dernières sont « oligopolisées » avec la bénédiction de nos éluEs fédéraux et nationaux.
      M.P.

  • Marguerite Paradis - Abonnée 9 janvier 2018 07 h 11

    ENCORE SUR LE DOS DES CITOYEN.NES

    « En d’autres mots, tout libéral qu’il soit, le gouvernement du Québec a fait le choix de collectiviser le sort des salariés du bas de l’échelle au lieu de le faire porter sur les épaules des entreprises. C’est un choix qui se tient en social-démocratie. »

    Les entreprises sont grasses cuites, elles profitent 1) de la social-démocratie et 2) de l'exploitation des travailleurEs.

    Les citoyen.nes n'ont pas fini de courber l'échine.
    M.P.

    • Jean-Yves Arès - Abonné 9 janvier 2018 11 h 32

      "Les entreprises sont grasses cuites"

      C'est bien connu, les entreprises déborde de profit et nagent dans l'argent.

      Alors donc pourquoi leur taux de survie est-elle si courte?

      Elles ont toutes accumuler des millions dans des paradis fiscaux et vous retrouverez leurs propriétaires faire les fénéants sur le bord de leur piscine?

      Un tier seulement sont toujours active après 9 ans,

      www.goo.gl/MA6fws

      Extrait de la page 14 ici,

      www.goo.gl/6sWr4p

      Et ce, c'est pour celles qui ont 5 employés et plus. Pour les plus petites, plus concernées par les bas salaires, cette survie est dans les 20% a 9 ans.

      Et qui se fait servir "par la sociale démocratie", quand l'on voie les salaires qu'on retrouves dans les niches monopolistiques fabriquées par la sociale démocratie telle la SAQ?

      Le rôle des entreprise, particulièrement celles de petites dimensions, jouent un rôle sociale très important pour l'ensemble de la population, mais particulièrement pour la partie la moins nantie pour le bas coût des services qu'elle lui rend accessible.

    • Marguerite Paradis - Abonnée 9 janvier 2018 13 h 03

      Alors des propositions de solutions :
      1) il faut « libérer » le revenu des individus du travail par le revenu de citoyenneté pour le respects des droits humains et de la justice sociale
      2) il faut instaurer la taxe Tobin (taxation des transactions monétaires) puisque maintenant l'$ est dans la spéculation et non la création d'emplois
      M.P.

    • Jean-Yves Arès - Abonné 9 janvier 2018 15 h 37

      Le revenu de citoyenneté c'est pas mal cela que fait le gouvernement.

      La différence c'est qu'il réseve cette forme de revenu minimum variable a ceux qui en ont le plus besoin. C'est le sens même de la sociale-démocratie que ces support soient partagés par tous, plutôt que d'être enfermé dans le rapport commerciale employés/employeur, et qu'ainsi le reste de la population s'en lave les mains.

      La taxe Tobin implique un tout autre régime économique, beaucoup interventionniste et plus totaltaire... Et même si elle pouvait être appliquée facilement, dans les poches de qui pensez que le flot d'argent de cette taxe tomberait ?

      Dans celles des pauvres, ou dans celles déjà fort bien pourvues pour cause d'opportunités sociales?

  • Nadia Alexan - Abonnée 9 janvier 2018 07 h 42

    Arrêtons la mesquinerie des entreprises!

    Travailler pour le salaire minimum et faire le choix entre payer le loyer ou manger à sa faim est une barbarie de l'idéologie néolibérale. Pourquoi devrons les pauvres toujours subir les conséquences de l'avidité des riches? Pourquoi ne pas dicter un salaire maximale pour les riches au lieu des salaires faramineux accorder aux dirigeants d'entreprises qui ne travaillent pas plus que le travailleur moyen? Il faudrait sortir de ce carcan du marché, une idéologie selon laquelle les gens travaillent sans pouvoir subvenir à leurs besoins de base. Le salaire minimum est une barbarie dans une société civilisée.

    • Marc Therrien - Abonné 9 janvier 2018 18 h 06

      Je ne sais pas si, comme vous l’affirmez, «le salaire minimum est une barbarie dans une société civilisée», mais j’imagine qu’il y aurait pire barbarie encore s’il n’existait pas et que le marché de l’emploi était purement libre et que les salaires s’établissaient sur la seule base de la capacité de négocier. Puisque le communisme n’a pas fait ses preuves en termes de durabilité et tant qu’on ne réformera pas le capitalisme pour qu’il continue d’être efficace tout en reposant sur d’autres bases que celles qui ont assuré son succès jusqu’à maintenant, je pense bien que vos injonctions morales n’émouvront pas les dirigeants d’entreprises. En tout cas, ce ne sont pas eux qui ont intérêt à ce que ça change. Et ceux qui ont intérêt à ce que ça change, n’ont peut-être pas le pouvoir d’arriver à leurs fins.

      Marc Therrien

  • Jules Desrosiers - Abonné 9 janvier 2018 08 h 52

    honte, et après?

    C’est quand même honteux de constater que, avec l’argent de nos taxes, on puisse offrir la parité de salaire avec les autres provinces aux juges, aux médecins et à bien d’autres groupes privilégiés (les fonctionnaires municipaux etc.). Pourtant, ces gens instruits ont eux aussi bénéficié d’aides non salariales de l’État (comme une scolarité de qualité à bon marché).
    C’est quand même honteux de constater que nous, les mêmes citoyens contribuables, pendant ce temps on surveille de ci près le revenu des moins bien payés parmi nous, et qu’on maintienne consciencieusement ce revenu à un bas niveau tout en admettant que c’est insuffisant pour vivre correctement de son travail. Et, pendant ce temps, l’écart entre les plus riches et les plus pauvres continue d’augmenter.
    Dans quelles sociétés vivons nous!
    Hè! C’est comme ça! Que voulez-vous ...
    On peut expliquer tout ça. Par exemple, Chomsky et d’autres disent clairement combien nos sociétés sont dirigées par des riches au profit des riches. Avec ce constat en tête, on comprend bien des choses.
    On peut expliquer, bien sur, mais ça n’empêche pas d’avoir honte. Comme disait l’autre, la conscience ne suffit pas.

    • Pierre Raymond - Abonné 9 janvier 2018 11 h 54

      «...Chomsky et d’autres disent clairement combien nos sociétés sont dirigées par des riches au profit des riches. » J. Desrosiers

      Et j'ajouterais cette autre citation :

      « Le code Pénal est ce qui empêche les pauvres de voler les riches et le code Civil est ce qui permet aux riches de voler les pauvres. »
      Emmanuel Carrère

    • Serge Pelletier - Abonné 9 janvier 2018 13 h 01

      Justement, il est faux de prétendre qu'au Québec la scolarité est de bonne qualité et à coûts raisonnables. C'est sans doute l'un des mythes le plus répandu, surtout pour le niveau universitaire.

      Quant aux empoyés municipaux, il faut faire certaines distinctions que malheureusement les journalistes ne font pas dans leurs articles. Le salaire moyen d'un commis col blanc, d'un manoeuvre col bleu est d'nviron 40,000$/50,000$/an... Par contre, il y a plus de 1,200 cadres qui sont au-dessus des 100,000$/an. L'écart entre les premiers et les deuxième ne cesse de croitre, car les augmentations salariaux sont toujours en %... Sans parler qu'un cadre ne peut rien faire sil n'a pas au minimum 2 adjoints (salaires dans les 90,000$) etc.

    • Jean-Yves Arès - Abonné 9 janvier 2018 15 h 46

      " M. Pelletier, il y a quelques années le rapport annuel de ville de Mtl était assez détaillé pour pouvoir calculer que le coût moyen pour un col bleu y était a quelques 92,000$ quand on incluait les renflouments du régime de retraite. Celui des cols blanc était de l'ordre de 85,000$.

      Pour être juste on ne pas peut s'en tenir qu'au seul salaire.

      Bien des avantages s'additionnent et sont enfouies au fond des conventions collectives et autres ententes qui n'ont bien peu, ou même pas du tout, de visibilité.

    • Serge Pelletier - Abonné 9 janvier 2018 16 h 15

      Effectivement M. Arès, mais il faut faire attention à cette histoire de fonds de pension des employés horaires... On peut aussi dire que 25 ans de service continu pour la pleine "retraite" (70% du salaire moyen en temps régulier des 5 dernières années) est complètement anormal. Tout comme il est anormal et abobinable qu'à Hydro-Québec cela monte à 80%... et que tout ce beau monde reçoive des primes annuelles de productivités pour faire leur job... En fait aussitôt que c'est le contribuables qui paie la facture, rien n'est trop beau.
      Mais n'oubliez pas que les cadres de premiers nivaux sont à environ 150% de plus que les "taux horaires"... et comme les augmentations sont toujours en pourcentages... l'écart s'accroit et s'accroit. Seuls les contribuables paient et paient avec toujours moins de services...

  • Serge Pelletier - Abonné 9 janvier 2018 16 h 03

    Les politiciens, Ha! Les politiciens

    Les politiciens au Canada, peu importe le parti politique, font du n'importe quoi, n'importe comment sans tenir compte de quoi qu'il soit - la vue gobale d'une situation n'existe pas pour eux. À titre d'exemple: le nouvel engouement de la Première Ministre Ontarienne pour sortir les "BS" de la pauvreté. Quelle noble intention, mais sans aucun recul

    Ainsi pour une période expérimentale de trois années certains "cobayes BS" désignés recevront sur une base individuelle un peu plus de 19,000$ de prestations annuelles - avec maintient des soins et médicaments déjà couverts par le BS.

    Bravo. C'est vrai que cela sort les indigents de la pauvreté. Mais, cela crée aussi un autre problème...

    La majorité des canadiens nont que la rente de retraite (pension de vieillesse fédérale) et le supplément de revenus garantis (SRG) qui accompagne la pension à 65 ans. Combien donne annuellement conjointement ces deux revenus... environ 16,000$. Il va s'en dire sans aucun soin et couvert médicaux tels ceux du BS... Pour ceux du Québec qui croient à tord ête plus riches, les prestations RRQ est déductible du SRG qui est versé... Fac, on repassera pour le plus riche...

    En fait, actuellement les gouvernements font du n'importe quoi pour faire un semblant de faire... Élections obligent. Et les grands syndicats les suivent dans les niaiseries...