Une idée simpliste de Lisée

Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, a enfourché un nouveau cheval de bataille. Il propose de réduire les salaires des mandarins et des hauts dirigeants des agences et des sociétés d’État. C’est une idée simpliste, lancée pour racoler à gauche, qui ne résiste pas à l’analyse.

Jean-François Lisée vient d’avoir une autre idée, celle de limiter à 225 000 $ (le salaire de 250 000 $ versé au premier ministre, moins 10 %) la rémunération des sous-ministres, des p.-d.g. et des vice-présidents des agences et des sociétés d’État.

Le p.-d.g. d’Hydro-Québec, Éric Martel, a encaissé 637 000 $ l’an dernier, incluant près de 120 000 $ en primes de rendement. Le p.-d.g. de la Société des alcools du Québec, Alain Brunet, a touché 438 000 $, et celui de Loto-Québec, Gérard Bibeau, à peu près la même somme.

Du côté des agences de l’État, le p.-d.g. de l’Autorité des marchés financiers, Louis Morisset, remporte la palme avec 414 000 $, suivi de Pierre Gabriel Côté, d’Investissement Québec, avec 391 000 $ et de Luc Meunier, de la Société québécoise des infrastructures, avec 317 000 $.

Parmi les sous-ministres, seul celui des Finances, Luc Monty, dépasse la limite de 225 000 $ avec une rémunération de 255 000 $.

Réduire la rémunération du p.-d.g. d’Hydro-Québec à 225 000 $, l’équivalent d’un salaire de simple vice-président dans l’entreprise privée, sans compter l’intéressement dans l’actionnariat de la société, apparaît un peu court, c’est le moins qu’on puisse dire. Hydro-Québec fournit 4 milliards par an au trésor public et chapeaute des investissements annuels de 3,8 milliards. Sa compétence est des plus cruciales pour l’économie du Québec. Elle n’est pas la seule dans son cas : par exemple, avoir un p.-d.g. performant chez Investissement Québec importe aussi.

Il faut souligner que le chef du PQ ne s’intéresse qu’à la rémunération sans souffler mot des régimes de retraite. L’actuel p.-d.g. d’Hydro-Québec aura droit à 4 % de sa rémunération par année travaillée — ce qui est fort généreux —, le même pourcentage que le régime de retraite des députés. Or son prédécesseur Thierry Vandal, qui recevait un salaire moindre, a pu compter sur un régime de retraite encore mieux garni. Bref, à défaut d’accumuler des options d’achat d’actions comme dans le secteur privé, les p.-d.g. des sociétés d’État se rattrapent avec leur régime de retraite.

Quant au sous-ministre des Finances, Luc Monty, il s’agit d’une véritable aubaine pour l’État québécois. Dans le secteur privé québécois, il en gagnerait le triple. Parlez-en à Jean St-Gelais, qui a quitté la fonction publique pour travailler à La Capitale.

Pour Louis Bernard, cet ancien secrétaire général du gouvernement, le problème de la rémunération des sous-ministres et des p.-d.g. des sociétés d’État, c’est qu’elle n’est pas suffisamment liée à l’atteinte d’objectifs tangibles. Il faut revaloriser les emplois supérieurs au sein de l’État, postes qui ont perdu leur lustre de la Révolution tranquille. Ça n’est pas une simple question de rémunération ; l’enjeu commande une réforme en profondeur de la gestion de l’État.

Jean-François Lisée, qui plaide pour un Québec « éthique et équitable », surfe sur la vague de l’indignation populaire soulevée par la rémunération que se sont réservée les hauts dirigeants de Bombardier et par les hausses éhontées accordées aux médecins. Le chef péquiste veut sans doute séduire les sympathisants de Gabriel Nadeau-Dubois, mais il aurait avantage à se rappeler que la compétence importe, même dans le secteur public.

44 commentaires
  • Jean-Pierre Martel - Abonné 13 avril 2017 02 h 31

    Un choix de société

    Depuis l’accession de M. Lisée à la tête du PQ, ce parti a dépoussiéré une partie de son idéologie notamment en matière de défense du français.

    Le plafonnement du salaire des grands serviteurs de l’État pose la question de la finalité de l’indépendance.

    Même si les limites que veut imposer M. Lisée sont réalisables sans faire l’indépendance, ils établissent clairement le genre de pays que veut construire le PQ; une société plus égalitaire.

    Ce n’est pas du communisme. Ce n’est pas du socialisme. C’est du simple bon sang.

    Et si certains jugent cette évidence simpliste, née d'un machiavélique calcul politique, eh bien qu'ils le pensent ; cela ne nous empêchera pas d’agir. Libre à ceux qui tiennent à la liberté illimitée de s’enrichir de voter libéral.

    • Jean Duchesneau - Abonné 13 avril 2017 09 h 51

      Le pays ne doit pas se fonder sur une idéologie politique qu'elle soit de gauche ou de droite. Il ne faut pas embarquer dans le jeu de QS qui entraîne la nation québécoise francophone dans le mur, se faisant complice du PLQ. La question des PDG n'a rien à voir avec la volonté d'un peuple de vouloir survivre. QS n'a fait preuve d'aucune volonté de prioriser la souveraineté. Leurs porte-paroles l'utilisent pour diviser le vote et maintenir le PLQ au pouvoir. Car la gauche halal (désignée ainsi par Pascal Brukner) a besoin d'une clientèle opprimée pour se faire du capital politique. Le principe fut bien décrit par feu Guy Corneau dans son livre "Victime des autres, bourreau de soi-même". QS se désigne lui-même comme parti-sauveur. Sa raison d'exister nécessite des victimes que lui procure les bourreaux qui sont aussi nécessaires à sa mission de sauveur. Jean-François Lisée ne doit pas entrer dans ce jeu malsain et toxique de vouloir dénoncer des bourreaux (maintenant les PDG et quoi plus tard) afin de sauver le bon peuple opprimé. Il faut oublier toute alliance avec QS mais plutôt dénoncer le fait que ce parti rêve de faire du Québec, un grand laboratoire modèle pour le monde, d'une gauche réinventée. Je veux bien en débattre, mais une fois que le Québec sera un pays. Comme disent les anglais: "You cannot bake your cake and eat it at the same time".

    • Aline Tremblay - Abonnée 13 avril 2017 10 h 20

      Parfaitement d'accord avec vous, m. Lisée dépoussière et il a la capacité de le faire. Que ça serve électoralement, mais pourquoi pas si l’on veut renverser un gouvernement jugé toxique. Doublé de l’intention de s'entendre sur le pays qu'on veut, c'est encore mieux. Pourquoi ne pas s'émanciper maintenant avec les pouvoirs que possède le Québec? Comme pour la lutte aux paradis fiscaux, dépoussiérons les pouvoirs du Québec et passons à l'action.

      Presque chaque jour des journalistes du Devoir tapent sur la tête de m. Lisée. Hier, c'était mme Pelletier et aujourd'hui m. Dutrisac. SVP vous avez un privilège comme journaliste du Devoir, il faudrait démontrer votre capacité à bien vous documenter et à élever le débat au-dessus de la partisanerie ça c'est véritablement SIMPLISTE. Comme indépendantiste non partisane, je n’en attends pas moins. Aussi bien vous y faire J.P. Lisée va brasser la cage d'ici l'élection 2018 et c'est excellent pour réduire le cynisme de la population envers leurs élu.es.

    • J-Paul Thivierge - Abonné 13 avril 2017 10 h 46

      Selon moi, il y a 2 idées à exploiter dès maimtenant ;
      - Fixer les salaires maximum à ne pas dépasser de tout PDG, cadres ou salariés à 50 fois le salaire moyen du pays ( comme cela existe au Japon )
      - Réviser la loi de l'impôt pour établir 10 paliers d'imposition faisant en sorte que ceux qui recevraient plus de 250,000 $ annuellement en rémunération totale soient imposés à plus de 60 ou 70 % .

    • Christian Montmarquette - Abonné 13 avril 2017 11 h 09

      À Jean-Pierre Martel,

      "Même si les limites que veut imposer M. Lisée sont réalisables sans faire l’indépendance, ils établissent clairement le genre de pays que veut construire le PQ; une société plus égalitaire." - Jean-Pierre Martel

      - J'ai failli m'étouffer quand j'ai lu ça!

      - Comment un PQ qui gave les entreprises à coups de milliards pendant qu'il coupe dans l'aide sociale et les services publics avec le même dogme du déficit zéro et la même idéologie d'austérité que le Parti libéral, peut-il encore avoir le culot de prétendre qu'il veut une société plus égalitaire??

      - Ah ! Oui! ..C'est vrai ! ...le PQ clignote à gauche dans l'opposition et tourne à droite au pouvoir. !

      - Et voilà le grand mystère péquiste enfin résolu!

      Christian Montmarquette

    • Jean-Pierre Grisé - Abonné 13 avril 2017 17 h 55

      M.Montmarquette,vous avez percer le mystere péquiste,j'en connais qui parle a gauche et tourne vers la réélection du super parti libéral du Québec si généreux pour les démunis en éducation en santé en fait
      partout meme soulager la misere des riches.Vous m'avez convaincu je voterai le groupe Couillard le sauveur de la province en plus d'etre
      canadien et ardent défenseur de ce grand pays et a sa glorieuse histoire.
      Je vous en remercie chaleureusement.

    • Christian Montmarquette - Abonné 14 avril 2017 01 h 55

      À Jean Duchesneau,

      "Le pays ne doit pas se fonder sur une idéologie politique qu'elle soit de gauche ou de droite. Il ne faut pas embarquer dans le jeu de QS" - Jean Duchesneau

      - Quelle connerie.

      Alors que le PQ adhére à l'idéologie capitaliste et néolibérale et que son projet de pays lui-même était basé sur l'idéologie néolibérale avec son Entente (de libre-échange) du 12 juin 1995.

      - Pas possible la désinformation qui roule sur le Web..

      Et alors que le nationalisme ethnique des péquistes lui-même est aussi une autre idéologie!

      ..bin.. bin tanné des niaiseries.

    • Christian Montmarquette - Abonné 14 avril 2017 10 h 44

      À Jean-Pierre Grisé,

      "J'en connais qui parle a gauche et tourne vers la réélection du super parti libéral." - Jean-Pierre Grisé

      Je ne vois pas en quoi le PQ est différent du Parti libéral..

      Quand on sait que PQ =

      Coupures dans l'aide sociale; déduction des pensions alimentaires aux enfants des prestations d'aide sociale; désinstitutionnalisation et mise à la rue des malades mentaux sans services et sans suivi; 10 milliards par année de cadeaux aux banques et aux multinationales; 800 millions en cadeaux pour les multinationales minières étrangères en 2013; Appui au passage du pétrole sale bitumineux d'Enbrige*; rejet de Pharma-Québec; inaction et éternels louvoiements sur la question nationale, augmentations records des tarifs d'électricité; libre-échange néolibéral; dogme du déficit zéro; politiques d'austérité; attaques aux services publics par le retrait de 17,000 employés.es en Santé et en Éducation; attaque aux syndicats et coupures de 20% salaires de la fonction publique par René Lévesque ; développement du gaz de schiste à Anticosti; construction d'une centrale électrique à Val-Jalbert; 2 millions de fraudes électorales; système de prête-noms avec SNS-Lavalin; deux arrestations par l'UPAC dont l'attaché politique de Pauline Marois; rejet du scrutin proportionnel en 2011; trahisons d’engagements électoraux : maintien de la taxe-santé; augmentation des frais de scolarité et coupures dans l’aide sociale entre 2012 et 2014.

      Comme parti de l'opposition qui fait en gros la même chose que le Parti libéral quand il est au pouvoir. Le Parti québécois est intrinsèquement devenu une entrave à la démocratie en usurpant la place d'une véritable alternative politique aux libéraux.

      Christian Montmarquette

      Référence :

      "Le PQ et le grand projet canadien, le pétrole" - Le Devoir,

      Source :

      http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-s

    • Christian Montmarquette - Abonné 14 avril 2017 10 h 55

      À Jean-Pierre Grisé,

      "J'en connais qui parle a gauche et tourne vers la réélection du super parti libéral du Québec.." - Jean-Pierre Grisé

      Pour ma part je connais des péquistes ne suivent pas la joute et ne savent pas compter.

      Puisque le dernier sondage Léger affiche une baisse de 7% des libéraux en même temps qu'une remontée QS de 7% .

      Et ceci, alors que les intentions de votes pour le PQ et la CAQ n'ont pratiquement pas bougées.

      - Que dites-vous de ça, Grisé?

      J'attends votre réponse avec impatience!!


      Christian Montmarquette

  • Jean-Pierre Martel - Abonné 13 avril 2017 03 h 03

    Le flou idéologique du Devoir

    Il y a quelques mois, j’avais été très étonné de voir le Devoir défendre le droit ‘constitutionnel’ d’un magistrat de rendre son jugement en anglais au Québec dans une cause plaidée uniquement en français et où l’accusé est un francophone unilingue.

    Puis cette semaine, le Devoir appuie le refus catégorique du gouvernement Couillard d’invoquer de la clause dérogatoire pour donner un peu de répit au système judiciaire engorgé.

    Et voilà que pour une deuxième fois en quelques jours, le Devoir s’en prend à une autre idée ‘simpliste’ de Jean-François Lisée qui, ma foi, est du simple bon sang; limiter l’enrichissement des uns au sein de l’appareil étatique.

    Le Devoir est libre d’être fédéraliste. Il a le droit d’être libéral.

    Mais il serait utile qu’il dissipe son flou idéologique; à quelle enseigne loge-t-il au juste ?

    • Jeanne M. Rodrigue - Abonnée 13 avril 2017 08 h 44

      «Le Devoir est libre d'être fédéraliste. Il a le droit d'être livéral». (Jean-Pierre Martel)

      Tentative d'explication sur le "virage fédéraliste" du Devoir.

      En septembre 2016, une coalition de journaux et hebdomadaires fut formée pour demander l'aide gouvernementale afin de prendre le virage numérique.

      La coalition réclame entre autres de Québec une série de mesures d'abaissement fiscal similaires à ce qui existe dans l'industrie culturelle et ce pour une période de cinq ans, un programme de crédit d'impôts rmboursable couvrant 40% des frais de production de l'information et 50% des investissements numériques, l’abolition des taxes de vente pour les journaux vendus et une hausse de la publicité gouvernementale.

      Pour justifier leurs demandes, cette coalition formée grossi modo de Capitale Médias, Hebdos Québec, TC Transcontinental et du Devoir font valoir que leurs revenus baissent en raison de l'abandon des recettes publicitaires.

      Rien ne rend plus complaisant que la sollicitation.

      Ajoutez à cela le départ de trois chroniqueurs résolument nationalistes (Lise Payette, Josée Boileau et Antoine Robitaille), une nouvelle direction mollement québécophile, de nouveaux chroniqueurs adeptes de la citoyenneté mondiale et du fédéralisme et vous avez le virage du De oir d'aujourd'hui.

    • Michel Blondin - Abonné 13 avril 2017 10 h 22

      Pleinement en accord, je réitère que ces Lavigueur de ce monde (déjà oublié !) qui se font des pactoles et racolent avec des conseils d’administration bidon qui se conseillent mutuellement des avantages n’ont pas de place dans une société civilisée qui reconnaît le principe de l’équité comme fondement.

      La solution Lisée est dans la bonne direction ; une limite à piger dans le plat à bonbon et un objet, ces salaires mirobolants, d’asservir les cadres à une fidélité achetée.

      La grogne qui débute depuis peu, concernant cette montée en flèche des disparités salariales ne sont que salutaires bien que ce que l’on nomme populisme est un mouvement maladroit. Cette maladroiture ne compensera jamais l’indécence des riches qui sont sans pitié pour les sans-papiers.

      La seule façon de sortir de cette impasse de l’abus de l’argent du peuple est de faire comme dans plusieurs pays : rendre publics les rapports d’impôts et de patrimoine universel à exception près.
      Coome cette mesure tarde à être considérée, la fixation de mesure plafond est tout à fait bienvenue.

      À voir, les textes du Le Devoir de ces derniers temps, je crois qu’une mise au point s’impose. Sinon, je dois remettre mon abonnement en question tant, il pleut de divergences.
      À quelle enseigne loge ce journal!

    • Raymond Saint-Arnaud - Abonné 14 avril 2017 12 h 17

      "Sinon, je dois remettre mon abonnement en question tant, il pleut de divergences."

      Moi aussi. Abonné au Devoir depuis plus de 50 ans, je commence à avoir mon voyage de la nouvelle orientation du Devoir.

      Qui est-ce qui tire les ficelles de ce journal?

  • Michel Lessard - Abonné 13 avril 2017 03 h 26

    Une idée simpliste de Lisée

    Excellent éditorial, monsieur Dutrisac.
    Michel Lessard, Lévis

    • Pierre R. Gascon - Abonné 13 avril 2017 11 h 54

      À tout le moins, avez-vous un commencement d'argumentaire à ajouter à votre trop court commentaire?

  • Jean Duchesneau - Abonné 13 avril 2017 03 h 29

    Grave erreur!

    Souverainiste convaincu, je désire ardemment une entente visant le pouvoir à l'élection de 2018. Toutefois, la proposition de M. Lisée visant à racoller la gauche est d'ordre populiste, sans analyse des conséquences au recrutement des leaders les plus compétents à la tête de nos organisme d'état. La situation contextuelle de Bombardier et celle de la Caisse de dépôts et de placements ou celle d'Hydro Québec ne sont pas comparables. Vouloir racoller QS est aussi une grave erreur, car le projet souverainiste a besoin de pouvoir alors que celui de QS a besoin d'un micro comme porte-voix à leur clientèle. Les partis d'opposition devraient plutôt s'entendre sur une stratégie fondée sur une réforme du mode de scutin. Le PQ devrait lacer un forum avec les autres partis à ce propos, afin de choisir la formule la plus appropriée.

  • Marc Tremblay - Abonné 13 avril 2017 05 h 43

    Pas de vraie argumentation

    L'éditorialiste n'apporte pas d'arguments tangibles pour justifier que les PDG de l'État méritent de tels salaires.

    Je ne peux pas croire que des gens gens compétents ne seraient pas contents de gagner le salaire du Premier Ministre (moins 10%).

    Quant aux salaires démesurés qu'offre le secteur privé, il serait temps de songer à les diminuer.

    • Christian Montmarquette - Abonné 13 avril 2017 09 h 55

      À Marc Tremblay,

      "Quant aux salaires démesurés qu'offre le secteur privé, il serait temps de songer à les diminuer." - Marc Tremblay

      À mon avis, la solution serait d'imposer les gros revenus à 100% à partir d'un certain seuil.

      Par exemple.. Après 300,000 $ de revenus, le gouvernement saisi tout l'excédent...

      Et il faudrait aussi faire en sorte les PDG ceux qui se graissent la patte en se faisant payer en actions.. Que lesdites actions soient imposées à 100% comme un revenu de travail et non à 50% comme elles le sont aussi inéquitablement que ce l'est actuellement.

      Comment se fait-il que les revenus de capitaux ne soient taxés qu'à 50% alors que les revenus de travail soient taxés à 100%?

      - Moins tu travailles..? - Moins tu payes??

      Ça n'a aucun sens !

      Christian Montmarquette

    • J-Paul Thivierge - Abonné 13 avril 2017 10 h 24

      Possiblement que la rémunération imposable dépassant 250 K$ par an devrait être imposée à plus de 60 %.
      Cependant, on doit considérer que les gestionnaires les plus efficaces et astucieux iront dans les entreprises privées et en finalité cela aura l'effet qu'on constate tous les jours dans plusieurs ministères ; les expertises dans les ministères est très faibles et les ministères doivent dépenser des sommes énormes en consultations pour combler le manque d'expertises et de connaissances des technologies modernes.