Pour qu’ils ne soient pas morts en vain

L’attentat terroriste commis contre une mosquée de Sainte-Foy ne doit pas faire dévier le Québec de sa trajectoire inclusive.

Tués parce qu’ils étaient musulmans. Peu de doutes planent sur les motivations d’Alexandre Bissonnette, 27 ans, auteur présumé du carnage au Centre culturel islamique de Québec, situé dans l’arrondissement paisible et sans histoire de Sainte-Foy.

La cible : une mosquée. Les victimes : six musulmans sans défense fauchés de dos. Les paroles prêtées au tireur : une farce monstrueuse sur la grandeur d’Allah.

Le Québec tout entier s’est réveillé lundi avec une claque en plein visage. Un attentat terroriste, un crime haineux, lâche et islamophobe vient d’être commis en son sein.

Notre société pacifique et inclusive comporte sa frange d’écervelés comme n’importe où ailleurs. On les croyait naïvement relégués à la périphérie du débat public, et surtout non armés.

Tel un Dylan Roof, ce suprémaciste blanc qui a tué neuf noirs dans une église de Charleston, en Caroline du Sud, Alexandre Bissonnette aurait visé un groupe pour sa singularité, transformant un sanctuaire en un tombeau.

Son geste est aussi islamophobe que celui de Marc Lépine était misogyne. Il faut commencer par se l’avouer, collectivement, afin de tirer des leçons de la tragédie.

 

Les informations qui émergent au sujet d’Alexandre Bissonnette sont encore parcellaires. Une juxtaposition de mots nous fournissent une vague impression de son profil psychologique. Victime d’intimidation. Antisocial. Troll. Arrogant. Antiféministe. Timide. Il n’y en a pas assez pour esquisser le portrait-robot d’un tueur.

Seul le procès à venir permettra de discerner ce qui relève de la folie passagère et de la haine viscérale à l’égard de la différence. Son action s’inscrit-elle dans la mouvance des groupes suprémacistes blancs ? A-t-il été entraîné par un « agent de radicalisation » ? S’est-il radicalisé de lui-même ? A-t-il pris au pied de la lettre le programme politique des partis d’extrême droite ?

La vélocité caractéristique des modes de production de l’information à l’ère du numérique entraîne son lot de réponses tronquées à des questions posées à la hâte. À preuve, un dénommé Mohamed Belkhadir a été identifié comme un complice et un suspect dans de nombreux médias, y compris Le Devoir, alors qu’il n’a finalement rien à voir avec cette sordide histoire. Il portait secours aux victimes.

Il faudra des semaines et des mois de débats afin de cerner la pensée de Bissonnette, la toile de ses influences et ce qu’elles nous révèlent sur l’état de santé de notre « vivre-ensemble ».

Cet attentat ne prouve pas l’existence d’un racisme et d’une islamophobie systémiques au Québec, une société qui véhicule un message global d’entraide, de solidarité, d’accueil et d’ouverture comme l’ont prouvé lundi les leaders politiques. Cette société a aussi ses parts d’ombre qu’il faut avoir le courage de confronter dans les épisodes déchirants de notre histoire collective. Les craintes ressenties par les musulmans sur leur sécurité, l’intolérance et la discrimination dont ils se disent parfois victimes ne disparaîtront pas d’elles-mêmes parce qu’elles sont banalisées ou ignorées.

Ils s’appelaient Azzedine Soufiane, Khaled Belkacemi, Karim Hassan, Aboubaker Thabti, Mamadou Tanou Barry, Ibrahim Barry. Pour qu’ils ne soient pas morts en vain, il est de notre responsabilité d’ouvrir des dialogues et de renforcer l’inaliénable caractère inclusif du Québec.

21 commentaires
  • Richard Génois Chalifoux - Inscrit 31 janvier 2017 01 h 02

    À chacun son grain de sel

    Les médias sociaux, c’est comme offrir à tout le monde d’ajouter son grain de sel même quand la soupe s’est déjà transformée en saumure et qu’elle n’est plus mangeable.

    En ce lendemain du 29 janvier 2017, il y a bien des gens qui auraient dû observer une journée de silence, hier, au lieu de venir nous écrire, nous servir et nous dire à peu près n’importe quoi et son contraire à la fois.

    On se demande si le maire La baume versait des larmes de compassion pour les victimes ou des larmes de rage à l’endroit de celui qui avait osé venir entacher sa si Belle Ville, comme si c’était lui qui l’avait inventée.

    On s’est gargarisé avec les mots racisme et islamophobie, même que certains fondamentalistes sont allés jusqu’à nous servir quelques cuillérées de victimisation, comme si …

    Et le tireur fou dans tout ça?

    Comme Lépine, comme Bain et comme tous les autres; je croyais entendre ce mésadapté socio affectif nous crier à tue-tête : « le géranium sur la fenêtre est en train de mourir et tu ne l’as même pas vu. »

    Quand des fous furieux n’ont plus que des armes à feu pour s’exprimer, il serait peut-être temps que les bons médecins qui nous gouvernent se décident enfin de s’occuper d’eux.

    Même si je sympathise du fond du coeur avec les proches des victimes, j’ai beaucoup moins de sympathie pour tous ces politiciens qui voient là l’occasion de se mettre des votes plein les poches.

    Les grains de sel se transforment parfois, pour certains, en grains de sable dans l’engrenage de la démocratie.

    • Jean-Marc Simard - Abonné 31 janvier 2017 08 h 30

      Excellent Monsieur Chalifoux...Je retiens cette phrase qui dit tout:

      «Quand les fous furieux n'ont plus que des armes à feu pour s'exprimer»...

      Cette phrase devrait aussi s'appliquer pour tous les «va-t-en guerre» qui n'ont plus que les armes pour s'affirmer, incluant non seulement tous ces loups solitaires qui rôdent un peu partout, mais aussi tous ces politiciens qui méprisent les espérances de leur propre population, bafouent les règles démocratiques et se servent de leur prestique pour encenser une auto-suffisance narcissique maladive ...Et ils sont légion...

    • Christiane Gervais - Abonnée 31 janvier 2017 09 h 45

      Ce n'est pas une attaque terroriste d'un groupe, une faction, une secte qui veut s'en prendre au mode de vie de leurs concitoyens de confession musulmane par racisme, xénophobie et islamophobie, ce à quoi nous avons assisté mais, comme il en arrive partout au monde, le délire d'un tireur unique, dont cette fois-ci les Québécois de confession musulmane sont la cible.

      Faire du kilométrage jusqu'à plus soif, de la part des élus et des médias, pour faire taire les critiques d'une culture ou d'une religion n'a pas sa place au Québec et nous devons résister : ni par insécurité identitaire, ni par nationalisme crapuleux, mais au nom de la liberté d'expression pour laquelle certains, dans le monde, sont terrorisés.

    • Jacques Tremblay - Inscrit 31 janvier 2017 17 h 17

      Dans le cœur de chaque être humain il y a un potentiel de violence qui ne demande qu'une "bonne" cause pour s'exprimer. S'il existe un pêché originel il est là tout comme notre recherche millénaire et constante de boucs émissaires pour expliquer nos malheurs et notre mal de vivre dans ce monde. Ce besoin maladif de reconnaissance amène certaines gens à croire que Dieu leur parle personnellement. Quel manque d'humilité mais surtout quel orgueil démesuré. Je ne sais pas si Dieu existe mais le diable a de toute évidence une forme humaine.
      Jacques Tremblay
      Sainte-Luce, Qc

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 31 janvier 2017 23 h 14

      Je suis assez d'accord avec vous, madame Gervais. Il ne faudrait pas que ce malheur soit un prétexte à donner mauvaise conscience à ceux que l'islam dans ses différentes déclinaisons inquiètent. Tout comme il faut prendre bien garde de voir dans ce malheur la conséquence de l'une ou l'autre déclinaison de ce mouvement religieux et culturel. À mon avis, la seule chose qui doit nous préoccuper aujourd'hui, c'est le sort de tous ces pauvres gens.

      Parce que contrairement à ce que tous les discours récupérateurs prétendent, venus de tous les horizons, rien dans l'état actuel de notre réflexion collective sur les questions identitaires ne porte le ferment de gestes comme celui-là. Ce n'est pas que nous ayons tant de motifs d'être fiers et de bomber le torse comme si nous n'étions pas concernés, mais cet entrain tout judéo-chrétien avec lequel les uns renchérissent sur les autres pour battre leur coulpe... et celle d'autrui au passage est assez ordinaire et indigne.

      En bref, contrairement à M. Myles, je pense hélas que ces gens sont morts pour rien, qu'ils ont aussi été tués pour rien. Surtout pas pour donner du carburant à quelque discours que ce soit.

      L'avenir pourra me détromper, mais je pense que ce geste est aussi dépourvu de signification politique réelle que celui du caporal Lortie ou de Richard Baynes, le politique n'ayant fourni que la matière des délires qu'ils mis en action. Leur geste n'est pas du tout le symbole de tensions sociales exacerbées dans leur personne.

  • Robert Bernier - Abonné 31 janvier 2017 05 h 32

    Baines, Bissonnette et les autres

    Depuis de nombreuses années, des discours de division ont été portés haut dans notre société. Haut, c'est-à-dire, par les classes politique et médiatique. Je ne donnerai pas de nom, mais on se comprend.

    Quand des journalistes, dans la presse écrite ou à la télé, affublent de tous les noms le nationalisme québécois, un Richard Baines finit par se donner la mission de transformer en actes ce que les autres n'osent que dire et qu'écrire. Ceux-là, ont-ils fait acte de repentir.

    On ne connaît pas encore l'histoire de Bissonnette mais on peut voir, là aussi, les conséquences, sur une tête chaude, d'un discours de peur et de division répandu sans discernement, sur les ondes et dans les journaux, et à l'occasion jusque dans les pages de ce journal.

    Il y a lieu de faire examen de conscience comme on disait autrefois. Ne nourrissons pas la bête.

    Robert Bernier
    Mirabel

  • Martin Richard Mouvement Action Chômage Montréal - Abonné 31 janvier 2017 07 h 13

    Une petite gêne ?

    "Victime d’intimidation. Antisocial. Troll. Arrogant. Antiféministe. Timide. Il n’y en a pas assez pour esquisser le portrait-robot d’un tueur." nous dit M. Myles. Il oubli: sympathisant de Marine LePen et du Parti Québécois. Le Devoir doit faire ce que doit, non ?

    • Pierre Robineault - Abonné 31 janvier 2017 08 h 19

      Quelle méchanceté à votre tour, et qui semble tellement vous plaire!
      Serait-ce un membre du parti québécois qui aurait tenté d'assassiner madame Marois? Ce parti dont je ne fais pas partie serait-il et aurait-il eu l'intention de propager la haine à l'égard de la religion musulmane? Si c'est bel et bien ce que vous insinuez, il ne me reste alors plus que de vous souhaiter d'ëtre membre de votre Mouvement ad vitam aeternam.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 31 janvier 2017 09 h 42

      Non. Le Devoir est « libre de penser », désormais. Il est même devenu un peu libre de pensée.

    • Serge Morin - Inscrit 31 janvier 2017 10 h 08

      Vous vous trompez
      Avant que son FB soit fermé,il y avait des photos du tueur armé devant le drapeau à la feuille d'érable.
      Un peu de calme svp

    • Bernard Dupuis - Abonné 31 janvier 2017 11 h 12

      Même s’il s’avère que Bissonnette fut un partisan du Parti Québécois, qu’est-ce que cela prouve? Que le Parti Québécois est la principale cause de tout cela?

      Pourtant, même si Richard Henry Baines a été un sympathisant du Parti libéral ni Mme Marois ni les partisans péquistes n'ont insinué que le Parti libéral a été la cause de l’attentat contre celle-ci. Mme Marois et le PQ se sont toujours refusé d’instrumentaliser Baines afin de culpabiliser le Parti libéral. Pourquoi instrumentalisez-vous Bissonnette? Pour culpabiliser les péquistes?

      On voit dans votre commentaire deux sophismes. Le premier concerne un mauvais discernement entre la cause et de l’effet. Le second un jugement à deux vitesses, le deux poids deux mesures.

    • Yvan Harnois - Abonné 31 janvier 2017 11 h 27

      M. Richard, faire des amalgames, des insinuations, de la désinformation aussi tordus, malsains et haineux, relève d'un esprit mal intentionné. Ce comportement nuit au mieux vivre ensemble.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 31 janvier 2017 13 h 46

      Attention à la censure, monsieur Harnois. Monsieur Richard ne fait que donner d'autres éléments d'information connus depuis deux jours et qui réduisent un peu la portée du propos de Michel David.

    • Charles Lebrun - Abonné 31 janvier 2017 15 h 57

      M. Desjardins, il est tout de même curieux que vous ne soulignez pas le fait qu'il y a beaucoup en commun entre le geste de M. Bain et celui de M. Bissonnette! Le crime haineux de M. Bain est pourtant connu depuis bien plus que deux jours! Non, il a préféré parler d'un cas aux USA et d'un autre qui s'attaquait aux femmes. Et la démocratie elle? S'y attaquer, c'est correct du seul fait que c'est un parti indépendantiste? Est-ce que la population anglophone du Québec s'est excusée, comme l'a fait la population de Québec et du Québec auprès de ceux qui avaient pourtant élu démocratiquement ce gouvernement? Non. Est-ce que Céline Galipeau s'est déplacée sur les lieux du crime pour faire son Téléjournal? Non. Est-ce que la communauté anglophone a fait une collecte spontanée afin de venir en aide aux victimes? Non. Faut se souvenir, que même notre premier ministre, qui hier prêchait la tolérance et l'amour de son prochain a déclaré qu'il DÉTESTAIT le Parti Québécois!

      Nous, Québécois, quand il est temps de se détester soi-même, on est assez spécialistes! M. Couillard s'est même empressé de parler d'acte terroriste alors qu'il s'agit d'un crime haineux. Il y a une nuance que personne n'a soulevée!

      M. Bain, tout comme M. Bissonnette sont des êtres qui ont glissés dans l'extrémisme qu'il faut condamner. Mais, un peu d'objectivité dans le discours médiatique ne nuirait pas! On parle des radios poubelles de Québec. Parle-t-on des radios poubelles de Montréal (ex. CFCF) qui ne cessent de faire de la désinformation sur les indépendantistes et les nationalistes québécois? Pas souvent lu de commentaires à cet effet...

      Une information "complète" et objective nous manque cruellement, croyez-moi!

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 1 février 2017 10 h 03

      « Et la démocratie elle? S'y attaquer, c'est correct du seul fait que c'est un parti indépendantiste? »

      Vous pensez vraiment que quelqu'un dirait oui dans cet espace ? Pour que le geste de Bain ait la portée politique d'une attaque à la démocratie et à l'indépendantisme, ce qui en aurait été l'indice, ce n'aurait pas été le traitement médiatique mais un courant de sympathie à son endroit. Cela n'a pas eu lieu, ni chez les anglos ni chez les fédéralistes. Même chose dans ce cas-ci. On aura beau agiter le spectre de l'islamophobie ou celui du multiculturalisme, faire tous les procès qu'on voudra aux gouvernements, encenser ceux de sa famille politique : tout cela ce n'est que du bruit. Sauf pour ces pauvres gens, ce malheur n'est qu'un fait divers malheureux. Ce n'est pas à dire qu'il n'y a pas de crimes haineux, plus même selon un article de ce matin, mais que ces gestes sont loin d'avoir la portée qu'on leur donne en négligeant par ailleurs tous les facteurs qui n'alimentent pas les thèses des uns ou des autres.

  • Nicole Ste-Marie - Abonnée 31 janvier 2017 10 h 26

    Faire ce que doit ?

    "sympathisant du Marine lePen et du parti Québécois"
    Martin Richard, - Mouvement Action Chômge Montréal - Abonné

    "Son geste est aussi islamophobe que celui de Marc Lépine était misogyne. Il faut commencer par se l’avouer, collectivement, afin de tirer des leçons de la tragédie.
    Le Devoir, 31-01-2017 Brian Miles, - Directeur du Devoir

    S'il faut identifier les criminels avec une allégence politique et coller l'étiquette du parti Québécois à Alexandre Bissonnette, pourquoi débuter avec les évènements de dimanche soir ?

    Si il faut le faire, faisons une petite rétrospective et identifions les tous ou presque.

    M. Miles, disons les vrais choses, M. Marc Lépine est né; "Gamil Gharbi, fils de Rachid Liass Gharbi et de Monique Lépine et ils étaient membres du parti Libéral.

    Kimveer Singh Gill, perpetrator of the Dawson College shooting. Était sympathisant du parti communiste. ( morte et blessés )

    "Denis Lortie" membres des forces Canadiennes, fédéraliste Libéral, a été responsable de la fusillade à l'assemblée nationale. (morts et blessés)

    "Valery Fabrikant" professeur à l'univesité Concordia, libéral au fédéral et provincial responsable de la fusillade de l'université Concordia. (4 morts et blessés).

    "Richard Bain" anglophone, francophobe, membre du parti libéral fédéral et provincial. (mort et blessés)

    Il ne faut pas exagérer les meurtriers ne sont pas tous membres du parti Québécois.

  • Claude Gélinas - Abonné 31 janvier 2017 10 h 46

    Santé mentale !

    Des êtres dérangés . Une société malade. Des radios-poubelles qui chaque jour déversent des commentaires encourageant l'intolérance voire la haine et la détestation de l'Autre, responsable de tous nos maux. Des réseaux sociaux soumis à aucune balise crachent leurs venins sans filtre ni modération.

    Des hommes politiques comme Trump qui répandent les mensoges sans contrainte et encouragent les électeurs à ériger des murs au lieu de construire des ponts.

    • André Mongrain - Abonné 31 janvier 2017 14 h 24

      Les fameuses radio-poubelle de Québec, ça faisais des années que je ne les avais pas écouter, j'ai tendu l'oreille hier et ce matin, ca jetais le blame sur les politiciens , ce n'est pas d'hier qu'ils désinforme, attise la haine, ces Jeff Filion, Maurais, Duhaime et maintenant Martineau, LIBARTÉE qu'ils nous disent !!!! Et le pire c,est que ça marche à Québec , pourquoi ????
      C'est le mystère de Québec !!!

    • Léopold Tremblay - Abonné 31 janvier 2017 18 h 13

      Dans sa chronique d'aujourd'hui, madame Michèle Ouimet relève les données statistiques intéressantes et je la cite:


      "Toujours selon CROP, la région de Québec se démarque pour son intolérance. Le nombre de répondants intolérants ou très intolérants dans la province se situe à 47 %, alors que le pourcentage grimpe à 55 % dans la région de Québec. Huit points de différence, c’est énorme."


      Cela me paraît plus pertinent que de tenter d'associer l'accusé au Parti Québéquois qui, il me semble, n'est pas particulièrement populaire dans la région de la capitale nationale.