Rien à faire

Si la commission Charbonneau avait été créée pour de strictes raisons judiciaires, elle n’aurait pas eu lieu d’être : il y avait déjà, comme ne cessait de le répéter le gouvernement Charest, des enquêtes de police pour s’en prendre aux magouilles dans le milieu de la construction. Son rôle à elle était bien plus large : restaurer la confiance. Quatre ans plus tard, la mission est en train d’échouer.


Quand la Commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction est lancée en 2011, il règne au Québec un climat de scepticisme pour les uns, de peur pour les autres, et un formidable cynisme envers la classe politique. On apprendra en quatre ans de travail que tout cela avait des fondements. De nous l’avoir fait voir, d’avoir permis certains redressements, c’est une grande réussite de la Commission.

Celle-ci n’a toutefois pas toujours été à la hauteur des attentes : négligeant des témoins-clés ou les recevant à huis clos ; s’attardant longuement à des volets (ah, les syndicats !) ou en escamotant ; traitant certains avec égard, ainsi de Nathalie Normandeau, en houspillant d’autres, dont l’un des tout premiers témoins, Jacques Duchesneau, qui dès juin 2012 avait osé y dénoncer avec force « l’argent sale » des partis politiques. Se souvient-on des remous que ses propos avaient causés ?

Bouclons la boucle, c’est encore sur le financement des partis politiques que la Commission achoppe. Le sujet même qu’il fallait, vu l’état d’esprit du Québec, traiter avec encore plus d’attention, sans naïveté, que le reste. D’où l’impact dévastateur de la dissidence du commissaire Renaud Lachance et maintenant des révélations de l’émission Enquête.

Certains voudraient n’y voir qu’une anecdote sur des relations tendues qui auraient dû rester privées, ou encore une démonstration de méthodes de travail différentes entre la juriste France Charbonneau et le comptable Lachance. Au contraire, Enquête touche au fond du problème : dans ses fondements publics comme dans ses interventions préliminaires, la dissidence de M. Lachance ne s’appuie sur aucun argument sérieux. Il flotte même un air d’aveuglement volontaire sur certains des commentaires qu’il utilise pour faire rayer de grands pans du chapitre consacré au financement des partis provinciaux.

Le ton acrimonieux qu’il emploie à l’endroit de la juge Charbonneau est par ailleurs des plus troublants : il tranche avec les habitudes de la magistrature, témoigne d’une condescendance inacceptable envers celle qui est chef de la Commission, et apparaît comme une manière de miner sa crédibilité aux yeux mêmes du personnel qui les entoure. Et comme par ricochet, c’est la crédibilité même de la Commission que la dissidence de M. Lachance a finalement mise publiquement en cause, on comprendra l’envie de plusieurs de l’entendre s’expliquer.

Mais cela ne pourra venir que de son propre chef. Qu’elles reposent sur la contrainte ou la conviction, les exigences posées par le Parti québécois et la Coalition avenir Québec font dangereusement fi d’un principe fondamental : le législatif ne peut rien commander au pouvoir judiciaire. Cela inclut M. Lachance qui, en tant que commissaire, avait droit à l’immunité et aux privilèges d’un juge de la Cour supérieure, selon la Loi sur les commissions d’enquête.

Peut-on contester ces juges ? Oui, devant le Conseil canadien de la magistrature, mais seulement sur leur conduite, pas sur leurs décisions, auxquels un rapport peut être assimilé. Contester le rapport lui-même ? Mais à quel titre ? Les deux commissaires s’entendent sur les recommandations… qui de plus ne sont pas contraignantes. Agir est donc impossible. Ne reste que les individus, et leur conscience. Et le droit de critiquer.

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33 commentaires
  • Pierre Masse - Inscrit 12 décembre 2015 01 h 07

    Quel impact dévastateur?

    Renaud Lachance est protégé juridiquement mais pas socialement. Il passera le reste de ses jours à se faire regarder de travers dans tous les milieux, que ce soit parmis ses pairs ou au marché, parce qu'évidemment personne ne l'a cru. Je trouve au contraire qu'il s'est présenté comme une preuve supplémentaire à la magouille ambiante. Son prochain poste lui sera bientôt donné sans vergogne par le Parti libéral, selon la règle du "scratch my back, i'll scratch yours".

    • Nicole D. Sévigny - Abonnée 12 décembre 2015 13 h 32

      traduction approximatve: "gratte-moi le dos et je te gratterai le tien"

      ça ressemble diablement à "oeil pour oeil, dent pour dent "
      peut-être plus dans les cordes du quidam en cause et de ses...mécènes.

    • Marc Tremblay - Abonné 12 décembre 2015 16 h 08

      Pourquoi pas " Grattes-moi le dos, je vais gratter le tien?"

  • Gaston Bourdages - Abonné 12 décembre 2015 04 h 34

    Mercis madame Boileau de nous faire passer...

    ...de «grande réussite de la commission» à «ne reste que les individus, et leur conscience»
    Et si je me permettais de tronquer votre artcile «les individus» par celui de «des individus». Il s'agit bien d'individus qui, à ce qui semble de plus en plus évident, ont rendez-vous avec une autre de ces tares «sociales». Je nomme l'impunité.
    «Parlant» de cette dernière, à la page 6 de l'ouvrage (POURQUOI la corruption? - POURQUOI la collusion?) déposé à la dite Commission en avril 2014, j'y écris :
    «Je reste dubitatif quant aux traitements d'impunité qui sont accordés à des gens dont l'immoralité des gestes posés saute aux yeux...des fois...au visage. Impunité invitant dans le décor cet autre fort désolant et improductif sentiment qu'est le cynisme et ce, avec toutes ses déplorables et désolantes conséquences»
    À mon humble avis, monsieur Lachance a contribué et contribue à un très important souhaité rendez-vous MANQUÉ.
    Il a ainsi donné des munitions au cynisme, à la perte de confiance.
    La probité, la clarté, la transparence, la vérité, la propreté ont été bafouées et elles en souffrent. Traiter ainsi de «ridicule.....»
    Nous méritions mieux. Quelle désolante ( je m'abstiens de «révoltante») conclusion aussi face à cet usage, que je ne qualifie, de NOS argents....44.7 m$ qui, une autre fois, tourne en queue de poisson. Il est vrai aussi que les Fêtes approchent et que des «dindons de la farce» sont peut-être au menu.
    Monsieur Lachance, je suis convaincu (je me permets d'insister) que vous pouviez faire mieux. Vous seul savez pourquoi et j'ose, pour qui... «ça» n'a pas marché.
    Mes respects quand même.
    Gaston Bourdages,
    Saint-Mathieu-de-Rioux, Qc.
    Auteur de «Pourquoi la corruption?» - «Pourquoi la collusion?» avec sous-titres: «Causes, incitatifs, origines, racines et conséquences».
    Pour clore, ces mots tirés de «Le Père Gloriot (1835), Honoré de Balzac :
    «La corruption est en force, le talent est rare. Ainsi, la corruption est l'amie de la médiocrité qui abond

  • Pierre Lefebvre - Inscrit 12 décembre 2015 06 h 34

    Le droit de critiquer

    Alors, j'y vais.
    Il a bien dit qu'il ne faut pas avoir beaucoup vécu pour avoir la vision des choses de madame la juge. Il y a quelque chose dans cet argument. Et ce quelque chose est «le milieu de travail». Celui de madame et le sien sont complètement différents.

    Elle, ayant eu des criminels passant devant ses yeux presque tous les jours ne disant pas grand-chose ou camouflant la vérité, parce qu'ils ne sont pas des rats, connait le style et la manière des malfaiteurs; on ne peut pas s’y fier.

    Lui, ancien vérificateur général, a passé sa vie dans le milieu gouvernemental. La procédure, les habitudes et la façon de faire est ancrée dans ce système où rien ne change. L’ordre établi est la normalité des choses; on doit s’y fier.

    Deux points de vue complètement opposés qui aurait dû couvrir l’éventail mais qui au contraire sont restés sur leur quant-à-soi.

    Madame voyait la magouille et monsieur considère que c’est la normalité des choses. Ils ont tous les deux raisons : La magouille est présente partout où il y a de l’argent à faire. Certains la nomment «criminalité» et d’autres «bonne entente». Ce qu’a perçu Monsieur est donc la «façon normale de faire des affaires». Et quand cela devient «normal», tout autre chose devient ridicule par manque d’expérience de vie. On ne peut «faire des affaires» sans avoir de «contacts». Et tout le monde sait comment entretenir ses contacts : «Le charme».

    Cela devient donc «normal»; vu qu'être charmant n'est pas illégal même si ça occasionne des dépenses non répertoriées.

    L'un regarde les effets et l'autre regarde les intentions. Les problèmes surviennent quand la «personne» s'enclave dans son «expertise». Un «expert» devient donc un «cyclope», il ne perçoit qu’une seule chose. Donc : Après 43 millions, les deux ont «raison», mais les deux ont «tors».

    Gare aux «experts», ils n'ont qu'un seul point de référence. Et c'est pour cela que «12 jurés», dans une cause, sont si importants.

    PL

  • Normand Carrier - Abonné 12 décembre 2015 07 h 21

    Restaurer la confiance , mission impossible .....

    Avec le positionnement et les commantaires de Renaud Lachance sur ces rapports , il est irrémédiablement impossible de restaurer la confiance des contribuables et c'est une grande catastrophe car la population m'érite mieux que cela après avoir englouti $45 million de ses impôts ..... Cette confiance est perdue a tout jamais envers le parti au pouvoir qui bénificie du désistement de Renaud Lachance pour des motifs que personne ne peut s'expliquer mais que nous pouvons souconner .....................

    • Richard Maltais Desjardins - Inscrit 12 décembre 2015 11 h 13

      Il y a une différence entre restaurer la confiance et faire droit aux soupçons. C'est pour cela que les procès sont tenus dans les cours de justice et non dans des émissions d'affaires publiques de plus en mieux scriptees ou au gré des humeurs des chroniqueurs et de leurs fidèles commentateurs.

    • Jean-François Trottier - Abonné 13 décembre 2015 10 h 04

      Et pour continuer dans la veine de M. Maltais Desjardins, selon des idées que personne n'au eu jamais puisque les politiciens sont par avant toute autre démonstration probes et honnêtes, ayant fait disparaître tous les contrôles internes dans chaque ministère avec raison, suivant la ligne permise et dictée par leur chef sans jamais faillir (fait avéré par Couillard lui-même) à leur devoir, et élus majoritairement tant dans la population que dans chaque comté.

      Ou bien c'est le contraire ? Et si une démocratie devait avoir, non pas à la fin seulement mais tout au cours de son fonctionnement, besoin de vérification et contrôle pour éviter la dérive ? Et si la constitution était montée comme il se doit, i.e. pour justement éviter de donner le BonYeu sans confession à qui que ce soit, par pour l'accuser mais pour éviter le pire, et si justement dans notre gouvernement il n'y avait que le vérificateur une fois par année pour juger du travail du gouvernement ?

      Et si nous assistions tout simplement aux débordements iniques auxquels des ministres et organisateurs peuvent se livrer quand ils savent qu'il n'auront jamais de compte à rendre à personne et aucune vérification valable autour d'eux ?

      Pour ma part, punir untel ou un tel autre ne sert à rien. Me suffit de le dire: le gouvernement Charest était pourri parce qu'il pouvait l'être, l'actuel n'est fort probablement pas mieux étant composé de menteur invétérés et... qu'il peut l'être, et les prochains ne seront pas mieux tant qu'on n'aura pas plus de contrôle journalier dans les ministères.

      Il y a un consensus au Québec francophone pour le moment: pour restaurer la confiance il faut faire le ménage. Les démonstrations apportées suite à des "humeurs de chroniqueurs" (?) ont suffi à créer ce consensus. Pas de doute, il y a anguille sous roche et M. Lachance n'a pas voulu soulever la roche.
      Quant à M. D., il a parfaitement le droit de s'assoir sur cette roche. C'est permis. Dois-je l'en féliciter ?

    • Richard Maltais Desjardins - Inscrit 14 décembre 2015 08 h 03

      Qui donc s'intéresse à la substance du rapport de la Commission? Il aura suffi de quelques péripéties anecdotiques pour couvrir le tout d'un soupçon qui attendait son heure en trépidant d'impatience. Pour qu'on s'empresse de l'envoyer à la poubelle à laquelle on voue d'emblée les politiciens appartenant à la mauvaise famille politique.

      Ce qu'on attendait de la Commission, ce n'était pas qu'elle fasse d'utiles suggestions pour mettre la vie publique à l'abri de la collusion et de la corruption. On voulait que des têtes roulent. Madame Charbonneau était toute disposée à prendre sur sa modeste personne l'expression de la vindicte populaire à l'endroit de tous ces menteurs, tous ces corrompus, tous ces libéraux. Si ce n'avait été de la povidentielle dissidence de Renaud Lachance, les objecteurs de conscience seraient malgré tout restés au bout de leur chaise, devant se contenter d'adresser de vagues reproches de complaisance à l'endroit de la présidente. Toujours sans porter la moindre attention au contenu de ce rapport : du chiqué!

      Coup de théâtre, donc : Renaud Lachance tente par tous les moyens de couvrir les exactions du PLQ en affichant publiquement sa dissidence. Est-il assez bête : il n'avait pas réalisé que ce faisant, il ne faisait que donner de nouvelles armes aux détracteurs du PLQ, attirer l'opprobre sur lui, consacrer madame Charbonneau dans son rôle de justicière. Je ne le crois pas si bête. Mais puisqu'il faut que des têtes roulent...

    • Richard Maltais Desjardins - Inscrit 14 décembre 2015 08 h 55

      Comme monsieur Trottier aime mieux personnaliser le débat, allons un peu sur ce terrain. Je lui laisserai sa mauvaise humeur. Sans l'en féliciter.

      Pour mon compte, on aime bien opposer à mes propos une sorte de condamnation de l'origine. Il est bien commode de les discréditer sur la foi de mes allégeances supposées ou de quelque tare morale dont je serais affligé au lieu de les apprécier à leur mérite.

      Voilà. Retour au fond des choses. Monsieur déplore que « dans notre gouvernement il n'y (a) que le vérificateur une fois par année pour juger du travail du gouvernement ? »

      D'abord, même si le VG ne fait rapport qu'une fois par année, cette échéance exerce une pression continue sur l'administration publique.

      Ensuite, le rapport du VG est entendu par la Commission de l'administration publique, devant laquelle tous les ministères doivent rendre compte des engagements financiers excédant 25000$. On ne parle pas du gouvernement ni du PLQ, ici, mais d'une instance de l'Assemblée, à qui appartient la souveraineté. Bien sûr, comme toutes les commissions, en situation de gouvernement majoritaire, elle est «contrôlée» par le parti au pouvoir, mais sans que cel n'entame de quelque manière la latitude des députés de demander des comptes et, le cas échéant, d'exprimer publiquement leur désaveu.

      J'aurai l'air de mettre d'autres roches encore par-dessus le «consensus». Mais ces pierres-là n'ont rien à voir avec celles qu'on lance à la tête des adversaires : elles font partie de l'armature de ces institutions démocratiques sous l'autorité desquelles tous les députés de toutes les formations politiques acceptent de se placer en prétendant nous représenter.

      Monsieur Trottier ne s'en cache pas : « Me suffit de le dire: le gouvernement Charest était pourri parce qu'il pouvait l'être, l'actuel n'est fort probablement pas mieux étant composé de menteur invétérés et... qu'il peut l'être, et les prochains ne seront pas mieux tant qu'on n'aura pas plus de contrôle journali

    • Richard Maltais Desjardins - Inscrit 14 décembre 2015 09 h 07

      oups (ces textes interminables...) !

      «... tant qu'on n'aura pas plus de contrôle journalier dans les ministères.»

      Qu'il lui suffise de le dire ne fait pas problème. Mais ses arguments, matériellement faux, ne suffisent qu'à nourrir ses présomptions. Il a le droit de s'en contenter.

    • Jean-François Trottier - Abonné 14 décembre 2015 14 h 15

      Il me suffit en effet parce que mon expérience d'une quinzaine de gouvernements précédents me permet, d'abord, de savoir quand un gouvernement est ouvert ou pas, soit par se façon d'apporter le débat sur la place publique, soit par sa réaction face aux critiques, soit par la possibilité pour ses ministres d'être en désaccord de façon ouverte avec un approche tant que celle-ci n'est pas étiquettée projet de loi.
      Selon ces trois critères, les quatre derniers gouvernements libéraux ont la pire note de tous. De là en effet je saute le pas: pour être si secret, il faut être bigrement malhonnête. En effet je juge, selon le "préjugé" que ceux qui cachent ont des maudites bonnes raisons de cacher.
      Le problème pour l'électeur que je suis est que je me prononce officiellement une fois aux quatre ans sur des dizaines de sujet et au moyen d'un seul X. On me le demande en me cachant les faits.
      Puisqu'on exige de ma part de la clairvoyance et que je n'aime pas me servir d'une boule de cristal, je juge avec les moyens qu'on me laisse.

      Puisque je personnalise le débat semble-t-il, je tiens à souligner comment M. Maltais Dejardins le dépersonnalise complètement, non seulement ici mais dans tous ses commentaires que j'ai pu lire depuis longtemps. À le lire, on croirait que la main qui vole n'appartient pas à son poignet, que le poignet n'a pas de bras, et le bras pas de volonté pour le mouvoir.
      La logique pure a heureusement peu à voir avec la politique, tout comme la géométrie fractale. Humes et surtout Kant, grands empiristes, ne diraient pas autrement.
      Couillard lui-même a admis que son parti a reçu des dons fortement exagérés de la part de compagnies d'ingénieurs, et de façon illégale. Il refuse de rendre l'argent, se cachant de façon très mesquine derrière la prescription.
      Maintnent, si vous prétendez qu'il n'y a aucun lien entre ces dons énormes et les contrats qui ont suivi, c'est votre droit. Le mien est, aussi, de juger vos propos.

  • Jean Lapointe - Abonné 12 décembre 2015 07 h 38

    Les deux individus doivent donner des éclaircissements.

    «..les exigences posées par le Parti québécois et la Coalition avenir Québec font dangereusement fi d’un principe fondamental : le législatif ne peut rien commander au pouvoir judiciaire.» (Josée Boileau)

    Est-ce que la situation n'exige pas que les deux individus concernés viennent éclairer les élus?

    Demander qu'ils expliquent un certain nombre de choses ce n'est pas commander quoi que ce soit, ce serait informer les élus et la population.

    Est-ce que ce n'est pas leur devoir de le faire? N'ont-ils pas été payés pour cela?

    Ne pas le faire sous prétexte que le «législatif ne peut rien commander au pouvoir judiciaire», est-ce que ce n'est pas exagéré? En quoi serait-ce dangereux de le faire?

    Le Rapport après tout a été remis aux élus. Ne sont-ils pas justifiés de vouloir mieux le comprendre, de vouloir avoir des explications?

    Vouloir mieux comprendre ce n'est pas commander quoi que ce soit.

    Après tout cette enquête ce n'est pas pour eux qu'ils l'ont menée mais bien pour les élus et pour nous tous qui les avons élus.

    Ce ne sont quand même pas des jugements qu'ils ont portés en tant que juges mais leur vision de certaines choses.