Se faire des peurs

« Les questions de sécurité ne peuvent en aucun cas servir d’alibi pour repousser l’accueil », a réitéré avec raison mardi, à l’Assemblée nationale, le premier ministre Philippe Couillard. À quoi on doit ajouter : le questionnement sur le « comment » ne doit pas servir de paravent à une contestation du « combien ». On doit accueillir, on peut accueillir, et même d’un bon pas. Méfions-nous plutôt des craintes mal ciblées.

Pour donner de la perspective aux événements du jour, rien ne vaut les reportages de la veille, de l’avant-veille, du mois précédent. Soit, dans ce cas-ci, ceux parus ou diffusés juste avant ce terrible vendredi soir, 13 novembre, à Paris.

Déjà, au Canada, l’inébranlable promesse du nouveau gouvernement Trudeau d’accueillir 25 000 réfugiés syriens d’ici la fin de l’année soulevait partout la question : pouvait-on y arriver sans improvisation ? Des organismes sur le terrain plaidaient pour ralentir la cadence, histoire de soigner l’accueil ; d’autres soulignaient l’urgence de la situation au regard de démarches de toute manière très lourdes. On faisait appel au passé pour démontrer que le Canada avait déjà reçu d’un coup 40 000 Hongrois fuyant leur pays en 1956, sans oublier les 60 000 boat-people arrivés ici en un an, au tournant des années 80. Avec de la volonté, on peut agir dans l’ordre.

Dans ce débat pré-13 novembre, l’argument sécuritaire était relégué loin, et le ton n’était pas à l’affolement. Évidemment ! Il n’était quand même pas question de réfugiés cueillis aux frontières, mais de gens sélectionnés dans des camps selon l’exigeante grille canadienne. Entrer au Canada, c’est comme gagner un million à la loterie !, illustrait à sa une le National Post le 13 novembre au matin, en présentant un reportage sur un camp de réfugiés à Beyrouth.

Car de fait, les réfugiés du Canada viendront, sous les auspices du Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations unies, de camps du Liban, de Turquie et de Jordanie, où s’entassent plus de 3,8 millions de personnes… En se limitant à en prendre 25 000, le Canada a le choix, et il s’en prévaudra de la manière habituelle : d’abord ceux qui ont de la famille ici, puis ceux qui ont les compétences professionnelles pour s’adapter. Le postulant, lui, devra montrer patte blanche, avec pile de documents à remplir et contrôles de sécurité.

Est-ce que cela s’est relâché depuis le 13 novembre au soir ? Non. Est-ce une démarche qui protège de tout risque ? Non. Mais restons calmes : pour les terroristes, la filière des camps est la moins efficace. Pour agir, mieux vaut miser sur les convertis du coin, comme l’ont bien fait voir les attentats de Saint-Jean-sur-Richelieu et d’Ottawa l’an dernier, comme le font tout autant voir ceux de Paris. Et pour contrer une telle violence, mieux vaut investir dans les activités de renseignement et l’échange d’informations entre les pays. Voir en tout réfugié un djihadiste potentiel, c’est passer à côté de toute une activité qui a cours en Occident, avec le soutien d’Occidentaux. C’est celle-là qu’il faut surveiller, en y mettant des ressources, notamment pour infiltrer, et en intervenant avec intelligence.

Reste donc l’autre crainte, celle du manque de ressources pour accueillir tant de gens d’ici la fin de l’année. Mais depuis quand prend-on autant au mot des élus ? Il est vraisemblable que 25 000 réfugiés soient « dans la machine » d’ici la fin décembre — ce qui serait déjà formidable —, mais sur place, non, impossible, pour une foule de raisons logistiques. Il est temps que le fédéral le précise, ou que les libéraux redescendent sur Terre s’ils se croient eux-mêmes. L’urgence, dans le langage gouvernemental, n’a jamais été celle du sens commun. N’a-t-on aucun souvenir du tremblement de terre en Haïti ? Les gens arriveront donc cet hiver, ce qui donnera le temps d’ajuster les services, comme Québec a commencé à le faire. Oui, nous nous en sortirons…

20 commentaires
  • Cyr Guillaume - Inscrit 18 novembre 2015 00 h 57

    N'importe quoi

    Il faut croire que certains chroniqueurs au devoir ce sont vraiment donné le mots cette semaine. Libre de penser? Franchement je ne crois pas. C'est encore et toujours la même rengaine, contre les méchants occidentaux et oui!

    Je crois que chaque État devrait établir une liste bien spécifique de un selon ses besoins (dans tout les domaines), de deux le nombre d'immigrants requis même parmis les réfugiés, et finalement évalué et enqueter bien précisément sur chaque individu entrant au Québec (et dans le reste des provinces), pour ensuite enfin trancher.

    Il ne sers absolument à rien, d'essayer de faire du vas-vite, et de l'accélération pour des raisons sois disant humanitaires(quand on sait que ce sont surtout des raisons électoralistes et purement partisanes de la part du PLQ et du PLC). On sait qu'il en faut très peu (des individus mal intentionnés) pour créer du chaos, de l'insécurité et de l'instabilité comme ont l'a vu l'an passé à Ottawa, St-Jean sur Richelieux, et malheureusement la semaine passé à Paris.

    Et puis si on veut vraiment aider des gens dans le besoin, il y en a au bas mots, autour de 3000 à 4000 sur l'île de Montréal. Commencons donc par le local, avant de s'imposer de sauver la planète. En terminant, j'aimerais signaler que beaucoup de pays sur notre chère planète ne font pas grand chose pour sauver ces réfugiés syriens, tels les cher États-Unis, les Émyrats Arabes-Unis, le Qatar, l'Arabie Saoudite, et beaucoup d'autres.

    Merci et bonne journée.

  • Claude Bariteau - Abonné 18 novembre 2015 07 h 02

    Il faut seulement du temps pour l'accueil

    Excellente mise en contexte qui fait comprendre la sélection dans les camps de réfugiés selon les critères utilisés au Canada et au Québec. La suite est une question d'accueil avec les ressources disponibles. Il manque seulement des précisions de la part du Canada. Il peut soutenir, mais aussi accueillir avec les moyens dont il dispose, notamment les sites de l'armée, des frais d'hotels ou l'appui de gens disposants de domaines ou de maisons quasi vides.

    • Raymond Saint-Arnaud - Inscrit 18 novembre 2015 17 h 53

      Un réfugié, combien ça coûte?

      Tout réfugié a besoin d'un logement, de manger, de recevoir des soins ou encore d'aller à l'école pour les enfants, et dans les pays riches, le coût de ces services est très élevé. Ainsi, selon l’ Australian Broadcasting Corporation, l’Australie a dépensé en 2011-2012 800 millions de dollars pour son système de rétention des demandeurs d’asile pour environ 7 000 personnes prises en charge, soit un coût de 110 000 dollars AUD (soit 104 500 $ Can) par demandeur d’asile. (http://www.abc.net.au/news/2011-05-18/understandin ).

      Si ces chiffres peuvent être transposés au Canada, les 25 000 réfugiés promis par M Trudeau grèveront le budget canadien d’environ 2,6 Milliards de dollars.

      N’y aurait-il pas d’autres façons d’aider les réfugiés ? Comme aider financièrement les pays proches des réfugiés comme la Turquie ?

  • Raymond Labelle - Abonné 18 novembre 2015 08 h 09

    Tout faire pour atteindre la cible proposée...

    ...est la meilleure attitude. En faisant les choses bien, ce qui est le cas comme l'explique cet article du Devoir: http://www.ledevoir.com/politique/canada/455509/re

    Il ne faut pas oublier qu'il est urgent pour ces gens de partir avant que l'hiver ne s'installe dans les camps. Plus on est lent, plus les réfugiés, qui comprennent des enfants, vont geler longtemps dans des tentes pendant l'hiver là-bas, qui existe vraiment.

    Au lieu d'alimenter la peur sécuritaire pour des fins partisanes, comme le fait malheureusement cette motion inutile, voire nuisible, de l'Assemblée nationale, faisons le maximum pour atteindre la cible proposée ou, du moins, s'en rapprocher le plus possible.

    Cette motion de l'Assemblée nationale jette le soupçon sur le caractère rigoureux du processus adopté, et encourage la population à se méfier des réfugiés. C'est sans doute la raison pour laquelle QS a voté contre.

    Au moins M. Couillard a manifesté publiquement la volonté d’agir en fonction d’atteindre la cible. Au moins essayer.

    Je m’interroge sur l’attitude du PQ et de la CAQ sur cette question - à quoi jouent-ils?

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 18 novembre 2015 09 h 34

      À quoi jouent-ils? Ils prennent soin des préoccupations de cette partie de la clientèle qui tangue entre PQ et ADQ depuis 2007. En soi, ce n'est pas si mal. Ce qui est moins glorieux, c'est d'alimenter les appréhensions en suggérant que les gouvernements de Québec et d'Ottawa agissent de manière irresponsable.

      Parlant de la motion adoptée hier, le libellé commandait « de prendre le temps requis ». On ne peut être contre cela. Mais la conclusion selon quoi le gouvernemeent de Québec aurait par là reconnu qu'il fallait « repousser l'échéancier » est une pure fabrication des gens de médias de la CAQ chargés de rédiger les communiqués pour CNW-Telbec. Que d'autres gens de médias se contentent par la suite de relayer ce joli morceau de propagande... Heureusement que madame Boileau ne se soit pas laissé mener en bateau!

    • André Nadon - Inscrit 18 novembre 2015 09 h 55

      Vous posez la question: ''à quoi jouent-ils ? ''.
      Depuis 2011, les É.U. ont accueilli 1800 Syriens et prévoit en accueillir 10,000 d'ici la fin de 2016. 28 États refusent d'accueillir des réfugiés syriens jusqu'à aujourd'hui. L'Angleterre ne recevra que 20,000 réfugiés en 2016.
      Qui fait, selon vous de l'électoralisme, quand nous savons que 95% des immigrants votent pour le PLQ, quelles que soient les scandales.
      Parce que ces partis posent des questions légitimes sur la façon dont ces réfugiés seront accueillis, reflétant les inquiétudes des citoyens qu'ils représentent, ils sont traités de xénophobes par le PM devant ses partisants. Et, ce dernier refuse de retirer ses propos carrément indignes de notre PM, à l'Assemblée nationale et même en rajoute.
      À peine 28% des francophones ont voté pour ce parti corrompu et démagogique.
      Les Québécois n'ont pas de leçons à recevoir eu égard à son ouverture envers les personnes en danger. N'eût été du leadership du gouvernement du PQ, le Canada n'aurait pas accueilli 60,000 réfugiés vietnamiens. Vous semblez l'oublier.
      Mettre la charrue devant les boeufs n'a jamais fonctionné.

    • André Nadon - Inscrit 18 novembre 2015 10 h 04

      Correction à mon commentaire à Rihard Labelle: l'accueil de la Grande-Bretagne est sur cinq ans et non pas une.

    • André Nadon - Inscrit 18 novembre 2015 10 h 28

      @ Richard Maltais Desjardins,
      Les appréhensions sont à savoir que les gouvernements agissent de façon précipitée.
      Comme d'habitude,vous préférez jouer sur les mots pour mieux confondre, plutôt que de vous fier au libellé.
      Je cite Josée Boileau: " Il est temps que le fédéral le précise, ou que les libéraux redescendent sur Terre s’ils se croient eux-mêmes. L’urgence, dans le langage gouvernemental, n’a jamais été celle du sens commun. N’a-t-on aucun souvenir du tremblement de terre en Haïti ? Les gens arriveront donc cet hiver, ce qui donnera le temps d’ajuster les services, comme Québec a commencé à le faire. Oui, nous nous en sortirons…".
      Heureusement que Madame Boileau n'a pas choisi le même bateau que le vôtre.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 18 novembre 2015 11 h 42

      « Nous savons que 95% des immigrants votent pour le PLQ, quelles que soient les scandales. »

      Autant donc les laisser à leur sort? Je sais que vous ne pensez pas cela, monsieur Nadon.

      Parce que d'autres ne font pas tant de nuances quand il s'agit de départager les terroristes et ceux qui sont autrement suspectés de ne pas voter systématiquement pour le PQ.

    • Raymond Labelle - Abonné 18 novembre 2015 12 h 52

      Une motion peut mettre l'accent sur la nécessité de faire tous les efforts pour atteindre l’objectif visé dans le temps requis, tout en faisant les choses comme il faut, bien sûr.

      Mais pourquoi présenter une motion si tout le monde s’entend là-dessus ? La motion met plutôt l’accent sur la nécessité de bien procéder plutôt que de tenter d’arriver à l’objectif prévu dans le temps imparti et, en filigrane, on perçoit les préoccupations de sécurité.

      Il faut faire très attention à une sorte de méfiance malsaine envers les réfugiés, particulièrement envers ceux qui sont musulmans (une bonne proportion est chrétienne), et aux amalgames qui se font dans l’imaginaire d’une partie de la population. Il ne faudrait pas que des partis politiques jouent aux apprentis-sorciers en ces matières pour des raisons partisanes: c’est délicat et dangereux.

      Bien sûr que la sécurité est une préoccupation légitime mais, insister sur cette préoccupation sans mentionner toutes les mesures qui sont prises, c’est souffler sur la braise de la méfiance envers les réfugiés et c’est malsain. L’article du Devoir auquel je réfère fait état des mesures de sécurité dans la sélection des réfugiés. On voit que ces mesures sont solides et appropriées.

      De plus, le temps presse pour ces réfugiés : l’hiver arrive à grands pas là-bas et, en attendant, ils vivent sous des tentes avec des enfants.

    • Raymond Labelle - Abonné 18 novembre 2015 14 h 24

      Deux paragraphes de Manon Cornellier aujourd'hui qui résument bien:

      "Les réfugiés syriens, qui fuient aussi la barbarie d’EI, sont des millions au Liban, en Turquie et en Jordanie. Ils y vivent souvent depuis des années dans des conditions de plus en plus précaires. Ceux qui seront accueillis au Canada n’auront pas forcé la porte comme en Europe. Inscrits auprès du Haut-Commissariat pour les réfugiés des Nations unies (HCR), ils sont recommandés par lui et soumis aux contrôles de sécurité et de santé du Canada.

      Le Canada veut tout tenter pour les accueillir rapidement, mais de façon sécuritaire. Si le gouvernement réalise qu’il a besoin de plus de temps pour y parvenir, qu’il nous le dise et le prenne, mais rien ne l’oblige à mettre les freins avant même d’avoir essayé."

      Tiré de:
      http://www.ledevoir.com/politique/canada/455519/ba

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 18 novembre 2015 15 h 16

      La CAQ et le PQ accusent le gouvernement d'agir de façon précipitée et sans discernement, invoquant au passage d'utiles motifs de sécurité au bénéfice de l'ombrageuse clientèle nationaliste de souche, par pur clientélisme

      Madame Boileau dégonfle le ballon du péril sécuritaire. Quant à la capacité d'atteindre les cibles, il n'y a pas à en faire un plat. Québec s'occupe déja efficacement d'une bonne partie de celle-ci, selon des modalités connues de tous. Ce qui reste en suspens, ce sont les modalités de l'effort fédéral, dont dépendra l'atteinte de la cible québécoise totale de six milles réfugiés. Tout ce que le gouvernement dit, c'est qu'il n'est pas en mesure de dire de quelle façon on y parviendra et non, comme ceux qui jouent sur les mots, que ça ne marchera forcément pas, sans se donner la peine d'attendre ce que Trudeau en dira (au plus vite, d'ailleurs!).

      Quant au léger pessimisme affiché par madame Boileau, il n'a pas du tout ce relent de désaveu qui fait saliver la partisanerie. Il n'est qu'une invitation à ne pas espérer que les résultats soient à la hauteur de la bonne volonté.

      Les frémissements humanitaires des ardents défenseurs identitards de notre belle charte de la laïcité, ils peuvent se les garder. Ils ne trompent personne.

  • Carol Patch-Neveu - Inscrite 18 novembre 2015 08 h 34

    Ce qui est inquiétant, mais vraiment ...

    Voilà des faits et des arguments que les premiers ministres Couillard et Trudeau auraient dû exposer et réitérer. Dans l'afflux de migrants créant quasi un chaos aux portes de la Grèce, la vérification de l'identité a été escamotée, de faux passeports ont circulé, ce sont des faits avérés. Les attentats de Paris prouvent qu'il y a des failles quant à la surveillance, la filature, l'échange de renseignements entre les pays. Néanmoins, les réfugiés doivent être accueillis chaleureusement et en grand nombre aussi vite que possible. Ce qui m'inquiète, c'est qu'ils arrivent dans le Québec actuel qui procède au saccage de l'école publique, de la santé publique, de l'enseignement supérieur, qui échoue à endiguer le décrochage scolaire, appauvrit ses groupes communautaires et institutions culturelles. C'est un avenir prometteur qu'il faudrait pouvoir réellement leur offrir, tout autant qu'aux déjà établis, où leurs acquis et diplômes, antérieurs à leur immigration, seront reconnus, où ils pourront pleinement s'épanouir sans être stigmatisés ni traités en citoyens de seconde classe, voilà l'inclusion à privilégier ... L'accueil massif oui, mais aussi l'authentique intégration non la ghettoïsation ni la précarité, et ce, à long terme.

    Carol Patch-Neveu.

  • Lise Bélanger - Abonnée 18 novembre 2015 08 h 34

    Nous nous en sortirons: à court terme, bien sur.

    Mais à moyen terme, les Québécois déjà marginalisés dans leur propre province du fait du français, peu importe à qui la faute (absence de mesures de francisation gouvernementales etc...), la situation va empirer avec cette immigration. Le passé étant garant de l'avenir. Bien sur, les syriens ne sont pas les seuls immigrants déjà anglicisés mais faut-il toujours cogner sur le même clou.

    Le taux de chômage va augmenter. Parce que nous n'avons pas besoin d'une telle main d'oeuvre.

    De plus, bien des diplômés étrangers n'ont pas le bagage suffisant pour répondre à nos normes professionnelles. Un diplôme doit correpondre à certaines normes pour être valable.
    Nous ne sommes pas les méchants Québécois qui leur refusons des postes. Au contraire il existe au Québec des directives afin d'exercer une dicrimination positive à légard du travail pour les étrangers.

    Pour nous, le Canada nous a déclaré la guerre. Aux indépendantistes. Même le premier ministre Québécois nous déteste. Nous sommes un peuple fragilisé.

    Sans aucune considération pour l'avenir tant économique que culturel et j'ajoute de simple survivance, on accepte des flots d'immigrants qui ne correspondent pas à une immigration profitable pour notre épanouissement, les yeux fermés bien dur.

    Il est là le danger. La peur, c'est pas le court terme, cela on peut s'en sortir.

    Nous ne sommes pas le Canada. Ces réfugiés n'auront pas le même impact sur la culture canadienne qui peut se permettre une immigration déjà anglicisée.

    D'une certaine façon, on peut dire que ces réfugiés sont une arme canadienne et libérale québécoise contre les indépendantiste, ceux qui ont à coeur de vivre en français sur leur territoire. Mais ils sont une sûreté pour les fédralistes canadiens et québécois.

    Il est là le problème.

    Nous ne sommes pas maître chez nous. Si nous l'étions nous n'aurions pas de problème à accueillir ces immigrants parce qu'ils s'intégreraient

    • Raymond Labelle - Abonné 18 novembre 2015 13 h 02

      Oui, le gouvernement québécois, et les Québécois dans leur ensemble, devraient travailler mieux à intégrer l'ensemble des immigrants, réfugiés ou non, à la société québécoise. En français.

      Ce qui ne veut pas dire qu'il ne faille pas accueillir ces migrants en situation d'urgence.

      Il s'agit là de questions distinctes.

    • Gilles Théberge - Abonné 18 novembre 2015 16 h 40

      Exactement madame Bélanger. Si nous étions maîtres chez nous, nous pourrions accueuillir ces réfugiés sans crainte...

      Mais voilà, nous ne sommes pas maîtres chez nous.

      Franchement monsieur Labelle, enlevez vos oeillières...!