Le choix du ministre

La rentrée scolaire n’a jamais été aussi morose, et l’inquiétude règne partout. Il n’y a pas que les syndicats qui grognent, mais aussi les commissions scolaires, les directions de cégeps, le monde universitaire, et les parents qui ne cessent de voir des frais en hausse et des services coupés. Mais le ministre n’a qu’une étonnante réponse : c’est leur faute, pas la mienne !

Il y a des critiques auxquelles on s’habitue sur la place publique : celle de syndicats en plein processus de renouvellement de convention collective, par exemple. Même leurs observations les plus justes se perdent dans le jeu des demandes de chaque côté. Le grand public pensera aussi que des commissions scolaires dont la survie, dans leur forme actuelle, est menacée n’ont guère intérêt à ménager le gouvernement.

Mais quand des parents se mettent aux chaînes humaines autour des écoles, comme on en a vu au printemps et comme il s’en annonce pour mardi prochain, on cherchera en vain le souci de protection corporatiste. Et quand des directions comme celles des cégeps adoptent une résolution disant qu’elles réduiront les rapports exigés par le gouvernement parce qu’elles n’ont plus les ressources pour en fournir autant, il est clair que le vase est sur le point de déborder.

En entrevue éditoriale au Devoir, exercice que mènent année après année plusieurs acteurs du monde de l’éducation, il était fascinant d’entendre le nouveau président et directeur général de la Fédération des cégeps, Bernard Tremblay. Son « signal de détresse » à l’endroit du ministre de l’Éducation débordait largement le monde du collégial : « On sent un message collectif du monde de l’éducation, que ce soit les commissions scolaires, les syndicats, nous… : ce sentiment qu’on touche à quelque chose de fondamental au Québec. »

Pour le gouvernement libéral, ce « fondamental » semble se résumer au professeur dans sa classe, sans autre soutien que les pupitres où faire asseoir élèves ou étudiants. Il devient dès lors facile au ministre François Blais de rester de marbre devant les réductions de services que les journalistes et animateurs d’émissions d’affaires publiques lui mettent sous le nez ces jours-ci. Transport scolaire, heures d’ouverture de bibliothèques, soutien aux élèves en difficulté ou aides pédagogiques dans les cégeps, services d’orientation scolaire… Les coupes se multiplient de toutes les manières, avec une incohérence qui de plus en plus se fait jour. Un exemple ? Le gouvernement Couillard vante les formations en entreprise, mais les restrictions budgétaires forcent les cégeps à réduire le personnel qui les encadre. Résultat inévitable : moins de stages à la clé.

Le ministre Blais, lui, préfère mettre les institutions en concurrence les unes avec les autres et tout ramener à une question de choix. La Commission scolaire de Montréal a des problèmes ? Ah, mais voyez celle de Marguerite-Bourgeoys à côté ! L’université machin ferme sa bibliothèque le dimanche, l’école XYZ restreint les sorties, le parent trucmuche paye tel frais inattendu… Le ministre s’en lave les mains. Que voulez-vous, les frais et les services, « ça varie d’un endroit à l’autre », sans compter qu’entre aussi en compte le « choix des parents » ; quant aux commissions scolaires, il s’agit d’« entités autonomes qui font leurs propres choix », déclinait le ministre à Paul Arcand au 98,5 jeudi matin.

Le seul choix qui n’est finalement jamais assumé, c’est celui du gouvernement, qui refuse d’admettre que son obsession de l’équilibre budgétaire à atteindre rapidement est en train d’affaiblir l’ensemble du système d’éducation au Québec.

En fait, il serait plus juste de dire que c’est tout le réseau d’institutions publiques — du soutien économique en région à celui de la santé ou encore la culture — qui est mis à mal présentement, avec des conséquences qu’on commence à mesurer. Mais le secteur de l’éducation a ceci de distinct qu’il est la clé de la vitalité du Québec et de son développement, et que nous n’avons toujours pas rattrapé notre retard historique à en reconnaître l’importance. Or, depuis maintenant des années, le sens de l’éducation pour une société, s’arrimant à un réseau public de qualité, qui avait été la grande force du rapport Parent puis des États généraux sur l’éducation de Pauline Marois, n’est plus du tout un sujet à l’ordre du jour.

Quant au soutien à donner aux professeurs pour que leur enseignement s’appuie sur de solides ressources matérielles, intellectuelles et humaines — les cohortes d’élèves et d’étudiants d’aujourd’hui étant infiniment plus complexes et variées que celles du Québec d’il y a 50 ans —, il n’est plus vu que sous un angle comptable : de la bébelle facile à couper, avec sanctions à la clé si l’équilibre commandé par le gouvernement n’est pas là.

L’avenir, lui, prend forme : aux établissements de se trouver des mécènes pour leurs troupes de théâtre, leurs équipes sportives, le développement de projets ; au privé d’offrir orthopédagogues ou aide aux devoirs… Est-ce bien là votre choix, Monsieur le Ministre ?

33 commentaires
  • Richard Bérubé - Inscrit 28 août 2015 05 h 39

    C'est quoi la solution Madame Boileau!

    Il faut à tout prix se sortir du marasme de la dette. On vit dans une socièté de plus en plus socialiste, une très grande partie de la population ne paie absolument pas d'impôt, le reste est égorgée par les taxes et impôts, et on demande encore à ces derniers de payer encore plus....Ou faut-il couper Madame Boileau, les salaires depuis belle lurette les salaires n'augmentent pas vraiement car l'inflation gruge au fur à mesure les petits gains obtenus lors des négotiations. Les frais d'opérations augmentent de façon astronaumique, et avec l'assiette fiscale du gouvernement il faut faire avec , à moins que les contribuables actifs paient plus...une des raisons à l'état de fait que vous dénoncé est que les gouvernements successifs (toute allégence confondue) ont par choix préfèrés le gel de hausses de tarifs pour des raisons électorales et cela à toute la sauce....les services universels (non gratuit car les impôts paient pour cela) c'est bien beau, mais il y a une limite, alors il y a un choix à faire, tu paies plus ou tu coupes....moi je pense que les gens paient assez de taxes et d'impôts...je pense que le gouvernement a fait un choix difficile mais qui espèrons le, aura été le bon...les québécois en partie semble penser la même chose....

    • Sylvain Lévesque - Abonné 28 août 2015 09 h 12

      "on vit dans une société de plus en plus socialiste..." Sur quelle planète vivez-vous M.Bérubé ?
      Vrai que beaucoup de gens sont exagérément taxés, mais par ailleurs il faut avoir des lunettes teintées très noir pour ne pas s'apercevoir qu'il y a des richesses dans la collectivité qui sont très insuffisamment taxées. Dans notre société "socialiste", les grandes entreprises et le capital financier bénéficient d'une déréglementation et d'un allègement fiscal importants depuis plusieurs années. On nous a seriné toujours la même chanson : c'est pour qu'ils investissent dans l'économie, et créent des jobs... Il faudra bien un jour enterrer cet argument une fois pour toutes, parce que l'usage démontre que tout ce que ça rapporte au final, c'est un gonflement défiant toute logique de ces grands capitaux, sans que ça profite à qui que que soit hormis une poignée de privilégiés.

    • Myriam Boivin-Comtois - Abonnée 28 août 2015 09 h 29

      Il pourrait commencer, et je dis bien commencer, par couper dans ses cadeaux fiscaux faits aux banques. Juste comme ça.

    • Gilles Delisle - Abonné 28 août 2015 09 h 31

      A une problématique très bien expliquée par Mme Boileau, vous répondez par un argumentaire des plus simpliste. Un réseau public d'éducation de qualité est fondamental dans une société. Cessez de reprendre les mêmes arguments qu'un ministre libéral. De l'argent, il y en a, contrairement à ce que le gouvernement nous chante quotidiennement. Est-ce que cet argent est bien dépensé, voilà la question fondamentale!

    • Hélène Paulette - Abonnée 28 août 2015 09 h 49

      Ils ont menti sur la dette, monsieur Bérubé... Il doit bien y avoir une autre raison... Pour le reste de votre commentaire, je dois vous dire qu'il est farçi d'affirmations douteuses: de plus en plus socialiste, vraiment? Une grande partie de la population ne paie pas d'impôt?

    • Anne-Marie Miller - Abonnée 28 août 2015 10 h 15

      Une société socialiste ? On ne doit pas vivre dans le même pays monsieur Bérubé. De l'argent, il y en a, s'agit d'aller le chercher là où il est et de le redistribuer. C'est une question de choix. Sur la question d'éducation, ce que nous refusons de payer aujourd'hui, nous le paierons demain en frais de santé, en criminalité, en problèmes de toutes sortes. Pourtant, les années d'avant la Révolution Tranquille ne sont pas si loin ? On peut toujours revenir en arrière... c'est une question de choix

    • Sylvain Rivest - Inscrit 28 août 2015 11 h 08

      M. Bérubé

      Premièrement, nous ne sommes pas sous un régime socialiste, malheureusement. Mais si vous voulez parler de coupure il y en a une qui pourrait porter fruit et qui ferait que nous en sortirions tous gagnants. Ce serait de couper le lien entre notre gouvernement et les grandes entreprises privés. Ce lien est tellement étroit qu'on pourrait croire qu'ils font partie de la fonction publique mais sans que nous en ayons les dividendes qu’ils rapportent. Une bonne partie de nos impôts sert à enrichir des multinationales en échange de quelques emplois qui finiront par être abolis un jour ou l’autre.

      Le gouvernement ne devrait aider que le démarrage des petites entreprises et pour ce qui est du reste être sous l’administration de l’état. Tout ce qui touche le transport et son entretien, les télécommunications, l’énergie, la santé, les banques devraient appartenir à l’état car ils sont trop importants. Nous ne devons pas permet à des gens de faire des profits sur notre dos avec des services essentiels.

    • Serge Bouchard - Abonné 28 août 2015 11 h 47

      Quand on a 800 millions à donner à des médecins qui gagnent déja qqs centaines de milliers de $, je crois qu'on peut se questionner.

    • Richard Bérubé - Inscrit 28 août 2015 12 h 35

      Ah non, pas socialiste, social-démocrate en tout cas...la santé, les garderies, l'éducation à une fraction de sa valeur, assurance-médicaments pour ceux qui n'ont pas d'assurance et j'en passe. Une petite partie de la population paie des impôts etc....et oui le gouvernement aide les compagnies, comme dans tous les pays, welcome to the world...c'est cela qui s'en vient, une moins bonne éducation, plus de familles car les enfants sont élevés par l'état (garderies publiques), je ne sais pas si toutes les personnes qui m'ont crucifié aujourd'hui ont lu ce que j'écrivais la semaine dernière, sur le projet onusien Agenda 21 (dévelopements durables) et bien c'est cela, vous voyez ce matin on parle d'un problème provincial même si c'est le cas à travers la planète, mais tout cela est voulu, planifié, regardez ce qui ce passe dans le monde, c'est flagrant...c'est cela que j'essaie de faire comprendre au monde, pour terminer oui ils mentent toujours, tous, c'est pas compliqué...aujourd'hui se sont les libéraux, demain se seront les péquistes, ou les conservateurs, ou ailleurs les démocrates, les républicains...tout est relié, c'est ça qu'il faut comprendre...réveillons-nous, et oui de l'argent il y en a mais ceux qui l'ont ils la garderont...arrêtez de vous faire des idées...cette semaine j'écoutais des experts discutant des problèmes en Ukraine, et ils disaient alors que les américains sont sur le bord d'une guerre avec la Russie, la préoccupation de l'heure aux USA était de savaoir qu'elle serait la couleur de la robe d'une des Kardashian, et ce n'est pas beaucoup ici...désolé que vous soyiez tous contre moi, mais je vous comprend...

    • Yves Corbeil - Inscrit 28 août 2015 15 h 31

      M.Bérubé,

      Vos craintes mondiale sont probablement justifier et oui ça va mal partout sur la planète. Mais de laissé tomber tous le monde de façon grotesque au profit de qui sinon les riches que vous vous époumoné a dénoncé n'est surement pas la solution à notre problème de fonctionnement de l'état. Vous pensez surement pas que vous allez voir la couleur de ces économies faites sur le dos des plus vulnérables. Cela va seulement servir à accentuer le fossé entre le 1% et les autres que nous sommes. Qui a amélioré son sort depuis des décennies sinon les grandes corporations et les riches qui rôdent autour. Et ça partout sur la maudite planète.

    • Maryse Lafleur - Abonnée 28 août 2015 18 h 02

      J'ai la chance de ne pas avoir de dettes mais si je devais m'endetter pour la survie ou la bonne santé d'un enfant, je le ferais. Une société qui néglige ses enfants se tire dans le pied. Et si on atteignait le deficit zéro dans 2 ans, la terre arrêterait de tourner? Facile de couper partout quand nos revenus nous permettent de s'offrir des ressources en privé ... c'est très loin d'être le cas de tout le monde

    • Sylvain Rivest - Inscrit 28 août 2015 19 h 45

      M. Bérubé,

      Dans la nature de l'homme il y a toujours un renversement qui fini par redonner un équilibre avec le temps. Ceux qui consentre trop de richesse finisse pendus. Comme chez le rat, le dominant fini toujours par être tué comme Jules César.

  • Josée Duplessis - Abonnée 28 août 2015 06 h 40

    Ministre? non sinistre!
    Que dire de plus. Que l'avenir du système public tire à sa fin car le gouvernement libéral le perfore de tous les côtés.
    Dire que des gens votent pour le plus beau ou pour je ne sais pas qui, ou pour faire changement ou pour une stratégie (pour avoir l'air intelligent).
    Eh bien merci ceux qui ont voté libéral pour votre sens du ''civilisé'' ,du bien commun et du je ne sais plus trop quoi.
    Je suis un peu en colère et inquiète pour le choix de société que l'on nous impose.

    • Richard Bérubé - Inscrit 28 août 2015 08 h 52

      Madame Duplessis voici le problème tu as 100.00$, tu te dois le postérieur, tu as ta dette à rembourcer, ton épicerie à faire, etc...le problème c'est qu'il y a un budjet à respecter, et il faut finir par arrêter de s'enfoncer avec la dette....peut-être repenser le système d'éducation mettre tous les enfants à problèmes dans la même école, moi je ne sais pas je ne suis pas un spécialiste, un expert, mais la chose que je sais c'est que je suis tanné d'être égorgé par les taxes et les impôts, et que ceux qui sont élus pour gouverner (qui que ce soit) est là pour gouverner....ce que les gens demandent c'est tout au complet....le citron est vide, plus de jus, alors on fait avec....d'ailleurs je me demande comment ce fait-il que les gouvernements aient des dettes....les dettes c'est à fuir au plus vite...c'est la priorité à se défaire...et cela pour tout le monde..quand tu as des dettes tu n'es pas libre....

    • Sylvain Rivest - Inscrit 28 août 2015 11 h 52

      Madame Duplessis, je suis entièrement d'accord avec vous.
      Et j'ajouterais, qu'ils ont gagné leurs élections en faisant peur à la population. En leur disant que le PQ allait notre mettre dans le trouble.
      Ce sont les libéraux qui mettent dans le trouble depuis plus d'une décennie. Et les fédéralistes croient encore leurs mensonges, la supercherie fédérale.

    • Paul St-Pierre - Inscrit 28 août 2015 13 h 31

      @ Richard Bérubé

      Que faire avec mon 100$? Arrêter d'offrir des cadeaux à mes amis et des chèques en blanc à mon banquier? Prêcher par l'exemple en adoptant soi-même des pratiques fiscales irréprochables (on parle ces jours-ci amplement des primes de départ, n'est-ce pas)?

      Assainir les finances publiques, ça ne repose pas uniquement sur une saine gestion des institutions publiques, ça s'appuie entre autres sur une contribution juste et équitable de l'ensemble des entités qui financent le système: impôts des individus ET DES SOCIÉTÉS (dont les banques), taxes, etc. Or, actuellement, le poids du remboursement de la dette repose presque exclusivement sur les acteurs du secteur public et sur les familles -d'ailleurs, on dirait que plus tu as d'enfants, plus tu es comprimé par les mesures fiscales. À croire que le gouvernement souhaite un déclin des naissances...

      Par ailleurs, vous avez l'honnêteté de dire que vous n'êtes pas spécialiste en éducation. C'est une confession qui vous honore. Mais cela démontre aussi à quel point on peut se faire une idée de ce qui serait simple, mais qui s'avère au final inefficace, voire contre productif. Le gouvernement semble naviguer en ces eaux, en prenant des décisions hâtives sans en évaluer les réelles conséquences. Quels intérêts réels sert-il, on ne sait pas trop... Un exemple? "Domper" au secteur municipal une portion de la gestion de dossiers scolaires coûtera plus cher au contribuable que de maintenir le statut quo de la gérance des cs, et on ne parle pas de l'impact important que ces décisions auront au point de vue pédagogique (ce qui me paraît encore plus inquiétant).

      Enfin, n'oubliez pas, Monsieur Bérubé, que les employés du secteur public sont aussi des contribuables. Eux aussi sont victimes des hausses de taxes, d'impôts, de tarification, etc. Comme bon nombre de leurs concitoyens, de leur citron il ne reste bien souvent qu'une écorce bien sèche.

    • Richard Bérubé - Inscrit 28 août 2015 16 h 17

      Monsieur St-Pierre, j'ai été employé du secteur public (au fédéral) 35.5 ans j'ai toujours payé des impôts et taxes, et à la retraite j'en paie encore sur tout...mais la chose qui me touche le plus dans votre commentaire est le suivant: À croire que le gouvernement souhaite le déclin des naissances...et bien oui Monsieur St-Pierre c'est exactement cela...État de Georgie aux USA The Georgia Guide Stones, monument en granite écrits en huit langues, 10 commandements dont le premier, réduire la population à 500 millions d'habitants (payé par les Rockefeller (1%) Ted Turner CNN il va la population idéale à 260 milions (on appelle cela Eugenics) Monsanto mais avec le gêne Épicyte (gêne spermicide) Fluor dans l'eau pratique nazi pour stérilizer les populations, la Fondation Bill et Melinda Gates vaccinations dans les pays du tiers monde avec du mercure comme adjuvant (poison) etc. oui Monsieur St-Pierre l'agenda du 1% c'est de réduire la population et c'est commencé...et ce n'est pas mon invention ni mon imagination, cela semble être la réalité...la famille dans l'Adenda 21 considèrée comme indésirable, alors l'éducation des enfants est confiée aux authorités....alarmant n'est-ce....

  • Louis Fortin - Abonné 28 août 2015 07 h 11

    réponses creuses

    Votre question est bien posée Mme Boileau. Cela dit, vous espérez vraiment une réponse pertinente du ministre? Personnellement, je m'attendrais plus à une réponse alambiquée du genre: «les contribuables sont conscients qu'il faut faire des efforts et nous appuient dans cette direction»...

    On est mal...

  • Jean-François Trottier - Abonné 28 août 2015 07 h 31

    Jusqu'où va la solidarité ministérielle ?

    Il est difficile de croire que le ministre est entièrement d'accord avec les coupes imposées par Leitao et alter. Cette "vision" qui ne voit en un gouvernement qu'un poste de dépense et non un partenaire économique même à cette logique débilitante : couper les dépenses pour couper les impôts pour couper les dépenses pour coup...
    Mentalité de peau de chagrin.

    Ce faisant le ministre livre l'Éducation aux diktats de l'industrie. Il le sait.
    Le domaine de l'éducation devrait être celui par excellence de la pensée spéculative générant de nouvelles initiatives, industrielles ou autres ? Il n'en a rien à foutre dirait-on. Vive la grande corporation, vive la mondialisation, vive le chaos organisé... par les autres.

    Déjà l'encadrement des PME, qui passe par les régions, est mort. L'enseignement libre de pression prend la même tangente.

    La notion d'économie "sans sentiment" n'est pas une erreur, c'est un non-sens. On tue le fourmillement d'idées et partant toute auto-promotion de ceux qui manquent de moyens en fourguant tout au privé.

    En ne se posant pas contre le "trio d'attaque" économique de Couillard, le Ministre va dans le sens de la solidarité ministérielle, aucun doute. Mais s'il est le moindrement en désaccord du strict point de vue d'un Ministre de l'Éducation, il a le devoir de hurler et, au besoin, de démissionner.

    Et s'il est d'accord... Mais où a-t-il reçu son éducation économique ? Il n'a rien vu de ce qui se passe juste au Sud du Québec ???

    • Yves Corbeil - Inscrit 28 août 2015 15 h 42

      La solidarité ministérielle?

      je crois que celle du $100,000 par tête de pipe du précédent était moins dommageable que celle-ci ou personne n'a le droit de penser, seulement répéter la cassette du fameux trio que vous mentionnez.

      Pourquoi 125 députés si même pas une dizaine décident de tout quand tu as la majorité. Faut vraiment pas avoir d'orgueil pour se laissé dicté une conduite aussi lamentable.

  • François Dugal - Inscrit 28 août 2015 07 h 40

    Le bon soldat

    Monsieur le ministre Blais est un bon soldat libéral : il obéit aux ordres. Pour lui, une éducation de qualité n'est pas une priorité. Les comptables demandent des coupures, il en fait.
    "Est-ce bien là votre choix, Monsieur le ministre?"
    Affirmatif, mon colonel

    • Yves Corbeil - Inscrit 28 août 2015 15 h 50

      Comment il a dit déjà au sujet des profs, valoriser la profession en choisissant les meilleurs sur le plan morale et intellectuel.

      On peut voir que ça ne s'applique pas pour un poste de ministre ou dans bien des cas ça prends juste un peu d'eau et du vitagro pour ne pas qu'ils séchent sur la banquette.

    • Sylvain Auclair - Abonné 30 août 2015 12 h 23

      Pour valoriser les profs, il faut les payer adéquatement et ne pas les décourager dans les premières années de leur carrière. On manque déjà de profs: un plus grand contingentement ne servira à rien.