Outrages chiffrés

À deux jours du coup d’envoi donné au sommet annuel de Davos rassemblant les chefs d’orchestre de l’économie, voilà qu’Oxfam confirme que les riches n’ont jamais été aussi riches. Bref, le rapport de l’ONG britannique est l’écho parfait à cette exclamation de Warren Buffett : « Nous avons gagné. » Nous ? Les riches évidemment.

Après analyse des données accumulées par le Crédit Suisse, par, on insiste, une banque et non une quelconque association de bénévoles, Oxfam a constaté que les 1 % des individus les plus fortunés détiennent 48 % du patrimoine mondial. Au train où va le rythme de production et de concentration des richesses, ces mêmes personnes détiendront plus de 50 % du patrimoine en question en 2016.

Les phénomènes quantifiés par Oxfam sont tellement empreints d’outrages que certains d’entre eux commandent des arrêts : les trois quarts des humains les plus pauvres se partagent 5,5 % de la richesse « fabriquée » dans le monde. L’envers de ces méfaits économiques, de ces perversités financières, est le suivant : les 80 personnes les plus riches de la planète détiennent des richesses qui excèdent celles que l’on a « abandonnées » aux 50 % des plus pauvres, soit tout même 3,5 milliards de personnes.

Cela étant rappelé, on ne sera pas étonné d’apprendre que cette avalanche de rectifications monétaires ayant profité (sic) aux plus fortunés s’est accentuée depuis le début de la grande récession de 2008. Plus exactement l’écart entre les plus riches et les classes moyennes s’est creusé depuis l’implosion des Lehman Brothers et consorts. Ces dernières n’ont toujours pas récupéré ce qu’elles ont perdu dans la débâcle évoquée contrairement aux premiers.

Ceci explique cela : ce soir dans le cadre de son discours sur l’état de l’Union, Barack Obama va annoncer, à moins d’un revirement de dernière minute, une baisse d’impôts des classes moyennes qui sera financée par une augmentation des impôts des plus riches. Enfin ! À cet égard, il faut souligner et méditer les données du National Bureau of Economic Research qui révèlent que la part des richesses de 90 % (!) des Américains a décliné constamment depuis le début des années 80.

Afin d’améliorer la situation financière de la grande majorité de ses concitoyens, Obama va donc proposer une réduction d’impôts. Les salaires ? Après avoir porté le salaire minimum des sociétés relevant de la compétence fédérale à 7,25 $, Obama a vite constaté que la plupart des États n’entendaient pas le suivre. Et ce, à cause notamment de la campagne orchestrée par les plus riches qui sont aussi les bailleurs de fonds des campagnes électorales. Ce qui a d’ailleurs fait dire à Joseph Stiglitz, Prix Nobel d’économie, que les inégalités freinaient la croissance économique.

Ce tableau serait incomplet si on ne traçait pas la diagonale avec l’évasion fiscale, soit ce privilège d’entre les privilèges que des États accordent aux nantis et aux entreprises. En ce qui concerne ces dernières, dans un entretien accordé au journal Le Monde, Gabriel Zucman, professeur au London School of Economics et chercheur à l’Université de Berkeley, précise : « Le fait qu’il soit possible de manipuler les prix de transfert prix des transactions entre sociétés d’un même groupe — pour faire apparaître les profits dans les pays à fiscalité faible ou nulle —, crée un problème économique lourd. Ces manipulations réduisent de 30 % les recettes de l’impôt sur les sociétés. »

Et que dire des conventions signées sous l’égide de l’OCDE dont 34 pays sont membres ? « Ce ne sont que des bouts de papier prévoyant qu’un jour peut-être l’échange automatique de données sera mis en place. » En un mot, on se moque de nous !

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57 commentaires
  • Catherine-Andrée Bouchard - Abonnée 20 janvier 2015 01 h 25

    La misère des riches

    Un peu de psycho pop, je me console devant ces chiffres alarmants en pensant à la misère des riches.

    Ils sont tous sur cachets, ils dilapident leur pognon sans arriver à trouver la satisfaction ou la satiété. Ils cherchent le bonheur dans le matériel et ils trouvent rarement la paix et l'amour.

    Ils font des excès et meurent jeunes fatigués d'avoir brûlé la chandelle par les deux bouts ou cherché un sens à leur vie dans la consommation frénétique et stérile ou la luxure.

    Je préfère mes joies et mes inquiétudes de paumée, que mes plus grands soucis soit le montant du compte d'hydro ce mois-ci, et d'avoir pour le reste, qui est très peu, beaucoup plus de gratitude que d'amertume.

    Le bonheur passe parfois par la résilience: plaie d'argent n'est pas mortelle et le fric est sujet à faire de grands sots, même si ça change un peu le monde, on y accorde trop d'importance à mon avis. Il y a plus de défi à épargner qu'a dépenser et je ne saurais vivre une vie sans défi.

    • André Côté - Abonné 20 janvier 2015 08 h 50

      Je comprends votre point de vue, Mme Bouchard, mais une telle concentration de la richesse entre les mains de quelques personnes est moralement injustifiable. Pensez aux conséquences dramatiques que cela a pour des millions de personnes qui doivent vivre avec moins de $1,25 par jour. Pensez à ces millions de personnes qui ne mangent pas à leur faim etc... Le malheur des riches, comme vous dites, ne doit pas servir à justifier ces inégalités honteuses.

    • Yvon Giasson - Abonné 20 janvier 2015 09 h 35

      Mais alors quel est notre état de conscience devant ces millions d'individus qui, aujourd'hui, ont comme principal souci de trouver quelque chose à manger afin de satisfaire la faim de leur famille?
      Comment rester insensible devant une telle situation?

    • Jean-Sébastien Rozzi - Inscrit 20 janvier 2015 09 h 40

      Le problème avec ce raisonnement, c'est qu'il semble indirectement accepter le statu-quo.

      Quant à la misère des riches... c'est plutôt celle des pauvres qui me révoltent.

      N'oublions pas que l'espérance de vie dans les quartiers riches de Montréal est quasiment de 10 ans plus élevée que celle dans les quartiers pauvres. Et que dire des pays riches versus les pauvres? 10, 15, 20, 30 ans. La thèse comme quoi les riches meurent plus jeune en raison de leur matérialisme est complètement fausse.

    • Catherine-Andrée Bouchard - Abonnée 20 janvier 2015 10 h 18

      Je voulais dire que les gens aisés de la classe moyenne vivent plus vieux que les milliardaires qui ont vécu leur vie dans le stress et les abus, et je n'accepte pas le statut quo, cependant j'apprends tout bonnement à y faire face. Le bonheur doit parfois passer par la résilience.

    • Jean Lapierre - Inscrit 20 janvier 2015 10 h 20

      Votre quiétude de paumée sera peut-être dérangée si on se complaît à dire "ils meurent jeunes fatigués d'avoir brûlé la chandelle par les deux bouts". Thomas Piketty, dans son livre "Le Capital au XXIe siècle" a démontré clairement, en se basant sur les donnėes historiques, qu'il y a deux moyens infaillibles de se sortir de cette spirale immorale: la guerre ou la rėvolution. Faîtes votre choix. L'alternative c'est de pousser les gouvernements à agir pour ramener l'équilibre. Piketty propose un impôt progressif sur le capital.

    • Catherine-Andrée Bouchard - Abonnée 20 janvier 2015 11 h 45

      ...et soyons des optimistes, si on prouve à ce petit pourcentage de riches trop riche que le bonheur est dans la simplicité. Que mon contentement dépasse celui de la femme de Beverly Hills qui gaspille 2000 dollars pour une nouvelle robe lorsque je fais une grosse folie et vais flamber un gros 40 billets à la friperie. Sauf que pour moi c'est encore plus rare et j'ai eu pour mon compte 3 gilets, une jupe, un pantalon, une paire de boucle d'oreilles, un jeu de société, trois films, un kit de vaisselle et un tableau à l'huile. Moi j'ai encore plus l'impression d'avoir fait des bonnes affaires et personne ne devine que TOUS mes vêtements viennent de la même friperie. Que même si je suis sous le seuil de la pauvreté, je mange à ma faim. Que des pâtes, des légumes, des œufs, des céréales, jamais rien d'autre et jamais de resto mais je me nourris et c'est bon. Je n'ai pas besoin de régimes ou de chirurgie parce que je suis svelte....bref si les riches savaient comme j'ai le sourire facile et du bonheur dans le cœur malgré ma condition, peut-être se sentiraient-t-ils plus appelés vers la philanthropie et le partage. C'est du moins la pertinence que j'attribue à mon commentaire qui peut sembler dire " c'est pas grave, ne faisons rien" si on l'interprete mal.

      C'était une sorte de façon de faire ce que je pouvais moi-même faire, c'est à dire de dire à tout ceux qui croient à tort que l'argent est roi que la mentalité compte beaucoup plus et qu'il ne faut pas avoir peur de débourser un peu pour ceux qui sont malades ou dans la rue.

    • Suzanne Bettez - Abonnée 20 janvier 2015 12 h 18

      Je vous reçois 5 sur 5 Catherine, tout en saisissant très bien que vous ne faites pas l'apologie du statu quo. Je n'envie pas non plus cette richesse débonnaire qui n'arrive pas à dévoiler le fameux secret du bonheur. J'ai vécu simplement ma vie de famille, calculant pour que ça arrive. J'ai appris ce faisant à vivre avec moins. Cela étant dit, je trouve absolument révoltant cette évasion du fisc, cette fameuse ''juste part'' qui n'incombe pas aux plus riches. J'ai eu la chance de trouver du travail et de pouvoir faire vivre ma famille. Ce n'est pas toujours le lot de tous, même bien intentionnés. L'impôt permet justement de rééquilibrer les forces. Encore faut-il que chacun paie sa juste part.

    • Catherine-Andrée Bouchard - Abonnée 20 janvier 2015 13 h 17

      Et m.Lapierre, je trouverais moins péjoratif que vous parliez de "résilience" que de " quiétude de paumée" , je fais tout ce qui est en mon possible pour réintégrer l'emploi mais après 3 ans de maladie ce n'est pas les offres qui pleuvent, le gouvernement ne me donne à peu près aucun appui et même si je trouve quelque chose, n'ayant pas encore la santé pour faire 40 heures je reste pauvre. Et je ne l'ai pas toujours été, je gagnais près de cinquante mille par année du temps que j'avais encore la santé d'etre serveuse. Le malheur peut s'abattre sur n'importe qui et je ne vois pas l'intéret de se moquer d'eux s'ils arrivent à rester sereins.

    • Michel Vallée - Inscrit 20 janvier 2015 13 h 39

      @Catherine Bouchard

      Ce n’est pas l’état d’esprit des multimilliardaires qui importe, lesquels d’ailleurs n’ont que faire de votre morale d’inspiration judéo-chrétienne.

      Ce qui importe, c’est que cette méga-accumulation d’une richesse superflue entre les mains de quelques-uns prive de besoins élémentaires la plus grand part de l’humanité.

    • Catherine-Andrée Bouchard - Abonnée 20 janvier 2015 15 h 09

      M. Vallée, la résilience n'est pas une propriété exclusive du christianisme, je ne vois pas pourquoi vous rejetez mes idées comme si elles représentaient un vieux sermon caduque depuis lequel nous avons beaucoup évolué. Jésus est mon copain et ma branche de sapin mais qu'il repose en paix, je ne " pass e pas la bonne nouvelle.

      Qui vous dit que les riches ne verront pas un jour qu'ils sont un peu pitoyables dans leur appétit du faste qui ne leur apporte même pas la gaité.

      Vous êtes un peu comme ces gens trop intelligents que la gaité irrite. Peut-être que vous en avez que faire de mes morales d'inspiration personnelles, je vous assure, mais laissez-moi par Grace tenter d'interpeler qui je veux et espérer qu'il puisse y en avoir qui lisent et se décident à ouvrir leurs yeux sur les richesses qu'ils détiennent à leur insu.

      Un seul lecteur touché et j'ai fait plus que vous pour que le concret des choses s'améliorent, je ne vois encore pas l'intéret de'infantiliser ma démarche qui est noble en tous points.

    • Michel Vallée - Inscrit 20 janvier 2015 20 h 21

      @Catherine Bouchard

      Ite, missa es

    • Michel Camus - Abonné 22 janvier 2015 16 h 39

      Madame Bouchard, Warren Buffett et Bill Gates vont vivre bien longtemps. S'ils ont un problèeme de santé ils auront les 10 meilleures médecins dans les 10 meilleures cliniques du monde et y arriveront rapidement dans leur jet particulier. S'il y a une nouvelle source de pollution près de chez-eux, ils déménageront sur une île déserte loin de toute pollution. Ils se fichent de vos considérations et ils financent des guerres s'il le faut malgré leurs poeuvres de bienfaisance. L'argent suit sa propre logique.

  • simon villeneuve - Inscrit 20 janvier 2015 02 h 36

    Le plus decourageant dans tout cela,

    ne sont pas les faits enumeres dans cet article ( qui sont une evidence depuis longtemps) mais qu'une majorite de gens au Quebec croit encore que les syndicats et les fonctionnaires sont la cause de la pauvrete et des problemes economiques du Quebec...

    Meme si le 1% des plus riches detenaient 80% de la richesse, les gens croiraient encore au populisme rigolo de la droite !

    Y a rien a faire ...

    • Guy Vanier - Inscrit 20 janvier 2015 09 h 41

      ne pas oublier que les riches, en plus de controler les gouvernements, controlent aussi la majorité des journeaux.

    • Guy Vanier - Inscrit 20 janvier 2015 09 h 43

      ne pas oublier que les riches, en plus de controler les gouvernements. controlent aussi la majorité des journeaux.

    • Guy Vanier - Inscrit 20 janvier 2015 09 h 48

      Ne pas oublier que les riches, en plus de contrôler nos gouvernements, contrôlent aussi la majorité des journaux, TV etc....

    • Jean-Yves Arès - Abonné 20 janvier 2015 10 h 03

      Comme déjà expliqué ici l'économie du Québec, le PIB, a augmenté de 42.5% entre 2003-04 et 2014, dans la même période le budget du seul gouvernement provincial lui a augmenté de 59.3%...

      En clair si les dépenses du GV avaient suivi l'ensemble de l'économie il dépenserait 10.3 milliards$ de moins ! Et ceci ne concerne que notre gouvernement provincial. Là on ne parle pas des villes et du fédéral.

      Et comme la dépense numéro 1 pour l'État ce sont les salaires il est évident qu'ils sont au coeur cette désynchronisation d'avec l'ensemble de l'économie.

      Et vous essayez de faire de la récupération pour votre cause en utilisant une situation qui a bien peu a voir avec la réalité du Québec.

      La situation évoqué dans l'article ici en est une a l'échelle mondiale. Il y a près de zéro% de la population du Québec qui fait partie de ce 50% de la population mondial la plus pauvre. Tout comme que l'on doit avoir aucun des ces 80 super-riches qui en posséderaient plus que 3.5 milliards d'autres...

      Ce qui fait qu'ici quand on parle d'inégalité il ne faut pas focuser que sur le 1%, ou quelques individus. Dans l'immense plage du 99% restant ce n'est pas que justice et équité... ! Et la fonction public de la ville de Montréal en est l'exemple par excellence, et criant, d'un douillet traitement totalement inéquitable et injuste pour la population.

    • simon villeneuve - Inscrit 20 janvier 2015 11 h 39

      M.Ares, cet article parle des problemes mondiaux que tous les pays vivent individuellement comme l'evasion fiscal, libre circulation des capitaux ou la corruption, ce qui amene a une crise mondiale.

      "vous essayez de faire de la récupération pour votre cause en utilisant une situation qui a bien peu a voir avec la réalité du Québec. "

      Le Canada est pratiquement rendu un paradis fiscal et pour ce qui est de ma cause vous avez tord, je ne fait qu'emettre un fait tres repandu au Quebec grace au radio poubelle et journaux, celui que les syndicats et des salaires bien enumeres au Quebec sont des facteurs majeurs aux problemes economiques du Quebec mais qui dans l'ensemble ne devraient qu' etre des facteurs parmis tant d'autres.

      A moins que vous seriez entrain de nous dire que sans les syndicats et la fonction publique, les riches seraient encore moins riches et moins de pauvres au Quebec ( les annees 1850-1940 en fut un bel exemple)?

      Le Canada se tire plutot bien mondialement contre les inegalites sociales justement grace aux syndicats et la fonction publique.

      Je serai plus en accord avec votre vision quand vous serez capable de me donner des exemples de pays qui vont mieux que le Canada sans syndicats et avec tres peu d'impot a l'endroit des citoyens et entreprises...


      ps: Les depenses du gouvernement augmentent car la population du Quebec augmente et plus de citoyens ayant besoin de services du gouvernement augmentent aussi ...

    • Jean-Yves Arès - Abonné 20 janvier 2015 13 h 34

      « Les depenses du gouvernement augmentent car la population du Quebec augmente et plus de citoyens ayant besoin de services du gouvernement augmentent auss»

      Le fait d'utiliser le PIB courcuit cet argument car s'il y a plus de citoyens il doit y avoir aussi plus d'activités économiques (ce que le PIB représente). Hors ce déséquilibre dans l'augmentation des dépenses bien plus rapide de l'État que l'activité économique est la marque d'une économie contrôlée, comme le sont les dépenses de l'État, et qui rebute totalement a s'ajuster a ses capacités réelles.
      On abouti ainsi a une incapacité d'équilibre financière qui fait mettre sur le dos des générations futures notre irresponsabilité présente.

    • simon villeneuve - Inscrit 20 janvier 2015 14 h 54

      Non M.Ares car la majorite des gens sont plus pauvres que riches ( moins de PIB) et tous savent tres bien qu'en general les pauvres utilises plus les services de l'etat ( plus de depenses) que les riches.

      Donc augmentation des depenses du gouvernement et moins de richesse du a l'accroissement de la pauvrete ( ou bien la stagnation des salaires au Quebec de la classe moyenne depuis plus de 25 ans...) qui plombe le PIB.

      Meme au Canada l'effet de l'accroissement des plus riches de noitre societe sur le dos des moins nantis c'est fait sentir au Canada.

      Depuis 1975, 67% de la richesse du Canada ( 40 ans de PIB fait beaucoup de milliards...) a ete acquise par seulement 10% de la population.
      Moins pire que le reste du monde mais nous avons quand meme ete affecter grace a la resistance du neo-liberalisme (par les syndicats et la fonction publique) qui malheureusement, se perd depuis quelques annees et que l'on constate aujourd'hui dans les difficultes budgetaires de nos gouvernements.

      Une autre etude biaisee je suppose malgre qu'elle provienne de la banque mondiale ...

      http://www.ledevoir.com/economie/actualites-econom

      "Selon l’étude, le niveau total de prélèvements sur une entreprise de taille moyenne s’élève au Canada à 21 %, contre 40,9 % à l’échelle internationale et 43,8 % aux États-Unis."


      M.Ares: "On abouti ainsi a une incapacité d'équilibre financière qui fait mettre sur le dos des générations futures notre irresponsabilité présente."

      C'est votre opinion.
      Moi je constate et toutes les etudes de droites ou de gauches le confirment, les revenus de l'etat et le desequilibre sont apparuent avec les revenus a la baisse des gouvernements ( drole de coincidence avec la venue des conservateurs au federal comme au provincial (Charest)).

      Grace a plusieurs coupent comme la taxe sur le capitale, la diminution de l'impot sur les entreprises e

    • Murray Henley - Inscrit 20 janvier 2015 20 h 02

      Les riches contrôlent la majorité des journeaux, mais la majorité des journeaux véhiculent des idées de gauche... Ce paradoxe apparent témoigne de la liberté de la presse.

    • Jean-Yves Arès - Abonné 21 janvier 2015 13 h 12

      «la majorite des gens sont plus pauvres que riches ( moins de PIB) et tous savent tres bien qu'en general les pauvres utilises plus les services de l'etat»

      Cet argument ne tient pas du tout pour s'opposer au fait que le PIB court-circuite, ou si vous aimez mieux -qu'il inclus-, les variantes qui composent et déterminent l'ensemble de l'activité économique. C'est ainsi que le PIB représente notre richesse sur lequel on peut tabler pour organiser nos dépenses monétaires collectives. Et tout les économistes considèrent que l'accroissement de la population est une prémisse incontournable pour soutenir les économies développée comme la nôtre. C'est a dire que demain nous seront plus riche qu'aujourd'hui et donc qu'on peut emprunter sur ce future bien-nanti, entre autre, pour promette des revenus de retraite aussi généreux que désynchronisés des réalités économiques et exonérés de représenté une part socialement équitable sous prétexte du droit a la libre association, qui est en fait le droit a une dissociation du reste de la population (donc tout a fait de droite).

      Bien sûr l'accélération des dépenses de l'État plus rapide que le PIB ne sont peut-être pas l'exclusivité de l'accroissement de la masse salariale. Mais les chiffres lui accordent une responsabilité vraiment incontournable. Ainsi on retrouve un nombre d'inscrits actifs a la CARRA qui augmente plus vite que la population. Et ainsi le 2% par année qui était a l'agenda de Monique Forgêt au renouvellement de conventions collectives en 2006 sur une masse salariale de 26G$, pour aboutir en 2010 a 30G$, en fait aujourd'hui 40G$. Ce qui en fait une augmentation de près de 54% sur 8 ans, (alors que plus haut nous avons 59.3% sur 10 ans).

    • Jean-Yves Arès - Abonné 21 janvier 2015 13 h 16

      «sur une masse salariale de 26G$, pour aboutir en 2010 a 30G$»

      Lire -sur une masse salariale qui devait aboutir a 30G$-

      -

      «Depuis 1975, 67% de la richesse du Canada ( 40 ans de PIB fait beaucoup de milliards...) a été acquise par seulement 10% de la population.»

      Je ne sais d'où proviennent ces chiffres mais ils ne sont pas en contradiction avec mes propos. Le 10% des plus riches inclus une large part de gens dont la richesse a comme source les dépenses de l'État.

    • Jean-Yves Arès - Abonné 21 janvier 2015 13 h 16

      «sur une masse salariale de 26G$, pour aboutir en 2010 a 30G$»

      Lire -sur une masse salariale qui devait aboutir a 30G$-

      -

      «Depuis 1975, 67% de la richesse du Canada ( 40 ans de PIB fait beaucoup de milliards...) a été acquise par seulement 10% de la population.»

      Je ne sais d'où proviennent ces chiffres mais ils ne sont pas en contradiction avec mes propos. Le 10% des plus riches inclus une large part de gens dont la richesse a comme source les dépenses de l'État.

  • Yves Côté - Abonné 20 janvier 2015 04 h 03

    La Terre est généreuse...

    La Terre est généreuse.
    Le seul ennui, c'est que depuis la Seconde Guerre Mondiale, sa générosité est sans cesse détourner vers quelques familles et individus à l'appétit et l'ambition d'accumuler sont insatiables. Eux qui sont représentés sous le chiffre révélateur et incontestable de ce un pour cent de l'humanité qui s'accapare la moitié de la richesse mondiale...
    Ceci-dit, puisqu'il n'y a pas que ce un pour cent d'humains de très très riche, une question me vient : Et si on prenait les cinq pour cent des plus riches, que resterait-il à se partager pour les 95 pour cent de l'humanité ?
    Je suppute ce chiffre se montrer encore bien plus révoltant que ce premier. Bien que sans doute moins frappant d'un point de vue médiatique.
    En prenant en compte ce déséquilibre outrancier de répartition des richesses du monde, comment ne pas comprendre les révoltes dans ces pays où les plus pauvres et démunis sont mis en contact avec les plus riches ?
    Et comment faire fie de cela, dans l'apparition et l'accroissement international des fanatismes et des attaques armées que des sectes bien informatisées déterminent comme nécessaires pour une arrivée d'une justice habilement présentée comme divine ?
    Comment, sinon qu'en fermant les yeux ?
    Merci de m'avoir lu.

  • François Beaulé - Abonné 20 janvier 2015 05 h 30

    Non pas 3/4 mais plutôt 80%

    Selon le journal Le Monde: « Au final, 80 % de la population mondiale doit se contenter de seulement 5,5 % des richesses », estime le rapport de l'Oxfam. Non pas trois quarts comme le prétend l'éditorialiste.

  • Jean-François Trottier - Inscrit 20 janvier 2015 07 h 11

    Une fois de plus, la preuve par dix

    Je deviens épuisé de répéter. moi parmi tant d'autres, que le modèle néolibéral ne fonctionne pas.
    Basé sur le PIB, une échelle de mesure qui a fait ses (anti-)preuves, il mène idéalement à 2 ou 3 personnes qui font des transactions entre elles à la vitesse de l'éclair. Les autres sont un mal plus ou moins nécessaire.
    Non, la liberté individuelle n'est pas une garantie de richesse. Elle n'est qu'un facteur parmi plusieurs, dont la réelle démocratie qui est une liberté sociale.
    Mais voilà, où vit la démocratie quand ce 1% peut faire tendre toutes les décisions à son profit ?
    Les PAC forment, ultimement parce que je n'ose imaginer pire, une forme de dictature parfaite. Les mesure qu'Obama (issu de la pensée néolibérale) suggère ne sont qu'une sous-forme d'aide directe au point où en sont rendus les USA.
    Ici, nos deux gouvernements foncent résolument vers le même modèle, toujours au nom des libertés individuelles (voir Couillard). On vend le Canada et le Québec à la livre, les matières premières sont offertes sur un plateaa d'argent avec toutes les facilités pour les sortir du territoire possibles.
    Comment une démocratie peut-êlle fonctionner si le pouvoir gouvernemental, accordé par le vote, est vide de sens ?
    À force de réduire l'État, c'est le droit décisionnel du citoyen qui est violé et battu en brèche. D'où sa désillusion, son inertie et aussi ses colères, quelques manifestations sans lendemain.
    Comment critiquer réellement dans notre novlangue qui accepte les mensonges de Couillard en période d'élection et ses excuses débilitantes par la suite, l'idée fixe que tout "bénéficiaire" est au fond un sale profiteur et que tout ce qui provient de l'État devient un "service" qu'on doit mesurer au compte-goutte ?
    Votre appel est important pour nous, au son du PIB un robot vous répondra d'aller vous faire...

    • Jean-Yves Arès - Abonné 20 janvier 2015 10 h 33

      «le modèle néolibéral ne fonctionne pas»

      Bien, il faut nous montrer le modèle qui lui fonctionne.

      Mais vous avez devant vous l'exemple de la Chine qui est passée d'une économie contrôlée a une économie ''néolibérale'' comme vous dites, et dont la population est passé d'une égalité de pauvretté partagée a une innégalité de richesse qui a réduit drastiquement la pauvretté de beaucoup, beaucoup de monde.

    • Raymond Turgeon - Inscrit 20 janvier 2015 20 h 01

      Réduction de la pauvreté pour plus de citoyens, soit, mais aussi de plus grandes inégalités. Les Chinois ne réinventent pas la roue; ils répètent les mêmes erreurs que l'Occident.

    • Michel Begoc - Inscrit 20 janvier 2015 23 h 49

      M. Arès, des propositions de modèles qui pourraient mieux fonctionner, il y en a à la pelle. On pourrait commencer par écouter des économistes hétérodoxes qui s'expriment de plus en plus face à l'aberration dans laquelle nous nous enfonçons. Il suffit de faire preuve d'imagination, d'audace et de persévérance. L'humanité a su par le passé se dépasser pour surmonter les difficultés qu'elle rencontrait. Ce n'est pas en se réfugiant dans le status quo qu'on arrivera à surmonter les énormes défis que ce siècle réserve au genre humain.

    • Jean-Yves Arès - Abonné 21 janvier 2015 13 h 19

      Monsieur Begoc, je ne doute pas que des propositions il y en a la pelle, mais ce sont des théories. Quelques une de ces théories ont été pratiquées, et sur de longues périodes. Là, quel est le bilan de ce qui s'est fait dans la réalité ? Ou sont les expériences dont on peut s'inspirer ?

      Dans le discours public présentement on retrouve une critique, aussi répétitive que facile, contre le libéralisme, désigné responsable des inégalités et injustices. Tout comme on retrouve un discours, offusqué et hargneux, qui réclame le droit indiscutable a libre-négociation de la facture de services publics qui seras présentée a une population, qui elle ne sera absolument pas libre de la refuser... Ou est l'équilibre ?

      Il me semble qu'on devrait être plus constant et plus cohérent dans les analyses et principes que l'on défends. Cela aiderait sûrement a relever les défis, qui pointent tous plus nombreux.

    • Michel Begoc - Inscrit 21 janvier 2015 13 h 37

      M. Arès, comment voulez-vous que ces théories soient expérimentées alors que dès qu'une proposition est faite en ce sens, on répond justement qu'on ne peut pas la tenter parce que ce n'est qu'une théorie et qu'on n'a aucun retour d'expérience. CQFD.

      Actuellement, il est indéniable que le libéralisme est dans une impasse. Même un président américain vient partiellement de l'admettre. Le nier est de la pure mauvaise foi. Ce système est dans une phase d'autodestruction aigue. Écologiquement, il épuise les ressources dont il se nourrit plus vite qu'elle ne se renouvelle. Sociologiquement, la dynamique d'inégalité enraille le système en le privant des débouchés dont il a besoin pour faire circuler les flux monétaires.