Si lourd, si mince

Le rapport Robillard, qui donne pour 2,3 milliards de dollars de coups de hache, serait là pour faire peur, afin de mieux faire passer des décisions gouvernementales controversées, comme la hausse de tarifs dans les CPE. On comprend mieux dès lors que l’exercice soit si superficiel.

Voilà donc une commission qui, d’entrée de jeu, nous indique avoir bien travaillé, fière d’avoir suivi deux principes : l’indépendance et la présentation de recommandations documentées et appuyées. Mais indépendance n’est pas synonyme d’objectivité, et l’idéologie de droite, privilégiant le privé et la concurrence, qui caractérise les membres de la Commission de révision permanente des programmes, dite commission Robillard, est au coeur de leurs travaux.

Quant à l’argumentaire, il est… mince. Une fois retirées les nombreuses pages blanches et les annexes, il reste moins de 120 pages (souvent à demi remplies) d’un rapport qui en annonce officiellement 175. Chipote-t-on pour la forme ? Non. On ne travaille pas à mettre à terre des choix collectifs, en ciblant pour 2,3 milliards de coupes, sans donner de nombreux détails. Ici, ils n’y sont pas.

Un exemple ? À la page 31 du rapport où, après moult présentations, la Commission entre (enfin !) dans le vif du sujet, quatre constats généraux sont énoncés. Quel est le tout premier ? « Il existe certains écarts considérables de dépenses avec l’Ontario. » C’est, on l’aura deviné, un péché. Les quelques paragraphes qui suivent doivent nous en convaincre.

Ainsi, les programmes d’aide à la famille coûtent plus cher au Québec. Peut-on les détailler, en dire l’impact, souligner s’ils sont appréciés de la collectivité, parler de choix de société ? Le rapport n’en fera rien, se limitant à quelques lignes et à un tableau, car là n’est pas son approche : la commission compte, elle ne pense pas (à la curieuse exception du financement des écoles privées où, tout à coup, la commission se rappelle que son analyse peut avoir un impact autre que financier, d’où sa recommandation de ne pas agir de manière précipitée !).

Autre exemple, celui du complexe dossier agricole. L’aide donnée aux agriculteurs québécois est plus élevée qu’ailleurs, dit le rapport. Mais ses données mêlent soutien du gouvernement fédéral et du Québec. L’Union des producteurs agricoles, furieuse, a une tout autre évaluation. Qui dit vrai ? Et quand il est question du Programme d’assurance stabilisation des revenus agricoles, que la commission Robillard veut transformer pour économiser 300 millions de dollars, le rapport met en relief ce qui se passe dans les autres provinces en matière de gestion de risque. Or, ce qui saute aux yeux, c’est l’implication du fédéral dans le programme auquel participent les provinces de l’Ouest. Autre approche, autre choix de société… Peut-on tout comparer ?

C’est aussi un choix de société, vraiment mesquin celui-là, que de sabrer le soutien à l’action bénévole (10,4 millions d’économies) ou le budget discrétionnaire des ministres (14,4 millions d’économies) qui sert souvent aux mêmes fins : donner un coup de main dans sa communauté à coups de 500 $. Quelle petitesse de la part d’une commission qui nous coûtera au bas mot 3,8 millions (sans oublier les coûts de l’autre commission, celle sur la fiscalité) ! Vu la faiblesse des montants versés, ce n’est pas 500 $ qui feront la différence, lit-on dans le rapport. De fait, quand on gagne entre 800 et 1000 $ par jour, comme le font les membres de la commission Robillard, on ne mesure plus ce que 500 $ peuvent faire. Pas plus qu’on ne voit ce que, par individualisme, on est en train de déstructurer.

80 commentaires
  • Nicolas Vincent - Inscrit 24 novembre 2014 04 h 07

    OK, mettons

    Bon, mettons qu'en effet "l’idéologie de droite, privilégiant le privé et la concurrence [...] est au coeur de leurs travaux". (De toute façon, quand une personne de définissant "de gauche" est en désaccord avec un principe, elle le qualifie généralement "de droite", et vice-versa. Ça en est devenu si prévisible, sinon risible.)

    Mais devant toutes ces critiques et accusations de néolibéralisme immonde, il demeure qu'une question me revient toujours à l'esprit: et vous, que proposez-vous exactement?

    Et là, ces voix si vertueuses qui tonnaient et en remettaient il n'y a que cinq minutes à peine, ces voix si sûres d'elles-même, emplies d'indignation, eh bien elles s'éteignent d'un seul coup, incapables de proposer une alternative réaliste et viable. Il y a bien quelques balbutiements du type "haussons les impôts" ou "reportons à plus tard le principe de vivre selon nos moyens", mais à peine audibles, un peu gênés, parce qu'au fond, personne n'y croit.

    Voilà bien le vrai drame d'une société dont les acteurs pestent constamment contre les actions des autres sans croire bon de proposer quelque chose de mieux, préférant bloquer au lieu de réfléchir à une meilleure manière d'avancer.

    Ayoye. Ça augure mal pour le futur.

    • Patrice Bolatre - Abonné 24 novembre 2014 07 h 47

      Vous pouvez aller serrer votre archet M. Vincent, cette fanfare là, nous ne l'avons que trop entendu.
      Le point dans le texte de Mme Boileau est la faiblesse de l'argumentaire pour une décision qui va retourner le Québec pour des années à venir. De droite ou de gauche, les torchons sont des torchons et ne servent qu'à ça, éponger les dégâts. En ce sens ce rapport vient nous faire voir que les coupes actuelles ne sont pas si pire...

    • Anne-Marie Miller - Abonnée 24 novembre 2014 08 h 36

      Elles ne s'éteignent pas, monsieur, bien au contraire. Des solutions, plusieurs en proposent. Laissez moi vous en présenter quelques unes : augmentation des palliers d'imposition, réinstaurer la taxe sur le capital des entreprises ( on n'avait bien les moyens de se priver de celle-là, tiens ! ), contrôler le coût des médicaments, lutter contre l'évasion et l'évitement fiscal... bref, c'est pas les solutions qui manquent.

    • Bernard Plante - Abonné 24 novembre 2014 08 h 39

      M. Vincent, ce qui augure mal pour le futur, c'est que des personnes qui n'ont même pas pris la peine de se renseigner accusent l'inaction des autres pour cautionner béatement les actions du gouvernement.

      Il y en a de nombreuses personnes qui travaillent à penser à l'avenir du Québec. Par exemple, prenez la peine de lire la plateforme d'Option nationale. Six pages (pas trop long à lire!) disponibles en ligne qui propose des solutions et surtout, une vision inspirante pour le Québec.

      Avant d'accuser les autres d'inaction, il serait bien de personnellement vous mettre au travail. D'ailleurs, que proposez-vous, vous? De continuer à faire bêtement confiance au discours d'austérité du gouvernement qui nous a lui-même mis en faillite?

    • Henri Gazeau - Inscrit 24 novembre 2014 08 h 54

      Des balbutiements, ce que proposent la CSN, la FTQ, les «petits» partis d'opposition, l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS), et, à l'étranger (car l'entreprise de démolition du pacte social actuel n'est pas propre au Québec), un Thomas Piketty ou des spécialistes comme Bernard Vallageas (vice-président de l'Association pour le développement des études keynésiennes)? Des balbutiements, un article de fond comme le suivant?

      http://www.monde-diplomatique.fr/2012/06/GADREY/47

      Balbutiements peut-être pour qui ne s'informe pas. Vous avez une excuse : les voix discordantes sont souvent les plus étouffées.

    • Clermont Domingue - Abonné 24 novembre 2014 09 h 04

      *le principe de vivre selon nos moyens*De quels moyens parlez-vous?Est-ce qu'on manque de personnels soignants,d'équipements sophistiqués ou de médicaments pour soigner nos malades?
      Est-ce qu'on manque d'écoles, d'enseignants ou de spécialistes pour instruire nos enfants?
      Vous avez raison, il faut RÉFLÉCHIR.Continuez...
      Une idée en passant:*Rendre financièrement possible ce qui est physiquement réalisable.*Qu'en pensez-vous?
      Vous intéressez-vous à ce que font les Banques centrales des USA, d'Europe,d'Angleterre et du Japon depuis le début de la crise? Qu'en pensez-vous?

    • Jean Santerre - Abonné 24 novembre 2014 09 h 11

      Je remarque que vous ne proposez rien d'autre non plus.
      Ou sinon d'obéir bêtement à des directives qui semble extrêmement précipité.
      Un vieil adage dit: on ne répare pas ce qui n'est pas brisé.
      Et si quelque chose est brisé, l'évidence saute aux yeux de ce qui ne fonctionne pas.
      Bientôt avec ce genre de coupure, il risque d'y avoir bien plus de choses brisées que d'habitude.
      Et pour pouvoir évaluer ces risques, il faut encore les comprendre.
      Et pour comprendre, il faut écouter, étudier, regarder, discuter et proposer.
      Tout ce que je vois ici ressemble à un décret, c’est effectivement très mince de raison.

    • Jocelyne Bédard - Inscrite 24 novembre 2014 09 h 55

      Le 14 novembre, à la période de questions de l'Assemblée nationale, le chef intérimaire du Parti Québécois Stéphane Bédard mentionnait que l'augmentation de la rémunération des médecins coûte 2,2 milliards par année, soit grosso modo le montant de coupures de dépenses nécessaires pour équilibrer le budget. La solution serait donc d'annuler cette augmentation, au motif que l'entente ne peut être valide, ayant été négociée et signée par des personnes - MM. Couillard et Bolduc - qui étaient alors en conflit d'intérêt : étant eux-mêmes médecins, ils s'octroyaient ainsi des avantages importants.
      Sur le strict plan moral, comment un gouvernement peut-il, pour avantager 18 000 personnes ( le nombre de médecins qui bénéficient de cette augmentation) pénaliser les 225 000 familles qui utilisent les services de garde - qui ne coûtent "que" 2,3 milliards, donc seulement 100 millions de plus l'augmentation des médecins ? Pour moi, la réponse est claire...

    • Hélène Paulette - Abonnée 24 novembre 2014 09 h 58

      M.Vincent, je vous le souhaite de tout mon coeur ''votre'' futur... Et ne venez pas vous plaindre lorsque les mesures vous affecteront ''vous''... J'en ai plus qu'assez de ces gens qui parlent aux noms des générations futures tout en laissant tomber les enfants d'aujourd'hui. On ne crée pas d'emplois en en coupant. Les salaires stagnent depuis quarante ans. Ce que je propose? Facile, la même chose que Galbraight, que le gouvernement investisse dans les infrastrucutures et les mesures sociales et cesse d'engraisser les multinationales. Le vrai problème est que nous sommes à la merci des marchés et il est temps que ca cesse. Il faut sortir les dettes publiques de Wall Street!

    • Gérard Pitre - Inscrit 24 novembre 2014 10 h 03

      Bernard Plante. Bien répondu même si je ne suis pas d'Option nationale. Je suis un indépendantiste inconditionnel. Les libéraux nous ont foutu dans le M et ils voudraient que ce soit le peuple qui malheureusement les a réélus de faire les frais de leurs mensonges et de leur mauvaise administration. Mme Boileau a cent pour cent raison. C'est un gouvernement de parvenus, qui nous a menti en campagne électorale. Allons-nous une fois pour toutes s'en souvenir lors des prochaines élections et leur montrer la porte de sortie? J'espère que oui. Gérard Pitre

    • Nicolas Vincent - Inscrit 24 novembre 2014 10 h 49

      J'aime bien ces réactions, plusieurs au fond ne font que renforcer mon point.
      - On voudrait revoir les paliers d'imposition (=hausse d'impôt). Mais voilà, ce n'est pas ce qui freinera l'exode de nos rares entrepreneurs vers d'autres cieux.
      - Il y a la taxe sur le capital, magnifique moyen d'attirer les emplois...
      - Il y a ceux qui semblent prôner la décroissance (et qui mélangent les concepts de production physique et de stock de liquidité/crédit). Comment la décroissance nous permettra de remplir nos promesses aux retraités, alors là...
      - Il y en a qui prônent de lire le programme de leur parti préféré, dans ce cas-ci l'ON, ce que j'ai fait aux élections. Je vous l'accorde, c'est bien étoffé (il fait plus que 6 pages), surtout côté dépenses: instaurer la gratuité scolaire du CPE au doc, mettre sur pied une commission indépendante pour l'étude de la dette (Mme Robillard de nouveau?), subventions à l'électrification des transports, etc. Mais à ce que je sache, la difficulté est rarement de dépenser plus, surtout aujourd'hui.

      Moi je propose d'augmenter les tarifs de CPE (j'y ai un enfant). Deux connaissances m'avouent que même si elles ne travaillent pas, 1200$ par année, c'est un deal qu'on ne peut ignorer.. Mais non, on me dit que ce serait régressif. Alors je propose la modulation selon le revenu. Ah surtout pas, il y a le principe de l'universalité! Bon.

      Moi je propose qu'on fasse payer pour la consommation de notre trésor national, l'eau, dont nous sommes les plus grands utilisateurs par tête de pipe. "Ah mais non monsieur, l'eau est un bien universel!", m'a-t-on dit il y a quelques années. Bon.

      Moi je crois qu'il serait acceptable d'augmenter les frais de scolarité au-delà d'un certain nombre de crédits. Ah, mais vous savez, certains se cherchent... Bon.

      Moi, personnellement, je ne peux sentir le gouvernement Couillard. Mais aux chroniqueurs qui chiâlent sans cesse, je dis: "vous avez la tribune, proposez". Bon.

    • Mario K Lepage - Inscrit 24 novembre 2014 11 h 02

      Je ne suis pas économiste, loin de là...J'essaie à tout le moins de bien gérer mes dépenses selon mes revenus! Par contre, prendre mon argent contre mon gré, le dilapider et mal le gérer ce n'est ni plus ni moins que du vol!
      Pourrait -on au moins mettre en prison les quelques bandits identifiés à la Commission Charbonneau? À défaut de faire faillite d'ici quelques années, de savoir que ces gens risquent quelque chose en prenant une douche entre quatre murs me ferait sourire avant de rencontrer les créanciers...

    • Nicolas Vincent - Inscrit 24 novembre 2014 11 h 17

      En passant, je suis tout à fait d'accord avec vous, M. Santerre: il faut écouter, étudier, regarder, discuter et proposer.

      Mais justement, y a-t-il vraiment latitude à réflexion lorsqu'un rapport est cloué au pilori par chroniqueurs et commentateurs, qu'il est remisé aux oubliettes par le gouvernement Couillard avant même que le simple mortel que je suis puisse le lire? Est-ce le seul type de réflexion dont on soit capable au Québec, style "shoot first, ask questions later"? J'en ai bien l'impression, et cela m'attriste.

      Quoiqu'il en soit, je suis heureux que mon commentaire de frustration ait entraîné une certaine réaction et discussion. Au moins ça...

    • Jean-Claude Landry - Abonné 24 novembre 2014 12 h 07

      Mme Robillard est totalement aveugle...ou légèrement biaisé dans son évaluation ! Elle n'a pas vu l'éléphant dans le salon !

      Elle n'a pas vu que la facturation médicale coûte 11.4 milliard de $$. Le rapport Cochrane sur la pertinence des actes médicaux évalue que 40% de ceux-ci sont questionnables.

      On ne voit que ce que l'on veut bien voir....ou peut-être que quelqu'un d'autres ne veut pas voir.....

    • Jean-François Trottier - Inscrit 24 novembre 2014 12 h 19

      M, Vincent, J'aime bien votre réaction, elle ne fait ne font que démontrer l'immense trou dans ce faux rapport, suite d'une liste interminable de mensonges.
      Tout d'abord disons les choses tel qu'elles sont: l'intention non déguisée de saper le rôle gouvernemental au profit du privé est de droite, et meme de teinte néolibérale... à moins que vous ne traitiez F.D. Roosevelt et Keynes de communistes finis ? N'ayez pas honte, arrêtez de jouer sur les mots et affichez-vous tel que vous êtes: néolibéral...
      Des dizaines d'entrepreneurs qui avaient quitté pour d'autres cieux selon une mode assez irritantes reviennent à la pelletée. Pourquoi? Pour raisons de qualité de travail, de milieu pus riche en main d'oeuvre et de gestion, de compréhension générale entre la direction et les employés.
      Se comporter en colonisé fini pour des raisons de marché est un aveu de faiblesse plutôt pathétique. Je vous conselle deux aspirines et beaucoup d'eau.
      Votre façon de brader l'économie au nom des emplois est encore pire. La taxe sur les fortunes ne fait fuir personne, au plus quelques décrochés qui déjà utilisent les paradis fiscaux à plein régime et ne connaissent aucune frontière. Ils ne rapportent rien et sucent l'économie sans retour. La fortune n'est pas le salaire au passage, vous mélangez tout.
      Ceux qui sont prêts à abandonner amis et milieu pour s'exiler ne devraient mériter que votre mépris et pourtant je sens chez vous une pointe de jalousie.. C'est bien triste tout ça.
      Avez-vous déjà entendu parler de Québec inc? Clairement, non. Cette vaste opération de la part de la Caisse soutenue par Parizeau consistait à investir au Québec pour créer des fortunes... et ça a réussi. Ce faisant le gouvernement se situait en tant qu'acteur et partenaire économique important, ce qui enfin était de la vraie démocratie. Au départ de Parizeau les caisses étaient pleines à craquer. Charest s'est chargé de les vider au nom de vos propes principes et maintenant nous payons et suons.

    • Yves Corbeil - Inscrit 24 novembre 2014 12 h 55

      Tu ne te pose pas la question à savoir pourquoi ces commissions. N'y a-t-il pas des gens supposément compétents des ces ministères pour faire de la gestion. Il faut payé des intermédiaires pour leur dire quoi faire...

      Pour moi cela ressemble à de GROS cadeaux aux amis avec l'argent des concitoyens. Ça me tue tous ces hold-up à ciel ouvert de ces gens sans scrupules.

    • Yves Corbeil - Inscrit 24 novembre 2014 13 h 26

      À quand une commission sur le rôle d'un gouvernement...

      Servir et non se servir... La noblesse de la fonction est disparue avec la qualitée des gens interressés a en assummé la fonction et les dollards qui achètent les postes au service des élites de notre bas-monde.

    • Sol Wandelmaier - Inscrite 24 novembre 2014 13 h 33

      Tout juste, M.Vincent..Comme ex-employeur, je sais une vérité absolue:
      Il est plus facile de donner que d'enlever...

      Et là, les différents gouvenements-droite et gauche, libéraux et Péquistes sont coupables d'électoralisme qui consiste à donner des "goodies" dès que les élections se rapprochent...

      Les péquistes devraient être contents que les Libéraux fassent enfin le "sale" boulot de resserer les rennes des dépenses..Il y va de la crédibilité de l'État- qu'il soit province canadienne ou État indépendant...

      Ce chialage est contre-productif et ne conduit à rien parce que Couillard est décidé d'aller de l'avant afin d'assainir les finances du QC!

    • Nicolas Vincent - Inscrit 25 novembre 2014 05 h 40

      @ M. Trottier: Héhé, il y en a plusieurs parmi mes connaissances qui seraient surpris (et heureux) de m'entendre être traité de néolibéral! Ça ne m'arrive pas souvent! :)

      Quoiqu'il en soit, parlons de substance. Nous pouvons avoir de longues discussions à savoir si ceux qui partent vers d'autres cieux sont des "suceurs d'économie". Mais au bout du compte, la question est de savoir: est-ce qu'augmenter leurs impôts nous permettra de boucler notre budget? C'est ça la question sur la table. Moi j'aimerais bien que la réponse soit "oui", je trouve immoral les inégalités de revenus qui prévalent à l'heure actuelle. Mais je dois bien m'incliner devant l'évidence: les récentes expériences de la France et du Royaume-Uni dans ce domaine ont été désastreuses, les surtaxes n'ont presque rien rapporté, à un point tel que les gouvernements qui les ont mises en place les ont soit déjà annulées, ou inventent des exceptions à la pelletée. Donc, devant cette évidence, s'agit-il réellement d'une option viable?

  • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 24 novembre 2014 04 h 59

    Si mince, si … ???

    « Peut-on tout comparer ? » (Josée Boileau, Le Devoir)

    Bien qu’il soit utile de le faire parfois, tout comparer, ou se comparer ?, à l’autre ne rime à rien, d’autant plus que rien de l’autre ne rime à soi, même en situation de ressemblance ou de différence !

    Pourquoi dès lors se et tout comparer quand on sait que le message, convoité ou espéré, rime à rien ?

    Si mince, si … ??? - 24 nov 2014 -

    • Jacques Thibault - Inscrit 24 novembre 2014 09 h 48

      Toujours aussi limpides, vos commentaires M. Fafouin figurent comme des paraboles clairement significatives pour vous.

  • Pierre Lefebvre - Inscrit 24 novembre 2014 05 h 38

    Gestion

    J’ai écouté Madame la commissaire hier et après avoir entendu ceci : « Nous ne savons pas combien de programmes gouvernementaux existent» (ceci dit avec un sourire); je me suis posé cette question : «Serait-il gestionnairement utile de savoir combien il y en a ? Ou est-ce que la gestion gouvernementale (qui nous coûte les bras et les jambes) considère que c’est une futilité ?» Boucher partiellement 8 trous dans une passoire; ah oui ???

    Bonne journée et, en vous souhaitant de ne pas prendre de cours gouvernementaux de gestion pour faire votre budget.

    Ce matin, je suis prêt à me faire dire encore combien il est important que je me sers la ceinture et tout à fait ouvert à l’idée que le prix des services dont je ne me sers pas vont augmenter. Allez-y messieurs dames les politiciens(nes), à votre tour, convainquez-moi.

    PL

  • Chantale Desjardins - Abonnée 24 novembre 2014 05 h 41

    Je suis triste de mon pays le Québec

    Un gouvernement responsable ne procède pas ainsi pour mettre de l'ordre dans les finances publiques. Je crains une révolte appréhendée des québecois qui sera difficile à vivre si Couillard persiste dans ses moyens. Le gouvernement ne vise pas les bonnes cibles. Espérons que le bon sens corrigera les erreurs graves qui pourraient mener à une révolte qu'on ne mérite pas.

    • Jean-Pierre Marcoux - Inscrit 24 novembre 2014 07 h 35

      Révolte des québécois...

      Les québécois gueuleront, puis, le moment venu des prochaines élections, auront oublié ce véritable démantèlement de notre vision sociale.

      Grâce à la fomentation par le PLQ ou la CAQ d'une peur de l'avenir ou d'un cataclysme appréhendé selon la conjonture du moment, les québécois jadis révoltés, ayant cessé de japper, rentreront dans les rangs et voteront pour la sécurité de la Cage.

    • Gérard Pitre - Inscrit 24 novembre 2014 10 h 11

      Chantale Desjardins. Et si cette révolte appréhendée était la solution une fois pour toutes, ne croyez vous pas qu'il en voudrait la peine qu'il en soit ainsi? Depuis toujours c'est la classe pauvre et moyenne qui a toujours payé les pots cassées des politiciens corrompus pourquoi faudrait-il qu'il en soit encore ainsi? Assez c'est assez. S'il faut que l'on revivre un deuxième printemps érable pour se débarresser des corrupteurs et des corrompus, si c'est ça le prix à payer, je suis prèt à faire ma part. Moi aussi je fais parti de la classe moyenne et j'en ai marre de me faire mentir et voler. Gérard pitre

    • Guy Vanier - Inscrit 24 novembre 2014 14 h 16

      Je serai là le 29 novembre à Québec.
      Soyons nombreux les 3 docteurs s'en rappellerons......

    • Louka Paradis - Inscrit 24 novembre 2014 20 h 10

      Le rapport Corbillard sera acheminé dans le cimetière des documents et commandes politiques inutiles. Les croque-morts risquent de se faire reconduire aux portes de la province avec du goudron et des plumes...

  • Normand Audet - Abonné 24 novembre 2014 06 h 19

    Madame Robillard: quel culot !

    Rabrouer les municipalités comme elle fait n'est pas digne d'une ex-ministre du parti libéral.
    Qui impose de nouvelles normes aux municipalités ? Le même gouvernement qui lui reproche de trop dépenser. Facile et trop superficiel de dire que les municipalités dépassent 5,8 % de dépenses annuelles alors que le Gouvernement du Québec s'astreint à un maigre 1,3% Qui impose des frais qui ne cesent d'augmenter pour la Sûreté du Québec aux municipalités, qui impose de nouvelles normes pour la qualité de l'eau potable, le traitement des eux usées, la sécurité incendie, le traitment des déchets domestiques etc. ? C'est aussi sans parler des responsabilités pelletées dans les municipalités sans transfert de budget associées à ces nouvelles dépenses. Leur reprocher d'avoir dans leur coffre un montant de 1,3 milliards ? Cela semble terriblement déranger le gouvernement actuel. C'est de la saine gestion que de posséder des réserves financières pour les coups durs qui peuvent arriver et que vous êtes en train de créer... Le gouvernement ne parle pas des milliards de dettes que possèdent les municipalités. Il préfère parler du petit milliard de surplus, c'est plus démagogique. Madame Robillard, vous méritez une bonne taloche (surtout au salaire que vous recevez) pour vous associer à ce dénigrement.

    • Pierre Bernier - Abonné 24 novembre 2014 07 h 59

      L'administration territoriale au Québec (municipalités,...) nécessite une sérieuse modenisation.

    • Victoria - Inscrite 24 novembre 2014 09 h 43

      M. Audet, êtes-vous certain que le gouvernement est le seul responsable de tout ce branlebas municipal depuis une décennie ou deux ?
      Auriez-vous déjà oublié la commission Charbonneau ?

      Pour les coups durs… malgré les réserves, ça braille quand même. Qu’ont-elles faits et que feront-elles les subalternes pour équilibrer leur budget pour le soi-disant bien de la population?
      Assainissement et épuration des poches déjà à sec ou presque de simples citoyens contribuables et, elles continueront à se donner des droits qui reviennent de plein droit aux contribuables. Et ce, sans prendre la responsabilité des conséquences négatives à moyen et long terme, bien sûr. Au bout du compte, ne croyez-vous pas qu’elles s’en sortent assez bien , malgré tout.

      Vous y croyez encore à la belle prophétie : « Heureux les pauvres, car le royaume des cieux est à eux »…

      Désolé, j’ai passé l’âge de croire au Père Noel et, depuis for longtemps.

      Bonne journée !

    • Gérard Pitre - Inscrit 24 novembre 2014 10 h 17

      Normand Audet. Bravo M. Audet je ne pourrais dire mieux. Je vous donne 11/10 pour votre commentaire. Tenons-nous debout et refusons de s'écrasser et lorsque le temps sera venu, unissons nos forces tout parti confondu pour montrer à ce gouvernement la porte de sorti avec un allé simple et qu'aucun retour ne soit plus jamais possible. Gérard pitre

    • Carol Cote - Inscrit 24 novembre 2014 11 h 54

      C'est aberrant de se faire dire par une présidence,qui n'est pas élu ce que l'on a faire,Couillard,c'est lui élu qu'il assume ses responsabilités,qu'il agisse et non sous le couvert de conseillés qui ne sont là pour détourner l'opinion public.

    • Yves Corbeil - Inscrit 24 novembre 2014 14 h 33

      Que vous avez donc raison.

      Oui on vit au dessus de nos moyens mais avant de tout passé à la tronçoneuse faudrait regardé la manière dont on gère les dossiers. La micro gestion coûte une fortune en administration, est-ce nécessaire et utile de procéder de cette façon. La taille de l'état ne cesse de grossir par cette manière de proçédé.

      Juste quelques examples, les ponts et les routes ça coutent combien...un demi, un, deux cents le litre bon ajouter le et dirigé vraiment les fonds vers ce poste de dépense, c'est surement moins cher que de batir des péages et ajouter une armé de fonctionnaire pour gérer tout ça.

      Faut-il vraiment bâtir des garderies partout dans les quartiers quand on à des batisses comme des églises qu'on chauffent pour quelque fidèles le Dimanche et les bingos le soir.

      Je sais c'est très simpliste mais quand tout est devenue compliqué il faut bien se tourner vers la simplicité volontaire si on veut s'en sortir.

      On a plus les moyens de se payé ces gérants d'estrade qui dilapident l'argent publique en inventant des façons toujours plus astucieuses pour se rendre indispensable.

      Je n'ai pas l'instruction pour le formuler avec des beaux mots mais je suis écoeuré de me faire avoir par ces gens peu scrupuleux.