Où ça, la mort?

L’assermentation ce mardi des députés du Parti québécois ne peut être dissociée de l’enjeu qu’est devenu l’avenir même de leur formation politique. Pour les contempteurs de la souveraineté, l’analyse doit même aller un cran plus loin et envoyer pour de bon l’option au rancart. Comme si l’arithmétique électorale pouvait se confondre avec la mesure des convictions.

Alors, elle se meurt ou pas, la souveraineté ? Une « idée ne meurt jamais », disait Philippe Couillard appelé à commenter la déconvenue péquiste lors de la première conférence de presse qu’il donnait le 8 avril à titre de premier ministre désigné. Et de fait, si l’on entend par là que « l’idée », ici, aurait pu être remplacée par les mots « rêve » ou « utopie », sa permanence sombre dans une insignifiance telle que même des fédéralistes farouches comme M. Couillard peuvent s’en accommoder.

 

Ce qui fait peur et déclenche la riposte vive, comme notre histoire en donne moult exemples, ce n’est pas « l’idée » souverainiste, c’est le « projet », mot qui appelle l’avenir. Projeter, dit la définition, c’est « jeter en avant et avec force », savoir ce que l’on veut et prendre les moyens pour y parvenir.

 

Donc, il est mort ou pas, le projet souverainiste ? Pour le savoir, le critique compte : le pourcentage d’appui du Parti québécois, le plus faible depuis 1973, ajouté aux votes guère augmentés à Québec solidaire, retranché de l’anémie d’Option nationale, multiplié par les sondages qui montrent que la population s’en fout, et les jeunes donc ! Plus l’apathie hivernale, la fatigue atavique, notre historique permanence tranquille, l’individualisme contemporain, le défaitisme des baby-boomers vieillissants, sans oublier ceux qui n’y ont jamais cru, tout cela finit par égaler que notre pays n’a maintenant qu’un seul nom : le Canada. CQFD : le souverainisme vit ses derniers moments. Cela tombe bien, c’est ce que le critique entendait démontrer.

 

Sauf que. Ces lendemains désenchantés parce que des batailles se perdent, ou ont été mal menées, ou pas menées du tout, n’ont rien d’une première dans notre histoire politique, et ils n’ont jamais sonné la fin de quoi que ce soit.

 

Retour au XIXe siècle : les suites de la rébellion de 1837-1838 ont été marquées par des tergiversations, des règlements de comptes, un affaissement dans les rangs des patriotes. L’horizon se refermait sur les accusations de « traîtres » d’un côté, « d’agitateurs » de l’autre, comme en témoignent les récits du temps ou ceux signés aujourd’hui par une Micheline Lachance dans ses « romans-vérité », comme elle les appelle, sur la vie des Papineau. Les velléités nationalistes, qui participaient à une idéologie du XIXe siècle, auraient pu s’arrêter là. Elles se sont au contraire ressourcées, refondées, rejouant chaque fois un « À la prochaine fois » qui tient de l’envie tenace et partagée d’avancer (et non pas d’un enchantement dont les Québécois seraient prisonniers, comme le comprend Daniel Jacques).

 

Et il est bien question d’avancer, pas de recommencer. Le XXe siècle a vu des ruptures dans la façon d’aborder le thème de l’indépendance, mais l’idée de fond, être maître de son destin, n’a pas changé, comme le démontrait il y a deux semaines notre reportage « D’une génération à l’autre » (Le Devoir du12 avril). Aujourd’hui encore, la détermination de ceux qui veulent reprendre le flambeau ne faiblit pas. Ce que les jeunes trouvent dépassé, ce sont les manières de faire du PQ, pas la souveraineté en soi, écrivait samedi dans Le Devoir la toujours percutante Catherine Dorion, d’Option nationale. Elle voit dans l’indépendance un propos « frais » et en parle comme tel, avec un regard neuf, sans se cacher. D’autres jeunes l’imitent, imperméables aux sondages, aux analyses ou aux angoisses péquistes. Convaincus d’arriver à convaincre. Et leur vitalité est un vrai pied de nez à la mort dont on parle tant.

149 commentaires
  • Sébastien Boisvert - Inscrit 22 avril 2014 02 h 15

    C'est beau une rage de vivre

    À voir les souverainistes aller depuis le 7 avril, c'est beau à voir. Une rage de vivre; une détermination à tout casser. On essait par tous les moyens de trouver des explications, on remonte même jusqu'aux Patriotes de 1837-1838!!!

    Tel un homme sur son lit de mort: une rage de vivre.
    Déterminé ou pas, une chose est sûre: la mort approche. Le projet mourra avec la génération des baby-boomers...

    • Jean-Sébastien Rozzi - Inscrit 22 avril 2014 10 h 40

      Malheureusement, votre propos dénudé de toute perspective historique et qui va même jusqu'à laisser sous-entendre que l'utilisation de l'histoire n'est qu'un voile pour masquer une mort imminente fait l'erreur de beaucoup d'interprétations victimes du « le présent explique tout ».

      Le projet souverainiste n'appartient pas qu'aux babys-boomers. Il y a eu des souverainistes dans les générations antérieurs, il y en a dans les générations ultérieures. Il ne faut pas confondre la désillusion d'une partie des babys-boomers avec la mort d'un projet. Un projet peut toujours se métamorphoser, rejaillir là où nous nous y attendions pas.

      Laissons les portes de l'avenir ouvertes. L'indépendance n'adviendra peut-être pas, certes. Elle n'est pas inéluctable, le mouvement de l'histoire ne nous y conduit pas nécessairement. Mais elle reste une possibilité dont nous pouvons nous saisir si nous faisons preuve de courage. Avec l'instabilité mondiale qui aura cours dans les prochaines décennies, les changements climatiques, etc. la situation risque d'être tendue partout sur le globe. Une conjonctre tendue n'est jamais un bon signe pour les « grands ensembles » qui ne s'appuient sur rien d'autre pour se reproduire qu'une puissance étatique héritée du colonialisme.

      La Canada coast to coast est une aberration sociologique et territoriale. C'est un Empire colonial. Et nous ne serons peut-être pas les seul-e-s au Québec à le constater.

    • Johanne St-Amour - Inscrite 22 avril 2014 11 h 23

      M. Boisvert, le projet de souveraineté ne mourra peut-être pas avec la génération des baby-boomers. Je crois comme le dit Josée Boileau que le projet intéresse encore toutes les générations comme l'a exprimé Catherine Dorion.

      Par ailleurs, les propos de Catherine Dorion concernant l'identité m'ont terriblement choqués. Parce que les plus jeunes, selon elle, n'ont pas connu l'oppression religieuse, machiste et anglo-saxonne, leur idée de l'identité serait différente. Et elle souligne que la jeune génération serait moins peureuse que l'ancienne face aux nouvelles communautés. Une analyse un peu courte qui démontre une incompréhension par exemple de l'intégrisme religieux que même Fatima Houda-Pepin dénonce et une incompréhension du religieux tout court qui exclue les femmes dans leur projet. Pour des inclusifs qui s'agenouillent bien bas devant ceux qui excluent, c'est pathétique. Ce n'est pas parce que cette génération n'a pas connu ces affres qu'elles n'existent pas.

      Mon projet d'indépendance et de souveraineté n'est pas qu'une question économique et de chiffres, il inclue aussi comment je veux vivre avec mes concitoyen-nes

    • Olivier Mauder - Inscrit 22 avril 2014 11 h 27

      Et dans 20 ans, on parlera uniquement anglais.

    • Raymond Turgeon - Inscrit 22 avril 2014 11 h 56

      Je ne souhaiterais surtout pas vous dérober vos illusions, mais mes enfants (31 et 33 ans) sont souverainistes. Ils ne souhaitent qu'un meilleur véhicule que le PQ tel qu'il est depuis plus de quinze ans. J'ai voté contre le PQ de monsieur Landry en 2003 parce que ce PQ n'était pas à la hauteur. Et soyez-en certain, je ne suis pas sur mon lit de mort, et de loin.

    • Jean Claude Pomerleau - Inscrit 22 avril 2014 12 h 02

      Ce n'est pas tant le projet souvrainiste qui se meurt mais la nation qui le porte.

      Avec la prise du pouvoir par Couillard, les conditions sont réunies, d'un déclin qui parait irréversible de la nation (la démographie c'est le destin : A Comte).

      ...

      Pour revenir au XIX e siècle. Alors que les libéraux d'alors perdaient la bataille, d'autres plus discrets reprenaient la lutte de la survie de manière plus discrète et plus effecicace : les ultramontains. Le problème c'est que dans le contexte critique où nous sommes, ils ne sont pas là pour répondre à l'appel.

    • Luc Archambault - Abonné 22 avril 2014 14 h 06

      « la mort approche. Le projet mourra avec la génération des baby-boomers... »

      La circulaire dissociation cognitive sophistique canadianisatrice à son meilleur... Une affirmation volontariste typique des pronostics divinatoires tient lieu de raisonnement à lui seul... donc... forcément... la mort approche... Le fatalisme comme mode de pensé absolutiste... Il est fatal que perdure la dictature d'occupation canadian et fatal que la démocratie ne soit que le fait d'une génération... Pathétique !

    • Cyril Dionne - Abonné 22 avril 2014 17 h 43

      M. Mauder a raison. Si le projet de pays ne porte pas ses fruits dans 20 ans tout au plus, c'est l'assimilation tout court. Et ce sera de même pour ceux qui vivent dans leur bulle à Québec ou en Beauce.

      Pour ceux qui s'imaginent que l'indépendance se fera à gauche toute, et bien, ils se trompent tout simplement. Un projet de pays se construit autant à droite qu'à gauche sans oublier la pièce maîtresse, le centre. Alors cette fausse hypothèse de la gauche-droite, oubliez la. Les tyrans et les dictatures existent dans les deux axes.

      Et l'assimilation est intemporelle, une fois installée, elle ne partira plus...

    • Sol Wandelmaier - Inscrite 23 avril 2014 13 h 27

      M. Mauder...En 2050, tout le monde parlera mandarin...Une petite nuance!

    • Nicole Ste-Marie - Abonnée 23 avril 2014 19 h 04

      Oui excusez-moi je viens de découvrir que vous êtes Madame Sol Wandelmaier, docteure en médecine générale.
      Continuez dans la santé Mme Sol la politique n'est pas votre force.

    • Sol Wandelmaier - Inscrite 24 avril 2014 08 h 40

      Madame Ste-Marie..Nous avons maintenant trois ministres médecins...Nous allons voir de quel calibre ils sont faits en politique, de quel bois ils se chauffent...

      En tous les cas, personnes ne m'enverra à mes casseroles...Tous les citoyens ont le droit à la parole, en politique et c'est fortement encouragé!

      Si mes commentaire vous dérangent, j'en suis bien heureuse..Cela veut dire qu'ils ont une certaine portée..un certain effet..

      Bonne journée, madame Ste-Marie..

  • François Ricard - Inscrit 22 avril 2014 05 h 05

    Une fois que la région de Québec sera moins frileuse

    Depuis toujours, la grande région de la capitale provinciale a fait preuve d'un conservatisme
    peu commun. En 1837-1838, on a boudé la rébellion.En 1867, on a supporté la constitution proposée alors que Montréal suggérait une forme plus confédérée de celle-ci.
    Lors des deux derniers référendums sur la souveraineté, la grande région de Québec, en majorité, a voté non.
    C'est comme si Québec ne se sentait pas capable d'assumer tous les aspects d'une capitale vraiment nationale. Manque de confiance en soi? Peur des responsabilités? Crainte du changement?
    Y a-t-il des gens de Québec qui pourraient nous expliquer ce manque d'audace?

    • Jean-Sébastien Rozzi - Inscrit 22 avril 2014 10 h 46

      La région de Québec a quand même votée majoritairement pour le OUI en 1995, mais aux alentours de 51-52-53%. C'est-à-dire bien en dessous de la moyenne des résultats du OUI dans les circonscriptions et régions francophones.

      Je m'explique mal moi aussi pourquoi cet état de fait, cette tiédeur devenue aujourd'hui de la vive hostilité face au souverainisme et au progressisme. Pourquoi refuser le titre de Capitale d'un pays qui irait jusqu'à porter son nom ? Pourquoi tant de haine envers la fonction publique, alors que cette dernière fait vivre la ville ?

      Je n'ai pas encore trouver de réponse, outre que cette région (exception faite des vieux quartiers de Québec) est essentiellement une grosse banlieue bardée d'autoroutes et vivant à fond le mode de vie nord-américain.

    • Olivier Mauder - Inscrit 22 avril 2014 11 h 31

      En tant qu'immigrant, cela m'a effectivement beaucoup étonné. Je croyais véritablement avant de mettre un pied dans la province que Québec était plus attachée à la souveraineté. Or, non. En plus, en matière de conservatisme, Québec vote plus à droite.

      Je suis finalement plus heureux d'avoir choisi de vivre à Montréal.

    • Raymond Turgeon - Inscrit 22 avril 2014 11 h 57

      La préservation d'un confort illusoire?

    • Martin Pelletier - Inscrit 22 avril 2014 12 h 00

      Faux. Les 11 comtés de Québec ont voté OUI à 53%.
      C'est la Beauce-Bellechasse qui a voté NON.
      Et c'est dans l'Outaouais que le référendum s'est perdu

      Ceci dit, le PQ a un gros problème à Québec qui s'appellent les radios-poubelles. La seule façon de contrer le problème est d'établir une radio souverainiste à Québec et au Québec

      Mais essayez d'expliquer cela à un Péquiste.

      Est-ce que l'arrivée de PKP va changer les choses et permettre de créer enfin une radio souverainiste au Québec?

    • Anthony Boulanger - Inscrit 22 avril 2014 12 h 01

      La région de Québec, comme celle de la Beauce d'ailleurs, a toujours été moins réceptive au projet souverainiste car elle ne s'est jamais sentie persécutée ou oprimée. Ville de fonctionnaires, ne parler que français est aussi un obstacle moindre qu'à Montréal pour des postes de professionnels/cadres et ce même au privé.

      Elle ne voit pas les signes que Montréal voit comme l'appartenance à l'anglais des allophones ou les problèmes liés aux TTE et PME. Cependant, il y a, je crois, une appartenance plus forte à l'anglais chez les jeunes d'aujourd'hui qu'autrefois; les parents comprennent que l'anglais est important, cela amène parfois à un délaissement du français chez les jeunes.

      Concernant la Beauce, elle n'a jamais senti le besoin de s'émanciper par la souveraineté car elle a toujours su faire par soi-même (fierté beauceronne), l'entreprenariat est très fort en Beauce. Quand on se sent déjà bien dans une situation donnée, c'est dur de se faire une image de quelque chose de mieux et de moins concret que la situation actuelle.

    • Jean-Philippe Delorme - Inscrit 22 avril 2014 13 h 18

      Trois-Rivières pour Capitale!

      Québec est une belle ville économiquement dynamique et agrémentée d'un riche patrimoine historique.

      Mais elle n'est pas à la hauteur de son statut de capitale. La détestation des fonctionnaires et son idéologie dominante de ratatinement de l'état la rendent impropre à jouer ce rôle.

      Laissons son rôle de moteur économico-culturel de l'est à la ville de Québec et transférons la Capitale à Trois-Rivière; au centre du Québec!

  • Marie Adrien - Inscrite 22 avril 2014 05 h 46

    S'il faut remonter au XIX siecle pour trouver des arguments a la souverainete c'est un gros probleme! Nous ne sommes plus seulement un peuple de Normands. Le Quebec de 2014 c'est 80% de francophones venus d'ici et d'Haiti, du Liban, du Maroc, d'Algerie, de France et d'Afrique et 20% d'anglophones. La fameuse humiliation face aux anglais du XX siecle n'est pas leur realite. Il est donc difficile de comprendre le PQ qui incite a être fier d'etre quebecois ( on l'est deja), qui nous dit de ne pas nous plier devant le Canada anglais ( on ne le fait plus), de faire vivre notre langue (difficile de travailler au Quebec sans parler français). Il faut des arguments plus solides si le PQ veut convaincre de nous separer. Le message est celui des humilies des annes 1950. Pas celui des mondialistes des 2014.

    • François Ricard - Inscrit 22 avril 2014 09 h 51

      Pourquoi ne pas visionner les videos de Jean-Jacques Nantel?
      Elles sont bourrées de données et ses sources sont toutes bien identifiées.

    • Réjean Guay - Inscrit 22 avril 2014 10 h 42

      @MarieAdrien : madame , il faut parfois remonter le cours de l'histoire afin de comprendre ce qui se passe . Nos luttes du XIXè siècle et celles du XXè siècle nous apprennent , bien que différentes dans leurs méthodes et leur vocabulaire , que le motif est le même : la liberté de nous contrôler nous-mêmes . Ce but légitime sera le même au XXIè siècle , mais c'est maintenant au tour des jeunes générations de découvrir ou de réinventer la façon de triompher le projet d'espoir et de liberté incarné par l'indépendance . Sans attendre trop , car le temps presse : la démographie et les 25 circonscriptions automatiquement libérales jouent contre nous . La pédagogie et l'émotion doivent s'emparer des ondes , des médias et des coeurs ; sinon , faire l'indépendance pour devenir un
      nouvel Etat de langue anglaise ne m'intéresse pas .

    • Olivier Mauder - Inscrit 22 avril 2014 11 h 44

      Il est effectivement vrai que nous, immigrants, comprenons souvent assez mal la dimension historique et sociale que ces enjeux représentent.

      En tant que français, j'ai aussi du mal à accepter l'éternelle rengaine qui fait que « les français ont abandonné le Québec », à l'époque de Louis XIV. Imaginez qu'un peu moins de 70 ans après la seconde guerre mondiale, les Français n'ont plus de ressentiment envers les Allemands !
      Alors, peut-on laisser les décisions de Louis XIV là où elles sont, plutôt que déterrer tout ce qui nuirait au Québec moderne.


      Il faut parfois en revenir de ce ressentiment envers les autres, que ce soit envers les Français, les Anglais ou les néo-québécois.

      Il faudrait aussi se questionner sur ce qu'est être québécois ? Est-ce que c'est obligatoirement être fan de hockey et aimer Céline Dion ? Être québécois, c'est bien plus que ça. Et ce n'est pas, par exemple, en édifiant une charte des valeurs plutôt qu'une charte de la laïcité que l'on va résoudre la question. Les identités des Québécois sont devenues multiples, ce qui ne veut pas dire « multiculturalistes ».

    • Sol Wandelmaier - Inscrite 22 avril 2014 17 h 56

      Tant que le PQ et les péquistes continueront à parler du "nous", en excluant tous les autres québécois, la côte semble très difficile à remonter...

      Le PQ avait commencé à courtiser les différentes communautés avec un certain succès; La Charte aura créé une blessure plus profonde que suspectée..La mèfiance vis à vis du PQ va persister longtemps...

    • Hugues St-Pierre - Inscrit 22 avril 2014 21 h 06

      Les "humiliés" des années 50? Si l'on n'est plus humilié, on est assimilé!

      "D'une génération à l'autre" nous présente l'avis d'un "jeune" de 43 ans, animateur sur radio Moyen-Orient, Lamine Foura, qui commence en disant que la bataille n'est pas perdue, qui s'insère dans la question de la charte, "électoraliste et méprisant les communautés culturelles pour le projet, et qui conclut que la bataille doit inclure le "multiculturalisme", un atout pour la diversité du Québec de demain...

      On voit le renard: Le multiculturalisme laissant toute liberté d'expression des cultures, religions et langues... gardons cet atout pour un Québec de demain multilingue donc anglais, à la religion la plus combative, donc musulmane et aux cultures effrénées, noyant la "souche" à jamais: Vive la république islamique of Kouibec!

    • Sol Wandelmaier - Inscrite 23 avril 2014 08 h 00

      M. St-Pierre..Vous êtes drôle et merci pour me faire rire! Cela fait du bien...

      N"oubliez pas que QC a obtenu le contrôle de son immigration et peut donc la moduler au besoin!

    • Sol Wandelmaier - Inscrite 24 avril 2014 08 h 52

      Un petit bémol, M. St-Pierre...Les 20éme et 21éme siècles voient une mouvance des populations qui va s'amplifier fortement avec les changements climatiques qui vont avoir des effets cataclysmiques surtout auprès des populations les plus pauvres...

      Votre idéologie ne changera pas la direction du Gulf Stream ou des grands vents planétaires...Nous allons tous être embarqués dans et par ces courants...

      Tony Blair vient de donner officiellement une alerte aux politiciens sur l'ampleur et les risques du Djihad et l'extrêmisme et intégriste musulman! Et il faut le prendre au sérieux..Mais cela n'est pas le seul risque qui nous attend au détour du chemin...

    • Hugues St-Pierre - Inscrit 24 avril 2014 21 h 24

      Sol,
      Ah bon, j'ai une idéologie! J'espère qu'on comprend que je parodie l'idéologie du multiculturalisme canadian! Cette idéologie que justement la Grande Bretagne et l'Allemagne répudie: laisser tous les arrivants se comporter comme là d'où ils viennent. C'est le chaos assuré.

      Tous les cataclysmes prévisibles, inondation des villes côtières n'échapperont pas à Québec, Trois-Rivières, New-York et Boston... les réfugiés climatiques chercheront les hauteurs, là où leurs hôtes espèrent quand même le respect... pas l'invasion sauvage.

    • Sol Wandelmaier - Inscrite 25 avril 2014 06 h 59

      Qui vivra verra, Hugues...Le principe de la cohabitation, c'est un "Give and Take" et il faut arriver à un équilibre, acceptable pour tous!

  • Pierre Lefebvre - Inscrit 22 avril 2014 06 h 18

    Bon !

    Des propos frais ? Une nouvelle façon de la présenter ?

    À votre tour les jeunes ! Quand vous aurez besoin de mon appui, j'y serai, si l'Univers me prête vie.

    Bonne journée.

    PL

    • Nicole Moreau - Inscrite 22 avril 2014 11 h 02

      depuis les années 1990, plusieurs pays ont "vus le jour", et certainement pas en oubliant les jeunes de ces communautés, pourquoi les jeunes du Québec seraient différents de ceux, par exemple, de l'ancienne Tchécoslovaquie, pays avancé, assez riche, qui est maintenant scindé en Tchéquie et en Slovaquie.

      je crois que les jeunes d'ici sont fiers d'être Québécois et prendront en mains ce projet, il me semble clair cependant que les moyens pour y arriver seront sans doute différents de ceux auxquels les fondateurs pensaient et ont utilisé, mais quelle importance?

      les jeunes le prendront en mains quand ils seront davantage sensibilisés à l'importance du projet, les moins de 35 ans en ont très peu entendu parler, ce projet a été mis sous le boisseau depuis 1995, c'est à ne pas oublier

    • Céline A. Massicotte - Inscrite 23 avril 2014 06 h 21

      La différence monsieur Mauder, entre le Québec et la France c'est que la France est un pays. Alors ne lui demandez pas de voir l'histoire de la même façon... De plus l'Allemagne était l'ennemie de la France, entre autres, prétendez vous que le lien était semblable entre le Québec et la France?

      Rien n'est semblable dans ces deux pages d'histoire ni dans les conséquences, alors votre comparaison ne tient absolument pas la route, et ce ne sont pas tous les Québécois qui se réfèrent à cet abandon. Je crois que certains s'y réfèrent aussi à cause de la Louisiane qui étant elle aussi passé par là n'a plus grand chose de français...

  • Pierre-R. Desrosiers - Inscrit 22 avril 2014 06 h 18

    Pays libres et citoyens libres

    Les Nations Unies comptent 193 pays membres. Il s'agit là, en droit international, de 193 pays juridiquement indépendants. Des pays libres.

    Question: Dans combien de ces pays les citoyens sont-ils libres? La Russie? L'Ouganda? La Corée du Nord? La Syrie? Etc.

    Dans l'état actuel de la planète politique et toutes choses étant par définition relatives, le Canada demeure un pays dont les citoyens sont libres. Il devient alors extrêmement difficile, pour une formation politique, de convaincre des citoyens libres de se départir d'un État qui les laisse libres afin d'un créer un autre présumément tout aussi démocratique.

    Or la dernière campagne électorale a montré, patriculièrement chez les ténors de la charte, qu'un Québec libre ne signifiait pas forcément des citoyens libres. En reculant sur la question des droits, le PQ posait avec acuité la question de la préséance absolue de l'État sur les droits citoyens.

    Tel est, me semble-t-il, un des axes autour desquels devra s'articuler le réflexion des tenants du projet d'indépendance.

    Desrosiers
    Val David

    • François Ricard - Inscrit 22 avril 2014 09 h 56

      Toujours à vilipender la charte...qui dans quatre de ses cinq principaux aspects recevait l'pprobation de tous les partis politiques.
      Seuls les signes religieux, bien que recevant l'appui de la majorité, posaient problème. Et c'est un débat qui va revenir plus tard. Comme il se pointe dans de plus en plus de régions du monde.
      Pourquoi les religions doivent-elles imposer leurs moeurs et coutumes à d,autres qui ne partagent pas leur ,point de vue?

    • Jean-Sébastien Rozzi - Inscrit 22 avril 2014 10 h 53

      Peut-être que la charte a nui au projet souverainiste, surtout chez les jeunes.

      Mais là, vous confondez « droits citoyens » avec droits individuels et « préséance absolue de l'État » avec droits collectifs. L'argumentaire que vous utilisez suit la même logique que celle utilisée par les opposant-e-s à la loi 101. C'est une logique qui considère qu'une société n'est qu'un agrégat d'individus autonomes. La réalité sociale n'est pourtant pas de cet ordre.

      Différents agents de socialisation luttent pour le contrôle de la reproduction sociale. Certains de ces agents, communautariens, particularistes et essentiellement conservateurs voire réactionnaires, prétendent s'ériger au dessus de l'agent étatique qui assure un minimum de cohésion dans notre société.

      Je préfère des citoyennes et citoyens assujetti-e-s à l'État laïque et reconnaissant l'égalité de tous et toutes, plutôt que l'assujettissement à des groupes privés tels que les Églises ou les entreprises privées. L'individu libre n'existe pas ; il s'inscrit dans des logiques reproductrices de sens qui le dépassent.

    • Olivier Mauder - Inscrit 22 avril 2014 11 h 50

      Pas inintéressant votre raisonnement. En dehors du spectre de la souveraineté et du fédéralisme, il serait intéressant aussi de savoir si les Québécois et Néo-Québécois se sentent à l'aise avec les politiques du gouvernement fédéral ? On constate lors des élections fédérales que cela dépend de la couleur du gouvernement. On dirait que plus le gouvernement tend à droite (c'est le cas du gouvernement Harper), moins il rejoint les valeurs des Québécois et Néo-Québécois. Donc, pour que le Québec se démarque, il faut que ses politiciens répondent aux aspirations des Québécois, et non pas des Canadiens.