Politique économique - Budget d’automne?

Il y a à boire et à manger dans les deux milliards de dépenses prévues dans la Politique économique Priorité emploi présentée hier par la première ministre, Pauline Marois, et son ministre des Finances, Nicolas Marceau. S’agit-il d’un budget avant terme ou d’un programme électoral ? Un peu des deux, certainement.

 

À court terme, la politique économique du gouvernement Marois vise la création rapide d’emplois en devançant certains projets d’infrastructures nordiques, en rénovant les écoles et les installations de loisirs et en offrant 100 millions de dollars aux particuliers pour les inciter à améliorer l’efficacité énergétique de leur résidence principale ou secondaire. La recette est connue, elle fonctionne et touche beaucoup de monde.

 

Aux entreprises énergivores qui annonceront rapidement des projets d’investissements, on propose de vendre de grandes quantités d’électricité sur une base temporaire, à un prix inférieur au tarif L, le plus avantageux qui soit pourtant. On est aussi prêt à consacrer 50 millions pour attirer des sociétés étrangères de premier plan, créatrices de richesse sinon d’emplois, comme les mines et les firmes qui hébergent des serveurs informatiques très énergivores.

 

À plus long terme, on mise surtout sur l’électrification des transports, la croissance des PME et l’amélioration de la productivité, sur les exportations, la recherche et l’innovation.

 

Dans ce dernier cas, par exemple, on n’ajoute rien de moins que 500 millions au 1,7 milliard déjà budgété.

 

Quant à l’électrification des transports, vaste projet multiforme dont le gouvernement Marois a fait son cheval de bataille, elle inclut le retour du trolleybus à Montréal, une étude de faisabilité pour un train rapide et 50 millions pour un « projet mobilisateur » de voiture électrique en partenariat avec les firmes privées désireuses de développer des composantes.

 

Toutes ces mesures et une foule d’autres devraient générer 43 000 emplois d’ici trois ans, selon le ministre des Finances, en sus des 72 000 qui seraient créés normalement, pour un total de 115 000. Voilà des chiffres étonnants puisque cela équivaut à une moyenne annuelle de 38 000 emplois nets, un nombre identique à celui de 2011, à peine meilleur que les 30 800 de 2012 et surtout bien inférieur aux 66 700 de 2010…

 

Tout ça pour ça ? sommes-nous portés à nous demander compte tenu des 2 milliards de fonds publics en jeu, des coûts cachés de la production d’électricité excédentaire vendue au rabais et de l’importante bureaucratie qu’il faudra mobiliser pour administrer ces programmes.

 

La Politique économique du gouvernement Marois a ses mérites. Il est même probable que, sans cette injection de fonds publics dans les infrastructures, la recherche et l’innovation, le Québec accentuerait son retard.

 

N’empêche qu’en cette période d’austérité, on aurait aussi pu commencer par se demander pourquoi le Québec fait moins bien que l’Ontario, qui n’offre pourtant même pas le tiers des avantages fiscaux du Québec à ses entreprises et qui ne solde pas son électricité.

 

Nous entendrons parler longtemps de cette politique économique du gouvernement Marois puisque, malgré ses 140 pages bien tassées, le document laisse à la dizaine de ministres concernés le soin d’annoncer eux-mêmes les multiples facettes qui les concernent. À n’en pas douter, on se prépare pour des élections à Québec. Et on ne fait pas d’élections les poches vides.

29 commentaires
  • Léandre Nadeau - Inscrit 8 octobre 2013 00 h 56

    Québec/Ontario et la politique annoncée

    L'économie du Québec qui est beaucoup plus reliée aux ressources naturelles va moins bien que celle de l'Ontario quand le gros consommateur de ressources naturelles qu'est la Chine tourne au ralentie. Il en va ainsi du Brésil et de l'Australie, par exemple.

    C'est pour cette raison et aussi à cause des dépenses massives dans les infrastructures que l'économie du Québec a mieux fait que l'Ontario durant la crise, car la Chine avait mis en place un plan de relance majeur. L'Ontario allait moins bien aussi parce que l'industrie automobile nord-américaine était au plancher.

    Si l’Ontario va mieux maintenant, c’est que les divers gouvernements (US, Canada, Ontario) ont investi massivement pour relever l’industrie automobile. Depuis un an et quelque, l'industrie automobile et tous les secteurs associés sont parmi les secteurs les plus performants en Amérique du Nord. Donc l'Ontario en profite car son économie est très axée sur ces secteurs.

    Voilà enfin un plan économique global très bien reçu par la communauté des affaires, qui donne de l'espoir et une perspective sur les possibilités d'investissements dans le futur.

    Le plan ouvre sur un certain nombre d'axes à développer, dont certaines dépendront des investisseurs privés qui décideront si ça marche ou pas. À eux de décider. La réponse semble positive.

    Le Québec disposera d'immenses surplus d'électricité dans les années qui viennent et il ne pourra pas les vendre à bons prix aux USA. À cause des gaz de schiste, les USA ont déjà de gros surplus de gaz et les prix sont très bas. Les centrales électriques se convertissent au gaz et obtiennent ainsi un coût de production plus bas. Difficile concurrence pour l'Hydro.

    Il fallait définir rapidement une stratégie par rapport à ça. C'est fait et bien fait. On est bien loin du Plan Nord des Libéraux qui ne peut rien pour nous quand la Chine n'achète plus (ou beaucoup moins) de ressources naturelles. Dans ce contexte, il urgeait d'ouvrir les horizons. C’est fait

    • Sol Wandelmaier - Inscrite 8 octobre 2013 13 h 54

      Tout ce que vous dites est vrai...Cependant, les investisseurs ne se bousculent pas au Qc. Ces derniers ont besoin d'un contexte de stabilité politique et économique qui n'existe pas au Qc tant que la question de la souveraineté reste en suspend.
      Beaucoup d'entre vous qui écrivent dans ces pages refusent de faire face à cette évidence.
      Les six derniers mois, le Canada a ajouté 10 000 jobs par mois. Le Qc en à perdu en perdu 7 000 par mois! Le PQ refuse également de faire la moindre connection entre sa gouvernance souverainiste et les résultats économiques...
      Passer son temps a subventionner tel ou tel secteur, n'aide pas à faire fondre la dette....et ne fait que combler des déficiences à court terme.

    • Sol Wandelmaier - Inscrite 8 octobre 2013 13 h 59

      Croyez vous une minute aux projections d'emplois qui seront crées en cinq d'après le ministre des finances en période pré-électorale?

    • normand carrier - Inscrit 8 octobre 2013 14 h 28

      Monsieur Sol , j'y crois énormément plus que tous les emplois promis par Jean Charest dans son plan marketting nord car ce programme est diversifié et non pas relié au secteur des mines qui dépend essentiellement de la conjecture mondiale des prix des métaux .....

    • Léandre Nadeau - Inscrit 8 octobre 2013 15 h 10

      @M.Wandelmaier. C'est très négligeable la prime de risque associée au projet souverainiste, si elle existe, pour un investisseur qui envisage d'investir au Québec.

      Regardez les taux que paient les gouvernements dirigés par les péquistes sur ses emprunts internationaux par rapport à ceux des gouvernements dirigés par les libéraux. Il n'y a pas de différence, sinon en faveur des péquistes car ils ont toujours mieux géré les finances publiques que les libéraux.

      Regardez les études internationales sur les primes de risque. Si vous êtes un investisseur, regardez la carte du monde et vous allez conclure rapidement qu'on y va au Québec car les investisseurs savent que leurs investissements seront en sécurité dans un Québec indépendant, à cause du comportement exemplaire de tous les gouvernements péquistes précédents en matière légale et financière et de la nature du projet souverainiste, le Québec indépendant demeurant intégré à l’économie nord-américaine.

      Quant aux chiffres dévoilés. On peut y croire de façon raisonnable. Mais je parle ici des emplois et investissements additionnels engendrés par les mesures, car le gouvernement comme tous les gouvernements n'a pas de contrôle sur les chiffres de base liés à la conjoncture économique nord américaine. Il y a aussi une partie qui dépend de la réponse des investisseurs privés. Or elle semble favorable.

    • Sol Wandelmaier - Inscrite 8 octobre 2013 17 h 23

      À Messieurs Nadeau et Carrier: C'est madame Wandelmaier! Merci...

      @ Monsieur Nadeau...Quelque soit le gouvernement en place PQ ou PLQ, la dette du Qc et les bonds du Qc sont cautionnés de façon tacite par le Canada, tant que le Qc est une province canadienne...

      Je serais très interessée de savoir ce que les agences de quotation penseront du rapport dette/PIB d'un pays du Qc indépendant quand il y aura cumulation de dette-Qc + part de la dette canadienne (23%) ...

      Le budget du Qc est handicappé par le fait qu'il y a une tranche trop large de la population sous le seuil de pauvreté et qui ne paie pas de taxes..Le Qc est, dans les faits, un état socialisant et c'est très bien sur le plan éthique..Mais, les programmes sociaux très généreux, le sont grâce à la peréquation venant du Canada...Les discussions sur les modifications plannifiées de l'assurance-emploi ont montré que le Qc collecte 40% des prestations canadiennes ( agriculture, foresterie, pêches sont saisonniers)...Et les vases communiquants sont tels que si on reserre les règles de l'A.E., c'est le vase du bien-être social qui se remplit..

      Il y a un sévère probléme structurel dans l'économie du Qc à cause du manque de dynamisme et chômage des régions par rapport à la locomotive qu'est Montréal..Les vagues successives de poussées souverainistes depuis 1980 n'ont pas aidé à créer un climat favorable pour les investisseurs nerveux...

      Permettez moi de ne pas partager votre optimisme concernant l'économie du Qc...Pourquoi croyez vous que François Legault, un ancien souverainiste convaincu et homme d'affaire, prône un moratoire de dix ans sur la souveraineté?

    • Léandre Nadeau - Inscrit 9 octobre 2013 03 h 22

      @Mme Sol. Les taux sur les emprunts du Québec ne bénéficient pas d'une couverture tacite du Canada. Quant au taux sur les emprunts d'un Québec indépendant, cela dépendra de sa capacité à rembourser.

      La dessus, vous êtes tentée de refaire la bataille des chiffres sur les revenus/dépenses du fédéral au Québec. On sait que le fédéral dépense plus dans le social au Québec et plus en dépenses structurantes ailleurs, exemple pour l'industrie automobile en Ontario récemment.

      Quant à la dette du fédéral, le Québec n'aurait pas automatiquement à ramasser 23 %, car si on retient la part des actifs du fédéral au Québec, c'est environ 17%. Or pour assumer cette dette, le Québec disposerait d'une assiette d'environ 21-22%. Ça fait longtemps que je n'ai pas regardé cela, mais quand j'ai étudié cette question, j'avais conclu que le Québec n'aurait pas de problème à faire face à ses obligations.

      Quant à mon optimiste, le plan présenté me donne de l’espoir en effet.

      Au plaisir madame.

  • alain maronani - Inscrit 8 octobre 2013 08 h 42

    Les chiffres réels....

    De Janvier 2007 a Decembre 2012 le Québec a obtenu la création de 220.000 emplois.

    On peut constater que ces 220.000 emplois se répartissent comme suit (chiffres disponibles a Statistiques Canada).

    130.000 emplois dans le secteur public.

    85.000 emplois dans le domaine de la construction (a cause des opérations de soutien de l'immobiler, hypotheques a 35 ans, taux d'intérêt au plancher, etc, une bulle immobilière).

    Le reste soit 5000 emplois est le solde positif de tous les autres secteurs.

    Dans la même période nous avons continué à distribuer plus ou moins 20 millions par jour ouvrable de subventions aux enntreprises.

    Nous allons continuer;

    A brader l'électricité tout en laissant HQ continuer à dépenser de l'argent qu'elle n'a plus ou augmenter encore le tarif patrimonial.
    Subventionner tout ce qui bouge encore.
    etc..

    Une partie des mesures comme le plan vert de rénovation sont des mesures typiques en période de récession, les autres sont des replatrages de mesures déjà annoncées...

    Attirer des entreprises qui installent des centres de calcul et on besoin d'énergie permete la création de quelques emplois seulement (un cinquantaine par centre). Ca fait moderne dans des annonces....

    En plus le gouvernement annonce la mise en place d'un nouveau machin, l'Institut de l'Electrification du Québec (?), une structure gouvernementale de plus...

    Tout ceci est une opération pré-électorale, le gouvernement sent que l'économie s'enfonce et tente d"occuper le terrain par une saturation médiatique permanente...

    Nous avons changé de cuisinier, la soupe est la même, le modèle québécois, une vache sacrée ne fonctionne pas...

    • Léandre Nadeau - Inscrit 8 octobre 2013 13 h 32

      @ Maronani. Vous racontez n'importe quoi et êtes de mauvaise foi. Voilà enfin un plan économique global très bien reçu par la communauté des affaires, qui donne de l'espoir et une perspective sur les possibilités d'investissements dans le futur.

      Le plan ouvre sur un certain nombre d'axes à développer, dont certains dépendront des investisseurs privés qui décideront si ça marche ou pas. À eux de décider. Mais la réponse semble positive.

      Le Québec disposera d'immenses surplus d'électricité dans les années qui viennent et il ne pourra pas les vendre à bons prix aux USA. À cause des gaz de schiste, les USA ont déjà de gros surplus de gaz et les prix sont très bas. Les centrales électriques se convertissent au gaz et obtiennent ainsi un coût de production plus bas. Difficile concurrence pour l'Hydro.

      Il fallait définir rapidement une stratégie par rapport à ça. C'est fait et bien fait. On est bien loin du Plan Nord des Libéraux qui ne peut rien pour nous quand la Chine n'achète plus (ou beaucoup moins ) de ressources naturelles. Dans ce contexte, il urgeait d'ouvrir les horizons. C’est fait. Go !

    • Sol Wandelmaier - Inscrite 8 octobre 2013 17 h 44

      @ Mr Nadeau..Vous ne répondez pas à la question de Mr Sans-Façon:

      "N’empêche qu’en cette période d’austérité, on aurait aussi pu commencer par se demander pourquoi le Québec fait moins bien que l’Ontario, qui n’offre pourtant même pas le tiers des avantages fiscaux du Québec à ses entreprises et qui ne solde pas son électricité."

      Je reviens à mon argument de l'instabilité politique les trente dernières années...L'avenir politique de L'Ontario est prévisible pour les investisseurs...

    • alain maronani - Inscrit 8 octobre 2013 18 h 34

      Je ne raconte pas n'importe quoi. Ce sont les chiffres de Statistiques Canada....consultables et exploitables par qui veut bien s'en donner la peine...

      Les surplus d'Hydro personne n'en veut, et Hydro devrait réduire ses investissements à zero, pas 2 milliards de $, une recommandation de Fortin, un économiste qui n'est pas PLQ, ce qui représente 45.000 emplois...

      En passant nous devrions payer moins pour l'électricité, comme consommateur, pas plus, si les lois du marché était respectées..

      Le gaz de schiste comme énergie est la pour les 45 prochaines années au moins...

      Maintenant pour l'Ontario....le mythe entretenu par le PQ (Statistiques Canada encore...).

      La réalité est tout autre.

      Non seulement la part du Québec dans les recettes fédérales connaît une décroissance, mais en plus, selon les statistiques les plus récentes, les recettes du gouvernement fédéral au Québec ont été de 39,7 milliards de dollars alors que les dépenses ont été de 53,3 milliards de dollars.

      Au final, le solde est donc négatif, -13,6 milliards de dollars soit l’équivalent de -1 743$/habitant (-6 972$ pour une famille de deux adultes et deux enfants).

      Depuis 1981, on peut faire deux constats très importants:

      Le bilan du Québec a toujours été négatif i.e. nous avons toujours plus reçu du Fédéral que nous avons donné.

      Le bilan du Québec a toujours été inférieur à celui de l’Ontario i.e. le fédéral a toujours avantagé le Québec par rapport à l’Ontario.

      Depuis 1981, le bilan du Québec avec le fédéral est de -335,1 milliards de dollars, soit l’équivalent de -47 765$/habitant et celui de l’Ontario est de +355,4 milliards de dollars, soit l’équivalent de +30 739$/habitant.

      Non Monsieur Leandre Nadeau je ne raconte pas n'importe quoi, je cite des chiffres officiels, vous pouvez vérifier vous-même..

      Quels sont ses investisseurs privés qui vont se précipiter ? Avec combien de subventions ?

      C'est le modèle québécois, une religion, défendu par le PQ et le P

    • Sol Wandelmaier - Inscrite 9 octobre 2013 07 h 48

      @Mr Maronani..Avec tout le respect...Vos arguments sont justes et bien étoffés par des statistiques exactes...Mais vos arguments auraient plus de poids si le ton était un peu plus..nuancé!

    • Léandre Nadeau - Inscrit 9 octobre 2013 23 h 07

      @Mmme Sol. Vous écrivez "@ Mr Nadeau..Vous ne répondez pas à la question de Mr Sans-Façon: "N’empêche qu’en cette période d’austérité, on aurait aussi pu commencer par se demander pourquoi le Québec fait moins bien que l’Ontario"

      Madame, j'ai répondu à cette question dans mon premier commentaire qui est tout juste après l'article de M. Sansfaçon, en particulier les trois premiers paragraphes.

  • Claude Smith - Abonné 8 octobre 2013 08 h 55

    Question

    Je trouve excellente la question que pose M. Sans-Façon dans son avant-dernier paragraphe. Elle pourrait faire l'objet d'un article expliquant les pourquois de cet état de fait qui existe depuis fort longtemps.

    Claude Smith

    • Nicolas Bouchard - Abonné 8 octobre 2013 12 h 16

      En court, le gouvernement fédéral. Les vastes dépenses de ce dernier situé en grande partie en Ontario apportent des milliards additionnels à cette économie.

      J'y vois une explication à long terme.

      Nicolas B.

    • Sol Wandelmaier - Inscrite 8 octobre 2013 17 h 52

      @ Mr Bouchard...Avec tout le respect que je vous dois, vous êtes dans l'erreur..Pendant des décades, les dépenses du Fédéral en Ontario, ont été loin d'égaliser les énormes sommes transmises au Qc par les transferts et peréquation..L'Ontario ayant contribué massivement à cette peréquation jusqu'à tout récemment quand son budget a commencé à être déficitaire et il commence à collecter des sommes minimes de peréquation...

      Les mythes meurent difficilement...dont celui que Qc envoit au Fédéral plus d'argent qu'il ne reçoit....

    • Léandre Nadeau - Inscrit 9 octobre 2013 03 h 56

      @mme Sol et m.maronani. Vous nous avez entraîné dans un débat sur les comptes économiques provinciaux alors qu'on discute ici de la politique économique annoncée.

      Faut faire attention à la façon dont vous utilisez ces chiffres, car on peut leur faire dire n'importe quoi. Ce qu'on retient généralement de ces chiffres, c'est que le fédéral fait des dépenses sociales au Québec et des dépenses structurantes ailleurs.

      Si on veut regarder qui est le plus avantagé, il faut aussi examiner les politiques industrielles et économiques. La dessus, il est clair que l'Ontario a toujours été servie la première par son ami à Ottawa. Encore récemment pour l'industrie automobile et le secteur financier. Prenez n'importe quel secteur (pétrochimie, automobile, financier, nucléair, métaux, etc ) et regarder les politiques derrière depuis plusieurs décennies et vous comprendrez que l'Ontario a toujours exigé et obtenu.

    • Sol Wandelmaier - Inscrite 9 octobre 2013 08 h 12

      @ Mr Nadeau..Pendant les trente dernières années, les Premiers Ministres fédéraux venaient du Qc pour la plupart de cette pèriode..Ne l'oubliez pas!
      Cela a nourri la rancoeur de l'ouest canadien qui s'est senti aliéné...politiquement, économiquement et fiscalement.

      Aucun politicien fédéral n'oserait aligner les chiffres sur deux colonnes qui montreraient l'énorme balance positive pour Qc des excès de milliards pompés dans la province pour "acheter" la paix, les quarantes dernières années...Il y aurait un haut-cri dans le ROC. Je suis sûre que ces chiffres sont disponibles et pourraient bloquer ces mythes mensongers que Qc a été défavorisé fiscalement, financièrement et économiquement.

      L'Ontario a diversifié son économie dans le sens de l'industrie, les services et la finance...avec des hauts et des bas comme nous l'avons vu lors de la crise de 2008...Le succés de l'Ontario vient de sa vitalité à accueuillir la grosse majorité de l'immigration et des capitaux d'investisseurs...La croissance et construction à Toronto est la plus rapide de toute l'Amérique du nord actuellement! Politiquement, l'Intelligensia torontoise est férocement anti-Harper..Harper a gagné ses élections grâce au 905 (couronne peri-Toronto immigrante).

      Posez vous la question honnêtement des raisons du succés de l'ON sans ressortir à des slogans trompeurs!

    • Léandre Nadeau - Inscrit 9 octobre 2013 11 h 09

      @Mme Sol. Vous revenez constamment avec l'exemple de la péréquation. Or celle-ci ne représente qu'une fraction du budget fédéral.

      Concernant les Ontariens, vous leurs accordez beaucoup de mérites et c'est correct, je n'ai pas de problèmes avec ça. Mais si vous ne voyez pas que lorsqu'ils exigent, ils obtiennent, alors je pense que vous manquez d'objectivé la dessus.

      Quant aux premiers ministres récents du Canada venant du Québec, la plupart d'eux, à part Mulroney, ont gagné leurs élections en faisant du "Québec bashing".

      Sur la question des politiques industrielles et économiques du fédéral, vous auriez intérêt à les examiner et vous verriez qui a été avantagé. Ce que le Québec a construit au plan économique, il l'a fait seul sans appui significatif du fédéral (hydroélectricité, mines et forêts, biotechs, agriculture, avionique, multimédia, etc... ).

      "Ne compter que sur nos propres moyens" nous a toujours mieux réussi que le BS du fédéral. Si on leur coûte si cher, qu’ils acceptent le divorce.

    • Sol Wandelmaier - Inscrite 9 octobre 2013 14 h 36

      @ Mr Nadeau..Je ne vais pas reprendre point par point les arguments oû nous divergeons...Nous serions là la semaine prochaine...
      Un seul petit exemple:
      Bombardier est arrivé au niveau actuel grâce aux massives subventions et prêts du Fédéral...Demandez à Laurent Beaudoin! Il n'est pas séparatiste..et pour cause!

    • Sol Wandelmaier - Inscrite 9 octobre 2013 14 h 43

      Juste un petit astérix...

      Les transferts se font au prorata du nombre d'individus dans chaque province..et avec ses 13 millions d'habitants, l'Ontario reçoit plus que le Qc.

      La peréquation, d'un autre côté est basée sur une formule tentant de niveller les standards de vie des différentes provinces..Un gros facteur dans le calcul considère les énergies non renouvellables. L'ON et L'Alberta sont très défavorisées.

    • Léandre Nadeau - Inscrit 9 octobre 2013 23 h 40

      @ Mme Sol. Ce sera deux astérix...

      Bombardier a obtenu des prêts pour financer l'achat de ses avions. Or ces prêts sont remboursables. Quant aux subventions qu'il a reçues pour la recherche/développement, elles ne sont pas massives et s'inscrivent dans le cadre de programmes réguliers dont bien d'autres compagnies profitent. Il n'y a pas de faveur ici, même si on les entend crier au loup en Ontario à ce sujet.

      Concernant les transferts aux gouvernements provinciaux, entre autres pour les programmes de santé et d'éducation, ils sont maintenant basés sur un per capita parce que des provinces comme l'Ontario l'ont exigé, car ça n'a pas toujours été ainsi.

      Vous revenez sur la péréquation, vous dites que c'est pour niveler les standards de vie des diverses provinces. Franchement, voilà un objectif impossible. C'est pour donner un peu plus de ressources aux provinces afin qu'elles puissent offrir des services de qualité si possible comparable.

      La péréquation et les transferts aux provinces ne sont qu'une partie du budget fédéral. N'oubliez pas les autres dépenses, ainsi que les politiques économiques et industrielles.

      Au plaisir madame, mais j’espère qu’on échangera sur d’autres sujets la prochaine fois car je n’aime pas tellement discuter de revenus/dépenses et de politiques fédérales, je suis ailleurs depuis longtemps. Il revient au gouvernement du Québec de surveiller les intérêts du Québec en attendant qu’on passe à autre chose.

  • Raymond Saint-Arnaud - Inscrit 8 octobre 2013 13 h 57

    Pourquoi

    "Pourquoi le Québec fait moins bien que l’Ontario"? Peut-être que M Sanfaçon pourrait nous donner des pistes de réponses.

    • Nicolas Bouchard - Abonné 8 octobre 2013 17 h 04

      Dans sa présentation sur son livre « Un gouvernement de trop », Stéphane Gobeil présente un graphique montrant les balances commerciales de services, 2009, pour les provinces.

      9 provinces sur 10 sont dans le négatif et une, l'Ontario, selon ses chiffres, en recoit 30,6 milliards de dollars en surplus!

      On dira ce qu'on voudra du livre et de l'auteur, de tels chiffres donnent le vertige et explique peut-être (surement?) l'avantage que l'Ontario semble toujours avoir sur le Québec.

      Nicolas B.

    • Sol Wandelmaier - Inscrite 8 octobre 2013 19 h 57

      Non! Chiffres tout à fait biaisés...Les ontariens sont choqués de la masse d'argent qu'ils ont contribué à la peréquation sans pouvoir se permettre les mêmes programmes sociaux que le Qc a pû se permettre avec "leur" argent...

    • alain maronani - Inscrit 8 octobre 2013 20 h 48

      Il suffit d'utiliser les statistiques de Stat Canada et les bilans officiels du gouvernment du Québec, pour se rendre compte immédiatement que le livre de Stéphane Gobeil est construit sur une suite d'erreurs factuelles.

      Regardez donc ma réponse, les memes chiffres sont disponibles chez Stat Canada.

      Plus ou moins le gouvernment fédéral nous procure près de 10 milliards de $ par année...et l'Ontario ne recoit surement pas 30.5 milliards de $...les comptes publics du Canada sont la pour le prouver, ils sont disponibles, renseignez-vous...

      C'est la chanson habituelle sur le Québec victime de l'Ontario.

      Le système québécois, subventions, dettes, déficit, taxes plus élevées que partout ailleurs, le modèle québécois tant vanté par le PQ et le PLQ ne fonctionne pas.

      Une étude de l'institut Fraser sur les états américains et les provinces canadiennes, compétitivité, taxes, systèmes fiscaux, efficacité de l'administration, etc, nous place en dernière position...une brillante performance.

  • Denis Marseille - Inscrit 8 octobre 2013 14 h 30

    Pendant ce temps là...

    Les abonnés d'hydro-Québec recevront une augmentation des tarifs qui représentent le double du coup de la vie.

    Maintenant, il ne reste qu'à chiffrer les bonnes intentions. A cela, M. Marceau est plus discret. Si c'est comme son budget qui ne correspond à rien d'effectif, on est pas sorti du bois.

    • Micheline Gagnon - Inscrite 9 octobre 2013 07 h 38

      Les logements de Montréal sont souvent occupés par des familles de revenu modeste et mal isolées. Je me souviens avoir payé 2 400 $ d'électricité pour une année dans les années 90 pour un logement mal isolé...

      De plus, nous allons payer pour ceci :

      «Or, on apprenait cette semaine qu’avec la nouvelle entente, ces 4,2 % seront désormais intégrés aux échelles salariales en sus des augmentations négociées. De combien seront celles-ci pour les prochaines années ? Nous le saurons la semaine prochaine, mais gageons qu’elles sont aussi supérieures à la moyenne de 1,5 % accordée aux employés d’hôpitaux et aux enseignants entre 2010 et 2015. Lesquels, soit dit en passant, n’ont jamais eu droit aux 4,2 % de prime, encore moins à la rente de 80 % du salaire, pleinement indexée, à 50 ans après aussi peu que 30 années de service. La Rolls des rentes !» Et pourtant on a nommé PKP au conseil d'administration?

      http://www.ledevoir.com/politique/quebec/389112/pl

      Et les municipalités qui bénéficient du tarif L continueront d'encaisser les bénéfices de leur compagnie d'électricité.