Crise des taxes scolaires - Le vice caché

Il y a quelque chose d’enfantin et d’infantilisant - mais de très humain - dans le fait de dire : « C’est pas moi, c’est lui. » À ce jeu, le gouvernement Marois et les commissions scolaires ont assez joué ces derniers temps.

 

Chaque camp, sentant une échéance électorale proche, voudrait que l’autre assume entièrement la responsabilité des récentes hausses de taxes scolaires, qui ont été vertigineuses dans certaines régions. Il faudrait cesser de se blâmer mutuellement et travailler à définir une réelle solution au grave problème du financement de l’éducation locale. Bien qu’elle s’annonce houleuse, la rencontre que la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) aura lundi avec la première ministre devrait, idéalement, jeter les bases de cette solution.

 

Encore faut-il que chaque camp accepte les mêmes prémisses. Par exemple : les commissions scolaires devraient reconnaître qu’elles ont développé une véritable accoutumance à la péréquation versée par Québec depuis 2006. Ne se rendaient-elles pas compte du caractère non durable de cette situation ? Elles ne cessent de rappeler qu’elles forment un palier de gouvernement autonome ; demander à un palier supérieur d’amortir le choc entraîné par les vigoureuses hausses des valeurs foncières n’est pas une démonstration éclatante d’autonomie ! Refuser toute responsabilité d’une hausse de taxe non plus.

 

De l’autre côté, le gouvernement montre ses muscles. La première ministre fait savoir que son gouvernement est prêt à légiférer pour limiter les hausses de taxes et même exiger des remboursements. Il y a un aspect contradictoire à écrire dans le budget que ce choix leur est offert et de se scandaliser lorsque le gouvernement local choisit cette option.

 

En théorie, ce serait lors des élections scolaires que les électeurs devraient faire savoir aux élus locaux qu’ils ne sont pas contents. Or, puisque ces élus ont une légitimité bien mince (les citoyens ne participant pas aux élections scolaires), ceux-ci s’en prennent à leur élu de l’Assemblée nationale, qu’ils connaissent mieux. Peu discuté, ce manque de légitimité cause pourtant plusieurs problèmes, dont celui que nous vivons actuellement. Avant de revendiquer un pompeux « nouveau pacte fiscal », comme le fait la présidente de la FCSQ, Josée Bouchard, il faudrait se pencher sérieusement sur ce vice que l’on tend trop à vouloir cacher.

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2 commentaires
  • Chris G. Eustace - Abonné 16 septembre 2013 05 h 21

    Soyons raisonnables

    16 septembre 2013


    L' article fait un certain sens . Oui, laissez-nous travailler ensemble pour améliorer les choses.

    Malheureusement, il ya des gens qui préfèrent ne pas voir une amélioration parce que c'est la façon dont ils font leur salaire.


    Néanmoins, voici quelques idées pour économiser de l'argent :

    1 . Les municipalités doivent percevoir la taxe scolaire. ( Le plan CAQ)

     2 . Éliminer le Comité de gestion de la taxe scolaire à Montréal

    3 . Étendre le projet de loi libéral 100 qui limite les dépenses administratives des institutions publiques ... doubler.


    4 . Soyons honnêtes ici ... Quelle est la valeur de la FCSQ et le Quebec English School Boards Association ?

    5 . Il doit y avoir un changement de mentalité . Certains commissaires scolaires traitent les commissions scolaires , comme les banques .

    6 . Il a été question par certaines personnes pour avoir des avantages particuliers :

    Par exemple: le président de la CSLBP , Suanne Stein Day , souhaite commissaires d'avoir des plans de retraite. Pouvez-vous imaginer ?

    Josée Bouchard veut une «prime de sortie. "

    ( Le président de la CSMB , Diane Lamarche-Venne, a montré un véritable leadership et " claque la porte" à la FCSQ )

    Est-ce que les étudiants souffrir ? Bien sûr que non .


    Aujourd'hui est le jour pour madame Marois à dire les commissions scolaires , elle est le patron.

    À l'élection de 2012 Septembre, 1.393.703 personnes ont voté pour Mme Marois , 1.180.235 pour François Legault, qui veut abolir les commissions scolaires élues ....

     Le taux de participation était de 74,60 %

    Dans les élections scolaires Novembre 2007 - environ 70 % des sièges ont été acclamés avec un taux de participation de 10 pour cent peut-être ...

    Soyons raisonnables

    http://www.ledevoir.com/societe/education/387522/c

    Chris Eustace

  • Christian Dion - Abonné 16 septembre 2013 10 h 07

    Rédition de compte.

    À qui est-ce que les commissions scolaires rendent-elles des comptes sur leur gestion et par conséquent, est-elle appliquée conformément à leur mission? Est-ce que les commissaires élus(es) ont un réel pouvoir de décision ou si ils ou elles sont
    contrôlés(ées) par leurs directions générales?