Laïcité - Non, ne prions pas

À la lumière de la décision rendue par la Cour d’appel du Québec, qui autorise la prière au conseil municipal de Saguenay, il faut redire ce que nous écrivions samedi : que le ministre Bernard Drainville se compliquera la vie s’il maintient de transformer la Charte de la laïcité promise par son parti par une Charte des valeurs québécoises. Le fouillis est garanti !

 

Pour éclaircir le sort de la laïcité au Québec, il faudra vraiment être très clair. Dans le jugement de la Cour d’appel qui oppose Alain Simoneau, citoyen non croyant, au très pieux maire de la Ville de Saguenay, Jean Tremblay, le juge Guy Gagnon dit lui-même que c’est parce qu’« il n’existe pas au Québec une telle chose appelée charte de la laïcité » qu’il va examiner la neutralité religieuse d’un point de vue libéral.


Or, le jugement qui en découle est un tel fourre-tout qu’il faut en déduire que si le gouvernement n’en arrive pas à un énoncé rigoureux de ce qu’est la différenciation de l’Église et de l’État dans l’espace public, s’il opte plutôt, comme il le souhaite, pour la voie de « valeurs à protéger », alors tout et son contraire pourront être invoqués, comme on le trouve sous la plume du juge Gagnon.


Jugeons-en : le juge avalise la thèse d’un des experts du maire Tremblay voulant que la statue du Sacré-Coeur que l’on trouve dans la salle du conseil de l’arrondissement de Saguenay « participe davantage à l’établissement d’un cadre éthique » qu’on l’associe à une connotation religieuse ! Quant à la prière récitée au début du conseil municipal, dont le maire Tremblay expliquait mardi qu’elle est « celle que l’on fait depuis plus de 100 ans à Saguenay », elle devient, sous l’analyse de la théologienne experte du camp Tremblay, un objet de « modernité théiste ». Le juge en conclut « que les valeurs exprimées par la prière litigieuse sont universelles et ne s’identifient à aucune religion en particulier ». Merci pour l’héritage !


Et voilà comment on dénature des éléments du catholicisme pour les faire entrer dans une case où toutes les croyances et non-croyances se fondent, beau hasard, dans un moule catholique. Une telle réécriture javellisée est injuste pour les catholiques, injuste pour les autres confessions, injuste pour les athées, injuste surtout parce qu’on a à portée de la main une solution qui existe depuis 37 ans.


En décembre 1976, à l’ouverture de la première session parlementaire du tout nouveau gouvernement du Parti québécois, le tout aussi nouveau président de l’Assemblée nationale, Clément Richard, annonçait que la prière traditionnelle, récitée depuis 1793, serait remplacée par un moment de recueillement « par respect pour les membres de cette Assemblée, qui ne sont pas tous de la même dénomination religieuse ».


Ah si on avait adopté là une Charte de la laïcité, que de tiraillements et de faux accommodements on se serait épargnés ! Car mis à part Maurice Bellemare de l’Union nationale et quelques députés, l’affaire passe sans remous. Mieux encore, « l’opinion publique semble plutôt indifférente à la disparition du religieux dans la tradition parlementaire », relate en 2007 un article du journal de l’Université Laval. Indifférente…


Il faut dire qu’il y avait bien d’autres signes d’un temps nouveau à l’Assemblée : Clément Richard avait revêtu un costume plutôt qu’une toge, les jeunes filles pouvaient enfin être pages (eh oui…), et le discours inaugural n’avait été lu qu’en français (là fut le tollé !). Et puis, il allait sans dire dans l’esprit de l’époque que la religion était affaire de croyances privées. De toute manière, l’espace public débordait de projets politiques.


Ce temps de la sérénité a fait place à celui de la crispation, pour reprendre le juste mot de Djemila Benhabib, et la Cour d’appel n’aide en rien à retrouver la saine distanciation dont nous aurions besoin. Si le ministre Drainville s’égare à son tour sur la route de valeurs anciennes toilettées à la moderne, c’est à bien des replis que nous allons assister.

45 commentaires
  • Pierre Lefebvre - Inscrit 29 mai 2013 06 h 14

    Le problème

    Le problème n'est pas que la prière à Tremblay soit plus ou moins catholique qu'une autre, c'est qu'elle en soit une ! La laïcité est laïque ou elle ne l'est pas. Le maire pourrait bien aller à la messe avant sa réunion du conseil, l'église c'est par là !

    Hier, je l'écoutais réagir et je me suis senti reculer dans les années 50. Parles-moi d'un voyage dans le temps, WOW !

    Je l'ai entendu se défendre avec le fait que certains sportifs faisaient leur signe de croix avant le match ou le combat; alors qu'il arrive avec ses gants de boxe ou ses patins et ce sera la totale ! En passant, ces sportifs n'imposent pas leur croyance à toute l'assistance. Pensez-y, nos gladiateurs sont plus discrets qu'un maire de village ! À ne pas confondre, je n'attaque pas le Saguenay ici, je vise le maire et sa mentalité. Sa vision des choses est exactement celle que nous déplorons chez certains autres trop insistants (pour rester poli). On fait quoi ? Retour aux Croisades ?

    L'orgueil de cet homme me dépasse.

    • Carole Cyr - Inscrite 29 mai 2013 11 h 47

      Nous habitons dans un pays christianisé et la prière est le privilège des croyants en Jésus-Christ et en Dieu. Ce mouvement radical de laïcité est malheureux et destructeur pour notre société. Sans Dieu, nous ne sommes rien!
      Actuellement, nous permettons à d'autres peuples d'exercer leur religion librement dans notre pays et voilà que certains groupes radicaux voudraient empêcher les Chrétiens de différentes dénominations: Catholiques, Protestants, Évangéliques, etc., de demander à Dieu de les aider à prendre les bonnes décisions pour bien diriger notre ville, notre province, notre pays avant une réunion. Mais, où en sommes-nous? Avons-nous jeté l'eau du bain avec le bébé. Oui, certaines dénominations ont mal agit, mais ne rejetons pas tout ce que le Christ, Jésus, nous a écrit dans la Bible. Nous sommes un peuple christianisé. Je suis fière d'en faire partie. Avec Dieu nous ferons des exploits!
      Les américains n’ont pas peur d’écrire IN GOD WE TRUST sur leur monnaie et Dieu les a bénis en devenant La puissance mondiale. Choisissez qui vous voulez suivre, mais ne touchez pas aux lois qui protège notre liberté d’exercer, de manifester, que nous sommes Chrétiens.

    • Pierre-R. Desrosiers - Inscrit 29 mai 2013 12 h 13

      «Avons-nous jeté l'eau du bain avec le bébé?» Angoissante question, en effet, qui appelle d'urgence à un accommodement raisonnable.

      Desrosiers
      Val David

    • Sylvain Auclair - Abonné 29 mai 2013 12 h 44

      Madame Cyr,
      Pourquoi la prière ne serait-elle le privilège que des chrétiens? Et pourquoi devrait-elle être faite en public?

    • Jean-Christophe Leblond - Inscrit 29 mai 2013 14 h 19

      Que la prière soit faite en public par un individu pour lui-même n'est pas un problème. Qu'elle soit faite au nom de l'Etat et imposée à tous les membres du conseil en est un très grave.

    • Lise Boivin - Abonnée 29 mai 2013 14 h 39

      Madame Cyr, écoutez bien : Dieu m'a dit hier soir de ne pas le mêler à ces histoires.

    • Luc Lemieux - Abonné 29 mai 2013 18 h 13

      Madame Cyr. Ne saviez-vous pas que Dieu, le vôtre comme celui des autres croyants, n'existe pas? Et sans vouloir vous offenser, sans Dieu nous tout ce que nous voulons être. Pas besoin de dieu pour s'épanouir, désolé de vous décevoir.

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 30 mai 2013 06 h 14

      Mme Cyr. Le «In God we trust» des américains leur permet-il d'être les tyrans du monde avec sa bénédiction et de traiter leur propre population comme des citoyens de deuxième et troisième classe en les laissant se débrouiller seuls devants les arnaqueurs ?

      Bien assis ici au Québec où il ne se passe pas grand chose teinte légèrement notre vision du monde extérieur.

      «Aides-toi toi-même» signifie à bien y penser «Arrête de Me quêter pis arranges-toi avec tes affaires !»

      Toutes les religions du monde réunies ont fait et font encore plus de dommage que tous les désastres naturels combinés de tout temps. Et vous êtes encore à genoux, éplorée ou en extase, à demander de l'aide devant le raz de marée qui approche au lieu de vous lever debout et de courir ? La pensée magique n'a et ne fonctionnera jamais.

      Regardez autour du monde les gens s'entretuer pour un oui ou un non, le nom de Dieu au lèvres, et dites-moi où vous voyez la grâce de Dieu là-dedans ?

      Je respecte toutes réflexions spirituelles, mais aucune abâtardise !

      «Suivre» ? Désolé je ne veux suivre personne ! Et je n'ai aucune confiance en l'humanité qu'Il a créé (supposément) car elle n'a aucune confiance en elle-même !

      D'un autre côté, je m'éblouie devant la possibilité que l'Univers s'est donné à de se regarder lui-même par notre entremise en évoluant vers l'intelligence. Maintenant, si nous nous servions de cette intelligence pour autre chose que d'être des prédateurs les-uns envers les autres...

      Merci de votre attention.

  • Richard Chevalier Weilbrenner - Abonné 29 mai 2013 07 h 32

    Les "fameuses" valeurs québécoises

    Il y a quelques années, lors d'une discussion amicale avec une dizaine d'amis, la question des valeurs québécoises a été posée. En fait, cette question m'a été adressée directement par l'une des personnes présentes, laquelle n'était pas d'accord avec moi sur la "question nationale". "Quelles sont-elles, ces fameuses valeurs québécoises ?" Sur le coup, je ne sus que répondre, la question m'ayant pris de court. Mais, après réflexion, c'est-à-dire quelques jours plus tard, je finis par comprendre que les valeurs québécoises ne sont peut-être pas fameuses, mais qu'elles sont exactement les mêmes que celles de n'importe quel peuple, que ce sont des valeurs humaines (ou d'humanité), et qu'elles sont par conséquent aussi légitimes que la justice sociale, l'égalité entre les personnes, la liberté d'expression, la lutte contre l'oppression, la protection de l'environnement, etc. Espérons que la charte des valeurs québécoises, si elle est adoptée, s'en tiendra à des valeurs universelles.
    Richard Chevalier Weilbrenner
    Sutton, 29 mai 2013

    • Marthe T. Fréchette - Abonnée 29 mai 2013 12 h 17

      M.
      Vous avez trouvé les mots qui décrivent ma pensée sur ce sujet et sans doute celle de beaucoup de québécois.Merci
      Une abonnée
      M.T.Fréchette

    • André Courtemanche - Inscrit 29 mai 2013 18 h 58

      Monsieur,

      Je partage avec vous avec la liste des valeurs énumérées. Malheureusement elles ne sont pas universelles comme vous le croyez; elles sont datées et situées. L'anthropologie et l'Histoire des idées-valeurs des différents peuples/nations/civilisations d'hier et d'aujourd'hui sont là pour nous le rappeler. C'est pour cette raison que nous en parlons et que nous devons encore aujourd'hui les promouvoir et les justifier.

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 30 mai 2013 06 h 32

      Les valeurs «universelles» ? Quelles valeurs universelles quand la vie humaine en a moins que la valeur d'une clip de balles ? Quand elles en ont moins que la valeur d'une bonne «botte» ? Quand les femmes se plaignent d'être mal traitées faisant le trottoir par manque de moyen de survivre décemment ? Quand dans certains pays on trouve des enfants dans les sacs verts sur le bord du chemin et que ça prend des milles de paperasse pour les adopter ? Quelles valeurs universelle ?

      Ces valeurs universelles en seront quand elles seront «appliquées !» en attendant, ce ne sont que pelletage de nuage et cordage de brume ! Honte à nous tous !

    • Patrick Lépine - Inscrit 1 juin 2013 21 h 21

      Je retiens "lutte contre l'oppression", et je vous dit que je suis catholique...

  • Michel Lebel - Abonné 29 mai 2013 08 h 36

    "Crispation"?

    Je ne perçois pas de "crispation" quant à la question religieuse au Québec. Je vois plutôt une "crispation" identitaire chez certains devant, entre autres, le déclin de l'option souverainiste. Je ne vois donc aucunement l'urgence d'adopter une Charte de la laïcité. On pourrait par contre insérer un référence explicte au principe de la laïcité dans le préambule de la Charte québécoise des droits et libertés ou dans le corps même de ce texte fondamental, mais je n'irais guère plus loin. Une loi ou règlement pourrait toutefois prévoir le port ou non de signes religieux par les fonctionnaires et autres employés du secteur parapublic. Mais de grâce, n'essayons pas de tout codifier ou prévoir!



    Michel Lebel

    • Solange Bolduc - Inscrite 29 mai 2013 10 h 29

      Qu'est-ce que vous allez chercher là, encore!: " Je vois plutôt une "crispation" identitaire chez certains devant, entre autres, le déclin de l'option souverainiste."

      Vous croyez que ce ne sont que les souverainistes qui opteraient pour une Charte de la laïcité? Allons donc !

      Quand Trudeau a donné à l'homosexualité ses "lettres de noblesses" n'at-il pas convenu que l'État n'avait pas affaire dans la chambre à coucher des gens? Et l'on sait que l'Église n'est pas très chaude à l'idée d'accepter l'homosexualité. L'accepter ferait partie justement, je l'espère, de la Charte...respecter la vie privée de chacun !

      Et notre vie privée ne regarde pas l'Église, mais chacun des citoyens qu'ils soient fédéralistes ou indépendantistes, il en va de même pour les croyances religieuses !

    • Jérémie Poupart Montpetit - Abonné 29 mai 2013 13 h 37

      La crispation face au déclin de l'option souverainiste... ce n'est pas une réalité, ça c'est votre fantasme Mr. Lebel, et encore plus quand vous pouvez nous ramener votre dédain des souverainiste aussi illogiquement et sans subtilité que dans cette discussion... agent provocateur... va...

      La crispation religieuse existe belle et bien et trop souvent elle se mue en une intolérance silencieuse et pernicieuse qui s'installe suite aux frustrations entourant le flou législatif des accomodements raisonnables. La meilleur preuve: cette islamophobie chronique qui s'installe et qui fait croire aux gens que tous les musulmans pratiquants sont des vils tyrans de femmes et des dominateurs en série... on se croirait revenu à l'époque des "zimigrants voleurz de jobz" (Z pour rajouter à l'absurde de cet argumentaire de zozo).

      La charte de la laïcité viserait à clarifier tous ce flou artistique dans l'interprétation de la loi et de la liberté de religion. On cherche à éviter des cas ou une disposition religieuse (par exemple la Charia) entrerait en conflit avec les valeurs, lois et réglementation de l'état et de la culture québécoise (ce qui nous mène automatiquement au débat identitaire -> quelles sont nos valeurs en tant que "nation québécoise")

      Jérémie Poupart Montpetit

  • Albert Descôteaux - Inscrit 29 mai 2013 09 h 59

    Surprise à l'arrivée pour Tremblay

    Lorsqu'il se rendra compte qu'il n'y a pas de paradis ni de ti-Jésus pour l'accueillir lors de son trépas, le maire Tremblay aura vite fait de désenchanter.

    En attendant, l'imposition d'une prière ou d'une période de recueillement avant une réunion à un groupe de citoyens est une forme de dictature à laquelle personne n'est obligée de se soumettre. Le respect des uns ne doit pas se faire au détriment du respect des autres!

    • Jérémie Poupart Montpetit - Abonné 29 mai 2013 13 h 45

      Mais c'est là l'épineuse question... est-ce que les croyances de cet homme sont vraiment non respectueuses de celles des autres ? oblige-t-il la populace à prier ou exige-t-il simplement ce droit pour lui-même de prier avec d'Autres croyants... ? Est-ce que la prière d'un chrétien devrait être cachée, car elle choque le musulman ? (ou vice versa) Et puis après tout, n'est-ce pas là la réelle intégration religieuse ? que ces deux croyances puissent prier côte à côte dans le respect de l'autre ??

      Je trouves que vous allez loin avec la dénonciation d'une période de recueillement... seriez vous en train de dire que celle observée à l'Assemblée nationale (et neutre de croyance/religion, vous pouvez simplement y méditer sur la journée à venir si ça vous convient) serait néfaste à une société ouverte et laïque ?

      Bref, à moins qu'il n'impose la prière aux autres membres sous peine d'expulsion ou qu'il utilise ses croyances religieuses comme un poids lors des décisions du conseil de ville, je ne vois pas en quoi sa prière brime le respect des autres... très honnêtement en plus !!

      Jérémie Poupart Montpetit

    • Albert Descôteaux - Inscrit 29 mai 2013 15 h 11

      Ce que je dis, c'est qu'on ne peut imposer à qui que ce soit de se tenir la tête penchée pour faire semblant de se recueillir ou de prier tous ensemble, peu importe que ce soit lors d'une réunion d'un conseil municipal ou à l'Assemblée nationale. Autrement, c'est de la dictature.

      Très honnêtement, je crois que ces périodes collectives de prière ou de recueillement, c'est pour le "show".

    • Gaston Carmichael - Inscrit 29 mai 2013 16 h 09

      Vous dites M. Poupart-Montpetit: "...ou qu'il utilise ses croyances religieuses comme un poids lors des décisions du conseil de ville..."

      Dans la prière de M. Tremblay, il y est dit: "... pour que nos délibérations soient destinées à promouvoir l’honneur et la gloire de votre saint nom ..."

      N'est-ce pas justement une invocation à accuellir favorablement toutes demandes émanant de l'Église catholique?

      Auprès de l'état, les religions jouent un rôle de lobby, au même titre que l'industrie pétrolière, ou des firmes d'ingénieurs-conseil. À ceux-là, on ne leur accorde pas le privilège de venir faire leur petit laïus, ou publicité, au début de chaque séance du conseil.

  • Tony Emond - Inscrit 29 mai 2013 10 h 19

    Pas juste la prière...

    Faudrait-il également raviver les "traditions catholiques québécoises" comme l'abus sexuel par les prêtres et l'anti-sémitisme ouvert de Lionel Groulx également?..

    Je trouvais ça assez drôle que M. Tremblay s'essouflait presque à nous répéter que personne n'a le droit d'imposer ses opinions sur les autres... sauf, décidément, le maire très catholique (il n'a pas peur de le dire!) de Saguenay.

    • Louka Paradis - Inscrit 29 mai 2013 11 h 14

      Inutile de ramener les éternels clichés des abus sexuels des prêtres (l'arbre qui cache la forêt) et le soi-disant antisémitisme de Lionel Groulx qui n'ont rien à voir avec le débat actuel sur la laïcité. De tels arguments populistes ne font qu'ajouter à la confusion.

      Ce dont il est question ici, c'est plutôt la séparation de l'Église et de l'État. Une charte de la laïcité sera un gage de paix à l'Assemblée nationale et dans les institutions publiques. D'autant plus que les appartenances religieuses n'ont jamais été aussi variées et que cela ira en s'amplifiant. Mme Boileau a raison : une Charte de la laïcité claire vaut mieux qu'une Charte des valeurs québécoises, cette dernière risquant des points d'ancrage plus approximatifs et plus faciles à contester. Mieux vaut prévenir que guérir !
      Louka Paradis, Gatineau

    • Sylvain Auclair - Abonné 29 mai 2013 11 h 33

      Veuillez donc citer les affirmations antisémites de l'abbé Groulx.