Union des souverainistes - Refus primaire

L’union des souverainistes a actuellement toutes les allures de la quadrature du cercle pour les dirigeants et militants de cette mouvance. Pauline Marois peut bien rêver à un sabordage soudain de Québec solidaire et d’Option nationale, elle fait ainsi fi non seulement des nouvelles réalités, mais aussi de décennies d’évolution politique.

Au PQ, on insiste pour dire que la sortie de Pauline Marois en fin de semaine était une sorte de main tendue. À l’évidence, celle-ci semblait fermée… Prenant appui sur l’exemple historique de Pierre Bourgault et du RIN en 1968, la première ministre a explicitement suggéré aux petites formations souverainistes qu’elles se sabordent, pour « faire avancer le pays ».


C’était pour le moins malhabile, voire insultant, à l’endroit de ces anciennes clientèles potentielles définitivement perdues au PQ et dont le poids a augmenté récemment : 11% pour QS et 4 % pour ON, selon les derniers sondages.


On peut comprendre que Mme Marois, devant ses partisans, ait ressenti le besoin de répliquer aux nombreuses attaques dont son gouvernement fait constamment l’objet de la part des QSistes et Onistes. Malgré plusieurs critiques méritées à l’endroit de ce gouvernement erratique, on a l’impression que le « grand frère souverainiste » est pour QS et ON le seul réel adversaire ; davantage encore que les libéraux et les caquistes. ON et QS aussi semblent souhaiter que le PQ se saborde !


Amir Khadir a fait front commun, publiquement, avec François Legault dans le dossier de Val-Jalbert. Oserait-il s’afficher ainsi avec Mme Marois ? Sauf à l’époque où les oppositions à Jean Charest, écharpe blanche au cou, réclamaient toutes en choeur une commission d’enquête sur la collusion dans le monde de la construction, ce fut rare.


QS et ON détestent qu’on le leur rappelle, mais ces formations subtilisent plusieurs votes cruciaux au parti souverainiste qui draine encore le plus d’appui ; sans doute pas 15 %, mais tout de même. « La meilleure alliée des fédéralistes, c’est actuellement Françoise David », a même lancé l’ancien président de la CSQ Réjean Parent lundi, à LCN. M. Parent participera au Congrès de la Convergence nationale, qui aura lieu à la fin du mois.


Cet exercice s’annonce difficile ; rien ne va plus entre les formations souverainistes. On imagine mal qu’elles puissent s’entendre sur quoi que ce soit. Pour QS, le PQ incarne la dérive néo-libérale. Pour ON, le parti de Mme Marois représente la démission nationale. Toute fusion semble absolument impossible.


QS réussit à rassembler des militants issus du milieu communautaire et d’autres d’anciens partis d’extrême gauche. ON attire une certaine jeunesse idéaliste et dynamique, indépendantiste d’abord ; de gauche ensuite. Des groupes que le PQ s’est aliénés à force d’exercer le pouvoir, de perdre des référendums, ou en se conduisant comme un authentique vieux parti. Ces petites formations ne disparaîtront pas, d’autant plus que la nouvelle loi électorale fait en sorte qu’elles seront désormais subventionnées de manière beaucoup plus importante en fonction du vote obtenu. La loi 2 de Bernard Drainville incite à présenter 125 candidats et, par conséquent, nuit au rapprochement.


Que faire alors ? Le PQ aurait pu - mais sans doute est-il trop tard - lancer des discussions autour de l’organisation de « primaires », où chaque circonscription élirait, parmi les candidats PQ, ON et QS, le candidat souverainiste de l’endroit. Il aurait ainsi manifesté une certaine créativité face à l’impasse.


Le chef d’ON, Jean-Martin Aussant, y était ouvert. Des primaires provoqueraient selon lui un intérêt pour le mouvement souverainiste dans plusieurs circonscriptions. Mais QS y est totalement hostile et a encore rejeté l’idée la semaine dernière. Pour longtemps, les souverainistes apparaissent donc condamnés à la division.

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71 commentaires
  • Yves Claudé - Inscrit 14 mai 2013 04 h 05

    «Quadrature du cercle» de «l’union des souverainistes» : une réflexion collective s’impose !

    Le défi de «l’union des souverainistes» nécessite une réflexion collective sur le thème «Comment vivre ensemble dans le Québec de demain ?». Il s’agirait d’initier un processus de déblocage d’une situation sociétale qui menace notre avenir national.

    Les appels à l’unité (PQ, QS, ON) sont insuffisamment associés à l’analyse de l’état réel de la société québécoise, affectée par processus de déstructuration sociétale. Rappelons à ce sujet que c’est sur la base d’une analyse marxiste, que la question nationale et la question sociale ont été pensées, et assumées dans les combats politiques, comme étant indissociables. Or le marxisme, comme culture sociologique scientifique ainsi que comme culture politique, a subi des reculs majeurs y compris dans la “gauche”.

    Le Québec a été affecté par un phénomène de déstructuration postmoderne : développement d’individualismes et affaiblissement des liens sociaux qui contribuaient à une cohésion à la fois sociétale et nationale. Ainsi, l’acte politique du citoyen supposément “progressiste” s’est fractionné et individualisé pour aboutir à la conception d’un vote “éthique” hédoniste postmoderne, prédominant parmi les membres et sympathisants de QS, alors que la conception moderne d’un vote associé à un projet collectif est décriée comme étant bassement “stratégique”. Il faut ajouter à cela, outre sa tendance fédéraliste, le récent recrutement par QS d’individus qui adhèrent à une postmodernité libertarienne de “gauche”, ennemis déclarés de l’État et de la nation.

    Du côté du PQ, une culture militante se décomposant en culture de gestion, l’infiltration d’orientations néolibérales dans le fonds social-démocrate, l’abandon relatif de la lutte nationale, celle du Québec, mais aussi de la part de plusieurs dirigeants un abandon de la solidarité avec la Palestine pour un soutien à Israël : la démobilisation !

    Quant à ON, ce parti semble construire l’Histoire à rebours …

    «Que faire ?»

    Yves Claudé (@yclaude)

    • Jean Claude Pomerleau - Inscrit 14 mai 2013 08 h 39

      Que faire ?

      De pacte, il n'y en aura pas avec QS. Et il serait temps qu'on se réveil, il n'avait aucune chance d'exister parce que ce parti est noyauté par des fédéralistes (Vigile : l'enfumage de Québec Solidaire) .

      Que faire :

      J M Aussant qui était sorti du PQ parce que pas assez souverainiste, a conclu un pacte avec QS qui ne l'est pas. Au dernier Congrès de QS , F David le jette comme un vieux chausson. Après s'être fait rouler dans la farine, je lui suggère d'écouter l'entretient de Pierre Falardeau sur la vrai nature de QS.

      Ensuite ce qu'il peut faire :

      1- Lancer un appel au souverainiste authentiques pour les inciter à sortir de QS.

      2- Et s'engager à ne pas présenter d'autres candidats que lui même lors de la prochaine élection (le PQ lui céderait le comté).

      3- Et d'arrêter de prendre pour seule cible le PQ alors que le gouvernement monte au front pour défendre les intérêts supérieurs du Québec.

      Cela dis ni QS ni ON n'ont de stratégies pour réaliser la souveraineté qui passent le test le plus élémentaire de la réalité : l'État canadien a clairement fait savoir qu'il ne reconnaitra pas la décision démocratique du Québec à cet égard.

      Que faire . Arrêter de croire que la souveraineté surviendra suite a un concours d'art oratoire et un comptage de bouts de papier, un de plus et youpie on a un pays.

      La seule chose que le gouvernement a besoin pour réaliser la souveraineté dans le régime parlementaire britannique, c'est un mandat de gouvernance souverainiste. Et un rapport de force favorable pour le rendre effectif. Et on ne va pas bâtir ce rapport de force en laissant notre État aux mains des prédateurs de toutes acabits pour poursuivre la quête d'un pays fantasmé.

    • Robert Séguin - Inscrit 14 mai 2013 09 h 15

      Si le PQ avait une once de respect pour le mouvement indépendantiste, il laisserait de côté sa stratégie électorale et tenterait par tous les moyens d'instaurer un mode de scrutin proportonnel.

      Ainsi, les partis indépendantistes se retrouveraient tous au parlement où ils pourraient former une forte coalition.

      Ce qui nous divise, c'est peut-être aussi la façon dont on pense la démocratie au Québec...

    • Pierre Schneider - Abonné 14 mai 2013 09 h 45

      Monsieur Pomerleau, la gouvernance souverainiste n'est qu'une autre forme de petite gouvernance provincialiste dans laquelle le PQ s'est toujours réfugié au lieu de mener de front le combat pour l'Indépendance nationale.
      La plus grande erreur de Bourgault (et il l'a réalisé par la suite) c'est d'avoir fait confiance aux libéraux nationalistes du Mouvement Souveraineté-Association, des confédéralistes qui ont saboté via des référendums auto destructeurs la véritable lutte pour la révolution nationale et la naissance d'une république québécoise ( un mot qui fait encore peur aux souverainistes qui parlent en l'air en faisant des demandes à Ottawa en sachant très bien que le Québec n'a presque plus de pouvoirs au sein de cette constitution qu'il n'a peut-être pas signée, mais dont il continue à respecter les termes en bonne province respectueuse de l'autorité des autres.

    • Jean-Sébastien Rozzi - Inscrit 14 mai 2013 10 h 53

      M. Claudé,

      La « déstructuration post-moderne » ou ce que Bauman nomme la modernité liquide est une logique sociétale globale et personne n'y échappe. Le simple fait de commenter sur internet un article de journal souscrit à cette logique dominante. Et le PQ n'y est pas non plus étranger: la culture apparatchik ou culture de gestion dont vous parlez résulte en partie de cette dynamique.

      En ce qui concerne QS, certain-e-s l'accuse au contraire de fonctionner comme une Église, de faire preuve de dogmatisme et que ses partisan-e-s font preuve d'un dévouement aveugle. Tout le contraire finalement d'une déstructuration postmoderne et de l'individu cool et narcissique que Lipovetski a bien décrit.

      Pour moi QS c'est en premier lieu la résurgeance du projet du parti des travailleurs des années 1970 qui ne fut jamais concrétisé en raison de 1) l'aura entourant Lévesque 2) les directions syndicales, surtout la FTQ, qui ont dû composer avec un appui massif de la base syndicale au PQ. Ce projet d'un parti véritablement de gauche a germé longtemps et QS en est, pour l'instant, l'aboutissement.

      Oui à QS il y a peut-être des libertaires de gauche, comme il y a des communistes, des trotskystes, des syndicalistes, des sociaux-démocrates, des tenant-e-s de la décroissance (et l'inverse), des gens du commaunautaire, etc. QS est une large coalition de gauche (avec tout les débats et les clubs politiques que cela entraine) et non pas une minuscule secte obéissant à Une Vérité.

      À mon humble avis, c'est QS qui représente le mieux aujourd'hui la synthèse nécessaire entre le combat social et le combat national. C'est QS qui possède une grille d'analyse marxiste en ce qui concerne, par exemple, le nationalisme, l'économie financiarisée ou le contrôle des ressources naturelles. Et c'est pourquoi je suis membre de QS.

      Ça fait longtemps que le PQ a délaissé tant le combat national que le combat social (dont il ne s'est jamais réellement investi dedans).

    • Hélène Paulette - Abonnée 14 mai 2013 14 h 34

      Tout à fait d'accord avec vous M.Séguin... La proportionnelle recomposerait le paysage politique de façon beaucoup plus démocratique...Quel qu'en soit le résultat!

  • Michel Lebel - Abonné 14 mai 2013 06 h 02

    Normal!

    Le constat est fort simple: faute d'atteindre l'objectif de la souveraineté après tant d'années, le PQ implose, avec la CAQ, QS et ON. Rien de plus normal. C'est ce qui est arrivé dans bien des pays.

    • Cyril Dionne - Abonné 14 mai 2013 07 h 54

      Et à partir de ce moment, lorsque nous irons ailleurs qu'au Québec, il faudra parler anglais. Ils n'auront aucune raison de nous parler en français. Et en quelques générations, ce sera l'assimilation complète au Québec et la résistance sera futile.

      Quel discours défaitiste de la part de ceux qui récoltent le fruit du travail des autres. La seule raison qu'on parle encore français dans ce coin d'Amérique, c'est que certains de nos pères ce sont levés debout et on dit non aux intégristes fédéralistes et à la doctrine linguistique du type "Durham" d'Ottawa.

    • Richard Laroche - Inscrit 14 mai 2013 08 h 53

      Quel pays n'a pas réussi à atteindre sa souveraineté?

    • Sylvain Auclair - Abonné 14 mai 2013 09 h 57

      Il y en a plein, monsieur Laroche:
      Le Tibet, le Kurdistan, la Tchétchénie, la Corse. Terre-Neuve. Et, en Afrique, les frontières ont été dessinées sur un coin de table sans tenir compte des peuples qui y habitent.

    • Pierre Samuel - Inscrit 14 mai 2013 09 h 59

      @ Cyril Dionne

      Etes-vous déjà allé les visiter? Depuis quand les anglophones du ROC, à l'exception d'une infime minorité, s'adressent-ils à nous en français, gouvernement péquiste ou non?

      Quant au «discours défaitiste», depuis 1760 qu'on nous prédit la disparition du français «dans ce coin d'Amérique», pourtant nous sommes toujours là et si éventuellement nous sommes appelés à disparaître dans l'océan des 400 millions d'anglophones qui nous entourent, ce ne sera sûrement pas une «indépendance de république de bananes» acquise au mieux par la peau des dents et dont ils s'éloignent eux-mêmes de plus en plus par leur propre fractionnement sectaire que le «pire» sera évité à défaut de l'accélérer...

    • Michel Lebel - Abonné 14 mai 2013 10 h 27

      @ Richard Laroche

      Je veux dire que toute idéologie forte mise de l'avant par un gouvernement, mais qui n'a pas un appui populaire majoritaire, sinon massif, finit par disparaître. Ceci se voit en particulier dans les pays totalitaires. C'est ainsi que l'idéologie communiste est disparue dans les pays de l'Est et dans l'ancienne Union soviétique. Et comme elle est disparue, à toutes fins utiles, en Chine et au Vietnam. La Corée du Nord suivra. Bref, une idéologie forte doit s'imposer ou elle disparaît ou implose.
      Prenez un exemple plus près de nous, le mouvement indépendantiste basque: il a implosé, faute d'appui populaire massif. On peut s'attendre à la mêne chose pour l'Écosse et à la Catalogne. Les populations de ces pays minoritaires veulent plus d'autonomle, mais pas l'indépendance. Elles ne veulent pas d'une solution qu'elles jugent extrémiste. Ce qui mène les partis indépendantistes à devenir souvent de plus en plus minoritaires ou à se transformer en partis plutôt autonomistes. C'est sans doute ce qui attend le PQ.


      Michel Lebel

  • Martin Dubois - Inscrit 14 mai 2013 06 h 17

    Étrange

    Aucun des partis cannibales du PQ n'a l'envergure pour le remplacer...On se dirige plutôt vers 20 à 30 ans de rêgne libéral ininterrompu.

    • Gilles Théberge - Abonné 14 mai 2013 07 h 47

      Oui. Quelle horreurn'est-ce pas?!

    • Jean-Sébastien Rozzi - Inscrit 14 mai 2013 10 h 56

      Et le règne néolibéral ininterrompu, lui, depuis 1982, n'êtes-vous pas tanné de cette horreur ?
      Moi oui, c'est pourquoi j'appuie QS.

    • Jean-Christophe Leblond - Inscrit 14 mai 2013 11 h 13

      ...à moins que le PQ n'instaure la proportionnelle. Alors cette logique du vote stratégique cesse d'esister. Ce qui n'est pas à l'avantage du PQ, qui ne pourrait, alors, se positionner comme la seule alternative au parti Libéral.

    • Solange Bolduc - Inscrite 14 mai 2013 11 h 41

      En tous les cas, M. Rozzi, vous n'êtes pas prêt de vous en débarrasser , d'autres sont nés avant vous, et naîtront après...même après QS !

    • Benoit Toupin - Abonné 14 mai 2013 14 h 22

      Dans la situation actuelle, la promotion de la souveraineté devra être pris en charge par des groupes citoyens non-partisans. Lorsqu'une large part de l'opinion publique considérera objectivement que la souveraineté du Québec est souhaitable et réalisable, les politiciens sentiront le besoin de faire les alliances nécessaires, comme en 1995.

      Il ne faut plus tolérer cet argument CAQuistes, PLQ, PLC, PC à l'effet qu'il est temps de délaisser ce qu'ils appellent de vielles chicanes; cet argument n'ayant qu'un seul but, nous endormir dans l'illusion tranquille qu'un problème dont on parle pas, n'existe peut-être pas. Il y a toute une pédagogie à faire pour actualiser la question de la souveraineté. Les politiciens, dans le contexte de cynisme actuel, ont de la difficulté à être les messagers efficaces de cette nécessaire pédagogie.

      Monsieur Rozzi, vous avez vos raisons de déplorer ce que vous appeler les années de néolibéralisme pour y inclure les années de gouvernement péquiste. Ne vous faites pas d'illusions, même Françoise David au pouvoir d'un gouvernement majoritaire n'en finirait plus de reculer et de vous décevoir pour une simple et unique raison: On ne peut être en rupture avec le milieu politique environnant sans en payer le prix; or l'amérique du nord s'est tourné vers la droite depuis les vingt dernières années. Nos gouvernements ont tenté de résister; la CAQ et l'ex-ADQ nous ont, sans succès, inviter à moins d'état, mais majoritairement nous avons rejeter l'invitation et demander à tous nos gouvernements de résister; c'est déjà beaucoup. L'état ne peut pas tout, elle doit choisir. Plus vous êtes près du pouvoir, plus la réalité vous rattrape. Québec Solidaire en est si loin qu'il peut proposer à peu près n'importe quoi. Le rêve et la réalité sont séparés par des aléas souvent hors de notre contrôle mais avec lesquels celui qui gouverne doit composer. Soyons réaliste, compréhensif et surtout solidaire dans la lutte vers un monde plus juste.

  • Marie Labonté - Inscrite 14 mai 2013 06 h 25

    Parce que je suis à gauche et que je le mérite bien

    Monsieur Robitaille, QS ne subtilise pas de votes au PQ ou si peu.

    Je vote Québec solidaire parce que je suis de gauche. Le PQ n'est pas, actuellement, un parti de gauche. Pensons seulement comment il gère la question identitaire... Comme feu l'ADQ et son rejeton, la CAQ.

    Souvenons-nous aussi de la magouille d'Agnès Maltais au sujet de l'amphithéâtre de Québec. La Maltais, Pauline et les autres qui ont été d'accord pour appuyer une loi baîllon afin de faire taire les voix démocratiques en désaccord avec le cadeau au millionnaire --devenu depuis membre du conseil d'administration d'Hydro-Québec, encore un cadeau de Pauline.

    La même Maltais qui coupe le BS de façon cavalière. Elle coupe les pauvres pour donner aux riches, l'inneffable Maltais?

    Le PQ n'est pas une option pour les gens progressistes.

    • Fernand Lachaine - Inscrit 14 mai 2013 08 h 47

      Pour le mouvement souverainiste, le QS n'est vraiment pas un allié car ce parti est fédéraliste bien qu'il y ait des membres qui sont souverainistes. D'ailleurs beaucoup de QS ont voté NPD aux dernières élections fédérales incluant monsieur Khadir.
      Ce qui est un peu embêtant avec le QS c'est qu'il est difficile à saisir: Va-t-il voter à gauche pour certains programmes ou va-t-il voter au centre ou à droite pour certains autres projets. Fédéraliste ou souverainiste? Difficile à s'y fier.
      D'autre part madame Labonté (remarquez que n'écris pas la Labonté), concernant les changements proposés par madame Maltais ne coupe dans l'Aide Social mais bien essayer de redresser ce programme. Trop de gens capables, de travailler sont sur cet aide depuis des années.
      Vous semblez être d'accord sur le contexte BS un jour=BS toujours.
      Je ne dis pas que de l'aide doit être apporté à des personnes comme les handicappées physiques ou mentales mais par contre il y en d'autres qui abusent.
      En terminant madame Labonté, je n'étais pas au courant que les gens "progressistes" utilisaient un language quelque peu questionnable pour se faire entendre.

    • Philippe Gaboury - Inscrit 14 mai 2013 09 h 19

      Beau sophisme Mr. Lachaine. Un vote pour le NPD ne fait pas de quelqu'un un fédéraliste. Je suis moi-même souverainiste et j'ai voté NPD car je ne croyais plus que le Bloc avait la capacité de vraiement défendre les intérêts progressistes au Canada et du même coup, au Québec. On ne tenait même plus compte de l'opinion du Bloc sur les votes aux Communes.

      Au fédéral, le Bloc a obtenu 23,4 % des voix. Si, selon vous, tous les autres votes sont nécéssairement fédéralistes, je ne peux pas comprendre votre obsession de l'indépendance.

      Je suis en partie d'accord avec Marie Labonté sur les raisons qui poussent à voter QS plutôt que PQ. Je dirai cependant ceci : Si Québec Solidaire ne présente pas une équipe et un programme à la hauteur d'un parti aspirant au pouvoir lors des prochaines élections, ils perdent mon vote !

      Le même raisonnement qui m'a mené à voter NPD plutôt que Bloc va me forcer à voter PQ.

    • Bernard Gervais - Inscrit 14 mai 2013 10 h 45

      C'est ça, continuez de voter pour un parti progessiste (QS) qui peut se permettre de promettre l'impossible (car il ne prendra jamais le pouvoir) et ce sont les libéraux qui ont profiteront !

    • Michel Gagnon - Inscrit 14 mai 2013 12 h 00

      M. Gaboury.
      Vous pensez vraiment que le NPD défend bien les intérêts du Québec à Ottawa?

    • Jean-Charles Morin - Abonné 14 mai 2013 12 h 38

      Québec Solidaire, parti fédéraliste pseudo-progressiste à la sauce verte "Mère Thérésa", n'est pas une option pour les indépendantistes.

    • Marie Labonté - Inscrite 14 mai 2013 17 h 52

      Je ne suis ni indépendantiste, ni fédéraliste. Mon vote ira toujours pour les personnes ou les partis politiques progressistes. Jamais pour des nationalistes ethniques, ça c'est sûr et certain.

      J'ai déjà pris ma carte du PQ pour voter en faveur de Pauline Marois à la chefferie. Je croyais, à tort, qu'une ex-travailleuse sociale et femme expérimentée à divers ministères saurait mener à bien et de façon progressiste le Québec. Erreur. Qu'elle suive son chemin. Je connais le mien et il est autre.

      Personne ne subtilise mon vote. Je pense, donc je suis solidaire. Sans compromis.

    • Claude Champagne - Inscrit 14 mai 2013 18 h 02

      On jase, jase, jase, nous sommes des champions de la jasette. C'est tout à fait sain d'échanger, discuter, faire valoire son point de vue, mais là je trouve malheureusement qu'on tourne en rond. Je ne vous apprends rien si je dis qu'un certain John Fitzgerald Kennedy lors de son discours inaugural, est resté dans la mémoire des Américains : "Vous qui, comme moi, êtes américains, ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays". Arrêtons de s'autodétruire, l'heure est grave, le pire est à venir! Il nous faut absolument trouver une formule, un consensus avant que notre projet de pays meurt avant de naître.

  • François Ricard - Inscrit 14 mai 2013 06 h 32

    Le PQ doit changer en profondeur

    J'étais du RIN.
    Comme plusieurs de mes confrères et consoeurs d'alors, comme Pierre Bourgault lui-même, j'ai joint le MSA puis le PQ.
    J'ai été du PQ jusqu'à il y a deux ans alors que j'ai joint l'ON.
    J"ai déjà participé à un sabordage. Pendant des années, au PQ, nous étions vus comme des révolutionnaires, des felquistes en puissance. Bourgault lui-même était traité en pariah par la direction du parti, dont René Lévesque.
    Je trouve insultant que Mme Marois, de façon impertinente et même arrogante, nous prie de nous saborder à nouveau. Non pas au profit de l'indépendance mais au profit du PQ et pour son avancement personnel.
    Mme Marois, l'indépendance n'appartient pas qu'à un parti. Elle appartient au peuple.
    Depuis la conquête, il y a chez nous un fort mouvement républicain qui perdure à travers les générations. Depuis les années 1790, en passant par 1837-1838 et jusqu'à nos jours, cette idée d'un état républicain en Amérique du Nord n'a cessé de croître. Pour un certain temps, cette idée républicaine trouvait nombre d'adeptes au PQ. Aujourd'hui on a troqué cet idéal démocratique pour une gouvernance souverainiste. Une gouvernance drôlement semblable à celle que nous avons connue ces dernières dix années.
    À certains égards, on a l'impression que Mme Marois se veut être la fossoyeuse du PQ.

    • Pierre Schneider - Abonné 14 mai 2013 09 h 49

      Ancien militant très actif du RIN, je constate que l'erreur a été de se saborder pôur rejoindre le MSA et le PQ, parti confédéraliste pour qui la gouvernance provincialiste est devenue la triste marque de commerce.

    • Michel Gagnon - Inscrit 14 mai 2013 12 h 25

      J'avoue avoir été un partisan du RIN et surtout de Pierre Bourgault qui, à ce jour, a été le plus grand défenseur de l'Indépendance du Québec. J'ai toujours été triste de le voir écarté par René Lévesque. Le PQ me désenchante parfois, mais je ne crois pas que c'est en effaçant et en recommençant avec ON qu'on va aboutir à quelque chose. Avec le temps, ON finira bien aussi par en désenchanter plusieurs. Alors on fera quoi, fonder un autre parti plus «pur»? Si on veut réaliser notre rêve, on doit se regrouper, malgré nos divergences.