Lettres - Une occasion ratée de plonger dans le XXIe siècle

En choisissant de ne pas élire Richard Bergeron et Projet Montréal à l'élection de dimanche en votant pour d'autres partis ou tout simplement en n'allant pas voter, les Montréalais ont choisi majoritairement de ne pas se projeter dans l'avenir et de ne pas faire de leur ville une référence mondiale en matière de convivialité, d'environnement et de modernité. Ils ont choisi majoritairement le désengagement ou le statu quo au niveau d'une culture politique dépassée, de personnalités politiques d'une autre époque et d'intérêts économiques agissant souvent pour leur seul profit plutôt que pour l'intérêt collectif.

Montréal continuera donc encore pour au moins quatre ans à traîner la patte parmi les grandes villes du monde et à être entre les mains d'une administration qui a de très mauvaises fréquentations, comme cela a été démontré tout au long de la campagne électorale.

Et ce qui est le plus inquiétant, c'est que le premier ministre, Jean Charest, pourra dire qu'une enquête publique sur la collusion entre le crime organisé, l'industrie de la construction et les municipalités est d'autant moins nécessaire que les Montréalais ont réitéré leur confiance envers la classe politique en place. Il est parfois permis de désespérer du genre humain.

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