Concordia n'est pas au bout de ses peines

La direction de l'Université Concordia a beaucoup de mal à s'extirper de la controverse entourant les débats sur le Proche-Orient. Le dernier épisode en date, qui l'a conduite à réclamer et obtenir une injonction afin de faire taire le député néo-démocrate Svend Robinson, a démontré encore une fois la difficulté qu'éprouve le recteur Frederick Lowy à faire respecter ses décisions. On se souvient en effet qu'un moratoire a été décrété sur le Proche-Orient, jusqu'à la mi-décembre. L'injonction aura forcé, vendredi dernier, le député Robinson à s'exprimer devant le campus, plutôt qu'à l'intérieur, mais il n'était sûrement pas mécontent de la publicité. Il ne lui restait plus qu'à dénoncer, bêtement, les attaques contre la liberté d'expression dont il fut victime. Le député sait comment présenter les situations à son avantage, quitte à tourner les coins ronds s'il le faut. Car le député de Colombie-Britannique s'est bien gardé d'aborder le fond du problème, à savoir l'agressivité marquant le débat sur le Proche-Orient.

La couverture de la COVID-19 et les 7 premiers articles sont gratuits.

Vous devez avoir un compte pour en profiter.

Créer un compte

?Déjà abonné? .