Tourisme: Long courrier

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Budget: 500 $ par mois

«Je souhaite passer de quatre à cinq mois à l'exterieur du Québec, de novembre-récembre à mars-avril. J'ai 500 $ par mois comme budget. J'ai pensé au Brésil, au Mexique, à la Polynésie... Et vous, quel serait votre choix avec ce montant-là?»

Hugues B., Montréal

Avec ce budget , je choisirais l'Australie en kangourou, le Brésil, la Polynésie et le Mexique en hamac! Sérieusement, même si le budget est limité, il est toujours possible de séjourner dans l'un de ces pays si vous en avez la volonté. Si vous avez des talents de chanteur, conteur, peintre, sculpteur, maçon ou électricien, vous pouvez toujours les monnayer dans un resto, un commerce, une ambassade, un centre culturel... Le Guide du job trotter, aux Éditions Dakota, peut vous être d'une certaine utilité.

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Appartement à Varsovie

«Je vais à Varsovie au milieu de décembre. Connaissez-vous un site Internet digne de confiance pour trouver de l'hébergement chez l'habitant ou dans des pensions au centre-ville?»

Édith Desbiens, Trois Rivières

À Varsovie et à Cracovie, il y a une centaine de bed and breakfast vérifiés par les offices de tourisme locaux. Faites attention, cependant: assurez-vous que vous avez une chambre fermée car plusieurs proposent le coucher dans le salon et il faut attendre que la famille ait fini de regarder la télé pour espérer aller dormir! Voici une adresse qui propose des appartements dans le centre-ville de Varsovie et dans sa partie historique: unités refaites à neuf, photos, documentation en français. À partir d'une cinquantaine d'euros par nuit. http://www.warsawapartments.org/home.php.

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Appartement à Lisbonne

«Je veux partir à Lisbonne en novembre. Connaissez-vous des hôtels ou des pensions, ainsi que des visites hors de l'ordinaire, en plus d'endroits où écouter du bon fado?»

Dominic Doré, Montréal

Il y a une pléthore d'adresses à Lisbonne mais je vous en laisse quelques-unes que j'ai explorées. La Pensão Ninodas das Aguias (42 euros la nuit): % 21 88 540 70. Une guest house de caractère tenue par la famille Macedo, avec jardin intérieur et bloc de ciment circulaire servant de piscine (66 euros par nuit pour une chambre double avec petit-déjeuner. http://www.portugalvirtual.pt/_lodging/costadelisboa/lisbon/family.macedo/index.html.

Il y a aussi l'hôtel Jorge V: http://www.portugalvirtual.pt/_lodging/costadelisboa/lisbon/hoteljorgev/locationf.html et un hôtel de charme, le As Janelas Verdes: http://www.heritage.pt/fr/janelasverdes.htm.

Pour une viste insolite, le musée des Coches. À Cacilhas, en prenant le bateau Cais do Sodré: Atira-te-ao-Rio (jette-toi à l'eau), sur l'autre rive du Tage, pour voir Lisbonne de loin après avoir longé des entrepôts abandonnés, un restaurant sous tonnelle au bord de la mer de paille (le Tage). Pour le fado: les clubs et caves à fado, comme Le Clube do Fado de São João da Praça, se trouvent pour la plupart dans le quartier Alfama et se ressemblent tous. N'y mangez pas, c'est infect. Comme alternative, le Musée du fado avec des concerts le soir.

En été, tous les vendredis de 16h à 18h et de 19h à 21h, une cinquantaine de chanteurs et chanteuses de fado se produisent gratuitement à bord de tous les trams de la ligne 28.

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Safaris intimes

«Mon rêve serait de faire un safari au Kenya ou dans l'un des pays spécialisés dans ce genre de voyage. Est-ce encore une aventure ou dois-je faire partie d'un groupe organisé?»

Judith Béliveau, Rimouski

Il est vrai que beaucoup de ces produits sont des safaris convenus et il n'est pas rare que vous vous retrouviez à une vingtaine de minibus devant un troupeau de girafes qui posent pour la photo. Pourtant, depuis quelque temps, il existe des lodges qui font dans le safari à la carte. Voici trois nouvelles adresses qui se démarquent. Le lodge de Shompole, une folie hollywoodienne tapie à flanc de colline, illustre la vogue du nouveau safari.

Ce lodge est en effet la propriété conjointe de capitaux suisses et du village massaï, tout proche de Pakasy, qui perçoit une partie des bénéfices. Un schéma de développement durable où se mêlent un peu de la mauvaise conscience des descendants de colons britanniques et une réelle volonté d'aider ce peuple magnifique. Rien ne ressemble pourtant moins à une case massaï que la dizaine de chambres de Shompole, les plus extravagantes de tout l'est africain. Ici, le mot «suite» n'a plus guère de sens pour ces espaces ouverts de 140 mètres carrés, où la savane vient s'inscrire comme salle de projection. www.shompole.com.

Galdessa: huit cases surplombent la rivière Galana, lourde des boues charriées depuis Nairobi et d'où émergent parfois les yeux jaunes et las d'un crocodile. Tous les animaux — impalas, chacals, éléphants... — viennent s'y rafraîchir. La nuit, tapi au fond de son lit, on entend la marche dodelinante des hippopotames entre les cases. En matière de repas, les bush dinners, tradition britannique oblige. Ici, on ne connaît pas le pique-nique improvisé dans la brousse mais on dresse une table avec fauteuils confortables sous un arbre au coeur de la savane. Une véritable cuisine (avec fours...) est tirée d'élégantes malles, une vaisselle raffinée est dressée, des vins subtils sont servis. Un club anglais surgi au milieu de nulle part et seul lodge au Kenya tenu par une femme: www.galdessa.com/home.htm.

Comme à Shompole, Loisaba est géré en association avec une tribu de Massaïs nilotiques. Mais la plus grande fierté du coin se trouve à une demi-heure de Jeep du lodge. Le proprio a baptisé ce lieu les Starbeds (littéralement: lits d'étoile). Il s'agit de simples matelas entourés d'une fine moustiquaire verte que l'on tire sur une haute terrasse dominant la savane. À la nuit tombée, on se glisse sous l'épaisse couverture. Et il n'y a plus que nous, les étoiles et la voûte céleste. www.loisaba.com/loisaba-lodge.htm.

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Vos adresses

«Une bonne adresse sur les bords de la Loire, à Blois: La Petite Fugue, une maison d'hôtes au centre-ville avec vue sur le fleuve. Chambres avec lits douillets, possibilité de manger avec les proprios épris de bonne chair et de décoration. À partir de 75 euros la nuit. www.lapetitefugue.com.»

Élizabeth Fréchette, Montréal

À suivre

Yellow Arrow est un projet d'art urbain new-yorkais qui permet à tout individu d'associer des messages et des commentaires à des lieux et d'accéder à ceux des autres. Une fois repéré un endroit inspirant, par exemple un monument, une oeuvre d'art, un café, un parc, une bouche d'égouts, il vous suffit de fixer un autocollant en forme de flèche jaune, auquel est associé un identifiant unique, et d'envoyer par courriel votre commentaire au serveur de Yellow Arrow.

En découvrant une flèche jaune, les passants peuvent consulter le message laissé par d'autres, via leur téléphone portable, à partir de l'identifiant de la flèche. Visites non guidées mais fléchées. www.yellowarrow.net.

Copenhague, Berlin et Los Angeles emboîtent la flèche.