Coup de coeur et coup de gueule sur la Croisette

Coup de cœur : La culture et la guerre

En conférence de presse jeudi, le cinéaste russe (de mère ukrainienne) Kirill Serebrennikov, dissident du régime de Poutine désormais établi à Berlin, a partagé ses réflexions sur le boycott international des artistes russes qui n’ont pas renié leur patrie. Il a connu à Moscou les effets de la censure et estime que l’art doit circuler librement : « Je comprends ceux qui exigent ce boycott, mais je leur dis que c’est impossible et insupportable. La culture, c’est l’eau, l’air, les images, toutes ces choses indépendantes de notre volonté. La culture et la guerre sont antagonistes. »

Coup de gueule : L’état du cinéma français

En plein Festival de Cannes, des données du GroupM, sorties toutes chaudes, nous affligent. Dans la France cinéphile, pour attirer le public devant un film national, une tendance s’accentue : un nom de cinéaste français ne suffit plus à séduire les foules. Moins encore ceux des acteurs ou actrices. La bande-annonce décide du sort d’un film au premier chef et elle a besoin d’être bonne. Du côté des vedettes internationales, surtout américaines, c’est moins vrai et leur aimant n’a pas perdu son magnétisme. Seul Hollywood fait toujours rêver. On le constate chaque jour sur la Croisette.

Odile Tremblay est l’invitée du Festival de Cannes.

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