Coup de coeur et coup de gueule sur la Croisette

Coup de cœur : le masque, envers et contre tous

Il y a un certain mérite à porter le masque au Palais des festivals, même en salle, là où les festivaliers venus des quatre coins du monde se retrouvent coude à coude. Pour tout dire, ce sont surtout les Nord-Américains et les Asiatiques qui osent braver les regards noirs des voisins de siège, européens en majorité, qui s’y refusent mordicus, avec un vague sentiment de culpabilité. Alors je nous envoie ce coup de cœur pour persister, car vraiment, attraper la COVID en plein Festival de Cannes n’entre pas dans nos plans. Qui a le temps ici d’être malade ? Alors on se le visse au visage pour le meilleur et pour le pire. Ça nous tient trop chaud ? Bof !

Coup de gueule : le casque noir sur la Croisette

Le cinéaste Joachim Trier, membre du jury de cette compétition, avait beau saluer mardi la sophistication du Festival de Cannes, il reste que la Croisette a un côté kitsch qui lui déshonore le portrait. Chaque année devant le Grand Hôtel, des bébelles promotionnelles immenses rivalisent de vulgarité pour faire la réclame des mégaproductions de Hollywood. Cette fois, il s’agit d’un casque d’aviateur noir d’environ vingt pieds de haut vantant les charmes de Top Gun: Maverick de Joseph Kozinski. Ce film, bientôt à Montréal, nous vaut la venue éclair de Tom Cruise, la vedette du jour, qui a offert une classe de maître avec une générosité bon enfant.

Odile Tremblay est l’invitée du Festival de Cannes.

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