Le meilleur des deux mondes

Antoine Gélinas-Beaulieu sur la glace à Pékin. 
Photo: Marie-France Coallier Le Devoir Antoine Gélinas-Beaulieu sur la glace à Pékin. 

Attachés à l’excitation et aux batailles du patinage de vitesse courte piste, mais fatigués de ses embouteillages, accrochages et courses décidées par des juges plutôt qu’en piste ? Intéressés par le déroulement plus clair, plus ordonné et plus juste du patinage de vitesse longue piste, mais pas assez zen et fin connaisseur pour ne pas rapidement commencer à vous y ennuyer malgré la force, la grâce et la fluidité des gestes ? Il y a peut-être une solution pour vous : la course de départ groupé en longue piste.

L’épreuve oppose de 16 à 24 compétiteurs qui prennent le départ tous en même temps pour une course de 16 tours du grand anneau de glace. La course est ponctuée de sprints intermédiaires où les trois premiers gagnent des points qui les feront monter au classement final, mais le résultat qui décide du podium est l’ordre d’arriver à la fin.

Cela ressemble à un mélange de 1500 m en athlétisme et de vélo sur route, où les meilleurs se gardent bien d’y aller à fond tout de suite, préférant se jauger, jouer avec le rythme de course et se garder à l’œil. On joue parfois du coude dans le peloton. Les pays qui ont plus d’un coureur inscrit appliquent souvent des stratégies d’équipe, où le favori pourra compter sur l’aide des autres.

Autrefois patineur de courte piste et aujourd’hui coureur de longue piste, le Québécois Antoine Gélinas-Beaulieu affectionne particulièrement ce genre d’épreuve. « J’y retrouve un beau mélange de ce j’aimais dans l’un et ce que j’aime dans l’autre. C’est de la longue piste, alors on ne fait pas que tourner, mais on y retrouve aussi de la microstratégie, dans la façon qu’on choisit par exemple de se positionner dans le peloton, et de la macrostratégie avec des attaques, des échappées, du travail d’équipe… C’est plus chaotique, plus intuitif que ne l’est habituellement la course de longue piste. C’est très amusant. »

Pour ceux que ça intéresse, rendez-vous au milieu de la nuit de vendredi à samedi, heure du Québec.

Ce reportage a été financé grâce au soutien du Fonds de journalisme international Transat-Le Devoir.



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