Après la pause, la remise des médailles

L’ambiance était joyeuse du côté du «public» sur la Place des médailles, surtout que la mascotte des Jeux, l’espèce de panda astronaute, Bing Dwen Dwen, était là en personne et se prêtait aux égoportraits.
Photo: Marie-France Coallier Le Devoir L’ambiance était joyeuse du côté du «public» sur la Place des médailles, surtout que la mascotte des Jeux, l’espèce de panda astronaute, Bing Dwen Dwen, était là en personne et se prêtait aux égoportraits.

Blottie entre le « Nid d’oiseau » et le « Cube de glace », dans le quartier olympique de Pékin, la Place des médailles était loin d’être remplie, même si elle est plutôt petite. Il faut dire qu’il faisait frisquet lundi soir et que, comme chaque site est coupé des autres dans la bulle sanitaire olympique, il fallait spécifiquement venir pour la cérémonie de remise des médailles pour être là. Trois groupes séparés par des barrières étaient principalement en présence : un peu moins d’une centaine de personnes représentant le public et constituées de bénévoles et autres employés aux services des Jeux, un groupe un peu plus restreint de membres des équipes nationales dont un athlète allait être décoré, et peut-être une trentaine de photographes et de caméramans. L’ambiance était joyeuse du côté du « public », surtout la mascotte des Jeux, l’espèce de panda astronaute, Bing Dwen Dwen, était là en personne et se prêtait aux égoportraits.

Lorsque les lumières se sont faites plus aveuglantes et la musique plus forte, on a compris qu’on entrait en ondes. Les premières à entrer en scène ont été les gagnantes d’une course à relais féminine tenue la veille en patinage de vitesse courte piste. Les médaillées de bronze, des Chinoises, ont été particulièrement applaudies, mais les autres aussi, d’autant plus que des acclamations de foule étaient rajoutées après la présentation des médaillés et après l’hymne national.

Exit Bing Dwen Dwen

 

Une fois ces premières médaillées sorties de scène, on est passés à une autre remise de médailles qui se tenait celle-là à une autre Place des médailles, mais à la montagne cette fois, et qui était retransmise sur de grands écrans. Plus de la moitié de l’assistance en a profité pour s’en aller, le panda astronaute compris. Aussi, lorsque les lumières se sont remises à nous aveugler et que les violons, les cuivres, les cloches et les voix célestes de la musique de la victoire et de la gloire se sont remis à tonner, restait-il déjà beaucoup moins de gens pour applaudir le Québécois Steven Dubois et les autres médaillés de la course de 500 m de patinage de vitesse courte piste de la veille.

Cela n’a pas semblé gâcher le plaisir de l’athlète de 24 ans de Terrebonne, qui en est déjà à sa deuxième médaille des Jeux. On l’a vu prendre une grande inspiration quand est venu le temps de monter sur la troisième marche du podium, puis sourire à pleines dents, saluer les quelques membres de la délégation canadienne venus l’applaudir et se prêter volontiers au jeu des images officielles. Tout comme les trois premiers couples du concours de danse sur glace au patinage artistique du matin ont vraiment eu l’air de savourer le moment et de bien s’amuser, à la toute fin de la soirée, même s’il restait alors, tout au plus, une cinquantaine de personnes devant eux qui n’attendaient que la pause suivante pour sauter dans la première navette venue.


Ce reportage a été financé grâce au soutien du Fonds de journalisme international Transat-Le Devoir.

Photo: Marie-France Coallier Le Devoir Le peu de spectateurs n’a pas semblé gâcher le plaisir du patineur de vitesse québécois Steven Dubois, qui en est déjà à sa deuxième médaille des Jeux.
Photo: Marie-France Coallier Le Devoir

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