Une autre sorte de classement des médailles

Selon des experts, l’ampleur de la récolte de médailles lors des Jeux passés, la taille de la population et la richesse par habitant permettent de prédire environ 95 % des écarts entre les pays au tableau des médailles.
Photo: Ashley Landis Associated Press Selon des experts, l’ampleur de la récolte de médailles lors des Jeux passés, la taille de la population et la richesse par habitant permettent de prédire environ 95 % des écarts entre les pays au tableau des médailles.

Avant même que les Jeux de Tokyo ne soient lancés, on savait déjà que des pays comme les États-Unis et la Chine allaient se situer dans les premiers rangs du classement des médailles.

Selon des experts, l’ampleur de la récolte de médailles lors des Jeux passés, la taille de la population et la richesse par habitant permettent de prédire environ 95 % des écarts entre les pays au tableau des médailles. Sachant cela, le Financial Times s’est inspiré des calculs d’économistes pour établir une projection du nombre de médailles que chaque pays devrait remporter au terme des Jeux de Tokyo. Armé de ces projections, le quotidien britannique s’amuse ensuite à les comparer à la réalité, en temps réel, pour voir quel pays fait plus ou moins bien que ce qu’à quoi on pourrait s’attendre.

En début d’après-midi vendredi, le Comité olympique russe (ROC) était en tête avec 31 médailles, soit 16 de plus que ses athlètes auraient normalement dû en avoir gagnées jusque-là. Il était suivi, ex aequo, par l’Australie (+7 avec 22) et les Pays-Bas (+7 avec 15).

Le Canada s’en tirait plutôt bien avec 11 médailles, soit deux de plus que ce qu’on lui aurait prédit à ce moment des Jeux, et à mi-chemin du total de 22 qu’on prévoit. Les États-Unis arrivaient plus loin derrière, en dépit de leur récolte de 41 médailles, parce qu’à cette étape, le pays aurait dû en avoir deux de plus. C’était toutefois mieux que la Suède qui était en queue de peloton, n’ayant pas encore remporté de médaille alors que ses performances passées, la taille de sa population et sa richesse auraient dû lui en avoir assuré déjà six.

Au quatrième rang, ex aequo, la Chine (+ 5 avec 29) et le Japon (+5 avec 21) étaient aussi en voie de confirmer deux autres tendances observées par les experts, mais qui n’ont toutefois pas été prises en compte dans ces calculs, soit que les régimes à l’économie dirigée et les pays hôtes font souvent mieux que prévu.

Ce reportage a été financé grâce au soutien du Fonds de journalisme international Transat-Le Devoir.

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