Ceci n’est pas un canoë

Le type d’embarcation est plus que limite pour se qualifier de canoë, avec ses lignes hyper étroite et profilée.
Photo: Pavel Golovkin Associated Press Le type d’embarcation est plus que limite pour se qualifier de canoë, avec ses lignes hyper étroite et profilée.

Je suis désolé, mais ça ne va pas du tout.

Déjà, le type d’embarcation utilisé par Laurence Vincent Lapointe est plus que limite pour qu’on puisse le qualifier de canoë, avec ses lignes hyperétroites et profilées et ses rebords réduits à leur plus simple expression. Mais les fusées futuristes qu’on utilise dans les courses de slalom n’ont résolument rien à voir avec le puissant moyen d’exploration que les
Premières Nations ont donné aux coureurs des bois. Ni même avec ce que le premier ministre Justin Trudeau, à l’exemple de son père, a l’habitude de faire au début de chaque campagne électorale.

Bon, la pagaie est sensiblement la même, mais tout le reste ? Où pouvez-vous mettre vos sacs à dos, votre tente, le matériel de cuisine et le petit dernier dans ces embarcations qui ont tout du kayak sauf le nom ?

Et je vous passe le parcours de compétition, censé représenter des rapides, où il n’y a pas une seule roche menaçante qui affleure dans l’eau, pas un seul arbre mort qui barre le chemin et pas une seule mouche noire pour vous rendre fou.

Non, ce n’est pas de la descente de rapides en canoë !

Ce reportage a été financé grâce au soutien du Fonds de journalisme international Transat-Le Devoir.

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