Désolé pour cela…

Il peut être fastidieux de produire un misérable 2 ml de bave.
Photo: Thomas Kienzle Agence France-Presse Il peut être fastidieux de produire un misérable 2 ml de bave.

Désolé pour cela, mais le quotidien d’un journaliste est aussi (surtout) constitué de mille et une questions bien prosaïques. Ce matin, je dois rendre un échantillon de salive pour un quatrième test COVID en 8 jours (les tests devraient s’espacer pour la suite). Le remplissage de la petite fiole de plastique peut se faire dans le confort des bureaux du Devoir à Tokyo après quoi, on va déposer cela dans l’un des nombreux centres de collecte prévus à cet effet sur les sites de compétition.

L’ensemble de l’opération est évidemment sans douleur, à part le temps qu’on consacre à la procédure et à son enregistrement sur l’une des milles applications numériques que les organisateurs ont prévu pour nous « simplifier » la vie. Ce qui est difficile à imaginer toutefois pour quelqu’un qui n’a pas déjà eu à se prêter à l’exercice, c’est comment il peut être fastidieux de produire un misérable 2 ml de bave !

Attention, c’est qu’il y a des conditions à respecter. Pour assurer la qualité de l’échantillon, pas le droit d’avoir mangé, ni bu, pas même de l’eau, au moins 30 minutes auparavant. Pas le droit de gomme à mâcher, ni de bonbon, juste de sucer le pouce peut-être. Je vous jure, ça n’en finit plus !

On dit que de penser à de la nourriture ou à quelque chose d’acide peut aider, mais je ne dois pas avoir assez faim. Alors, il faut être patient et y aller goutte par goutte à l’aide d’une grosse paille glissée dans le tube. Et ça dure une éternité.

Bon, j’arrête ici. J’en ai déjà raconté plus que je ne pensais jamais le faire dans un journal aussi respectable que Le Devoir.

Ce reportage a été financé grâce au soutien du Fonds de journalisme international Transat-Le Devoir.

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