Faire le Tour de France pour se mettre en jambes

Le cycliste québécois Guillaume Boivin vient tout juste de compléter sa première Grande Boucle en carrière.
Photo: Gian Ehrenzeller Keystone / Archives Associated Press Le cycliste québécois Guillaume Boivin vient tout juste de compléter sa première Grande Boucle en carrière.

On croirait que le Tour de France est l’une des pires tortures qu’on puisse faire subir à un être humain. Et que si l’on sort vivant de ces trois semaines d’enfer quotidien, ça ne peut être qu’en rampant ou sur une civière. Hé bien non, assure le cycliste québécois Guillaume Boivin, qui vient tout juste de terminer sa première Grande Boucle en carrière et qui en sera aussi à ses premiers Jeux olympiques samedi, où il participera l’épreuve de vélo sur route.

« C’est un peu dur à expliquer, a-t-il admis en entrevue au début du mois, mais malgré la grosse fatigue accumulée, on profite de cette charge d’entraînement qu’on n’aurait pas autrement et on en ressort souvent avec des jambes incroyables. C’est comme si tu avais une vitesse de plus. »

Ça tombe bien parce qu’il roulera en compagnie de Hugo Houle, avec qui il fait du vélo depuis l’âge de 15 ans, et de Michael Woods, le leader de son équipe professionnelle (Israel Start-Up Nation), deux coureurs qui étaient aussi au Tour de France cette année.

Rendu là, on n’est plus étonné d’entendre Guillaume Boivin affirmer que le parcours japonais de 244 km, qui se termine par de terribles ascensions en montagne, devrait faire le bonheur de l’équipe canadienne, qui travaillera pour le bénéfice de Woods. En effet, le bonhomme aime ça quand ça fait mal, comme il l’a encore montré au Tour de France cette année en héritant pendant un temps du maillot à pois du meilleur grimpeur. « Je crois qu’on a de bonnes chances de podium, et même de médaille d’or », croit d’ailleurs son coéquipier.


Ce reportage a été financé grâce au soutien du Fonds de journalisme international Transat-Le Devoir.

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