Coup de coeur et coup de gueule sur la Croisette

L’hommage documentaire psychédélique de Todd Haynes (en photo) au groupe The Velvet Underground qui avait embrasé la scène new-yorkaise et influencé tous les grands du rock est un délice de poésie noire et trash.
Photo: Valery Hache Agence France-Presse L’hommage documentaire psychédélique de Todd Haynes (en photo) au groupe The Velvet Underground qui avait embrasé la scène new-yorkaise et influencé tous les grands du rock est un délice de poésie noire et trash.

Coup de gueule : l’absence de Depardieu

Il est celui qui n’y est pas. Empêtré dans des accusations de viols et d’agressions sexuelles, guère très en forme, Gérard Depardieu n’est pas venu accompagner Robuste, de Constance Meyer, projeté à la Semaine de la critique. La démarche chaloupée de son imposante silhouette manque au paysage. Dans ce film, il interprète un acteur ingérable comme dans la vraie vie, mais sur le retour, alors que « Gégé » joue encore beaucoup. Sans avoir envie de faire la fête pour autant ni de répondre aux questions insistantes des journalistes. Exit Depardieu.

Coup de cœur : avec la bénédiction d’Andy Warhol

Le documentaire psychédélique The Velvet Underground de Todd Haynes, un hommage au groupe du même nom qui avait embrasé la scène new-yorkaise et influencé tous les grands du rock, est un délice de poésie noire et trash. Les musiciens d’abord parrainés par Andy Warhol ne devaient pas résister longtemps aux dissensions de leurs ténors, Lou Reed et John Cale, avant la dissolution du groupe. Il y a eu au départ des moments magiques. Le grand cinéaste livre une invitation au voyage sur archives retravaillées, interviews, musique hypnotique et effets multiples.

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