Le massacre autochtone

Vous êtes à la maison avec vos deux petits frères, de 6 et 8 ans, un après-midi d’hiver. Du haut de vos 11 ans, vous veillez distraitement au grain lorsque deux inconnus, deux Blancs, entrent soudainement. Ils sont là pour vous aider, disent-ils. Ils ont déjà empoigné les deux petits lorsque votre grand-père — il demeure à côté — arrive en trombe. Il s’interpose entre vous et les intrus. Sa présence empêche qu’on vous emporte dans la rafle. Vos deux frères n’auront pas cette chance. Rapidement, on les emmène. Vous ne reverrez le plus jeune et le plus vieux qu’une vingtaine d’années plus tard.

Cette scène, qui a dû se répéter des milliers de fois durant les 150 ans de pensionnats autochtones, est tirée d’un film d’une jeune Anichinabée qui a étudié le documentaire avec moi. Elle tenait à raconter l’histoire de sa mère qui, à 11 ans, a vu sa vie basculer, victime de cette folie furieuse qui exigeait qu’on arrache les enfants à leur milieu familial afin de les « civiliser », de les « évangéliser » ou simplement de les « éduquer » — au péril parfois de leur vie.

La scène décrite plus haut, qui se passe dans le nord de l’Ontario mais qui aurait très bien pu se passer au Québec, ne se déroule pas au tournant du siècle dernier, au moment où s’implante « l’assimilation agressive » de John A. MacDonald. « Nous allons poursuivre notre mission jusqu’à temps qu’il n’y ait plus de question indienne, plus un seul Indien qui n’a pas été absorbé dans le corps politique de la nation », disait, en 1920, le sous-ministre des Affaires indiennes, Duncan Campbell Scott. La scène se passe plutôt au début des années 1960, c’est-à-dire à un moment où, non seulement le zèle missionnaire a largement disparu et l’assimilation des Amérindiens a été déclarée un échec, mais où le monde occidental se tourne aussi résolument vers la « décolonisation ». Après des siècles de conquêtes, on comprend enfin la bêtise d’assujettir d’autres peuples et territoires à des lois et des mœurs étrangères en prétendant que la « civilisation » y gagne.

Et pourtant, au même moment, ici au Canada, on continue à saper les communautés autochtones en kidnappant et en envoyant les enfants loin de leur famille. Dans les années 1960, l’obligation pour tous les enfants autochtones d’étudier dans un pensionnat fait sur mesure, à l’exclusion de toute autre école, n’existe plus. Les résultats ont été trop désastreux. On connaît depuis longtemps les mauvais traitements, les abus, les maladies et souvent la mort qui attendent les enfants dans ces établissements. En 1907, un rapport de l’inspecteur médical en chef, P. H. Bryce, établit à 24 % la proportion des enfants, préalablement en bonne santé, qui meurent dans les pensionnats. Sans parler de tous ceux (de 47 à 75 % selon les établissements) qui meurent une fois renvoyés à la maison.

On est au courant également des travaux forcés et des expérimentations nutritionnelles faites au cours des années 1940 et 1950, privant les jeunes pensionnaires de certains aliments essentiels, et du peu d’éducation que ces derniers ont reçu finalement : l’équivalent d’une 5e année après 12 à 15 ans de prise en charge. Le tableau est tout sauf reluisant.

À partir des années 1950, on change donc son fusil d’épaule. On enlève toujours les enfants, mais pour les placer de plus en plus dans le réseau de protection de la petite enfance. Le gouvernement fédéral transfère également des pouvoirs aux provinces, qui se chargeront désormais des rafles et des enlèvements. Curieusement, c’est à ce moment, alors que le concept des pensionnats autochtones est de plus en plus critiqué au Canada, que ceux-ci prennent de l’ampleur au Québec. Aux deux seuls pensionnats présents dans le Grand Nord, on en ajoute maintenant à Sept-Îles (1952), à Amos (1955), à Pointe-Bleue (1960) et finalement à La Tuque (1963), en contrepoids aux réserves autochtones qui se créent dans chacun de ces endroits.

Le réseau québécois, 12 établissements au total, qui pourtant plus restreint et plus récent que ce qu’on trouve ailleurs au Canada, commettra les mêmes horreurs : interdiction de parler une langue autochtone, punitions corporelles sévères, abus sexuels, nourriture déficiente, maladies fréquentes, décès. Le compte officiel au Québec, établi lors de la Commission de vérité et réconciliation (2015), est de 38 morts, mais on a raison de croire qu’il en existerait bien davantage. Tout ça sans parler du racisme « systémique » qui teinte le curriculum scolaire. Aux enfants autochtones, on enseigne « la pureté de nos origines canadiennes-françaises, le caractère religieux, moral, idéaliste et héroïque de nos ancêtres ». Bref, ici comme ailleurs, sous le couvert de vouloir le bien, on se spécialise dans l’humiliation, l’acculturation et, ultimement, la destruction des Autochtones.

À la suite de la découverte macabre de 215 petits corps à Kamloops, en Colombie-Britannique, le premier ministre François Legault s’est dit « ouvert » à « participer à des fouilles éventuelles » sur les lieux des pensionnats autochtones québécois. Souhaitons-le. Les belles paroles ont assez duré. Le temps est venu de regarder le génocide autochtone dans le blanc des yeux.

fpelletier@ledevoir.com

Sur Twitter : @fpelletier1

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52 commentaires
  • Guy Archambault - Abonné 9 juin 2021 02 h 01

    Quoi de neuf

    Votre chronique ne m'apporte rien de neuf. Je suis déçu. C'est la dixième fois que je lis une chronique qui me décrit les horreurs des pensionnats dont la politique avait été décidée à Ottawa au cours des années 1870, laquelle politique était elle-même issue d'une autre politique décidée à Londres en 1850, celle de l'assimilation forcée de tous les autochtones.

    Pourquoi suis-jen déçu ?

    Votre sous-titre laissait entendre que le temps était venu de passer des belles paroles à l'action. Votre chronique est un immense tableau de belles paroles sur des horreurs des oensionnats, à la manière suréaliste du tableau "Guernica" de Picasso. Je m'attendais à une série de suggestions pour passer à l'action.

    Les pensionnats ont laissé des séquelles. Où est la description précise, non impressioniste, de ces séquelles qui permettrait de situer où doivent se situer les actions réparatrices des nombreux chocs post-traumatiques que vivent encore aujourd'hui plusieurs autochtones ? Je m'attendais aussi à lire une description précise de quelques actions réparatrices.

    Je suis vraiment déçu. Une autre chronique de repentance bien pensante ?

    Guy Archambault abonné

    • Cyril Dionne - Abonné 9 juin 2021 08 h 41

      Vous êtes déçu M. Archambault, mais moi je ne suis pas surpris.

      Petites rectifications. On comptait 10 pensionnats autochtones au Québec sur 140 au Canada puisque deux ont brûlés et ont tout simplement été rebâtis. Sur ces 10 pensionnats, cinq étaient laïques et ont duré en moyenne 10 ans. Les quatre mentionnés, seulement ceux de Sept-Îles, d’Amos et de Pointe-Bleue étaient dirigés par l’église catholique. L’autre, La Tuque, c’était l’église anglicane. Aussi, celui de Sept-Îles s’est échelonné de 1952 à 1967. Celui d’Amos, de 1948 à 1965. Pour Pointe-Bleue, 1956 à 1965. Donc, pas très longtemps.

      À contrepartie, ceux de l’Ontario sont pour la plupart centenaires. Celui de Brantford date de plus de 142 ans (1828-1970). Le celui du nord de l’Ontario mentionné dans cette chronique est probablement vieux de 60 ans et plus.

      Si en 1907, la proportion des enfants décédés s’élevait à 24%, c’était dû aux maladies infectieuses qui faisaient des ravages durant cette période et touchaient autant la population blanche (20%) ou autochtone. La fièvre typhoïde et surtout la tuberculose ont fait des morts par milliers chez les enfants.

      Aussi, on parle ici de 5 ou 6 générations passées.

      Bon, pour le racisme systémique, tout cela est inscrit dans Loi sur les Indiens. Celle-ci considère les autochtones comme des pupilles de l’état, ni plus ni moins. Elle a créé les réserves indiennes, le système d’apartheid bien « canadian ». Elle a aussi donné naissance au système de bande autochtone qui élit ses chefs dont Serge Simon, le grand chef mohawk de Kanesatake. Eh bien, celui-ci nous disait sans rire récemment sur la proposition du projet de loi 96 qu’ils ne sont pas des citoyens du Québec, mais des citoyens de leur propre nation. À défaut de discussions sur le projet de loi 96, il estimait qu’il y aurait matière à s’adresser aux Nations unies pour exprimer le désaccord des Premières Nations face à cette démarche législative. Là-dessus, bonne chance.

    • Marc Pelletier - Abonné 9 juin 2021 13 h 15

      Grand Merci M. Dionne de mettre les faits en lumière, suite au commentaire de M. Archambault !

    • Patrick Boulanger - Abonné 9 juin 2021 14 h 06

      @ M. Dionne

      « Eh bien, celui-ci nous disait sans rire récemment sur la proposition du projet de loi 96 qu’ils ne sont pas des citoyens du Québec, mais des citoyens de leur propre nation »?

      Les Premières Nations forment des... nations. Cela me semble évident.

    • Clermont Domingue - Abonné 9 juin 2021 14 h 06

      Vous reprochez à madame Pelletier de ne pas faire de suggestion.Donnons leur encore plus de cash. Ils achèteront plus de bébelles.Ça stimulera l.économie.

    • Pierre Rousseau - Abonné 9 juin 2021 14 h 50

      M. Dionne aurait avantage à lire le rapport de la Commission de vérité et réconciliation car il y avait aussi deux pensionnats à Fort George, un catholique (1937-1981) et un anglican (1933 -1975) et je ne vois pas ce qu'il y a de moins grave au Québec par rapport au reste du Canada car la politique des pensionnats était appuyée autant par les anglophones que les francophones. Quant à la question de M. Archambault, je lui conseille la même chose car à elle seule la CVR a proposé 94 appels à l'action, appels qui n'ont évidemment pas été entendus. Peut-être que Mme Pelletier pourrait en faire un sommaire pour vous faire plaisir et vou éviter d'avoir lire les 13 pages de ces «appels».

    • Cyril Dionne - Abonné 9 juin 2021 16 h 43

      @ Patrick Boulanger

      Cher M. Boulanger, lorsque vous formez une nation, vous levez vos propres taxes et impôts et vous êtes financièrement indépendant. Sinon, vous n’êtes que des pupilles sous la tutelle d’un état étranger. Vous êtes conquis sans le savoir.

    • Cyril Dionne - Abonné 9 juin 2021 16 h 52

      @ Pierre Rousseau

      Cher M. Rousseau, au risque de me répéter, il y avait 10 pensionnats ou écoles résidentielles autochtones.

      1. St. Marc-de-Figuery (Amos), 1948-1965, catholique
      2. Kangiqsualujjuaq, George River, 1960-1960, laïque
      3. Kuujjuarapik, Poste-de-la-Baleine, 1960-1970, laïque
      4. Kangirsuk, Payne Ba, Bellin, 1960-1960, laïque
      5. Inukjuak, Port Harrison, 1960-1971, laïque
      6. St. Philip's Indian Residential School, Fort George, 1933, a brûlé en 1943 et rebâtit en 1944, anglicane, ensuite devenu Fort George, 1975-1978, laïque
      7. St. Joseph's Mission, Residence Couture, Sainte-Thérèse-de-l'Énfant-Jésus, Fort George, 1936-1952, catholique
      8. La Tuque Indian Residential School, La Tuque, 1963-1978, anglicane
      9. Pointe Bleue Indian Residential School, Mashteuiatsh, 1956-1965, catholique
      10. Sept-Iles Indian Residential School, Seven Islands, Notre Dame, Maliotenam, 1952-1967, catholique

      Pour les écoles de St-George comme presque toutes celles dans le grand nord éloigné, elles étaient presque vides. Et mon erreur, il y avait bien 4 écoles dirigées par l’église catholique au Québec. Deux écoles n’ont même pas été ouvertes plus d'un an. La langue d’enseignement était souvent l’anglais. Alors, si vous voulez déchirer votre chemise, bien bon vous fasse. Pas pour moi, un descendant éloigné de Louis Riel.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 9 juin 2021 17 h 00

      « La Commission de vérité et réconciliation a fait plusieurs bilans. En 2015, elle dénombrait 3125 enfants morts ou disparus dans les pensionnats autochtones. Plus récemment, le bilan est passé à 4134, presque tous en Alberta (901), en Saskatchewan (844), en Ontario (769) et en Colombie-Britannique (747). Au Québec, on en compte 35 ou 38, ce qui est évidemment autant de trop. » - Denis Vaugeois-

    • Patrick Boulanger - Abonné 9 juin 2021 18 h 37

      @ M. Dionne

      Vous me faites penser à un commentaire controversé que j'ai lu sur le site de Montreal Gazette : le Québec ne forme pas une nation vu qu'il n'a pas un pays qui lui est propre.

    • Cyril Dionne - Abonné 9 juin 2021 20 h 23

      Encore une fois, cher M. Boulanger,

      Le Québec lève ses propres taxes et impôts pour payer pour ses services sociaux qu'il donne à la population. Cela, je le sais trop bien puisque mes taxes provinciales ont doublé depuis que je suis au Québec. C'est la moitié moins en Ontario. Alors, ce qui est bon pour pitou est bon pour minou. Le Québec est indivisible avec ses frontières délimitées, ses valeurs intrinsèques comme l'égalité pour tous, la liberté d'expression, le tout baignant dans un riche aménagement francophone. Il pourrait partir demain matin et sortir de cette fédération "canadian" qui lui a été imposée et en serait plus riche.

      Si vous vous dites une nation à part entière, alors on s'assume financièrement. Sinon, vous n'êtes que des Tanguy vivant dans la maison de l'autre.

    • Patrick Boulanger - Abonné 9 juin 2021 22 h 55

      @ Cher M. Dionne

      Cher M. Dionne, les Premières Nations forment des nations - peu importe ce que vous en dites. Bizarre votre refus de le reconnaître. Ce refus découle-t-il d'une peur d'avoir les autochtones dans les jambes avec des revendications territoriales si le Québec se sépare?

    • Cyril Dionne - Abonné 10 juin 2021 00 h 09

      Cher M. Boulanger, évidemment, cest le silence radio de votre part en ce qui concerne le financement des reserves. Une nation qui s'assume s'autofinance elle-même.

      Et il y a des villages au Québec qui comptent plus de gens qu'une soi-disant nation autochtone. A 2% et moins de la population quebecoise, disons que c'est un exemple typique de la tyrannie des minorités sur la majorité.

  • Yvon Montoya - Inscrit 9 juin 2021 05 h 42

    Pour compléter ce point de vue je signale un article d’hier dans Le Devoir peu lu ou pas du tout lu puisqu’il ne se retrouve pas dans la liste des articles dits « les plus lus »...étrange absence au vu du scandale des pensionnats et/ ou des relations avec les autochtones. C’est l’article au titre de « Serge Simon met en garde contre une «deuxième colonisation» » dont les propos pourraient sans aucun doute aider a la réconciliation avec les « Nations » autochtones premières en ces lieux de l'Amérique du Nord. Ce qui y est dit est fort pertinent voire relève de la justice minimale envers les peuples premiers de ce territoire:

    https://www.ledevoir.com/politique/quebec/608529/serge-simon-estime-que-sans-les-autochtones-la-loi-96-sera-une-deuxieme-colonisation

    La video de son intéressante intervention:

    https://m.facebook.com/mohawkcouncilkanesatakeofficialpage/videos/-mohawk-council-of-kanesatake-bill-96-the-protection-of-quebecs-language-and-cul/494113388486693/

    Merci pour votre bel article.

    • Jacques Patenaude - Abonné 9 juin 2021 10 h 00

      Merci de mettre en évidence ce court article paru hier. M. Otsi-Simon attire l'attention sur un angle que nous devrons aborder si la réécriture de la partie québécoise de la constitution va de l'avant. Il a raison. Reconnaître les langues autochtones parlée au Québec ne ferait que renforcer notre position et démontrer concrètement où nous nous rangeons dans le combat contre le colonialisme canadien. La réaction des premières nations du Québec était prévisible et justifiée. Comme toujours le gouvernement de la CAQ démontre son incapacité à voir plus loin que le bout de son nez. Mme Pelletier nous sensibilise à nos propre tord avec raison. La loi 96 est une belle occasion de démontrer que nous voulons redresser la situation. Démontrons que nous sommes sérieux dans la défense des langues contre l'assimilation linguistique. Ne pas le faire nous condamne à ce que le fédéral nous joue l'un contre l'autre comme il l'a toujours fait. Les premières nations se revendiquent du nationalisme autochtone contre le post-nationalisme de Trudeau. Nous avons toutes les raisons du monde de nous solidariser, québécois et autochtones. C'est la seule façon de vaincre ce néo-colonialisme.

    • Guy Archambault - Abonné 9 juin 2021 10 h 17

      Peut-être serait-il judicieux en effet que l'Assemblée nationale introduise dans le projet de loi 96 un article affirmant que les 110,000 Autochtones du Québec forment un ensemble de 11 Nations auxquelles le Québec reconnait tous les droits que la Déclaration de l'Assemblée générale de l'ONU leur reconnaît.

      Ce faisant, le Québec continuerait l'action commencée en 1972 par Robert Bourassa en concertation avec le gouvernement fédéral et la Nation Cri et terminée en 2002 par Monsieur Landry dans la Paix des Braves. Cette action concertée accorde une grande autonomie politique aux 19,000 Cris répartis en 9 communautés villageoises sur les territoires de la Baie James quant à leurs traditions et cultures ancestrales, sans compter des droits inaliénables sur l'exploitation des ressources de ce territoire.

      Une concertation similaire s'est amorcée dans les années qui ont suivies entre le gouvernement fédéral, monsieur Charest et les 12,000 Inuits des 14 villages situés au nord du grand Nord. Et que dire de l'entente discrète conclue avec les 4,000 membres de la Nation Wendat à l'Ancienne Lorette ? Semble-t-il qu'il y aura bientôt des négociations qui s'amorceront entre le Québec et les 20,000 membres de la Nation Mohawk des la région de Montéal.

      Le gouvernement du Québec n'a pas attendu les belles paroles de madame Pelletier pour passer à l'action. Si une entente est conclue avec les Mohawks, ce sera plus de la moitiée des autochtones québécois qui 1- se verront reconnus comme faisant parti d'une Nation autochtone québécoise, 2- auront retrouvé une autonomie complète quant au respect de leurs traditions ancestrales et 3- auront acquis un pouvoir accru sur la disposition des ressources de leurs territoires.

      Guy Archambault abonné

    • Pierre Grandchamp - Abonné 9 juin 2021 11 h 41

      Le loi 96, en ce qui regarde la constitution, c'est du roman fleurs bleues, pour la galerie.Tout comme le test des valeurs québécoises, pour immigrants, pouvant être passé à distance; tout comme la loi 21 non appliquée dans les commissions scolaires anglophones et les écoles privées.

      Quant à la "vraie constitution", elle est irréformable:1-parce que des provinces ont adopté des résolutions s'obligeant à aller en référendum
      2-d'autant plus irréformable s'il fallait y inclure le dossier autochtone. Alors contentons-nous de choses symboliques:nation, lanque française; dans une loi qui sera sûrement contestée, même si ça ne change rien au plan pratique.

  • Clermont Domingue - Abonné 9 juin 2021 05 h 55

    Vouloir le bien!

    L'orgueil est le plus grand péché...

  • Guy Rivest - Abonné 9 juin 2021 06 h 20

    Vous vous trompez de cible

    Bien que je ne sois pas toujours en accord avec vos prises de position, je partage votre point de vue, d'une part, quant à la nécessité d'agir et d'autre part quant à savoir si c'est du racisme systématique. Dans ce cas-ci, il est évident que c'est du racisme systémique. Le système a été mis en place et financé par le gouvernement de MacDonald.
    Permettez-moi toutefois de mettre en évidence votre mauvaise foi. Vous suggérez à M. Legault de laisser les belles paroles. Or, je crois que ce message devrait s'adresser à Justin Trudeau qui ne sait que faire semblant de pleurer, de bien parler pour ceux qui ne savent pas écouter et surtout d'être le représentant du premier responsable de ces abominations, soit John A. MacDonald.
    Et n'allez pas croire que je suis un caquiste à la défense de son chef. Vous feriez erreur.
    Passer de la parole aux actes, c'est d'abord mettre en application ses promesses. Or c'est justement ce que Justin Trudeau ne sait pas faire. Pleurer, payer pour trouver des lieux de sépulture, faire des commisions d'enquête pour étouffer les problèmes, ça Justin sait faire.
    Mais c'est trop peu et parfois nettement insultant quant il se met à pleurer hypocritement.

    • Brigitte Garneau - Abonnée 9 juin 2021 09 h 57

      Impossible pour Justin Trudeau de faire autrement que "semblant " c'est tout ce qu'il sait faire!! Et encore, s'il était bon comédien...celui pour qui c'est la spécialité de "faire semblant "!! Le bon comédien a une excellente mémoire ainsi qu'un grand talent d'orateur et d'improvisateur. Justin ne fait que lire et répéter "sans cesse" les mêmes phrases creuses dont il semble ne pas vraiment comprendre le sens. Il est désolant de constater que cet homme qui se dit "professeur de théâtre " n'ait pas été à même de constater qu'il n'avait pas le potentiel, ni le talent pour jouer le rôle de Premier Ministre. Il est la preuve ultime et tangible qu'on peut fort bien hériter d'un nom "Trudeau " , mais que le talent ou le fait d'être doué, lui, n'est pas nécessairement héréditaire. Ironiquement, une seule de ses promesses à été réalisée: la légalisation du pot!! Le reste, c'est de la fumée...

    • Pierre Rousseau - Abonné 9 juin 2021 15 h 01

      Il ne faudrait pas téléscoper l'histoire car les pensionnats sont bel et bien terminés depuis 1997 et maintenant ce sont les provinces qui ont repris la responsabilité de l'éducation, une éducation qui doit se décoloniser, comme l'a fait la Colombie-Britannique. Le plus ironique dans tout ça c'est que le fédéral fait beaucoup de fausses promesses mais il avance un peu alors que le gouvernement Legault rue dans les brancards et devient une cible de choix en ce qui concerne les peuples autochtones. Le ministre Lafrenière est particulièrement inepte avec ses discours vides alors que l'argent qu'il vient de lancer en matière de justice était déjà là et les programmes qu'il souhaite appuyer existent déjà dont certains depuis environ 30 ans. Le fédéral a avancé à petit pas, le Québec refuse tout simplement d'avancer. J'en sais quelque chose car en 1988 je participais à un groupe qui préparait un plan d'intervention en milieu autochtone pour le ministère de la Justice du QC et le plan est resté lettre morte alors que l'annonce d'hier ne va même pas à la cheville de ce plan qui a été proposé au Conseil du trésor en 1989... 32 ans plus tard, on avance en arrière!

  • Pierre Labelle - Abonné 9 juin 2021 06 h 41

    Souvenirs.

    Même si chez moi, cette description de ce que vous décrivez comme :"le massacre autochtone", réveille de douleureux souvenirs, je juge qu'il est important et nécessaire que des personnes comme vous madame Pelletier révèle cette triste vérité.
    Bien que n'étant pas autochtone, je sais très bien ce dont vous parlez ayant passé une partie de ma vie dans des orphelinats, supposément catholique et où les abus de toutes sortes étaient monnaie courante, tout ça ici au Québec, au temps de Maurice-Le Noblet- Duplessis. Tout cela sous la gouverne de communautés religieuse. Alors oui, il est impératif que si nous voulons une véritable réconciliation, il nous faut aller au fond des choses, sans faux fuyants. Réconciliation avec ces peuples oui, mais aussi avec soi-même.

    • Cyril Dionne - Abonné 9 juin 2021 08 h 46

      Désolé M. Labelle, mais ce massacre autochtone n'a pas eu lieu au Québec. Vous avez raison de mentionner les enfants de Duplessis dont vous êtes une de ses victimes. Bien oui, les abus physiques et sexuelles ainsi que la malnutrition et des sévices de tous genres étaient monnaie courante dans les orphelinats bien québécois, sous l'auspice de l'église catholique.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 9 juin 2021 08 h 58

      Les pensionnats autochtones, la loi des Indiens, les réserves: gracieuseté du gouvernement fédéral.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 9 juin 2021 10 h 01

      Il faut faire attention.

      "A la fin des années 1950, les communautés de femmes étaient propriétaires de 105 hôpiutaux dans la province, dont certains gigantesques. Les religieuses catholiques administraient, à la même époque, 36 des 66 hôpitaux situés à l’extérieur du Québec.

      Les services sociaux : écoles, hôpitaux, hospices, sont des créations chrétiennes érigées par la foi des hommes et des femmes qui y ont consacré leur vie mais dans la matérialité des choses tout n'était surement pas parfait et tous n'étaient pas également à la hauteur.."-Livre de Claude Gravel-

      En 1846, le gouvernement