Indécence manifeste

Jeudi dernier, tout le monde a apprécié la dignité et la sobriété de l’hommage qui a été rendu aux victimes de la COVID-19 après un an de pandémie, notamment l’absence de toute tentative de récupération politique.

À en juger par le texte publié en fin de semaine sur le compte Twitter de la CAQ, certains semblent toutefois éprouver une irrépressible envie de se péter les bretelles, même si le Québec compte la moitié des victimes au Canada, alors qu’il représente moins du quart de sa population. « Est-ce qu’une autre équipe aurait pu faire mieux ? » y demande-t-on. Il y a en tout cas neuf autres provinces qui y sont parvenues.

Il est vrai que le dernier livre d’Alec Castonguay, Le printemps le plus long, présente souvent le gouvernement Legault sous un beau jour, mais son auteur a dû grimacer en le voyant transformé en véritable apologie de la gestion de la crise sanitaire, digne des exploits de James Bond.

Personne ne nie que le premier ministre et son équipe se sont investis corps et âme dans une lutte contre un ennemi terrifiant qui a plongé toute la planète dans l’horreur, mais cela n’efface pas les erreurs qui ont été commises et qui ont coûté la vie à des milliers de gens. Un minimum de décence devrait interdire de pavoiser.

La course effrénée aux équipements de protection individuelle, où tous les coups étaient permis, a assurément donné lieu à des épisodes rocambolesques au cours desquels certains ont accompli de véritables tours de force, mais cela ne change rien au fait que le Québec y est entré en retard, un mois après la Colombie-Britannique.


 
 

Cette lecture caquiste du livre de Castonguay est pour le moins sélective. Pendant que nos « héros » se transformaient en agents secrets pour trouver des masques au bout du monde, « où tous les méchants, les vilains et les bandits essayaient de voler les cargaisons des autres », on les rangeait sous clé dans les CHSLD, et les infirmières se faisaient engueuler par leurs supérieurs si elles insistaient pour en porter.

Il oublie de mentionner le transfert massif de personnes âgées des hôpitaux vers les CHSLD, dont on connaissait pourtant les graves lacunes et où elles sont allées mourir dans la solitude et dans des conditions souvent inhumaines. Que voulez-vous, même James Bond n’était pas parfait !

Aux yeux de notre commentateur, c’est au sommet de la pyramide qu’on retrouve les grands héros de la pandémie, qu’il agisse des hauts fonctionnaires ou des autorités de la Santé publique. « Plusieurs déjeunent, dînent et soupent au travail. J’avoue que ça me touche », écrit-il. Ces gens-là n’ont certainement pas compté leurs heures, et il faut sans doute leur en être reconnaissants, mais il n’est fait mention nulle part de ces dizaines de milliers de travailleurs de la santé qui étaient sur la ligne de front où ils ont risqué leur vie et l’ont parfois perdue.


 
 

Plutôt que de se demander si une autre équipe aurait pu faire mieux, il aurait mieux valu se demander ce que cette équipe-là aurait dû mieux faire. À cet égard, le livre de Castonguay indique de nombreuses pistes, qu’une enquête publique permettrait d’explorer en profondeur.

Si le texte publié sur le compte Twitter de la CAQ reflète l’état d’esprit de l’entourage du premier ministre, on comprend mieux qu’une enquête n’apparaisse pas nécessaire. Après une catastrophe d’une telle ampleur, un niveau d’autosatisfaction aussi élevé laisse pantois.

Il convient néanmoins de rendre à César ce qui lui appartient : la gestion politique de la crise a été un remarquable succès, qui doit faire l’envie de plusieurs, y compris de ceux qui sont en mesure de présenter un bilan sanitaire bien plus reluisant. La discipline ou la « docilité » des Québécois, c’est selon, a été exemplaire, et la stratégie de communication du gouvernement, bien adaptée à la personnalité du premier ministre, n’y est sans doute pas étrangère.

C’est toutefois à se demander si la popularité que le gouvernement a su conserver au terme d’une année aussi éprouvante n’est pas montée à la tête de certains, alors que le bilan de la pandémie devrait plutôt inciter à la modestie. Il est à espérer que M. Legault lui-même garde les deux pieds sur terre. Il est vrai que l’opposition ne semble pas très menaçante, mais l’arrogance est un vilain défaut, que les électeurs sentent parfois le besoin de sanctionner quand il devient trop évident.

90 commentaires
  • Claude Bariteau - Abonné 16 mars 2021 01 h 56

    Excellent compte-rendu de la gestion des dirigeants de la CAQ après un bilan très positif d'un analyste qui a toutefois minimisé certains aspects négatifs et négligé, comme le souligne M. David, des failles et, surtout, le travail à la base.

    S'y trouve une lecture de la gestion de la CAQ plus nuancée et peu propice à l'auto satisfaction, qui aurait dû inclure une contextualisation des problèmes associés à la gestion canadienne en début de pandémie de même que l'état des services de santé laissé par le PLQ.

    • Jean-Pierre Marcoux - Abonné 16 mars 2021 08 h 33

      J'abonde dans votre sens M. Bariteau.
      J'apprécie grandement le rappel à la modestie de M. David.

    • Nadia Alexan - Abonnée 16 mars 2021 11 h 21

      Il n'y a pas d'excuses pour nos gouvernements successifs qui étaient au courant des lacunes aux seines des CHSLD depuis longtemps. La protectrice du citoyen a dénoncé l’immobilisme de l’État à plusieurs reprises. « Les drames vécus dans les CHSLD dès le début de la pandémie de la COVID-19 en sont un exemple criant de l'immobilisme de l'état, qui ignorait le manque de personnel et la vétusté des lieux.
      «Ces lacunes avaient déjà été dénoncées à maintes reprises par le Protecteur du citoyen. Les correctifs nécessaires n’ont pas été apportés », écrit la protectrice, Marie Rinfret, dans son rapport annuel. Mais si des efforts avaient été faits avant la pandémie, nos aînés auraient pu être accompagnés dans la dignité, et n’auraient pas souffert de déshydratation, par exemple, a-t-elle ajouté. Car la situation criante qui prévalait dans les CHSLD était connue et dénoncée depuis des décennies. Mme Rinfret souligne que plusieurs de ses recommandations dans les CHSLD ont été ignorées depuis des années, et ce, « dans l’indifférence générale ».

    • Pierre Turgeon - Abonné 16 mars 2021 12 h 08

      La faiblesse des oppositions et le taux de popularité montent a la tête des Caquistes et de leur chef. On peut ajouter les comparaisons avec les pires statistiques que le PM répète constamment pour relativiser les échecs gouvernementaux. La rigidite dont Legault fait preuve actuellement dans les mesures sanitaires est inversement proportionnelle à l'hécatombe du printemps. Une justification à rebours des mauvaises décisions qui ont été prises. Encore une fois personne n'est responsable, sauf les travailleurs de la santé, dont la situation et les conditions de travail sont loin d'être réglées. La vaccination laisse entrevoir un règlement à la baisse pour ces derniers au sortir de la pandémie. Le recours au privé démontre bien où sont les intérêts de membres de chambre de commerce de la caq.

    • Patrick Daganaud - Abonné 16 mars 2021 15 h 52

      RÉCUPÉRATION POLITIQUE HONTEUSE DE LA CAQ ET DU PM ET DE SON GOUVERNEMENT.

      Je considère comme indécente la récupération politique de l'hécatombe de la COVID par les élus gouvernementaux de la CAQ.
      Je crois sincèrement qu'il eût fallu, en amont, empêcher (même si elles datent) les conditions qui les ont fait mourir, pour d'aucuns dans leurs couches souillées, déshydratés, dénutris...
      C'est impudent et déshonnête de se servir de ces personnes pour feindre un souvenir digne d'elles, alors qu'on les a fait décéder dans l'indignité...
      Je crois...
      Nous les commémorerons dans l'intégrité quand nous aurons corrigé toutes les horreurs organisationnelles, budgétaires et administratives qui sont les causes de ces sacrifices humains.
      Je crois...

  • Roger Gobeil - Inscrit 16 mars 2021 02 h 42

    Question d’arrogance

    Parlant d'arrogance M. David, la vôtre à l'égard de Legault et de la CAQ n'est pas en reste. Je remercie le ciel que ce ne soit pas Anglade, Massé ou PSPP qui aient été à la tête du gouvernement. Oui, le transfert dans les CHSLD au début ne s'est pas révélé une bonne décision, mais il faut se souvenir du contexte d'alors notamment en Europe. Legault n'a évidemment pas voulu le drame qui s'en est suivi et personne ne l'a blâmé à ce moment-là. Ce n'est qu'aujourd'hui que vous lui tirez des roches. Auriez-vous fait mieux vous-même M. David?

    • Pierre Grandchamp - Abonné 16 mars 2021 08 h 00

      Et que dire de la Ministre des Aînés de Legault? Elle avait occupé les mêmes fonctions antérieument sous le PLQ. Elle savait depuis belle lurette, tout comme Legault, qu'il manquait 10 000 préposés dans les CHSLD.

      Ce manque de préposés a fait en sorte que les gens se promenaient d'un département à l'autre; d'un établissement à l'autre....et propageaient le virus.

      M. Gobeil, l"arrogance", elle se trouve dans le texte évoqué de la CAQ.Et la chronique de M. David ramène les pandules à l'heure!

      Depuis plus d'un an que Legault monopolise les médias. Plus de 180 conférences de presse là-dessus.

    • Jean-Pierre Martel - Abonné 16 mars 2021 08 h 17

      Roger Gobeil demande : "Auriez-vous fait mieux vous-même M. David?"

      La lutte sanitaire du Quebec a été un fiasco. En novembre dernier, le Québec était au troisième rang mondial quant au nombre de morts par million d'habitants (après la Belgique et le Pérou).

      Est-ce que Michel David aurait fait mieux ? Très certainement; même mon plombier aurait fait mieux.

    • Pierre Rousseau - Abonné 16 mars 2021 08 h 24

      Avez-vous lu le texte? Il y a bien plus que le transfert des « vieux » dans les CHSLD dont il est question. On parle du portrait au complet, pas des morceaux.

    • François Poitras - Abonné 16 mars 2021 08 h 47

      Anti-Caquisme primaire. Diverses conditions ont créé la désolation de la première vague dont un bon nombre ne sont de la responsabilité du gouvernement. En revanche, Québec a démontré une excellente maitrise de la deuxième vague.

    • Patrick Boulanger - Abonné 16 mars 2021 09 h 02

      Je ne sais pas si M. David aurait fait mieux. Toutefois, je suis porté à croire qu'il n'aurait pas envoyé un tel gazouillis après que neuf autres provinces y sont parvenues sur leur territoire respectif. : « Est-ce qu’une autre équipe aurait pu faire mieux ? ».

      L'auteur ne fait que son travail avec sa chronique. Il ne se comporte pas comme une meneuse de claque pour aucune formation politique au Québec.

    • Claude Gélinas - Abonné 16 mars 2021 09 h 32

      Même si le Québec compte la moitié des victimes au Canada, alors qu’il représente moins du quart de sa population. « Est-ce qu’une autre équipe aurait pu faire mieux ? » y demande-t-on. Il y a en tout cas neuf autres provinces qui y sont parvenues.

      Pour ce seul motif les interrogations de Michel David sont des plus pertinentes. Il n'y a rien d'arrogant à s'interroger sur les motifs de certains retards notamment sur le port des masques mais surtout il faut rester humble face aux résultats obtenus. Tant de souffrances méritent que l'on se prépare mieux à l'avenir sans compter que dans cette crise l'ex Ministre Barrette porte un lord fardeau sans oublier l'ex PM qui a cédé aux revendications des spécialistes privant ainsi les autres travailleurs de la santé d'une juste rémunératin.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 16 mars 2021 09 h 47

      Monsieur Martel, on peut comparer une province et des pays. On pourrait à ce compte faire le même exercice en comparant des États américains voisins avec le Québec. A ce jour, le Massachusetts, qui n'est quand même pas une république de bananes, compte prè de 16 700 décès Covid avec une population de 7 millions. Il y meurt toujours quatre fois plus de personnes chaque jour qu'ici. Mais c'est sûr, vu de haut, y avait qu'à fallait qu'on. En effet, ce genre de gérance d'estrade est à la portée du premier plombier. Heureusement, ils n'en ont pas tous la prétention.

    • Jean Roy - Abonné 16 mars 2021 09 h 51

      M. David est journaliste politique. Son métier consiste à suivre et à commenter la vie politique. Il doit faire son boulot de la manière la plus objective possible, mais son poste de chroniqueur autorise les jugements de valeurs et les prises de position. M. David a sans doute des sympathies et des antipathies plus naturelles, mais il a tour à tour "planté" tous les partis... En tout cas, il n'a certainement pas à se demander s'il aurait fait mieux que les politiciens en place!

    • Cyril Dionne - Abonné 16 mars 2021 09 h 58

      Vous avez raison M. Gobeil.

      Il n’y avait rien que de plus répugnant que de faire un hommage aux victimes de la COVID-19, oui ceux qui ont été transférées de façon anodine sachant fort bien qu’on les envoyait à la mort. Non seulement les bâtisseurs du Québec sont décédés dans l’indignité totale, ce gouvernement n’assume pas son rôle et sa responsabilité dans cette sordide affaire. Demandez est-ce qu’une autre équipe aurait pu mieux faire est tout simplement ridicule. N’importe qui aurait probablement mieux agi si on avait pris en ligne de compte la santé et la vie de ces personnes au lieu de s’en remettre de façon hypocrite à des raisons politiques et mercantiles. Un gouvernement qui se tient debout aurait tout de suite mis tous ceux qui entraient au Québec sous quarantaine même si c’est supposément de juridiction fédérale. La Colombie-Britannique l’a fait en faisant fi du fédéral avec les résultats qu’on leur connaît. Un gouvernement qui se tient debout aurait fermé tout de suite le chemin de Roxham où des milliers d’illégaux contaminés de New York ont emprunté ce chemin. Un gouvernement qui se tient debout aurait renvoyé sur le champ le chef de la Santé publique.

      Maintenant, on se mobilise à acheter des « jobs » de 100 000 $ en créant toute sortes d’éléphants blancs, TéléSat et Lion obligent, et en prenant l’argent des contribuables dans la même lignée que le state olympique, l’aéroport Mirabel et Bombardier. 3 millions $ la job pour TéléSat et 667 000 $ pour Lion. La question que tout le monde aurait dû se poser est pourquoi le privé n’a investi aucun argent dans ces projets. Posez la question, c’est y réponde. En passant pour l’industrie des piles, personne ne s’est posé des questions sur la pollution qu’engendre la fabrication de piles? Cette pollution sera locale et évidente partout.

      Aujourd’hui, même avec tout cela, ce gouvernement est plus populaire que jamais. Les Québécois sont vraiment nés pour un petit pain. Oui, misère.

    • Patrick Boulanger - Abonné 16 mars 2021 10 h 11

      Selon la chronique, ce n'est pas juste une question de transfert dans les CHSLD :

      1 - Tardive course effrénée aux équipements (voir cinquième paragraphe)

      2 - Les infirmières se faisaient engueuler par leurs supérieurs si elles insistaient porter un masque (voir sixième paragraphe)

      3 - Transfert massif de personnes âgées des hôpitaux vers les CHSLD alors que l'on connaissait les graves lacunes (voir septième paragraphe)

      4 -

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 16 mars 2021 11 h 39

      Par ailleurs, au BC, si on n'a pas connu l'hécatombe du printemps, la courbe de la surmortalité a connu une croissance régulière, au point qu'on y a dépassé le taux ontarien. A croire qu'ils auraient peu à peu adhéré à nos mauvaises pratiques...

    • Pierre Grandchamp - Abonné 16 mars 2021 11 h 49

      @M. Gobeil

      La CAQ a tellement bien fait les choses qu'elle a dû changer de ministre de la Santé en cours de route.

      La chronique de M. David est très opportune: elle permet de sortir de l'ornière partisane *trumpiste*, narcissique!

    • Pierre Grandchamp - Abonné 16 mars 2021 11 h 58

      @ M. Gélinas

      Vous avez raison de rappeler l'ex-ministre Gaetan Barrette.Simplement signaler que, maintenant ,nos écoles francophones sont gérées sur le même modèle que les CISSS et les CISSS en Santé, soit des CSS(Centres de services scolaire).Des organisations sans transparence sur lesquelles siègent des gens qui travaillent dans le réseau.

      Il y eut 3 médecins au poste de ministre de la Santé.Mme Mccann provenait de la Santé. Tout comme il y a un ex-prof à l'Éducation.

      Il faut donner crédit à Legault d'avoir eu le ministre Christian Dubé comme *lanceur de relève* en Santé: il a sauvé le navire!

    • Jean-Pierre Martel - Abonné 16 mars 2021 12 h 42

      Merci M. Maltais-Desjardins pour votre commentaire.

      Je n'ai jamais compris cette manie de nous comparer à ce qu'il y a de pire; tous les pays riches d'Occident ont foiré dans leur lutte contre le Covid-19. Tous.

      Les modèles à imiter sont les pays d'Extreme-Orient et d'Océanie. Voilà les pays gagnants.

      Avant même que le premier cas apparaisse au Québec, le Dr Arruda déclarait au Devoir que la grippe saisonnière était plus dangereuse que le Covid. Et tout le reste du mois de février, la Santé publique n'a rien fait pour se préparer à la pandémie puisque le Dr Arruda préparait sa conférence sur le cannabis en fin février qui coïncidait avec ses vacances personnelles.

      Pensez: l'iceberg du Covid s'approche du Titanic québécois et le capitaine décide d'aller se reposer.

      À son retour, le premier ministre apprenait que _rien_ n'avait été fait pour se préparer à la pandémie.

      Pandémie ? Quelle pandémie ?

      Oui, mon plombier aurait fait mieux.

    • Serge Pelletier - Abonné 16 mars 2021 14 h 10

      M. Gélinas, l'Affaire Virus était le moment idéal pour le GV-Legault de dire et faire en sorte que l'ex-ministre Barrette (qui a le dos fort large) qu'il devenait de facto le ministre de la Santé le temps que durerait l'Affaire Virus. De cette manière le Barrette aurait sans doute "brasser la cabane dorée" des gestionnaires manipulateurs et grands buveurs de café qui mentaient à tour de bras en réponses des questionnement de la Ministre McCann. Non Barrette n'est pas un saint homme, mais au moins il assume se qu'il fait, et surtout il ne recule pas devant les becs en cul de poule. En fait, devant une meute de bénis oui-oui et de peut-être quand on aura le temps... après notre café, il faut un dictateur baveux...
      Je vous remet en mémoire que les britanniques ont tassé leur premier ministre en 40 pour remettre de facto le Churchill, qui était alors un simple député d'arrrière banc et détesté de tous parce que trop "baveux", comme P-M... Le Churchill baveux en tout a très bien réussit à redresser la situation... On ne pouvait pas lui faire des "acroires" à lui, il connaissait très bien le système et du "pas moé, s'pas de ma faute à moé pentoute" des gestionnaires d'État et des militaires de la haute hiérarchie.

    • Cyril Dionne - Abonné 16 mars 2021 15 h 26

      Pour tous ceux qui nous disent les taux de décès ont augmenté dans les autres provinces, eh bien, rien n'est comparable au Québec. Absolument rien.

      Le Québec, population 8,45 millions, densité de population de 8 personnes au km2 et 10 558 décès dus à la COVID-19 ou 1 250 morts par million de population, mesures de COVID-19 restrictives et liberticides. Montréal, capitale de la COVID-19, compte le quart de tous les décès au Canada, soit 4 576.

      Plus proche de nous, l'Ontario, population 14,57 millions, densité de population de 14 personnes au km2 et 7 173 décès dus à la COVID-19 ou 492 morts par million de population, mesures de COVID-19 restrictives et strictes.

      En Colombie-Britannique, population 5 millions, densité de population de 5 personnes au km2 et 1 250 décès dus à la COVID-19 ou 282 morts par million de population, mesures de COVID-19 limitées.

      SVP, revenez sur Terre. On ne parle pas de « fake sciences » (sciences sociales), mais bien de la science. Même si les morts dus à la COVID-19 au Québec ne peuvent plus parler, leur silence est tonitruant.

    • Raymond Labelle - Abonné 16 mars 2021 15 h 48

      "A ce jour, le Massachusetts, qui n'est quand même pas une république de bananes, compte prè de 16 700 décès Covid avec une population de 7 millions." RMD

      Erreur 1:

      La qualité des mesures de santé publique n'est pas le seul facteur causal de la proportion de cas ou de mortalité. D'autres facteurs jouent: distribution de la pyramide d'âge, densité de la population, état de santé de la population, accès aux services de santé, tourisme (pendant une période), infrastructures hospitalières, présence de variants et plusieurs autres (en ai nommé quelques-uns pour illustrer).

      Cette erreur est souvent commise quand on parle de la Suède par exemple. La Suède a un bilan bien pire que des pays qui lui sont comparables mais ont adopté des mesures plus sévères, comme la Norvège ou la Finlande par exemple. Le Québec se compare, par les autres variables, bien mieux aux autres provinces canadiennes qu'à un État américain: mêmes pouvoirs et conditions de vie davantage comparables. Que Mass. ait un nombre comparable d'habitants est non-pertinent.

      Ce sont les agissements, la qualité des mesures adoptées ou non adoptées qui compte. C'est cela qu'il faut tout d'abord examiner.

      Vos remarques sur la Colombie-Britannique commettent la même erreur.

      2ème erreur:

      Même s'il s'agit d'une erreur de pas situer ces chiffres qualitativement, vous vous trompez au carré en les citant.

      Taux de mortalité par million d'habitants, 25 février au 10 mars 2021:

      C.B.: 11, Canada (qui comprend le Québec qui la fait monter): 14, Ontario-Alberta: 14, C.-B.: 18

      Vous vous trompez au cube en prenant une période qui vous arrange, puisque les cycles peuvent différer - une perspective à long terme donne un meilleur portrait:

      Taux cumulé au 10 mars 2021: C-B: 271, Alta 436 -Ont. 482 QC: 1225

      Taux cumulé 11 mars au 31 août 2021: C-B 40, Alta 54 Ont. 193 QC: 672

      1er sept. au 10 mars 2021: C-B 230, Alta 382 Ont. 289 QC: 553.

    • Raymond Labelle - Abonné 16 mars 2021 15 h 51

      Source des chiffres cités par moi ci-dessus: https://comparaisons-sante-quebec.ca/mortalite-par-covid-19-quebec-et-comparaisons-internationales/#USA

      On aura noté dans tous les cas de figure que le Québec a toujours les pires chiffres comparés aux autres provinces canadiennes, un point de comparaison plus pertinent que les États américains. Mais j'ai quand même la générosité de prendre ces mauvais chiffres avec la réserve que d'autres variables que les agissements de la santé publique pourraient les expliquer. Et quand on regarde ces agissements...

    • Raymond Labelle - Abonné 16 mars 2021 15 h 58

      M. Desjardins, si seuls les experts et les bureaucrates peuvent se prononcer, d'après vous, pour être conséquent, votre avis n'a pas davantage d'autorité que celui des personnes que vous traitez de gérant d'estrade.

      La seule position conséquent que vous pouvez avoir est donc que nul, y compris vous, y compris vous, ne peut avoir un avis valable sur ces questions.

      Que les citoyens se taisent et acceptent aveuglément les diktats des experts et des bureaucrates sans même essayer de réfléchir.

      Et ceux qui ne font pas ça s'exposent à la terrible sanction de se faire traiter de "gérant d'estrade" par M. Desjardins.

      Oh que c'est terrible! Je tremble déjà!

    • Patrick Daganaud - Abonné 16 mars 2021 16 h 06

      Monsieur David suggère que la modestie aurait sis à la CAQ.
      Personne ne voit là d'arrogance.

      Par contre, le chapeau de l'autosatisfaction et de l'autocongratulation sied drôlement bien à François 1er : ma foi, il va finir enfumé à force de se passer l'encensoir !

    • Raymond Labelle - Abonné 16 mars 2021 16 h 14

      M. Desjardins. Bien entendu, on considère ce que disent les experts, et même on reconnaît leur expertise. Se ce sont de bons experts, ils peuvent convaincre, si on suit leur raisonnement. Mais des experts divergent entre eux aussi. Dans les mesures adoptées, tout ne relève pas de la pure science, il y a des éléments de "social engineering" et des difficultés administratives.

      Par exemple, d'un point de vue strictement sanitaire, les experts en santé seront unanimes à l'idée que de ne pas avoir d'étanchéité entre les zones froide et chaude et que de ne pas assigner les mêmes personnes, toujours, aux zones chaudes, et de transporter des personnes qui vont d'un foyer central d'infection à un autre entassés dans des camionnettes pour retourner dans le milieu favorisent la dispersion du virus.

      Les raisons invoquées pour l'avoir quand même fait pourraient même être valables (ou pas): mais elles relèveraient de considérations administratives et bureaucratiques et n'auraient rien à voir avec la science.

      Traiter les citoyens de "gérant d'estrade" parce qu'ils réfléchissent à l'organisation de leur État dans une situation de crise... en invoquant leur non-expertise, alors qu'on en a pas soi-même et que tout ne relève pas de la science, que l'on peut quand même tenter de comprendre... Je trouve ça fort le café.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 16 mars 2021 17 h 39

      La variable densité de la population ne serait significative que si la population était étalée sur tout le territoire alors qu'elle est majoritairement autour du fleuve.

    • Raymond Labelle - Abonné 16 mars 2021 19 h 19

      Quant aux chiffres de pandémie (décès, cas), parmi les variables qui inluent, la variable densité de population compte, mais il y en a plusieurs, beaucoup même, dont l'interaction est complexe (état de santé de la population, pyramide d'âge, infrastructures hospitalière, présence importante ou non de variants, etc.). Les mesures adoptées par une santé publique est l'une de ces variables, mais il y en a d'autres. J'ai déjà donné des exemples. D'où l'extrême prudence à y avoir lorsqu'on compare les chiffres de pandémie d'un État (régional et/ou national) à un autre. Une juridiction avec de plus mauvais chiffres pourrait avoir mieux agi.

      Le critère le plus fondamental quant à la valeur des mesures sanitaires adoptées ou non, c'est leur valeur elle-même dans un contexte donné.

      A-t-on bien agi pour étanchéiser les zones froide et chaude? Dans quelle mesure a-t-on testé, identifié et isolé les cas? A-t-on été efficace? A-ton utilisé les tests rapides dont on dispose dans des instituions à risque aux employés, pour prévenir de la contamination?

      Genre d'interrogation.

      Et on peut comparer les actions dans deux juridictions par elles-mêmes.

      Mais des chiffres qui peuvent résulter d'une interaction de variables complexe entre elles sur deux territoires est largement insuffisant pour conclure de la valeur des actions entreprises.

      En ce sens, les considérations sur la différence de densité de population entre le Massachussets et le Québec n'apporte pas grand-chose d'intéressant.

      Et même si on trouvait que le Massachussets ou le Texas ont moins bien agi que le Québec, on aime mieux, sur le plan de la qualité des mesures, se comparer avec les autres provinces canadiennes, qui ont les mêmes pouvoirs que nous. Ce qui nous intéresse surtout, c'est si on a assez bien agi, dans le contexte des moyens que l'on avait et de ce que l'on savait à un moment donné. Si on a été poche, que tel autre État aurait été plus poche encore est une maigre consolation.

    • Raymond Labelle - Abonné 16 mars 2021 19 h 30

      Pour les décisions administratives et politiques quant à cette pandémie, ce que l'on doit savoiir de la science est à peu près ceci:

      - le virus se transmet par l'air et peut survivre sur certaines surfaces et aussi, être contracté de cette manière
      - on minimise le risque de contamination en se tenant à distance, 2 m est généralement correct, en se lavant les mains souvent et en portant le masque.
      - les personnes à risque sont les plus âgées
      - vacciner est une façon efficace, aussi, de contrer la propagation du virus (et considérations sur l'efficacité de différents vaccins).

      Tout le reste constitue du social engineering et des décisions administratives et politiques, qui tiennent compte de ceci, et aussi de la société dans son ensemble.

      Il est légitime pour tout citoyen de se questionner sur les décisions qui ont été prises, d'en avoir un compte-rendu éventuellement et de les commenter. Quitte à ce que certains commentaires soient moins bien argumentés que d'autres, comme sur toute question d'intérêt social ou politique.

      Se permettre de commenter soi-même en disant que les autres qui commentent sont des gérants d'estrade est... inconséquent.

      Il serait plus conséquent, dans ce cas, de s'abstenir soi-même de commenter.

    • Serge Pelletier - Abonné 16 mars 2021 20 h 26

      M. Grandchamp, qui a dit "qu'il manquait 10 000 préposés dans les CHSLD". C'est Legault en personne, et en pleine TV. Étonnant, qu'il dise ce chiffre là comme cela... Mais uniquement après plus de 6 mois où les décès s'accumulaient en grand V dans les établissements étatiques. Par la suite, soit environ 4 mois après cet étrange aveux, pressez de questions sur le sujet par le sujet, il a admis avoir dit ce chiffre là parce qu'il lui passait par la tête et sans aucune étude en démontrant le manque à cet hauteur. En fait, cela était de l'impro à son meilleur que ce 10,000 là. Tout comme l'impro du salaire de base, tout comme d'ailleurs le restant.
      Si vous vous souvenez un peu, quelques semaines avant ce chiffre pour les PAB, il demandait aussi à Trudeau de lui envoyer 10,000 militaitres pour assignations dans les CHSLD...
      En fait, cet individu du nom de Legault aime bien dire des gros chiffres partout, et dans tout... Sauf bien entendu sur les chèques des "BS", les compensations de l'IVAC, les rentes du RRQ, etc. Là, il faut des petits chiffres à tout prix...

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 16 mars 2021 22 h 27

      Pour un peu, monsieur Labelle, vous me feriez jouer sur le banc où me retireriez l'uniforme. Ce que j'ai dit et que je réitère, c'est que bien des gens se prononcent sur la foi d'une information fragmentaire, à partir de points de vues intéressés, avec une certitude péremptoire que ne justifie pas leur expertise. Vous me pardonnerez d'avoir pris avec une lassitude amusée le récit rageur des « erreurs » simples, doubles ou triples que j'aurais commises.

      D'une part, je ne tire aucune conclusion de la comparaison avec le Massachusetts que je propose. Je dis seulement que c'est un exercice qui en vaudrait un autre et qui pourrait aider à nuancer les avis. Vous n'aidez pas votre cause en décrétant qu'il serait futile. Ce n'est pas grave du tout.

      D'autre part, ce que je dis de la progression de la surmortalité au BC et au QC entre mars et novembre est strictement factuel. Ce qui est en cause, ce n'est pas le taux de mortalité mais de sur-mortalité. Je n'invente pas ces chiffres et ne les manipule pas non plus. Ils viennent d'une compilation faite par Dr Tara Moriarty de l'Université de Toronto à partir des statistiques provinciales.

      De cela non plus, je ne tire aucune conclusion (sinon justement qu'il y a peut-être là de quoi tempérer les ardeurs des censeurs.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 17 mars 2021 04 h 57

      Ceci, tiré de Statisques Canada :

      LE NOMBRE DE PROVINCES QUI FONT ÉTAT D'UNE SURMORALITÉ AUGMENTE À MESURE QUE LA PANDÉMIE PROGRESSE

      Le nombre de décès déclarés au cours de l'automne reflète également un changement dans la répartition de la surmortalité entre les provinces. Au printemps, plus de la moitié des décès en surnombre par rapport à ce qui était attendu sont survenus au Québec (52 %). Cependant, de septembre à novembre, environ 15 % des décès en surnombre sont survenus dans cette province. En fait, le Québec n'a pas enregistré de surmortalité significative depuis juin.

      Une partie de ce changement s'explique par l'augmentation de la surmortalité en Alberta et en Colombie-Britannique. À l'automne, on a enregistré 12 % de décès de plus que ce qui était attendu en Alberta, ce qui représente une hausse comparativement aux 5 % de décès de plus observés au printemps. De même, la Colombie-Britannique a enregistré 9 % de décès de
      plus que ce qui était attendu à l'automne, comparativement aux 6 % de décès de plus observés au printemps.

  • Serge Nadeau - Abonné 16 mars 2021 06 h 14

    10,000

    Plus de 10,000 morts, plus de 10,000 morts, dans une solitude extrême, dans un environnement loin des capiteux salons de l'assemblée nationale. Je crois, ne serait-ce que pour éviter ce qui s'est passé pendant cette crise, qu'une enquête publique pourrait être fort utile.

    • Robert Monaco - Abonné 16 mars 2021 08 h 03

      Monsieur quel auraot été votre opinion si un gouvernement de Couillard avait eu les mêmes résultats??

    • Jean-Pierre Martel - Abonné 16 mars 2021 08 h 56

      L'incompétence absolue des dirigeants de la Santé publique du Québec est déjà manifeste dans tout ce qu'ont publié les journalistes jusqu'ici; combat rétrograde contre le port du masque, objectif de laisser se repandre l'immunité 'naturelle' (ce qui veut dire laisser les Québécois attrapper le Covid-19), baser la lutte sanitaire sur les deux mesures les _moins_efficaces contre la padémie (le lavage des mains et la distance sanitaire seule), le refus de tester les porteurs asymptomatiques, l'obligation de travailler en établissement de santé tant qu'on n'a pas reçu le résultat positif, le refus de se doter d'un nombre suffisant de testeurs et de préposés à la recherche de contacts, le refus d'utiliser les tests rapides reçus du fédéral, interdiction d'installer des purificateurs HEPA dans les écoles, ne pas tester systématiquement les écoliers et simplement tester le CO2 (comme si le CO2 était plus mortel que le Covid), protocole de vaccination sans fondement scientifique, et j'en passe.

      Si cela n'est pas suffisant à prouver l'incompétence absolue des dirigeants de la lutte sanitaire au Québec, que faut-il de plus ? Une enquête publique engraissera des avocats à 250$ de l'heure (au moins) et ne réveillera pas les morts.

      Lorsque cette pandémie sera terminée, le public québécois voudra entendre parler de tout sauf de ce long cauchemard. On voudra tourner la page et ne plus en entendre parler.

      On ne forme pas une enquête publique afin qu'elle soit la voix de notre ressentiment. Le ressentiment doit s'exprimer dans l'isoloir du bureau de scrutin d'octobre 2022.

      Voilà pourquoi je suggère à la CAQ de vacciner vite et bien. Ce qui n'est pas le cas présentenent. Au rythme actuel, avec un protocole de vaccination -- deux doses espacées de trois mois au lieu de trois semaines -- qui ne repose sur aucune étude scientifique, la vaccination au Québec sera un fiasco, comme le reste.

    • Denis Langlois - Abonné 16 mars 2021 10 h 13

      Une enquête publique serait en effet essentielle mais elle ne se justifie pas uniquement ni même principalement sur le nombre de morts. Comment et pourquoi n'avions-nous pas en place les mesures préventives prévues aux guidelines de l'OMS depuis 2005 en début de pandémie? Pourquoi les contrôles à l'entrée du territoire ont-elles tant tardées? etc. etc.
      Sachant que, nos gouvernements ne souhaitant pas remettre en question significativement nos modes de développement, nous ferons assurément face à d'autres pandémies dans les prochaines années, une enquête publique doit permettre à la démocratie de fonctionner véritablement: que la population puisse savoir et comprendre pour CHOISIR... pour la suite du monde...

    • Serge Pelletier - Abonné 16 mars 2021 14 h 20

      M. Langlois, ce n'est pas une enquête publique qu'il faut, se sont des juges d'instruction qu'il faut... Avec à la carte des mises en accusations des fautifs devant la Cour supérieure - Chambre criminelle... Tous y passeraient des mnistres (P-M compris) à leurs bénis oui-oui de service, et autres fonctionnaires des différents ministères et organismes...
      Si cela est possible dans la France fortement hiérachiée où le Président est "tout puissant" mais mis en accusation et condamné pourquoi ici cela ne serait-il pas possible...

  • Yvon Pesant - Abonné 16 mars 2021 06 h 23

    Échec sanitaire lamentable, stratégie de communication remarquable

    Il y a quelque chose de très trumpien dans la manière avec laquelle, à la CAQ, on se gargarise avant de nous recracher une vérité qui n'est que sienne.

    Un flop sanitaire monumental qui, depuis les tous débuts du traitement du dossier pandémique par le gouvernement caquiste, s'est traduit d'entrée de jeu politique par une belle prestation télévisuelle de notre bon papa commun et de ses acolytes.

    Une stratégie de communication très réussie avec recette de tartelettes en prime pour faire oublier à une large part de la population ainsi subjuguée et hypnotisée que, dans les faits, on s'était royalement trompé en décollant trop tard et en se trompant de chemin pour partir.

    Mais, tout compte fait, les gens aiment bien monsieur Legault, monsieur Arruda, madame Guilbeault, monsieur Dubé, ... N'est-ce pas là ce qui est important pour la CAQ, électoralement parlant?

    D'autant plus que, pendant que toute l'attention populaire se porte sur la COVID-19, on pense moins voire pas du tout à autre chose comme, disons, l'environnement, les GES, la déforestation sauvage, les mines polluantes, le dossier GNL, les espèces menacées, etc.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 16 mars 2021 08 h 35

      Oui, excellente stratégie de communication : plus de 180 conférences de presse. Difficile pour l’Opposition de critiquer, dans l’ombre, quand le feu est pris! Legault a profité de l’embellie tout comme Lucien Bouchard, en 1998, avec le verglas. Il y eut quelques élections hors Québec et, dans chaque cas, le gouvernement en place a été réélu: on ne change pas de pompier quand le feu est pris.

      Tout juste avant le déclanchement de la pandémie, en février 2020, la CAQ avait envoyé chez eux les commissaires d’écoles élus démocratiquement; pour installer au scolaire, chez les francophones, le même système opaque que les CISSS en Santé. Dans ces boîtes de fonctionnaires où personne ne sait ce qui se passe.C’est comme dans les CISSS où y siègent des gens qui travaillent dans le réseau.Tout comme dans les CSS(Centre de services scolaire) où y siègent des employés du réseau.

      Justement, récemment la CAQ a dû envoyer du renfort dans le cabinet du ministre de l’Éducation qui était empêtré.

      La pandémie nous a révélé une chose : fausse bonne idée que de nommer ministre quelqu’un qui vient du réseau. IL y a eu 3 médecins à la Santé ainsi que Mme Mccann qui venait du réseau. Tout comme le jeune prof Roberge en Éducation. Ça prend un ( e) gestionnaire qui s’entoure de gens qualifiés.

    • Nadia Alexan - Abonnée 16 mars 2021 10 h 59

      À monsieur Pierre Grandchamp: vous dites: «Ça prend un ( e) gestionnaire qui s’entoure de gens qualifiés». Au contraire, les gestionnaires ne connaissent que la comptabilité, ils ne savent pas ni les problèmes ni les solutions à poursuivre.
      Il faut impliquer les infirmières, les préposés et les travailleurs qui sont au courant de ce qui ne marche pas et des solutions qu'il faut employer pour résoudre les problèmes, comme le font d'ailleurs les pays scandinaves où les travailleurs font partie de chaque CA par force de la loi.
      L'on n’a pas besoin d'inventer la roue. Il suffit d’emprunter la sagesse des pays scandinaves avec les meilleurs services publics au monde.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 16 mars 2021 12 h 56

      A Mme Alexan.

      Je le réitère: «Ça prend un ( e) gestionnaire qui s’entoure de gens qualifiés". Évidemment, ce gestionnaire, en Santé, s'entoure de "gens qualifiés" en Santé. La preuve a été faite: le docteur Bolduc,le Dr Couillard, le Dr Barrette, la gestionnaire en Santé Mme MCcann: cela a donné qu'Il maquait 10 000 préposés dans les CHSLD..Et qui est en train de sauver le réseau? Un gestionnaire, soit M. Dubé....mais bien entrouré de gens comme le Dr Arruda et d'autres.

      Le ministre Dubé est en train de sauver le bateau pendant qu'il coulait avec Mme Mccann, pourtant une bonne gestionnaire en Santé. Les aptitudes des bons gestionnaires ne se résument pas la la comptabilité.

      Je suis en désaccord absolu à ce que des gens du réseau siègent sur les CISSS et sur les CIUSSS.Comme je serais en désaccord à ce que des cols blancs, des cols bleus, des pompiers siègent au municipal:j'estime qu'ils seront régulièrement en situation d'apparence de conflits d'intérêts. Comme je suis en désaccord à ce que des employés de l'Éducation siègent sur les CSS.

      Regardez le prof en Éducation. La CAQ a été obligée de lui envoyer du renfort pcq son bateau était en train de couler.

    • Nadia Alexan - Abonnée 16 mars 2021 13 h 55

      À monsieur Pierre Grandchamp: J'ai oublié de mentionner aussi que les atrocités commissent dans nos hôpitaux et dans nos CHSLD sont le résultat de la gestion d'expertes dans la comptabilité pour diminuer les dépenses de l'État.
      Une austérité inhumaine qui a conduit à l'attribution de quelques secondes d'attention et de services apportés à chaque patient indépendamment de leur état de santé ou de leur besoin personnel. Cela est la barbarie de la gestion par les expertes.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 16 mars 2021 16 h 45

      En complément à Mme Alexan

      M. Gérin Lajoie en Éducation était un avocat. M. Castonguay en Santé était un actuaire.

      En politique, le gestionnaire doit rendre des comptes; il doit répondre à des exigences.Il n'y a pas juste les chiffres.

      La meilleure preuve: Mme McCann qui était très compétente, jusqu'à temps qu'elle écope du poste de ministre de la Santé.

    • Nadia Alexan - Abonnée 16 mars 2021 17 h 23

      Au contraire, monsieur Grandchamp, c'est dans l'intérêt public que les travailleurs siègent au CA pour résoudre les problèmes ensemble. C’est eux qui travaillent avec les patients et qui connaissent les solutions à entreprendre.
      Ce n'est pas un conflit d'intérêts quand tout le monde travaille ensemble. Même les experts en gestion ont conclu dans leurs études que les travailleurs/travailleuses doivent faire partie des instances décisionnelles pour que l'organisation fonctionne bien. Exclure ceux et celles qui dispensent les services publics du CA conduira à l'échec inévitablement.

    • Pierre Grandchamp - Abonné 16 mars 2021 19 h 26

      En conclusion à Mme Alexan.

      Lorsqu'il est question de gérer des fonds publics, il faut éviter toute apparence de conflits d'intérêts.A la Municipalité, les employés n'y siègent pas.IL S'AGIT DE FONDS PUBLICS!

      Le modèle de gestion des CISSS et des CIUSSS a fait la preuve d'un système de gestion opaque, sans transparence et géré par des fonctionnaires où à peu près personne n'est imputable!!!.La seule personne autorisée à aller sur la place publique: le/la DG..soit un(e) employé(e)!!!

    • Nadia Alexan - Abonnée 16 mars 2021 21 h 35

      Vous avez raison, monsieur Pierre Grandchamp, que le système bureaucratique installé par le bon docteur Barrette, pour son propre intérêt de tout contrôler, a conduit à un système de gestion opaque, sans transparence, par des fonctionnaires non imputables.
      Par contre, la correction de ces dérives ne provient pas de remettre le mandat de la gestion dans les mains d'un seul gestionnaire.
      L'administration doit se faire en collaboration avec tout le personnel qui y travaille et qui a à coeur le succès de l'organisation.

  • Carol Poulin - Abonné 16 mars 2021 07 h 07

    Une demande de pardon

    Une analyse très franche.
    Cet hommage rendu aux victimes a certainement mis un baume sur des deuils que certains ont débuté dans la solitude. Aux premiers instants de cet événement, m'est venue cette idée: une façon de se faire pardonner les erreurs de parcours.

    • Serge Pelletier - Abonné 16 mars 2021 12 h 01

      Et de faire porter les attentions de la population et des journalistes sur autres choses... En somme une diversion.