La lâcheté libérale

Les libéraux de Justin Trudeau ont encore fait preuve de lâcheté cette semaine en déposant le projet de loi C-21 sur le contrôle des armes à feu. Près d’un an après avoir annoncé l’interdiction de plus de 1500 modèles d’armes d’assaut au pays, le ministre de la Sécurité publique Bill Blair nous a appris que la promesse du gouvernement d’instaurer un programme de rachat obligatoire de ces « armes de guerre » avait été abandonnée en faveur d’un programme facultatif dont l’entrée en vigueur reste incertaine et dont le succès est hautement improbable. Les Canadiens qui s’appuyaient sur cette promesse pour voter libéral en 2019 ont raison de se sentir trahis. Mais personne ne devrait être surpris de cette volte-face. En matière de contrôle des armes à feu, les libéraux ont rarement le courage de leurs convictions.

En effet, depuis des années, les libéraux ne cessent de souffler le chaud et le froid sur la réglementation des armes à feu. Cette tendance est particulièrement prononcée au sein du gouvernement actuel de M. Trudeau, qui n’aime pas les propriétaires des armes à feu, mais qui multiplie les prétextes pour ne pas se les mettre à dos. C’est ainsi que M. Trudeau renonce à sa promesse de mettre en place un programme de rachat obligatoire des armes d’assaut rendues illégales. Pas besoin de les racheter, a-t-il expliqué cette semaine, puisque « ces fusils sont maintenant inutiles en tant que fusils ». Leurs propriétaires ne peuvent plus s’en servir. Et « parce que ces armes ne peuvent être léguées à une prochaine génération, dans plusieurs décennies, ces armes-là vont toutes être retournées ».

Une telle déclaration constitue une insulte à l’intelligence des Canadiens. « Peu importe que les propriétaires des armes ne soient pas autorisés à les utiliser, a riposté avec raison la porte-parole de PolySeSouvient Nathalie Provost. Cela n’en prend qu’un seul [qui le fait] pour provoquer un massacre. »

Ottawa estime à 150 000 à 200 000 le nombre d’armes d’assaut visées par son éventuel programme de rachat volontaire. À moins de forcer les propriétaires à remettre leurs armes aux autorités, sous peine d’amendes importantes, la majorité d’entre eux choisiront de les garder. Certains compteraient peut-être sur un prochain gouvernement conservateur pour rendre leurs armes de nouveau légales. C’est pourquoi un programme de rachat obligatoire, et effectué durant un court intervalle de quelques mois, serait la seule façon de s’assurer que la vaste majorité des armes d’assaut sont bel et bien retirées de la circulation. Mais pour que cet exercice soit un succès, il faudrait aussi que la compensation offerte aux propriétaires excède leur prix sur le marché noir. M. Blair prévoit que son programme de rachat volontaire devrait coûter entre 300 et 400 millions de dollars ; un programme de rachat obligatoire assez attirant pour fonctionner coûterait selon toute vraisemblance plusieurs fois ce montant.

Or, les libéraux sont encore hantés par le fiasco financier du défunt registre des armes d’épaule, dont les coûts ont explosé dans les années 1990. Le registre, démantelé par le gouvernement conservateur de Stephen Harper, a fait perdre plusieurs circonscriptions rurales aux libéraux. En situation minoritaire, M. Trudeau ne veut surtout pas donner d’atouts aux conservateurs d’Erin O’Toole, qui n’hésiteraient pas à qualifier un programme de rachat obligatoire de gaspillage de fonds publics.

En ce qui concerne les armes de poing, impliquées dans de plus en plus de crimes violents et de morts au pays, le gouvernement Trudeau abdique carrément devant sa responsabilité de protéger les Canadiens. En disant vouloir accorder aux villes un droit théorique de bannir ces armes sur leur territoire, M. Trudeau semble compter sur la confusion que sèment ses propositions. Les libéraux chercheront ainsi à jeter le blâme pour des crimes commis avec des armes de poing sur le dos des gouvernements conservateurs de l’Ontario, de l’Alberta et de la Saskatchewan, qui n’autoriseront pas leurs villes à réglementer les armes à feu. Mais même si certaines villes, dont Montréal, pouvaient se prévaloir des propositions fédérales, l’expérience dans d’autres pays a clairement démontré que de telles interdictions municipales n’ont aucun impact. Seule une interdiction des armes de poing à l’échelle nationale, accompagnée de peines sensiblement plus sévères pour le trafic d’armes, fonctionnerait.

« Les tragédies dont nous avons été témoins à Sainte-Foy, à Portapique, et plus récemment encore, à Toronto et à Montréal, ne devraient jamais se reproduire, a déclaré M. Trudeau cette semaine lors de sa conférence de presse aux côtés de M. Blair. C’est pourquoi notre gouvernement a pris des mesures de lutte contre la violence par arme à feu qui sont les plus strictes de l’histoire de notre pays. » Encore de belles paroles, vides de substance. Au lieu de s’inspirer du Royaume-Uni — qui a interdit les armes de poing en 1997 —, les libéraux choisissent plutôt de verser dans la démagogie afin de camoufler leur manque de courage politique.

16 commentaires
  • Pierre Rousseau - Abonné 20 février 2021 08 h 36

    Oui, mais...

    Le Canada a maintenant un des programmes de contrôle des armes à feu des plus robustes dans les pays démocratiques et il y a toujours place à l'amélioration. Cette question oppose souvent la ville au monde rural où les armes à feu sont beaucoup plus présentes pour toutes sortes de raisons. Mais prendre les raccourcis comme vous le faites frise la démagogie.

    Vous écrivez « Peu importe que les propriétaires des armes ne soient pas autorisés à les utiliser, a riposté avec raison la porte-parole de PolySeSouvient Nathalie Provost. Cela n’en prend qu’un seul [qui le fait] pour provoquer un massacre. » Un citation que vous approuvez. Or, ce que le gouvernement vise ce sont les armes légales alors que la contrebande d'armes à feu n'est pas touchée. C'est certain que quoique le gouvernement fasse, il va y avoir des crimes commis avec des armes à feu - aucun pays n'a réussi à complètement éliminer les risques, c'est impossible.

    En fait on s'acharne sur les propriétaires « légaux » pendant que le crime organisé vit sa vinaigrette et multiplie les crimes avec des armes illégales. Les fous furieux qui veulent commettre un massacre savent où se procurer les armes dont ils auront besoin et c'est le crime organisé qu'il faudrait surtout viser. On peut certainement forcer le rachat des armes d'assaut mais ça ne va pas régler le problème de la contrebande d'armes en provenance des ÉU et leur mise en circulation par les bandes criminelles.

    Quant aux armes de poing, elles sont déjà à autorisation restreinte et pour obtenir un permis c'est très difficile. Les policiers et les agents de sécurité en ont besoin et les transférer d'armes à autorisation restreinte à armes prohibées ne changera pas grand chose car les crimes sont généralement commis avec des armes de poing illégales, non enregistrées.

    Je sais que c'est difficile de contrôler les armes à feu mais on devrait le faire avec clairvoyance en attaquant la véritable source du problème, pas avec démagogie.

  • Jean-François Fisicaro - Abonné 20 février 2021 08 h 37

    J'irais jusqu'à dire que vous êtes gentil en qualifiant le tout de lâcheté ...

    C'est franchement nul que nous soyons encore pris à constater l'inertie, voire l'ineptie du gouvernement Trudeau dans ce dossier. Voici donc la liste des nullités que vous nous présentez sur ce gouvernement sur ce sujet avec votre seule chronique :

    - "La lâcheté libérale"
    - "promesse abandonnée pour le programme de rachat obligatoire des « armes de guerre »"
    - "les Canadiens qui s’appuyaient sur cette promesse pour voter libéral en 2019 ont raison de se sentir trahis"
    - "les libéraux ont rarement le courage de leurs convictions."
    - "depuis des années, les libéraux ne cessent de souffler le chaud et le froid sur la réglementation des armes à feu"
    - "Une telle déclaration constitue une insulte à l’intelligence des Canadiens"
    - Calculs et manoeuvres purement politiques en découlant
    > "Le registre, démantelé par le gouvernement ... Harper, a fait perdre plusieurs circonscriptions rurales aux libéraux"
    > "En situation minoritaire, M. Trudeau ne veut surtout pas donner d’atouts aux conservateurs ..."
    - "Le gouvernement Trudeau abdique carrément devant sa responsabilité de protéger les Canadiens"
    - "M. Trudeau semble compter sur la confusion que sèment ses propositions"
    - "Les libéraux chercheront à jeter le blâme pour des crimes commis avec des armes de poing sur le dos des [autres] gouvernements"
    - "Encore de belles paroles, vides de substance"
    - Et avec pour conclusion: "les libéraux choisissent plutôt de verser dans la démagogie afin de camoufler leur manque de courage politique"

    Disons que si je cherche quelqu'un pour faire le ménage chez nous, faudrait que je sois carrément désespéré pour penser recruter au plc ...

  • Jean-François Fisicaro - Abonné 20 février 2021 08 h 39

    Mais encore …

    Justin Trudeau affirme que « Les tragédies dont nous avons été témoins à Sainte-Foy, à Portapique, et plus récemment encore, à Toronto et à Montréal, ne devraient jamais se reproduire, a déclaré M. Trudeau cette semaine … »

    Voici un triste rappel des faits seulement pour le Québec:

    1984 : Mai – « FUSILLADE à l'Assemblée nationale » -> 3 morts et 13 blessés
    -
    1989 : Novembre – « MASSACRE à Polytechnique » -> 15 mortes et 13 blessés
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    1992 : Août – « TUERIE à Concordia » -> 4 morts et 1 blessé
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    2006 : Septembre – « TUERIE à Dawson » -> 2 morts et 20 blessés
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    2012 : Septembre – « ATTENTAT ET TUERIE au Métropolis » -> 1 mort et 1 blessé
    -
    2013 : Avril – « FUSILLADE dans une garderie de Gatineau » -> 2 morts
    -
    2017 : Janvier – « TUERIE DE MASSE à la grande mosquée de Québec » -> 6 morts et 8 blessés
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    2019 : Décembre – « FUSILLADE lors d'une fête à Montréal » -> 1 mort et 3 blessés
    -
    2020 : Septembre – « FUSILLADE dans le Vieux-Port de Montréal » -> 5 blessés
    -
    2020 : Octobre – « MASSACRE AU KATANA dans le Vieux-Québec » -> 2 morts et 5 blessés
    -
    2021 : Février – « FUSILLADE à Saint-Léonard » -> 1 morte et 1 blessée

    Je ne sais par vous, chers citoyens, mais me semble qu’on a pas besoin d’autres évènements de la sorte pour se convaincre que de façon générale, les armes à feu sont nos seulement inutiles, mais bien trop souvent un fléau sans nom ! Je n’invente rien. QUARANTE MORTS ET SOIXANTE-DIX BLESSÉS trente-sept ans plus tard, on tergiverse encore parce que … lobbyistes et complotistes, merci de vous abstenir …

    • Joël Tremblay - Abonné 20 février 2021 22 h 01

      M. Fisicaro.

      Je crois que nous partageons certains points de vue. mais je ne peux m'empêcher de trouver votre commentaire un peu tendancieux. Reprenons les évènements cités en faisant une très brève recherche: À noter que je ne suis pas un enthousiaste ou un apologiste des armes à feu en particulier et je suis infiniment attristé par tous les évènements que vous citez.

      Mais je ne peux pas m'empêcher de penser que si la réflexion qui est faite aux armes à feu était appliquée à d'autres outils ou équipements, il y aurait bien des choses qui devraient être abolies, les voitures en premier lieu. Il y a eu 11 morts et 17 blessé.e.s en seulement 2 évènements, juste à St-Jean sur Richelieu et Toronto. Sans compter les personnes qui se font blesser par des chauffeurs ivres et sans compter que 90% et plus des accidents de la route sont causés par des erreurs humaines...

      Des erreurs HUMAINES... la même chose qu'avec les armes à feu.

      - Assemblée nationale 1984, déjà nous sommes à une autre époque. À ce que je comprends, le tireur avait accès à des armes automatiques...qui sont définitivement illégales ou il les a modifiées et les détails de l'acquisition de ces armes ne sont pas facilement disponibles.

      - Massacre à Polytechnique 1989: Cet évènement a effectivement mené à un resserrement des règles entourant les armes à feu au pays, quoiqu'insuffisamment au goût de certains, mais de dénoncer l'inaction est incorrect.

      - Concordia 1992: Les armes utilisées sont prohibées au Canada, j'ignore depuis quand. Le tireur était un homme assez âgé et encore ici, les détails de l'acquisition des armes ne sont pas facilement accessibles. Mais il est possible que ces armes aient été acquises bien avant la situation, des décennies peut-être, donc sans les déatails, difficile de déterminer le rôle de la législation dans cette affaire.

      - Dawsion 2006: carabine semi-automatique, pas !arme de guerre" ou "arme d'assaut"...encore facilement accessible sous diverses formes

    • Joël Tremblay - Abonné 20 février 2021 22 h 31

      (suite)

      - Métropolis, 2012: Le tireur a acheté toutes se armes légalement et il n'a pas utilisé d'armes illégales ou modifié ses armes, donc je vous concède pour celui-là, cependant il faudrait voir sur combien de temps, car les législations changent et on ne peut pas critiquer la législation actuelle pour des situations rendues possibles par la loi il y a 20 ans.

      - Gatineau 2013: Crime commis avec un fusil de chasse, l,arme la plus facile à se procurer de toutes les catégories. Si ça c'est interdit, c'est littéralement les armes à feu qui sont interdites.

      - Québec 2017: Armes acquises légalement, mais avec maints subterfuges de la part du meutrier, cependant, c'est bel et bien quelqu'un qui a passé à-travers les mailles, je le reconnais.

      - 2019 Montréal: Si j'ai bien compris, c'étai carrément un "drive-by"... donc pas louche du tout, le signe évident de citoyens-modèles... des témoins refusent de collaborer... à ce que je comprends aucun suspect n,a été trouvé. Hmmm, bon, peut-être que leurs armes ont été acquises légalement. On va laisser la chance au coureur...

      - Montréal, Vieux-Port 2020: Multirécidiviste en possession d'une arme illégale.

      - Québec 2020: Massacre au KATANA... Come on là! Svp, au KATANA... je ne pourrais me prononcer sur l'état de la législation de katanas au pays, mais je pensais qu'on parlait d,armes à feu.

      - St-Léonard 2021: Extrait du JdM: "À un certain moment, deux suspects cagoulés se seraient approchés à bord d’un autre véhicule, avant d’ouvrir le feu.(...)" Mais je suis certain que tout était 100% légal...

      Donc en partant, 3 des évènements cités ne devraient pas y être si le but est de soutenir un argument sur l'insuffisance de la législation, car ce sont des actes criminels. Certains autres (ass nat, Concordia) remontent à si loin qu'il est difficile de les analyser, et dans les faits Polytechnique a causé un gros resserrement des lois.

      Le seul enjeu restant est l'interdiction des armes SA et de pong pour le tir sportif.

    • Jean-François Fisicaro - Abonné 21 février 2021 06 h 29

      On peut évidemment tenter de trouver un sens particulier à chacun des tristes événements de cette liste. Et je ne questionne pas la validité des compléments d'information que vous nous soumettez. J'ai préparé cette liste en considérant que :

      - Dans mon premier commentaire, j'affirme que "que de façon générale, les armes à feu sont non seulement inutiles, mais bien trop souvent un fléau sans nom ! Je n’invente rien. QUARANTE MORTS ET SOIXANTE-DIX BLESSÉS trente-sept ans plus tard". Le tout sans égard aux lois et règlementation en vigueur au moment de chaque événement.

      - Je ne me contente pas de rappeler des faits historiques. Dans mon troisième commentaire (celui qui suit votre réponse à mon deuxième commentaire), je m'efforce de proposer les grandes lignes d’un cadre légal et réglementaire digne de ce nom, du moins de mon point de vue, en essayant de tenir compte du bien commun ainsi que des individus qui ont un intérêt, obligé ou volontaire, envers les armes. Je pars du principe que si l'ensemble des intervenants liés au monde des armes est de bonne foi, ma suggestion fait en sorte de respecter les droits de tous, y compris et surtout mettre en place tout ce qui est possible pour minimiser les risques de tueries pour la suite des choses ...

      Alors je ne peux vous empêcher de trouver votre commentaire un peu tendancieux, mais vous m'accorderez que si la tendance se maintient, je ne crois pas qu'il soit tendancieux sans fondements.

    • Joël Tremblay - Abonné 21 février 2021 12 h 13

      le point que je souligne est seulement que 3, possiblement 4 des évènements que vous mentionnez sont des actes criminels où les armes ont été acquises illégalement, donc aucune loi n'y changera rien. Mais vous les présentez comme une preuve de l'inefficacité des lois.

      Un des évènements présenté a effectivement résulté en une refonte des lois sur les armes à feu, donc encore ici de dénoncer l'inaction, d'utiliser cet exemple pour soutenir son propos est pour le moins questionnable.

      Donc la moitié des choses que vous n'inventez pas n'ont pas de lien avec ce que vous voulex démontrer selon moi.

      En ce qui concerne la mosquée de Québec, ou Portapique, vous allez me dire que des personnes qui ont rongé leurs frein pendant des années, pensé leur plan, laissé croitre leur haine, quand est arrivé le temps de passer aux actes, ces personnes auraient dit: " Oh merde, je ne peux pas avoir d'armes à feu, je vais abandonner mon projet, dommage..." Le gars de Portapique a carrément repeint une voiture, ou trouvé une voiture identifiée au couleurs de la police et un uniforme!

      Clairement cette personne aurait abandonné si elle n'avait pas eu d'armes, elle n,aurait jamasi été capable de trouver une autre façon de réaliser son plan de faire mal aux gens. Même chose pour la mosquée, c'est clairement l'existence des armes à feu qui a radicalisé le meurtrier, il n'aurait JAMAIS fait ça sans avoir des armes.

      À ce stade, toutes les mesures additionnelles ne sont que du théâtre inutile qui pénalisent les utilisateurs légaux qui respectent les lois.

      les gens inventent des concepts de leur esprit, comme des "armes d,assaut"...ou "armes de guerre" désolé, ça n'existe pas des armes d'assaut, c'est les gens qui font des assauts. les gens inventent un homme de paille, ce qui en dit long sur l'honnêteté du débat.

      Le seul débat est à savoir si les armes de poing et semi-automatiques sont abolies, ou tout simplement les armes à feu.

  • Jean-François Fisicaro - Abonné 20 février 2021 08 h 40

    Et pour conclure !

    Justin Trudeau affirme aussi que « C’est pourquoi notre gouvernement a pris des mesures de lutte contre la violence par arme à feu qui sont les plus strictes de l’histoire de notre pays. »

    Voici le cadre légal et réglementaire qui doit être mis en place pour faire face à cette réalité bien concrète. Très simple à comprendre, mais semble toutefois plus compliqué d’y arriver lorsque on est lâche, opportuniste et qu’on n’hésite pas à trahir ses promesses :

    Sur ce territoire, le privilège de porter des armes est défini comme suit :

    - Pour la défense nationale, l’ensemble des armes requises par une armée défensive contemporaine;
    - Pour les forces de police, l’ensemble des armes requises par une force de police contemporaine;
    - Chasseurs : les fusils, les arcs, flèches et couteaux requis par des chasseurs contemporains, le tout exclusivement pour des activités de chasses et pour la pratique en centre de maniement;
    - Réseaux de centres de maniement et de tir : les armes de poing détenus en fiducie pour le compte des détenteurs enregistrés d’armes enregistrées;
    - Collectionneurs : les armes de reproduction ou les armes d’époque dont les pièces de percussion sont retirées;
    - Un programme permanent et obligatoire de récupération de toute arme n’entrent pas dans les cinq catégories précédentes.

    Je vois pas comment faire autrement et se prétendre un état civilisé en même temps !

    Le reste c’est de la BS (*) …

    (*) Note du commentateur : ici, BS ne veut pas dire BienSéance …

  • Jacques Bordeleau - Abonné 20 février 2021 09 h 10

    Élection

    On ne peut mieux dire. Les libéraux fédéraux ne pensent plus qu'en fonction de la prochaine élection et qu'en vue d'une majorité. Tout le reste est à l'avenant.

    Jacques Bordeleau