Le monopole du message

Ceux qui soupçonnent déjà le Dr Horacio Arruda d’être de mèche avec le gouvernement Legault depuis de début de la pandémie risquent d’être confortés dans leur impression à la lecture de la lettre que le directeur national de santé publique a adressée au secrétaire général de l’Assemblée nationale en prévision de la reprise des travaux parlementaires, le 8 février.

En raison des déplacements que nécessiterait la présence des députés à Québec et de leur « devoir d’exemplarité », il recommande fortement que ces travaux s’effectuent en mode virtuel, ce que souhaite également le gouvernement, « minimalement jusqu’au 8 février », comme c’est présentement le cas des commissions parlementaires, « ou à une date à préciser selon l’évolution de la situation ».

La lettre du Dr Arruda est datée du 7 janvier, soit le lendemain de l’annonce du couvre-feu, alors que la pandémie suivait une courbe ascendante inquiétante. Même si la situation demeure préoccupante, l’évolution encourageante des derniers jours justifie-t-elle toujours cette recommandation ? Quand l’Assemblée nationale a suspendu ses travaux pour la période des Fêtes, le 11 décembre, le nombre de nouveaux cas s’élevait à 1713 et ne cessait d’augmenter. Lundi, il y en avait 1203.

À Ottawa, la Chambre des communes a repris ses travaux avec un nombre limité de députés présents physiquement. Pourtant, la situation en Ontario est au moins aussi critique qu’au Québec. De toute évidence, l’administratrice en chef de la santé publique du Canada, la Dre Theresa Tam, qui n’a pas la réputation d’être particulièrement laxiste, ne s’y est pas opposée. Il est vrai que le gouvernement Trudeau se montrerait peut-être plus pointilleux si une majorité parlementaire lui permettait de l’être.

  

Sans surprise, les partis d’opposition ne l’entendent pas de la même oreille. La cheffe du PLQ, Dominique Anglade, juge « illusoire » de penser tenir un débat démocratique sans que les parlementaires puissent échanger en personne, en particulier lors de la période quotidienne de questions orales, alors que le chef du PQ, Paul St-Pierre Plamondon, reproche au gouvernement de s’approprier le « monopole du message », qui est en effet nuisible.

Il est évident que les vacances parlementaires font le bonheur des gouvernements, ici comme ailleurs. Quand l’Assemblée nationale est en congé, c’est comme si l’opposition n’existait pas. Certes, les journalistes font de leur mieux pour placer le gouvernement face à ses contradictions et exiger des explications, mais ils ne peuvent pas et ne doivent pas se substituer aux partis politiques. Il y a certainement des moments où la partisanerie semble l’emporter sur la recherche de l’intérêt public, mais la vigilance de l’opposition comporte en fin de compte plus d’avantages que d’inconvénients.

Certes, les députés ont un devoir d’exemplarité, mais il serait paradoxal, pour ne pas dire absurde, qu’on refuse de faire siéger le tiers d’entre eux dans un lieu où il est tout à fait possible de prendre les précautions sanitaires requises, comme on s’en est assuré l’automne dernier, alors que l’industrie de la construction fonctionne à plein régime. Les travaux parlementaires se terminant généralement à 18 heures, ils auront tout le temps de rentrer chez eux avant le couvre-feu. S’il est heureux que le gouvernement ait reconnu le caractère essentiel du travail des bibliothécaires, on voit mal comment il pourrait nier ce qualificatif à celui des parlementaires.

  

Sans mettre en doute leur souci d’assurer une saine démocratie, force est de constater qu’à vingt mois de la prochaine élection, les trois partis d’opposition sont en panne et ont un urgent besoin de visibilité.

Depuis qu’elle est devenue cheffe, Dominique Anglade a joué correctement son rôle à l’Assemblée nationale, mais elle n’a pas réussi à redéfinir son parti. Ballotté entre son désir de se reconnecter aux francophones des régions et la nécessité de contenter sa base montréalaise, le PLQ semble incapable de prendre une direction claire. Depuis Noël, on n’a retenu de lui que le malheureux séjour à la Barbade de Pierre Arcand, que Mme Anglade a vertement condamné, alors qu’elle n’a rien fait pour l’empêcher.

C’est encore pire pour le PQ. En décembre, le baromètre Léger des personnalités politiques révélait que 55 % des Québécois ignorent qui est Paul St-Pierre Plamondon, et la possibilité qu’il puisse se faire élire quelque part d’ici octobre 2022 est pratiquement nulle. Inutile de dire que l’arrestation du député de Rimouski, Harold LeBel, qui fait face à une accusation d’agression sexuelle, n’est pas de nature à rehausser l’image du parti.

D’un sondage à l’autre, Québec solidaire semble redevenir ce qu’il avait été depuis sa fondation, c’est-à-dire une bonne conscience, dont on reconnaît volontiers la nécessité à la condition expresse qu’elle demeure dans l’opposition. C’est à se demander si M. Legault s’inquiète réellement de l’opposition ou s’il craint plutôt qu’un de ses propres ministres mette lui-même les pieds dans le plat.

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20 commentaires
  • Léonce Naud - Abonné 26 janvier 2021 04 h 30

    Pourquoi au juste des partis politiques ?

    Si les Anglais étaient à la place des Québécois, çà leur prendrait une semaine pour mettre sur pied un Parti anglophone auquell 98 % d'entre eux se rallieraient sur le champ puis une autre semaine pour déclarer leur indépendance. Voilà qui est normal. Pourquoi pas nous?

    • Claude Bariteau - Abonné 26 janvier 2021 09 h 42

      En Nouvelle-Angleterre, ça prit plusieurs années aux Britanniques avant de revendiquer leur indépendance par les armes en s'alliant aux colons hollandais et autres présents en Nouvelle-Angleterre. Comme ils s'opposèrent à l'armée britannique, ils cherchèrent des appuis, qu'ils eurent des ressortissants français qui s'engagèrent dans régiments américains venus dans la province of Québec pour chasser les Britanniques, mais aussi de la France pour sortir vainqueurs à Yorktown en 1781.

      En d'autres termes, il y eut des alliances en Nouvelle-Angleterre et avec la France et d'autres pays pour libérer les provinces de la Nouvelle-Angleterre. Ce sont d'ailleurs ces provinces qui furent reconnues indépendantes en 1783, ce qui a engendré l'exode des loyalistes et leur implantation les provinces de Québec et de Nouvelle-Écosse qui furent scindées pour créer celles du Nouveau-Brunswick et du Haut-Canada pour accueillir les loyalistes.

      Dit autrement, dans votre lecture, vous négligez les alliances entre le habitants d'un territoire pour chasser le conquérant et imaginer que les Britanniques se rallieraient entre eux sur le champ, ce qui serait normal. Or, ce n'est pas ce que raconte l'histoire.

    • Jean-Pierre Grisé - Abonné 26 janvier 2021 10 h 21

      Monsieur Naud,Je suis d'accord avec vous.Comment pouvons-nous vivre dans la confusion et le désordre qui règnent dans nos tètes ?
      Nous sommes dans le noir.Nous ne comprenons presque rien.
      Si nos pseudo-bourgeois sont prets à basculer vers n'importe quoi,à voter pour n'importe qui,c'est qu'ils sont bètes.
      Hisroriquement cette idiotie pèse toujours plus lourd que l'on y croit.
      Le bonheur nous vient-il plus du paraitre que d'ètre.
      Resterons-nous ce petit peuple que René Lévesque voulait grand....

    • Léonce Naud - Abonné 26 janvier 2021 12 h 33

      M. Bariteau: mon raisonnement est le suivant. Ayant vécu, étudié et travaillé une dizaine d'années hors du Québec, surtout chez les Canadiens et un peu chez les Américains, je me suis rendu compte qu'en Amérique on ignore complètement l'existence de "Frenchies" sur le continent et, quand on est au courant de la présence de ces curieux de phénomènes, on les considère comme une sorte d'indigènes que le progrès va transformer graduellement en gens normaux.

      Je me suis dit, fort bien. Or, si les Hurons, les Iroquois, les Montagnais, les Inouites, les Abénakis, etc, prenaient exemple sur les Québécois et se divisaient en partis politiques Libéraux, Conservateurs, Démocrates, Verts ou Roses férocement opposés et s'entre-déchiraient suivant des programmes de partis, çà ne serait pas long qu'ils s'auto-élimineraient de la carte. Alors, je pense qu'avec deux pour cents (2 %) de la population de l'Amérique du Nord - une minorité insignifiante à l'échelle continentale - les Québécois sont présentement bien mal partis...si on peut dire. Ugh ! J'ai dit.

    • Réal Nadeau - Abonné 27 janvier 2021 00 h 17

      Nous sommes des Latins français,n'est-ce pas?
      On demanda :
      1)Quel type d'état est l'Angleterre?
      Réponse : une Monarchie constitutionnelle?
      2) Quel type d'état est la France ?
      Réponse:Une république divisée en 50 millions de citoyens...

  • Claude Bariteau - Abonné 26 janvier 2021 07 h 21

    Le problème est la proximité. Pour le contourner, des espaces supplémentaires sont nécessaires. Il y en a : le salon rouge et les lieux de débat en commission parlementaire. Il faudrait seulement les associer par vidéo et écran triple ou quadruple avec une gestion assistée du président. Ce n'est pas sorcier et beaucoup plus approprié que les réunions type zoom.

    • Jean-Paul Carrier - Abonné 26 janvier 2021 09 h 09

      Alors, quelle différence avec le virtuel actuel?

    • Claude Bariteau - Abonné 26 janvier 2021 11 h 21

      Il y a présence au parlement et des débats entre les parmentaires, que le virtuel n'assure pas. Une autre option serait un lieu qui permet la présence et la distanciation. Il y en a peut-être un, mais je ne le connais pas. Aussi me sui-je investi à en construire un à partir des espaces actuels qui permettent que tous les parlementaires soient présents dans des lieux en contact.

    • Serge Pelletier - Abonné 26 janvier 2021 11 h 29

      Hein M. Bariteau, un petit plastique devant et sur les côtés de chaque député... et pas nécessaire de masque, puisqu'il semble que les enfants de moins de 10 n'en ont pas besoin... Les députés étant des enfants attardés = pas de masque... Ce n'est pas dangereux pour les enfants qu'ils disent et répétent sans cesse ces chers...

  • Roger Gobeil - Inscrit 26 janvier 2021 07 h 40

    Opposition et saine démocratie

    Oui, le travail des oppositions est important dans une saine démocratie, mais encore faudrait-il que ce soit fait d'une façon minimalement intelligente. Ne sachant pas quoi faire pour se faire remarquer, force est de constater que des membres de l'opposition volent bas. Par exemple, PSPP accusait hier le gouvernement de faire de la propagande et il disait que notre démocratie faisait preuve de faiblesse. Peut-être pensait-il à son propre parti politique!

  • Bernard LEIFFET - Abonné 26 janvier 2021 07 h 50

    Pourquoi mesurer la popularité des élus quand il apparaît, selon la CAQ, que tout va bien?

    Soyons clair, allez vous promener et faites un sondade aléatoire de rue ne donnera pas une note si élevée pour le gouvernement en place! Maquillage perpétuel ou non, l'information véhiculée par les journaux, à la radio et à la TV, est soigneusement élimée pour éviter toute tendance disgracieuse envers les autorités. Le phénomème est le même quand un gouvernement garde jalousement des données indispensables pour amorcer au moins un semblant de dialogue! Bref, le monopole du pouvoir permet de garder la tête haute, tant que les élus se tiendront bien sagement dans leur officine, sans discourir! Il est à se demander pourquoi justement Michel David tend à refroidir les élans du Parti Québécois pendant que tout semble sommeiller au Québec? À voir tous ceux et celles qui maugréent dans les régions où la pandémie est quasi-absente, tout simplement car François Legault plie devant la mairesse de Montréal pour qui le couvre-feu doit être généralisé à l'échelle du territoire, le sondage Léger ne vaut pas grand chose, sinon qu'une affichette plantée dans une ruelle!
    Le Devoir est comme tous les autres médias qui savent bien qu'une Asssemblée nationale muselée est synonyme d'un statu quo, du temps gagné avant les prochaines élections! Plus tard, ils seront des centaines de milliers sinon des millons à demander des comptes au gouvernement qui, on vient de le voir encore, est incapable de régler le sort des inspecteurs dans le milieu du travail! Faire la somme des mécontents, jeunes et moins jeunes, des actions gouvernementales, bien et mal fondées, ne s'effacera pas dans notre tête comme des politiciens le pensent, car la venue d'un temps nouveau va se faire attendre longtemps! D'ailleurs toute cette chronique dénonce les oppositions, sans évidemment parler d'un certain touriste caquiste, mais plutôt monsieur Pierre Arcand du PLQ! En résumé, un coup d'esbroufe ou un coup d'épée dans l'eau, lesquels montrent à quel point l'idéologie stagne en ces moments difficiles!

    • Serge Pelletier - Abonné 26 janvier 2021 10 h 30

      M. LEIFFET, le M. David omet des faits historiques: voici un peu plus d'un siècle, les troupes britanniques (inclunt les troupes du Canada, de l'Australie, etc,) du corps expéditionaire avaient à leur tête un haut gradé à titre de général maréchal du nom de Douglas Haig. Son surnom qui fut donné par les troupes et les populations était "Le Boucher". Il ne reculait devant rien pour arriver à ses fins... Mais se tenait, lui, personnellement très très très loin du "feu"... Bien "caler" dans son fauteuil à oreilles, petit verre de scoch à la main, il ordonnait, "encore une vague avec 40,000 morts - bof!, encore une vague avec 100,000 morts- bof!, encore une vague avec 400,000 morts - bof!, encore,,, Et ça s'était des hommes combattants sous les drapeaux britanniques... Pour de bien maîgres gains sur le front... Ici au Québec, nous avons un Legault "général maréchal du même style et envergure que le "Haig" et ayant sous ses ordres une bureaucratie "galonnée" du même style que le "Le Boucher" avait: des bénis oui-oui boss. Donc: Legault/Haig = même résultat: beaucoup de morts, et très peu de résultats... Mais comme Haig, le Legault et ses bénis oui-oui avec Arruda en tête sont élevés au rang de "Sauveur de la nation"... et comme Haig, Legaut, tout comme Arruda, recevront grosses retraites et honneurs étatiques. Bof! juste un peu plus de morts pour nos gloires personnelles ce n'est rien.

  • Jean-François Fisicaro - Abonné 26 janvier 2021 09 h 02

    ...

    Malgré sa figure paternelle qui rassure bon nombre de citoyens, M. Legault en même large sous couvert de pandémie !

    En ce qui me concerne, comme je l'ai déjà exprimé sur d'autres chroniques du journal, je suis en total désaccord avec la mise en place du couvre-feu. À tout le moins, c'eut été déjà un moindre mal que ce soit vers 22h00 plutôt que 20h00.

    Et que dire de la fermeture systématique des lieux de culture. Dans notre coin, le diffuseur Odyscène s'était pourtant organisé pour que les spectateurs soient judicieusement placés dans la salle de spectacle afin de respecter tout ce qui devait l'être. Genre environ 220 personnes dans une salle qui en contient normalement 800. N'est-il pas vrai d'ailleurs que le bon docteur Arruda a affirmé en commission parlementaire (encore un chance qu'on ait pu en tenir ...) que la décision du gouvernement à ce sujet n'était pas fondé sur les recommandations de la Santé Publique ?

    Pendant ce temps (et même si on ferme des sections pour se donner bonne conscience vis-à-vis des petits marchands), les costco et walmart de ce monde sont bondés de consommateurs où le respect des distances et des autres mesures est tout sauf appliqué. D'ailleurs, à ce propos, il y a quelqu'un (chez costco ou au gouvernement) qui a décidé que les logiciels pour remplir nos déclarations d'impôts sont des items non essentiels ... Sérieux ! J'espère que M. Legault ne me mettra pas à l'amende si la situation perdure et que je prends position en décidant que je ne ferai pas mes impôts sur des formulaires en papier cette année. Évidemment, on peut toujours se rabattre sur l'achat en ligne, mais pour la cohérence on repassera.

    Je veux bien accorder parfois que pour des raisons de "simplification", certaines décisions soient plus tranchantes que nécessaires en ces temps incertains, mais on ne me fera pas croire que notre bon premier-ministre ne prend ses décisions que pour le bien commun ... et surtout sans arrière-pensée politique ! Loin s'en faut.

    • Serge Pelletier - Abonné 26 janvier 2021 10 h 24

      Lors de la comparution d'Arruda, la sortie de celui-ci sur ce que l'on peut nommer "la fermeture des restaurants" était volontaire et téléguidée par Legault. Cela faisait diversion avec un grand D des questions embarassantes qu'il ne pouvait répondre sans mentir: exemple les masques, les cuses réelles des manquements depuis le début, les statistiques arrangées pour cacher les contaminatioins, etc. L'affaire 'restaurant" étant facilement "défendable" dans l,opinion publiquew: "je l'ai fait pour le plus grand bien du peuple, et par principe de précaution"... Et Legault passe une fois de plus comme un saiuveur du peuple,,, le tout à moindre coûts....
      Ce qui est merveilleux se porte sur les journalistes qui se sont empressés de tomber dans la trappe de la diversion... Toute l'attention pendant deux à trois semaines sur l'affaire "restaurant"... Le restant bof! Re-bof!!
      Cela devait être le gros party au bureau de Legault... Hein BOSS! on les a eut en titi, hahaha!!! Pis Arruda est notre meilleur manipulateur, hein BOSS...
      Et le show continu... Avec son et couleurs...

    • Jean-François Fisicaro - Abonné 26 janvier 2021 10 h 48

      Et en prime, je dirais que notre bon docteur n'en est même pas conscient !

    • Serge Pelletier - Abonné 26 janvier 2021 10 h 58

      En plein cela M. Fisicaro... Ce gouvernement du QC-Q-Legault est un maître manipulateur... La propadande aidant, il devient le "Sauveur" du peuple éploré dans les multiples douleurs.. et.accablé de chagrins sans fin...
      J'ignore pour les superficies des Walmart, mais pour les deux Costco que je connais les règles y sont appliquées avec zèle: seule les rangées d'alimenttion sont accesibles... Les autres étant baricadées par des piles et des piles de palettes; des employés comptent les clients entrant, et les clients sortant, un seul client à la fois (pas de couple, pas d'enfant, etc.); La "distanciation" à l'extérieur est respectée (du moins aux abords de l'édifice - dans le fin fonds des stationnements cela peut laisser à désirer, mais c'est comme partout : loin d'un contrôle, on se fout des règles).
      En fait M. Fisicaro, le GV-Q-Legault prend du retard dans tout. Il est comme Radio-Canada qui disait "une heure plus tard dans les maritimes"... Sauf que pour le GV-Q-Legault, c'est devenu un petit 6 mois plus tard... accompagné du "c'est pas de notre faute à nous autres' c'est la faute à toute toute le monde, à toutes toutes les bébelles"...
      Quand à Ottawa, comme Justintin ne s'est pas qu'il est à la tête d'un "pays national" et non pas d'un pays post-national habité poar les licornes... et comme il n'a pas appris à lire les chiffres d'une montre... Ben, il n'est pas, et ne peut pas être en retard dans tout... Il n'a pas d'heure ou de notion d'heure... Il est encore à l'âge de la pensée magique...